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  • Un violoniste américain de 11 ans remporte le concours George Enescu, et bat le record de précocité de la compétition

    À 11 ans et 10 mois, Jayden King est devenu le plus jeune lauréat, toutes catégories confondues, du grand Concours international George Enescu qui se déroule en ce moment à Bucarest. Lors de cette 20e édition de la compétition, le jeune violoniste américain a également remporté le prix du public et le prix de la meilleure interprétation de l’œuvre imposée.

    Les trois prix qu’a remportés Jayden King ce week-end lors du Concours international George Enescu lui ont déjà rapporté 18.000 euros (15.000 + 2.000 + 1.000). Un beau cadeau d’anniversaire pour le jeune musicien américain qui fêtera ses 12 ans le 26 octobre prochain.

    Sa performance à l’Athénée roumaine de Bucarest lui a permis de devenir le plus jeune lauréat dans l’histoire de cette prestigieuse compétition réservée aux musiciens de moins de 35 ans dans quatre catégories : composition, violoncelle, violon et piano.

    Le précédent record de précocité dans ce grand concours biennal était détenu par le violoncelliste sud-coréen Jaemin Han qui s’était imposé lors de l’édition 2021 à l’âge de 15 ans. Dans la catégorie violon, le plus jeune artiste distingué avant Jayden King était Nemanja Radulović, vainqueur à tout juste 16 ans de l’épreuve en 2001. Belle ironie du sort, le grand violoniste franco-serbe était membre du jury qui a sacré Jayden King dimanche.

    Jayden King étudie à la Juilliard School depuis l’âge de sept ans

    Lors de la finale du concours dimanche, accompagné par l’Orchestre philharmonique George Enescu, sous la direction de Harry Ogg, Jayden King a séduit le public et le jury avec son interprétation magistralement maîtrisée et passionnée du Concerto pour violon en ré mineur op. 47 de Jean Sibelius.

    Le jeune musicien américain a devancé le violoniste italien Francesco Papa, 20 ans, qui a également reçu un prix spécial pour la meilleure interprétation d’une sonate de George Enescu. Le troisième prix a été attribué à la violoniste sud-coréenne Eun Che Kim, 28 ans.

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    Depuis l’âge de sept ans, Jayden King, originaire du New Jersey, étudie à New York dans la section pré-universitaire de la Juilliard School dont il a remporté le concours de concertos en 2025. La même année, il s’est produit au Carnegie Hall et au Lincoln Center à New York. En 2026, le jeune prodige a remporté le premier prix de la Goldene Note à Vienne et le deuxième prix au Concours international de violon Henri Marteau, en Allemagne.

    ©️Alex Damian

    Lors de cette 20e édition du Concours international George Enescu, les prix des épreuves de composition et de violoncelle ont déjà été attribués. L’épreuve consacrée au piano se déroule cette semaine et la finale sera retransmise en direct samedi à 17h00 sur medici.tv.

    Philippe Gault

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  • Cédric Villani alerte sur les dangers de l’IA : En mathématiques, « le chemin de la compréhension est plus important que le résultat »

    L’IA va-t-elle nuire à la formation des mathématiciens ? Cédric Villani, médaillé Fields en 2010, a pointé sur Radio Classique les dangers de l’Intelligence artificielle pour son domaine, notamment celui d’un « assèchement ».

     

    L’intelligence artificielle fait du tort aux mathématiciens, et à leur recherche. C’est en substance ce qu’ont exprimé 25 médaillés Fields, dont vous, dans Le Monde vendredi dernier. Il faut dire que l’IA sait maintenant résoudre des équations mathématiques très compliquées comme, tout récemment, le problème de Navier-Stokes. Cédric Villani, pourquoi êtes-vous inquiet ? Et pourquoi ce problème-là a-t-il déclenché l’inquiétude de vos collègues ?

    CÉDRIC VILLANI : Il ne s’agit pas ici d’exprimer mon opinion propre, mais celle de tout un collectif de médaillés Fields. Vingt-cinq médaillés Fields, c’est plus de la moitié des médaillés Fields en vie. C’est inédit qu’autant d’entre eux prennent la parole pour exprimer leur inquiétude.

    Cela fait suite à cet événement du 8 septembre. Une équipe travaillant avec Anthropic et une autre avec OpenAI ont publié la solution de problèmes de mécanique des fluides parmi les plus célèbres de toute la mathématique, dont un problème sur les équations d’Euler, implicitement ouvert depuis 250 ans, et un problème sur les équations de Navier-Stokes qui faisait partie des sept problèmes du millénaire mis à prix pour un million de dollars.

    C’étaient des problèmes sur lesquels les mathématiciens travaillaient. En lisant votre texte, on comprend que la solution est peut-être aussi importante que le chemin pour y arriver, et c’est cela que vous défendez. Vous défendez le temps qu’on met à chercher autant que le Graal de la solution.

    C. V. : Le temps de la recherche, le temps de la vérification de la solution, le temps de la compréhension : le chemin est souvent encore plus important, en sciences et en mathématiques en particulier, que le résultat lui-même. On a vu ici des outils d’intelligence artificielle devenus si efficaces ces derniers mois qu’ils en arrivent à résoudre en un rien de temps des problèmes pour lesquels l’échelle était en décennies.

    Cédric Villani : « on se retrouve avec des outils si efficaces qu’il y a un risque d’assèchement des problèmes »

    Prenez ce problème de Navier-Stokes : OpenAI a résolu en 88 heures de calcul et d’exploration un problème ouvert depuis 90 ans. Et il a fallu 17 heures seulement de vérification automatisée, à comparer aux quatre années de laborieux travail humain qu’il avait fallu en 2002 pour vérifier la solution d’un autre problème du millénaire, celui de la conjecture de Poincaré.

    Cédric Villani, est-ce que vous, vos collègues médaillés Fields et toute la communauté scientifique êtes inquiets parce que vous vous dites : « On va être dans la situation des cochers quand la voiture est arrivée » ? Est-ce un intérêt corporatiste ?

    C. V. : D’abord, l’analogie a ses limites. Ce que je remarque, c’est que la jeune génération est encore plus inquiète que les seniors ou les gens comme moi qui ont déjà obtenu carrière et récompenses.

    En mathématiques, on a besoin, pour progresser et mieux comprendre le monde, de trois matières premières fondamentales : les idées, les étudiants et les problèmes. Depuis 1 000 ans, la façon d’avancer, c’est de donner des problèmes aux étudiants pour leur faire mieux comprendre les idées, afin qu’ils puissent avoir de nouvelles idées, formuler de nouveaux problèmes, et que ces problèmes servent ensuite à entraîner d’autres étudiants. Or on se retrouve avec des outils si efficaces qu’il y a un risque d’assèchement des problèmes.

    Imaginez une classe dans laquelle une personne est tellement plus efficace que toutes les autres qu’elle donne tout de suite la réponse dès qu’on pose le problème, sans laisser aux autres le temps de chercher. Est-ce que les autres étudiants vont progresser ? Pas tellement. On a besoin de temps à passer sur des exercices pour comprendre et avoir de nouvelles idées. C’est vrai pour les petites classes, mais aussi au niveau de la thèse, et après.

    Il y a des débats récents, des alertes lancées par des gens qui travaillent dans les laboratoires des géants de l’intelligence artificielle. Ils disent : « Elle devient dangereuse », « On ne la maîtrise plus », « Elle prend de drôles d’initiatives ». Est-ce que vous partagez l’intuition de certains qui disent que, d’ici 10 ans, l’IA peut devenir malfaisante ?

    C. V. : « Initiative » n’est pas un mot que j’utilise pour parler de l’IA, qui ne fait jamais que ce pour quoi elle a été programmée. Mais avec un tel ensemble de possibles, une telle façon de venir s’insérer dans tous les interstices de notre société numérisée, il suffit de lire l’actualité pour voir qu’il y a toutes sortes de risques, sur des questions de sécurité, d’armement, de technique, de métiers, et toutes sortes de problèmes incontrôlés.

    Dans ce contexte, Cédric Villani s’interroge : comment motiver nos étudiants ?

    Le message premier de ces mathématiciens que nous sommes, c’est : attention, prenons le temps de réfléchir à ce qui est important dans notre métier, à éviter le spectre d’une génération perdue de jeunes mathématiciens, et d’un assèchement culturel qui serait dommageable à l’humanité entière. C’est un problème qui se pose aussi dans toutes les activités culturelles aujourd’hui.

    Est-ce que vous espérez être rejoint par d’autres communautés scientifiques ? Je pense aux physiciens, aux astrophysiciens, et on pourrait même ajouter les sciences humaines.

    C. V. : On pourrait ajouter, bien sûr, les sciences humaines. Vous voyez que maintenant un algorithme peut vous écrire une thèse à peu près acceptable dans à peu près n’importe quel sujet en quelques instants.

    Un ami professeur de mathématiques à Cambridge me disait : « Maintenant, une intelligence artificielle peut résoudre à peu près n’importe quelle question qu’on poserait à un étudiant de thèse pendant les deux premières années. » Dans un contexte comme cela, comment motiver nos étudiants ? C’est le plus important.

    Je viens de prendre un étudiant en thèse, je lui ai bien dit : « Pendant la durée de ta thèse, pendant la formation, ne surtout pas utiliser ces outils génératifs. » Pendant la formation, il faut travailler dur pour remodeler son esprit, son cerveau, et c’est cela qui fait la beauté de n’importe quelle spécialité, que ce soit artiste, astrophysicien, philosophe ou mathématicien. Vous allez passer du temps à remodeler votre esprit et à vous transformer en représentant de l’humanité dans ces territoires d’exploration.

    J’ai le souvenir de quelqu’un qui me disait il y a 10 ans qu’il fallait souffrir un peu, qu’étudier, c’était des murs. En début de semaine, quand il révisait ses concours d’entrée en école scientifique, il se faisait une soupe, s’achetait une baguette fraîche tous les jours, et ne sortait pas de son bureau de révision. Cette personne, c’était vous !

    C. V. : Oui. C’était le moment de l’écriture d’un ouvrage de mathématiques devenu un projet tellement important dans ma vie. Le livre a par la suite reçu le prix de l’American Mathematical Society pour une exposition particulièrement pédagogique et complète. Et effectivement, ces moments de dur labeur, ces moments de douleur, où je passais mes journées avec ma soupe et mon livre, c’était de la douleur, c’était du bonheur.

    Plus vous mettez du temps et de l’effort à surmonter le problème, plus vous êtes fier et heureux, résume Cédric Villani

    Vous avez vu le classement PISA : les élèves français de 15 ans dégringolent. Ce que vous racontez est en décalage avec la société du loisir, de l’hédonisme, de la solution rapide, du téléphone portable. Vous ramez à contre-sens du courant.

    C. V. : Je rame de façon assumée à contre-sens, en disant : pour être heureux, pour se sentir bien, il faut passer du temps et faire des efforts pour travailler sur quelque chose qui vous tient à cœur. Du temps et des efforts. Ce n’est pas nouveau. Vous vous souvenez d’Antoine de Saint-Exupéry : « C’est le temps que vous passez à soigner votre fleur qui la rend précieuse. » Et plus vous mettez du temps et de l’effort à surmonter le problème, plus vous êtes fier et heureux.

    Cela veut dire que, pour le problème de notre classement PISA, il faut qu’on travaille plus ou qu’on change de méthode pédagogique ?

    C. V. : Le PISA nous enseigne que les bons systèmes éducatifs sont ceux dans lesquels, premièrement, les enseignants se sentent bien, fiers de leur métier, bien valorisés, bien payés, bien reconnus par la société, avec des marges d’initiative pour mettre en œuvre la pédagogie.

    Ensuite, ce sont des systèmes dans lesquels il y a une alliance des enseignants et des parents pour accompagner les élèves dans leurs efforts, et dans lesquels il y a un socle commun. Mais sans effort, il n’y a pas de progrès. No pain, no gain, disent nos amis anglo-saxons.

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    Un dernier mot, Cédric Villani. Vous êtes sur les planches depuis une semaine au Théâtre de Poche à Paris-Montparnasse, à 21 heures, et vous faites une conférence intitulée Mathématiques en poésie. Donnez à nos auditeurs un exemple de mathématique poétique.

    C. V. : Mathématiques en poésie, c’est un mélange de conférences et de récitations poétiques, l’une et l’autre s’illustrant et se confrontant. Prenons ce célèbre et paradoxal théorème de Banach-Tarski. Prenez une boule : il existe une façon de découper votre boule en un puzzle de cinq pièces. Si vous les assemblez d’une certaine façon, vous avez une boule. Si vous les assemblez d’une autre façon, vous avez deux boules, chacune ayant le même volume que la première. Comment est-ce possible ?

    Cela existe vraiment ?

    C. V. : Dans le monde mathématique, oui. Et derrière cette surprise, il y a une grande clarté dans la compréhension de ce qui se cache.

     

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  • L’impact de la loi de simplification de l’économie sur les baux commerciaux

    Spécialisé en droit immobilier, Adrien WILLIOT rappelle les nouvelles mesures de la loi de simplification de la vie économique relative au bail commercial qui renforce notamment les droits des locataires de baux commerciaux, avec la possibilité d’exiger un paiement mensuel du loyer, ainsi qu’un plafonnement du montant pour le dépôt de garantie du bail.

    Rencontre avec Adrien WILLIOT du cabinet DELSOL Avocats.

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  • Langue française : Quelle est la différence entre efficience et efficacité ?

    Une auditrice nous a écrit au sujet de trois mots qu’elle entend souvent à la radio et qu’elle juge prétentieux ou hors de propos : déceptif, appétence et efficience. D’où viennent ces mots si souvent employés dans le monde de l’entreprise et des médias ?

     

    Le mot efficience existe depuis le XIVe siècle !

    Efficience est employé aujourd’hui à toutes les sauces, surtout dans le management. S’il vient de l’anglais efficiency, il existe pourtant en français depuis le XIVe siècle avec un sens précis : le rapport entre les résultats obtenus et les moyens employés.

    Comme l’indique le Larousse en ligne, l’efficience désigne la capacité de rendement et la performance dans un domaine technique. On parle ainsi de l’efficience d’un système ou d’une machine. Le Larousse recommande de préférer le terme efficacité pour parler d’une personne, et de réserver efficient pour les objets : une machine sera efficiente, mais une personne sera efficace.

    Déceptif, un néologisme tiré de l’anglais, lui-même issu du vieux français

    Comme l’indique la rubrique « Dire, ne pas dire » de l’Académie française, l’adjectif déceptif est un néologisme tiré de l’anglais deceptive. On lui donne à tort le sens de décevant, alors qu’en anglais, ce mot signifie trompeur. Ce terme anglais est lui-même issu, devinez d’où ? De l’ancien français, où déception signifiait tromperie.

    L’adjectif déceptif est d’ailleurs présent dans les textes médiévaux, mais il était alors associé à des mots tels que faux, cauteleux ou tricheur, ce qui relève d’un autre champ lexical.

    Appétence, un terme qui désigne surtout les besoins alimentaires

    Autre terme souvent souligné : appétence. Celui-ci vient du latin appetentia, qui signifie désir ardent.

    Ce n’est pas un synonyme pompeux du mot envie : il désigne une attirance profonde, quasiment instinctive, pour quelque chose, notamment pour les besoins alimentaires. On évitera cependant de l’employer comme un synonyme du mot appétit. On parlera ainsi d’appétence artistique ou d’appétence de bien-être, mais pas d’appétence de croissant.

    Au bout du compte, ces trois mots ne sont pas prétentieux, mais ils ne sont surtout pas toujours employés à bon escient.

    Karine Dijoud

     

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  • David Reiland, un chef d’orchestre belge bientôt à la tête de l’Orchestre de Picardie

    Les responsables de l’Orchestre de Picardie ont annoncé la nomination de David Reiland en tant que chef principal, à partir de septembre 2027. Le chef d’orchestre belge de 47 ans succèdera à Johanna Malangré qui occupe le poste depuis quatre ans.

    Jean-Jacques Thomas, Président de l’Orchestre de Picardie, les représentants du Ministère de la Culture, de la Région Hauts-de-France et d’Amiens Métropole, ont annoncé ce lundi la nomination de David Reiland comme chef principal, à partir de septembre 2027.

    Né à Bastogne (Wallonie) le 18 juin 1979 , David Reiland a été formé au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles puis à l’École Normale de Musique à Paris et à l’Université Mozarteum de Salzbourg. Il a notamment dirigé le Sinfonietta Lausanne jusqu’en 2025 et le Korean National Symphony Orchestra de 2022 à 2025. Le maestro belge est actuellement directeur musical de l’Orchestre national de Metz Grand-Est, poste qu’il quittera en août 2027 pour rejoindre donc Amiens.

    David Reiland souhaite que l’Orchestre de Picardie soit « résolument » ouvert sur l’Europe

    Selon le communiqué de l’institution amiénoise : « Le projet du nouveau chef s’appuie sur une ambition forte : faire de l’Orchestre de Picardie, qu’il a pu diriger à plusieurs reprises la saison dernière, un orchestre à l’identité sonore singulière et à la programmation conçue entre fidélité au grand répertoire et exploration. Il souhaite également [que l’ensemble soit] profondément ancré dans son territoire et résolument ouvert sur l’Europe ».

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    Attaché au grand répertoire comme à la redécouverte d’œuvres oubliées et à la création contemporaine, David Reiland, également professeur au Conservatoire Royal de Liège, est aussi reconnu pour son engagement en faveur de la transmission et des jeunes générations de musiciens.

    C’est dans cet esprit de transmission qu’il avait notamment dirigé l’orchestre picard en avril dernier au collège Saint-Just de Soissons devant une centaine d’élèves de 6e.


    Pour la direction de l’Orchestre de Picardie, «Cette nomination marque une nouvelle étape dans le développement artistique de l’Orchestre de Picardie et renforce son ambition de conjuguer excellence musicale, ouverture et proximité avec les publics ».

    Philippe Gault

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  • Grâce à ses 5000 km de canalisations, l’ETI Teréga donne quotidiennement accès au gaz à des milliers d’utilisateurs du Grand Sud-Ouest

    KPMG vous invite à écouter l’interview de Carolle Foissaud, Présidente-Directrice générale de Teréga, belle ETI basée à Pau (Pyrénées-Atlantiques).

    Grâce au réseau de 5000 km de gazoducs de Teréga qui irriguent le grand Sud-Ouest, des milliers d’utilisateurs ont accès à l’énergie pour se chauffer, cuisiner mais également pour alimenter des processus industriels non électrifiables. Ce gaz provient pour la majorité de l’import (Norvège, terminaux gaziers), mais également de la production locale via les méthaniseurs opérés par les agriculteurs.

    Et la transition s’accélère, puisqu’actuellement 5% de gaz vert et de biométhane circulent dans les canalisations de Teréga, avec un objectif ambitieux d’atteindre 100% de biométhane d’ici 2050 !

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  • Lea Desandre et Huw Montague Rendall, interprètes complices de Rossini à l’Opéra Bastille

    Alors qu’ils chantent Rosine et Figaro dans Le Barbier de Séville à l’Opéra de Paris, Lea Desandre et Huw Montague Rendall seront, ce lundi 14 septembre à 20h, les invités du Journal du classique.

     

    Après avoir partagé la scène de l’Opéra de Monte Carlo dans Pelléas et Mélisande de Debussy la saison dernière, Lea Desandre et Huw Montague Rendall se donnent la réplique dans Le Barbier de Séville de Rossini jusqu’au 10 octobre à l’Opéra Bastille.

    Ils participent à la reprise de la pétillante et jubilatoire production mise en scène par Damiano Michieletto. Une production particulièrement physique dans laquelle ils rivalisent d’humour et de virtuosité vocale.

    Les deux chanteurs se confieront ce soir sur leur complicité et leurs affinités musicales en particulier avec le répertoire rossinien. Ils nous parleront également de leurs projets à venir.

    Lea Desandre rendra hommage à Régine Crespin

    Lea Desandre reviendra à l’Opéra de Paris cette saison pour un hommage à Régine Crespin et une nouvelle production d’Idoménée de Mozart. Tandis que Huw Montague Rendall s’apprête à partager la scène avec sa mère, la mezzo-soprano Diana Montague, dans une version de concert des Noces de Figaro de Mozart, le 13 octobre au Théâtre des Champs-Elysées.

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

     

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  • Soprano ou coach vocal : qui chantera le plus haut ? Une cantatrice mise au défi lors du Festival de Glyndebourne

    Lors du Festival de Glyndebourne, en Angleterre, la coach vocale Beth Roars a affronté la cantatrice allemande Alina Wunderlin dans un défi en cinq épreuves. La vidéo du challenge a déjà été vue près de 180.000 fois.

    Coach vocale réputée en Grande-Bretagne, Beth Roars compte sur sa chaîne YouTube plus d’un million d’abonnés. Elle y publie des vidéos originales dans lesquelles elle analyse les voix et les performances vocales de grands artistes dans tous les genres, de la musique classique au hard rock en passant par la K-pop ou la country.

    Cet été, de passage au festival de Glyndebourne, la coach londonienne a sympathisé avec la soprano colorature Alina Wunderlin qui y interprétait Zerbinetta dans Ariadne auf Naxos, l’opéra de Richard Strauss. Beth Roars en a profité pour proposer à la chanteuse allemande de l’affronter lors d’un défi en cinq épreuves : tenir la note, agilité vocale, chanter en allemand, puissance vocale et monter dans les aigus.

    Il ne suffit pas de chanter plus fort pour se faire entendre sur une scène sans micro

    Le challenge a été aisément remporté par Alina Wunderlin dans chacun des cinq défis, ponctués par les fous rires des deux adversaires. Mais Beth Roars s’en est plutôt bien sortie dans deux d’entre eux.

    Pour le maintien de la note avec le plus de stabilité et de contrôle, la coach a fait preuve d’un certain contrôle du souffle, mais Alina Wunderlin a tenu une note très élevée trois secondes de plus que sa rivale – au bord de l’asphyxie.

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    Beth Roars a également démontré, spectrogrammes à l’appui, dans l’épreuve de puissance vocale, qu’il ne suffit pas de chanter plus fort pour se faire entendre sur une scène sans micro.

    Alina Wunderlin, « championne olympique » de l’agilité vocale

    Dans les trois autres épreuves, la cantatrice s’est imposée loin devant son adversaire. Ainsi, en matière d’agilité vocale (exécuter rapidement des vocalises et des passages de colorature) Beth Roars, bonne perdante, reconnaît que dans ce domaine Alina Wunderlin est « une championne olympique ».

    Dans le 5e défi, celui de la hauteur de note qui consistait à monter de plus en plus haut dans les aigus, la performance de la chanteuse allemande, dont la spécificité colorature exige une parfaite maîtrise des vocalises et des notes très aiguës, a laissé son adversaire du jour…sans voix.

    Plus anecdotique, le challenge portant sur la prononciation de mots en allemand, la langue natale d’Alina Wunderlin. Celle qui chante également dans sept autres langues s’est muée, pour cet exercice, en professeure d’une élève qui ne parle… qu’anglais.

    Philippe Gault

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  • « Trump, Xi Jinping, Poutine ignorent la géographie, or l’ignorance géographique est une arme de destruction massive » selon Jean-Robert Pitte

    Changer de carte pour le monde, comme vient de le faire l’Onu, ou renommer des territoires, à l’image de Donald Trump, sont des gestes très concrets, contrairement à ce qu’on pourrait imaginer. Jean-Robert Pitte, président de la Société de géographie, est venu le rappeler au micro de David Abiker dans la matinale de Radio Classique.

     

    La carte mondiale de Mercator, utilisée depuis plusieurs siècles, vient d’être abandonnée par l’ONU, au profit d’une nouvelle projection plus « réaliste » et plus « éthique ». La résolution n’a pas été votée par les Etats-Unis. Pour Jean-Robert Pitte, le vrai problème avec Donald Trump n’est pas là : c’est qu’il ignore complètement la géographie : « Il est assez effrayant de voir que trois des plus grands dirigeants du monde — Donald Trump, Vladimir Poutine et Xi Jinping — l’ignorent à ce point. Pour moi, l’ignorance géographique est une arme de destruction massive ».

    Le géographe fustige les visées du président américain sur le Canada, le Groenland ou Panama, « d’un ridicule achevé » selon lui. Vladimir Poutine aussi, à ses yeux, est dans l’erreur totale : « il a beau dire ce qu’il veut, l’Ukraine n’est plus russe et ne se sent pas russe ; au contraire, sa guerre a renforcé le nationalisme ukrainien ».

    La géographie, c’est aussi le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes

    Quant aux Taïwanais, ils ont certes une part importante de leur culture d’origine chinoise, mais ils veulent être taïwanais, explique-t-il. La géographie n’est pas qu’une matière à l’école, ou des montagnes, des fleuves ou des littoraux : « c’est aussi le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Il pointe les conflits dans le monde nourris par l’ignorance géographique, notamment au Proche-Orient.

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    Béatrice Mouedine

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  • Le Domaine national de Chambord à l’honneur sur Radio Classique ce mardi 15 septembre, pour une Journée Spéciale
    Depuis plus de 500 ans, le Domaine national de Chambord suscite l’admiration et la fascination à travers le monde entier. Le 15 septembre, Radio Classique lui consacre son antenne, afin de mettre en lumière l’histoire de ce monument, et de mobiliser le public autour d’un enjeu crucial : la sauvegarde de son aile François Ier.

    Monument historique inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, ce chef-d’œuvre incomparable de la Renaissance est aujourd’hui le deuxième château le plus visité de France, accueillant plus d’un million de visiteurs par an. Sous la direction de Pierre Dubreuil depuis janvier 2023, cet établissement public emblématique s’apprête à vivre une fin d’année riche en émotions, en nouveautés et en défis patrimoniaux.

     

    Un plan de sauvegarde historique pour l’aile François Ier

    Édifié à partir de 1519 à la demande du roi bâtisseur, le château subit aujourd’hui les outrages du temps. Des désordres structurels fragilisent en effet l’aile François Ier, un phénomène qui s’est accéléré ces dernières années et a nécessité la fermeture au public d’une partie de l’aile depuis 2022.

    Grâce aux diagnostics rigoureux menés en 2025 et 2026, un calendrier précis de travaux prioritaires a pu être programmé à partir de septembre 2027 pour une durée de 18 mois. La première phase se concentrera sur l’intérieur de l’aile : consolidation des fondations, réfection des charpentes et restauration des sculptures. Si cette entrée en matière est déjà financée par le ministère de la Culture, la Fondation du patrimoine et les fonds propres du domaine, l’ensemble du projet est évalué à 25 millions d’euros. Une stratégie de mécénat de grande ampleur est donc lancée auprès des particuliers et des entreprises, en France comme à l’international, pour redonner vie à ce trésor national.

     

    Les temps forts de l’année 2026

    Au-delà de ses grands chantiers, Chambord vit au rythme des saisons et déploie une programmation culturelle captivante. Les visiteurs pourront notamment découvrir la toute nouvelle version de l’HistoPad. Ce compagnon de visite numérique, qui fête ses dix ans de succès, propose un nouveau parcours centré sur la Renaissance. Grâce à des bornes interactives appelées « Portes du Temps », petits et grands voyageront dans l’histoire à travers 9 salles entièrement reconstituées en 3D et en réalité virtuelle, guidés par la voix narrative de François Ier en personne.

    Autre rendez-vous incontournable, le spectacle équestre « Chambord, l’histoire à cheval » s’installe durablement dans les écuries. Signée par le maître de la cascade Mario Luraschi, en collaboration avec la compagnie Cavalcade, cette création grandiose mêle haute école, projections vidéos et cascades spectaculaires. Porté par la voix de Jean Dujardin, le spectacle retrace cinq siècles d’histoire et rappelle le lien indéfectible qui unit Chambord à l’univers équestre depuis sa création.

     

    Un automne d’art et de festins

    Dans le cadre du festival AR(t]CHIPEL en partenariat avec le Centre Pompidou, les jardins à la française accueilleront deux stabiles monumentaux du célèbre sculpteur américain Alexander Calder, célébrant le centenaire de son arrivée en France et les cinquante ans de sa disparition.

    Enfin, l’année se clôturera en gourmandise avec l’exposition « Les Festins de Chambord ». Du 26 septembre 2026 au 24 janvier 2027, le château dévoilera sa plus grande exposition patrimoniale depuis 2019, dédiée à son histoire culinaire, du XVIe siècle à nos jours. Installée sous les voûtes sculptées du donjon, face à l’emblématique escalier à double révolution, l’exposition proposera des reconstitutions minutieuses de tables historiques majeures, du souper de François Ier en l’honneur de Charles Quint en 1539, jusqu’au dîner de gala du prince et de la princesse de Galles en 1988. Une occasion unique de s’attabler avec les personnages illustres qui ont fait la gloire de Chambord.

     

    Retrouvez toute la programmation ici

     

    Les temps forts de la Journée Spéciale :

    Toute la journée sur Radio Classique, retrouvez des émissions inédites, une programmation musicale toute particulière et des enregistrements de celles et ceux qui font rayonner le Domaine national de Chambord.

    • 9h : les Grands Dossiers de l’Histoire spécial Chambord
    • 10h : Intervention de Pierre Dubreuil, directeur général du Domaine national de Chambord.
    • 12h : Intervention de Stéphane Bern, ambassadeur du chantier de restauration de l’aile François Ier au château de Chambord
    • 16h : Intervention de Manon Hansemann, directrice des bâtiments et des jardins du Domaine national de Chambord.
    • 18h : Intervention de Cécilie de Saint Venant, directrice générale déléguée au développement du Domaine national de Chambord.
    • Toutes ces interventions seront bientôt disponibles à la réécoute.

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