
Sign up to save your podcasts
Or


La jeune gambiste Salomé Gasselin vient de sortir son second disque, qu’elle présentera en concert le mercredi 14 mai à la Salle Cortot à Paris.
Intitulé Mystères, il regroupe des œuvres de Jean-Sébastien Bach et d’Heinrich Ignaz Franz Biber, ainsi que plusieurs pièces anonymes. Salomé Gasselin est partie du principe que les mystères « ne sont pas ce qu’on ne peut pas comprendre mais ce qu’on n’a jamais fini de comprendre ».
Invitée du Journal du Classique elle viendra présenter ce programme et raconter son parcours. Elle évoquera également ce qu’on appelle aujourd’hui « le renouveau baroque » dont elle est l’une des figures de proue. Ce Journal du Classique sera également l’occasion d’écouter plusieurs extraits de son disque.
Jean-Michel Dhuez
Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h
Retrouvez l’actualité du Classique
Myung-Whun Chung sera le prochain directeur musical de la Scala de Milan
Dominique Meyer nommé président du Teatro Sociale de Côme
Un événement unique à Londres : Goûtez aux plats préférés de Haendel
Pour la première fois, le prestigieux Philharmonique de Vienne jouera à l’Opéra de Paris
Cet article La gambiste Salomé Gasselin est l’invitée du Journal du Classique à 20 heures est apparu en premier sur Radio Classique.
Violiste, chef de chœur et chef d’orchestre, on ne présente plus le célèbre Jordi Savall. Avec 60 ans de carrière derrière lui, ce musicien chevronné se produit ce soir à la Philharmonie de Paris. Il dirige l’orchestre qu’il a créé il y a 36 ans : le Concert des Nations. Invité de la matinale, il revient sur son concert événement et se livre sur l’importance de la musique dans le monde actuel.
Avec des distinctions internationales, plusieurs ensembles et orchestres créés et un César de la meilleure musique pour Tous les matins du monde d’Alain Corneau, Jordi Savall possède un réel palmarès. De toutes ces expériences, il en a tiré une leçon : « J’ai toujours été convaincu que pour arriver à comprendre une musique, il faut faire le chemin que les musiciens de l’époque ont fait. Comprendre la musique, c’est à la fois un parcours et une transmission. »
D’après le chef d’orchestre, pour commencer ce parcours, il faut se plonger dans l’œuvre : « Je pense que chaque musique a quelque chose à nous dire et si on entre dans la musique et qu’on a une expérience, on peut saisir très vite quels sont les éléments essentiels. »
Jordi Savall aime ressusciter des instruments anciens pour donner l’interprétation la plus authentique possible : « Ces instruments avec lesquels on va jouer ce soir à la philharmonie, ce sont les instruments auxquels Schumann a pensé quand il a composé la musique, comme des violons en bois véritable qu’on ne voit plus du tout dans les orchestres aujourd’hui. »
« Ce qui est le plus grave aujourd’hui, c’est qu’on est habitué à l’horreur. » Visage central d’un documentaire d’il y a 10 ans intitulé Jordi Savall, musicien de la paix, le violiste a toujours eu une réelle réflexion sur les conflits : « Je pense que c’est très grave que l’on continue à vivre normalement et que personne ne fasse un geste décisif pour arrêter le massacre à Gaza, pour arrêter le massacre d’innocents en Ukraine et dans beaucoup d’autres pays. »
C’est pour ça qu’il y a 10 ans, pour délivrer ce message de paix, Jordi Savall a lancé le projet Orpheus XXI : « J’ai réuni des musiciens émigrés et je les ai aidés à faire de la musique et à trouver un chemin. On ne peut pas sauver le monde, mais si chacun fait de son mieux pour la paix, le monde peut aller mieux. »
Dans cette ère où la technologie prend une place importante, Jordi Savall rappelle l’importance de l’apprentissage de la musique, il vous suffit de chanter : « La première chose clé pour avoir accès à la musique, c’est d’avoir des parents qui chantent pour vous. Comme pour n’importe quelle langue, si on a un père ou une mère qui la parle, vous l’apprenez ! » Au-delà de l’enrichissement culturel, c’est une véritable leçon de vie : « Une berceuse chantée par la mère, même si elle n’est pas juste, donne à l’enfant la transmission de l’amour et c’est ça qui compte ! Car quand on fait de la musique, on transmet de l’amour. »
« Quand je dirige, je sais exactement comment je veux qu’une mélodie soit chantée, et comment un instrument doit être articulé. » Pour en arriver là, le chef d’orchestre a commencé à apprendre depuis son plus jeune âge : « Pendant les 4 premières années de ma vie, j’entendais plus ma mère chanter que parler. C’est ça qui m’a fait développer cette capacité d’écouter la musique et de l’imaginer. »
En tant que conducteur, il doit aussi veiller à avoir une équipe homogène. Aujourd’hui à la tête de l’orchestre Le Concert des Nations, il met un point d’orgue à la parité au sein du groupe : « Notre orchestre est toujours composé de 50 % de femmes et 50 % d’hommes. Et une autre des clés de notre qualité musicale, c’est aussi l’enthousiasme des jeunes. »
Avec un groupe dynamique, intergénérationnel et en constant renouvellement de nouveaux talents, Jordi Savall devait trouver sa place. Il a réussi à s’imposer, par la manière douce : « l’autorité qu’on a, elle est donnée par les musiciens. Ça ne vient pas de la force que j’ai comme chef, c’est l’acceptation des musiciens qui me respectent et qui croient en moi. »
A lire aussi
Jordi Savall met sa musique au service du cinéma et de l’architecture
À 84 ans, Jordi Savall compte bien poursuivre encore sa carrière : « Quand je vois l’effet de la musique sur les personnes, c’est ça qui m’encourage à continuer. Elle est à la fois un plaisir, mais aussi un remède, donc pouvoir encore en faire, c’est un grand privilège. » Reconnu par toute la profession, le Philharmonique de Berlin a décidé de lui rendre hommage la saison prochaine.
Alessandra Wyak
Retrouvez l’actualité du Classique
Myung-Whun Chung sera le prochain directeur musical de la Scala de Milan
Dominique Meyer nommé président du Teatro Sociale de Côme
Un événement unique à Londres : Goûtez aux plats préférés de Haendel
Pour la première fois, le prestigieux Philharmonique de Vienne jouera à l’Opéra de Paris
Cet article Jordi Savall : « Toute l’histoire de la musique, c’est un grand oubli » est apparu en premier sur Radio Classique.
KPMG vous invite à écouter l’interview de Marc Prikazsky, Président-directeur général de CEVA Santé Animale, belle ETI basée à Libourne (Gironde).
Cet article Grâce à ses vaccins pour animaux, l’ETI CEVA Santé animale contribue à prévenir les épidémies et à protéger la santé humaine est apparu en premier sur Radio Classique.
Le conseil d’administration du Teatro alla Scala a annoncé la nomination de Myung-Whun Chung en tant que directeur musical de son orchestre. Le chef d’orchestre coréen succèdera à Riccardo Chailly en 2026.
Depuis quelques mois, le nom de Daniele Gatti circulait avec insistance à Milan pour succéder à Riccardo Chailly qui vient d’accepter de rester le directeur musical de la Scala jusqu’à la fin 2026. Mais finalement c’est Myung-Whun Chung qui a été choisi par les hautes instances de l’institution lombarde.
À l’issue du conseil d’administration du Teatro alla Scala, son président, le maire de la ville Beppe Sala, a déclaré : « Le surintendant (Fortunato Ortombina, ndlr) a proposé ce nom et ce que je peux dire, c’est que le Conseil a soutenu à l’unanimité son choix ». Le chef d’orchestre coréen a été nommé pour une durée de quatre ans, jusqu’en février 2030.
Myung-Whun Chung, né à Séoul il y a 72 ans, également pianiste et grand spécialiste du répertoire de Giuseppe Verdi, est un habitué de la grande maison milanaise où il a débuté en 1989 et y a dirigé plus de 140 concerts. Une relation forte qui s’était concrétisée en 2023 par sa nomination comme chef émérite du Filarmonica della Scala.
A lire aussi
Myung-Whun Chung nommé chef émérite de la Scala de Milan
Le maestro coréen bénéficie d’une longue et belle expérience comme directeur musical de prestigieuses formations. Ce fut notamment le cas en France où il succéda à Daniel Barenboim à la tête de l’orchestre de l’Opéra de Paris, de 1991 à 1994 avant de diriger l’Orchestre Philharmonique de Radio France de 2000 à 2015. En Italie, à Rome, il fut également, de 1997 à 2005, chef principal de l’Orchestre de l’Académie nationale Sainte-Cécile.
Décoré de la Légion d’honneur et dans l’ordre des Arts et des Lettres, Myung-Whun Chung est également ambassadeur de bonne volonté de l’Unicef, l’agence de l’ONU pour l’enfance, depuis 2008.
Retrouvez l’actualité du Classique
Dominique Meyer nommé président du Teatro Sociale de Côme
Un événement unique à Londres : Goûtez aux plats préférés de Haendel
Pour la première fois, le prestigieux Philharmonique de Vienne jouera à l’Opéra de Paris
Le chef d’orchestre François-Xavier Roth ne fera pas son retour à Baden-Baden
Cet article Myung-Whun Chung sera le prochain directeur musical de la Scala de Milan est apparu en premier sur Radio Classique.
À la baguette de cette programmation audacieuse, Vanessa Wagner, artiste singulière à l’insatiable curiosité, embarque le public dans un voyage à travers les siècles : des chansons italiennes du XVIe siècle aux partitions contemporaines, en passant par des œuvres baroques et romantiques, croisant des partitions parfois méconnues et de grands classiques intemporels.
Ainsi, les festivités s’ouvriront sur un florilège « d’incontournables » lors d’une première soirée confiée à l’excellence de l’Orchestre national d’Île-de-France et présentée par l’un des animateurs emblématiques de Radio Classique, partenaire de ce concert d’ouverture.
La suite de cette édition réunira de grands noms de la musique (B. Chamayou, A. Manoukian, E. Moreau…), mettant également en lumière de jeunes talents prometteurs, comme le festival sait en défricher depuis sa création, et notamment quatre étoiles montantes du piano qui partageront la scène avec Vanessa Wagner, marraine d’un soir.
Enfin, pour la première fois, le festival ouvre ses portes à un art fascinant inscrit au patrimoine de l’UNESCO : la trompe de chasse. Un concert unique, porté par trois formations de la région, qui viendra enrichir l’éclectisme de cette édition, entre tradition et modernité. Une programmation pensée pour toutes et tous, mélomanes ou visiteurs d’un jour ayant souhaité profiter encore plus de la magie du lieu.
Réservations et informations : https://chateaudechambord.tickeasy.com/fr-FR/saison-culturelle
Lien URL vers votre site : https://chateaudechambord.tickeasy.com/fr-FR/saison-culturelle
Cet article 14e édition du Festival de Chambord du 29 juin au 12 juillet 2025 est apparu en premier sur Radio Classique.
Un condensé de l’histoire de la Sonate pour piano.
Née en 1993 à Tbilisi, en Géorgie, Mariam Batsashvili a d’abord étudié avec Natalia Natsvlishvili à l’Ecole centrale de musique de sa ville natale, avant de poursuivre à l’Ecole de musique Liszt de Weimar avec le professeur Grigory Gruzman. En 2011, elle reçoit le premier prix du Concours international Franz Liszt pour jeunes pianistes à Weimar et le prestigieux prix Arturo Benedetti Michelangeli en 2015.
« Sonate, que me veux-tu ? » : à la fameuse question posée par Fontenelle, la pianiste géorgienne répond par le truchement de Haydn (Sonate n° 50), Mozart (Sonate « La Chasse »), Beethoven (« Appassionata ») et Liszt (« Après une lecture de Dante »).
« J’ai pensé qu’il serait intéressant de montrer comment ces quatre compositeurs s’expriment par le biais de la sonate et j’ai choisi l’ordre chronologique pour faire parcourir un voyage à l’auditeur, explique-t-elle. La partition de Haydn est assez inhabituelle : brève, de petites dimensions, elle semble cependant tout englober. C’est comme un petit joyau précieux et unique dans le répertoire ».
Elle partage l’affiche avec la Sonate n° 18 de Mozart (« le premier morceau que j’ai enregistré sans l’avoir au préalable travaillé avec ma professeur, Natalia Natsvlishvili, décédée il y a trois ans »), l’Appassionata (« complètement révolutionnaire dans la manière dont le compositeur utilise toute l’étendue du clavier ») et la virtuose pièce de Liszt placée sous le signe de Dante qui referme la Deuxième Année de Pèlerinage (« Liszt met tout en œuvre pour nous faire sentir la terreur, la tension et l’amour portés par le poème »).
A lire aussi
Un phénomène né avec Franz Liszt, souffrez-vous de lisztomanie ?
Aux commandes d’un Yamaha superbement capté en studio, Mariam Batsashvili reste mesurée dans ses effets, préférant émouvoir par un joli toucher plutôt que surprendre par des outrances. On la sent toutefois moins inhibée dans « Après une lecture de Dante », où la dimension narrative de ce poème pianistique appelle des phrasés plus inventifs, un jeu plus orchestral ; autant d’exigences pleinement assumées par la pianiste géorgienne dans ce deuxième album.
Jérémie Bigorie
« Influences » – Mariam Batsashvili, piano (1 CD Warner)
Décernés chaque semaine, les Trophées Radio Classique priment un nouvel album, mis à l’honneur notamment dans l’émission « Tous Classiques » de Christian Morin.
Retrouvez l’actualité du Classique
Un événement unique à Londres : Goûtez aux plats préférés de Haendel
Le chef d’orchestre François-Xavier Roth ne fera pas son retour à Baden-Baden
Le chef d’orchestre français Raphaël Pichon fera ses débuts à la tête du Philharmonique de Berlin
L’Opéra de Paris va lancer sa propre maîtrise de jeunes chanteurs à partir de 12 ans
Cet article Des « influences » sondées par Mariam Batsashvili est apparu en premier sur Radio Classique.
La bande-originale d’un film est aussi marquante que son scénario, ses acteurs ou sa mise en scène, parfois plus ! Connaissez-vous précisément les influences classiques de Joe Hisaichi, le compositeur des studio Ghibli ? Et savez-vous que le tournage d’Amadeus aurait lui-même mérité un film ? Voici cinq anecdotes méconnues
Lors de la sortie de ce long-métrage en 1931, la place de la musique au cinéma suscite beaucoup d’interrogations au sein des studios Universal. Jusqu’en 1927 et la création du Movietone, qui a permis d’enregistrer du son sur la pellicule, les films étaient accompagnés physiquement par les musiciens. Des orchestres ou des pianistes jouaient dans les salles de cinéma, rendant plus intense une émotion ou clarifiant une situation.
Ainsi, Dracula de Tod Browning, avec dans le rôle-titre le flamboyant Bela Lugosi ne contient – générique mis à part – qu’une seule musique, les dernières mesures des Maîtres chanteurs de Nuremberg de Wagner. Pas de musique originale donc pour ce grand classique du cinéma.
En 1999, Universal décide de remettre en avant sa collection de films dédiés aux « monstres » et profite de l’occasion pour commander une musique originale au célèbre compositeur Philip Glass. Pour écouter ce que cela donne, rendez-vous ici !
Tourné à Prague au début des années 80, le fameux biopic sur Mozart aurait pu, lui-même, faire l’objet d’un film ! Imaginez : un parti communiste tchécoslovaque aux aguets, des espions disséminés tout autour du plateau, des figurants travaillant pour la police secrète, et le chauffeur du réalisateur chargé de le surveiller.
Malgré toutes ces précautions, une séquence aurait pu virer à l’incident diplomatique. Ce 4 juillet, jour de l’Indépendance américaine, on tourne au sein du Théâtre des Etats, où Mozart dirigea deux de ses opéras. Mais au lieu d’entendre les notes du compositeur, ce sont celles de l’hymne national américain qui retentissent sous les applaudissements de l’équipe. Toute l’équipe ? Non, ils sont une trentaine à être restés assis sur leur chaise, probablement des membres de la police secrète…
Toutes les anecdotes sur Amadeus sont à lire ici
Jerry Lee Lewis, Keith KJarrett, Beyoncé… Ces artistes ont tous repris le célébrissime air du chef-d’oeuvre de Victor Fleming, Over the rainbow, qui a même reçu l’Oscar de la meilleure chanson originale en 1940. Mâtinée d’inspirations classiques (on devine quelques notes de Rusalka de Dvorak, ou encore d’un opéra de Mascagni), cette oeuvre pourrait avoir une provenance bien plus glaçante.
La partition d’une compositrice norvégienne, datant de 1910, a été retrouvée récemment, et c’est particulièrement troublant. The Hollywood Reporter parle même de plagiat de la part du compositeur d’Over the rainbow Harold Arlen. Premier scandale. Plus embêtant, la musicienne en question, Signe Lund, figure importante de la musique norvégienne, avait une solide sympathie pour l’idéologie nazie. Le coup de grâce ?
Vous pouvez retrouver toute l’histoire ici
Aria est un film à sketch présenté en 1987 au Festival de Cannes. Voici la liste non exhaustive des artistes classiques qui y ont participé : Sir Georg Solti, Enrico Caruso, Leontyne Price, Sir John Eliot Gardiner et Erich Leinsdorf. Ce casting 5 étoiles met son talent au service de Puccini, Verdi, Wagner et Rameau, en bref, de la plus pure tradition lyrique.
De cette oeuvre collective, le célèbre label de disques américain RCA compte bien faire un succès public, et fait appel à de prestigieux réalisateurs, tels que Jean-Luc Godard et Robert Altman. Malheureusement, c’est un immense flop, qui a laissé complètement froid le public et la critique. Mérite-t-il un « coup d’oreille » ? La réponse ici.
Des mélodies enchanteresses, des sonorités culturelles diverses et un hommage rendu à la grande musique : le compositeur des films de Miyazaki bénéficie d’une reconnaissance à l’international depuis les années 80.
On peut reconnaître la célébrissime Sarabande d’Haendel dans un des airs de Nausicaä de la Vallée du Vent, et des ressemblances avec l’air de West Side Story, « Somewhere ».
A lire aussi
Les 5 films à voir quand on est passionné de musique classique
Autre tube du classique qu’on entend dans un des films les plus connus des Studios Ghibli, Porco Rosso, la fameuse mélodie de la Pavane pour une infante défunte de Maurice Ravel. Enfin on entend La Walkyrie de Wagner dans le si attendrissant film Ponyo sur la falaise. Une bouleversante combinaison entre la culture classique occidentale et le regard typiquement japonais du beau et de la nature éphémère. Toutes les inspirations sont détaillées ici.
Clément Serrano et Béatrice Mouedine
Pour en savoir plus sur les liens entre musique et cinéma
Carmen de Bizet et le cinéma : l’amour fou ?
Bach au cinéma : Les 5 scènes de films les plus marquantes
Mozart au cinéma : De Alien à Out of Africa, découvrez la liste étonnante des films illustrés par sa musique
Les 5 films à voir quand on est passionné de musique classique
Cet article Festival de Cannes : Police secrète, inspirations gênantes, échecs cuisants, 5 choses que vous ne savez pas sur ces musiques de film est apparu en premier sur Radio Classique.
À bientôt 70 ans (en août prochain), Dominique Meyer n’a pas l’intention de raccrocher les gants. En partance de Milan, le futur ex-surintendant de la Scala et patron de l’Orchestre de chambre de Lausanne vient d’être élu président du Teatro Sociale de Côme.
Jusqu’en août prochain Dominique Meyer est officiellement toujours surintendant du Teatro alla Scala même si son successeur est aux manettes depuis le mois de mars. Mais il ne quitte pas pour autant la Lombardie et c’est à 40 kilomètres de Milan, à Côme, qu’on le retrouvera à la tête d’une autre institution musicale italienne, il Teatro Sociale di Como où il succède à Simona Roveda.
Le dirigeant français en a été élu président la semaine dernière, à l’unanimité par le comité de direction de l’AsLiCo (l’Associazione Lirico Concertistica Italiana) qui gère cette autre institution lombarde depuis 2001. Une association que Dominique Meyer connaît bien puisqu’il a présidé le Concours International AsLiCo pour jeunes chanteurs et chanteuses d’opéra ces onze dernières années.
Même si son rôle exact n’a pas encore été défini, on sait que Dominique Meyer travaillera aux côtés de Giovanni Vegeto, le délégué du conseil d’administration du Teatro, et de Barbara Minghetti, jusqu’ici directrice de la programmation et désormais vice-présidente, et qu’il aura pour principale mission, selon le site Forumopéra, le développement des productions et des partenariats afin d’atteindre un niveau international.
A lire aussi
Riccardo Chailly restera à la Scala de Milan jusqu’à fin 2026
Dans un communiqué, le nouveau président a tenu a préciser qu’il “partage pleinement l’engagement de l’institution envers les jeunes artistes, ses politiques d’inclusion sociale et d’accès à la culture, notamment pour les enfants, et sa collaboration active avec OperaLombardia“, ajoutant : “J’espère ainsi rendre une bonne partie de ce que ma profession m’a apporté depuis près de trente-cinq ans“.
Une publication partagée par Teatro Sociale Di Como/AsLiCo (@teatrosocialecomo)
Philippe Gault
Retrouvez l’actualité du Classique
Un événement unique à Londres : Goûtez aux plats préférés de Haendel
Pour la première fois, le prestigieux Philharmonique de Vienne jouera à l’Opéra de Paris
Le chef d’orchestre François-Xavier Roth ne fera pas son retour à Baden-Baden
Le chef d’orchestre français Raphaël Pichon fera ses débuts à la tête du Philharmonique de Berlin
Cet article Dominique Meyer nommé président du Teatro Sociale de Côme est apparu en premier sur Radio Classique.
« Listen to them. Children of the night ! What music they make … » Une citation mythique. Un accent hongrois. Incarné au cinéma par le flamboyant Bela Lugosi en 1931, le seigneur des Carpates, alias Dracula, a enfin trouvé sa voix sur grand écran. Et quelle voix ! On ne peut pas en dire autant de la musique d’époque, qui, réduite à une peau de chagrin, compile les œuvres du grand répertoire en un thème et quelques notes. Il faudra attendre la fin des années 90 pour que le film de Tod Browning se voit dotée d’une bande originale composée par Philip Glass.
Même si les projections du Don Juan (1926) et du Chanteur de Jazz (1927) d’Alan Crosland ont confirmé le potentiel artistique et commercial du cinéma sonore et parlant et que les studios de cinéma américain ont rapidement intégré cette innovation dans leurs productions dès la fin des années 1920, l’utilisation de musique « dans le film » restait au début des années 1930, pour les studios Universal, un sujet épineux.
Il faut dire qu’il n’y a pas si longtemps, la musique était cantonnée à une présence physique dans les salles obscures, à des pianistes ou à des orchestres qui venaient commenter en direct les images qui défilent à l’écran, renforçant soit l’émotion véhiculée par elles, soit la compréhension de ce que son silence suggère.
C’est avant l’arrivée du Movietone, procédé d’incrustation du son sur la pellicule, où la musique pouvait désormais faire partie intégrante du langage cinématographique. Se pose alors la question de sa fonction, de son dosage et de son intérêt réel face à la parole naissante, invitant Universal à jouer la carte de la prudence : « Le résultat de ce débat fut que, à part les génériques de début et de fin, il y avait très peu de musique dans la plupart des premiers films sonores » explique William H. Rosar dans son passionnant article « Music For The Monsters » paru dans le Quaterly Journal of The Library of Congress.
Le Dracula de Tod Browning – du moins dans sa version d’origine destinée aux Etats-Unis – ne déroge pas à la règle : à l’exception de son générique d’entrée où l’on peut entendre la célèbre Scène du Lac des Cygnes, une seule séquence comporte de la musique : celle où le comte Dracula, fraîchement débarqué dans la capitale anglaise, se rend à un concert de l’Orchestre Symphonique de Londres où l’on peut entendre – en hors champ – les dernières mesures des Maîtres chanteurs de Nuremberg de Wagner, suivies de l’introduction de la Symphonie inachevée de Schubert – dans la piste audio française la musique de Wagner est remplacée par Tchaïkovski et les séquences silencieuses agrémentées de musiques additionnelles.
Une sélection musicale puisée dans les catalogues du studio où étaient compilées des partitions libres de droit, chaque air étant minutieusement catégorisé en fonction de l’émotion qu’il procure : peur, tristesse, du mystère … De quoi maintenir l’attention du spectateur à moindre coût !
Il faut toutefois attendre l’année 1999 pour que le film obtienne sa propre bande originale. Souhaitant remettre à l’honneur sa collection de films de monstres, les Universal Classic Monsters, Universal confie à Philip Glass la mission de mettre en musique l’un des films du catalogue, le compositeur américain ayant jeté son dévolu sur Dracula :
« C’est en voyant le peu de dialogue qu’il y avait dans le film que j’ai réalisé que, d’une certaine manière, c’était une pièce issue du théâtre mélodramatique du 19ème siècle » – confie le compositeur dans une interview accordée à Jim Bessman pour le magazine Billboard du 4 septembre 1999 : « Les scènes se déroulant dans les bibliothèques, les salons et les jardins m’ont ainsi mis sur la piste d’une musique de chambre pour quatuor à cordes. »
A lire aussi
Carmen de Bizet et le cinéma : l’amour fou ?
Une bande originale conforme à l’atmosphère ouatée et crépusculaire de la pellicule, où vacillent à la lueur des bougies les cordes ténébreuses du Kronos Quartet.
Et pour mieux en apprécier les différences, voici deux extraits de la confrontation entre le comte Dracula et le professeur Van Helsing, un premier extrait issu de la version originale de 1931, suivi d’un second extrait issu de la version mise en musique par Philip Glass.
Extrait dans sa version originale :
Extrait avec la musique de Philip Glass :
Clément Serrano
Pour en savoir plus sur les liens entre musique et cinéma
Carmen de Bizet et le cinéma : l’amour fou ?
Bach au cinéma : Les 5 scènes de films les plus marquantes
Mozart au cinéma : De Alien à Out of Africa, découvrez la liste étonnante des films illustrés par sa musique
Les 5 films à voir quand on est passionné de musique classique
Cet article Musique classique : Philip Glass a signé la bande-originale d’un célèbre film… 70 ans après ! est apparu en premier sur Radio Classique.
Passer subtilement du langage courant au langage soutenu, c’est ce que je vous propose avec ces mots un peu plus soutenus qu’il faut distiller avec parcimonie.
« Ce tableau relève du naturalisme ». On peut ici remplacer « relever de » par « participer de » qui signifie sensiblement la même chose, mais qui apporte une élégance et un raffinement supplémentaires. Il ne faut pas le confondre avec « participer à », qui veut dire qu’on prend part à une activité. Par exemple, on dira, « il participe à des ateliers de poterie ». On peut également employer seul le verbe participer : « les élèves ont beaucoup participé en cours ».
Et si, au lieu « d’argumentation », de « logique » ou de « raisonnement », vous parliez de « dialectique » ? Ce terme est de la même famille que le mot dialogue. Il vient du grec ancien dia, « à travers » et de legein, « dire ». La dialectique consiste à mettre en œuvre une discussion pour démontrer et réfuter des propos. Ce mot produit pas mal d’effets !
On peut enfin dire « rétif » ou « rétive » au lieu de « récalcitrant ». Initialement, cet adjectif désigne un âne ou un cheval qui refuse obstinément d’avancer. Par analogie, cela caractérise une personne qui refuse toute contrainte, qui ne veut pas se laisser diriger. « Cet élève est resté rétif ». On peut aussi être rétif à quelque chose, c’est-à-dire être réfractaire : « Il est rétif à toute explication au sujet de la langue française ».
Karine Dijoud
Retrouvez la chronique Et si on parlait français ? Avec l’Académie française
Conclave, protodiacre, camerlingue, découvrez la signification et l’origine de ces mots religieux
Langue française : 4 mots que vous prononcez mal, voici comment ne plus se tromper
D’où vient le mot « truc », que nous employons tous les jours ?
4 expressions imagées pour évoquer le manque d’argent
Cet article Langue française : Ces mots soutenus qui donneront plus d’éclat à vos conversations est apparu en premier sur Radio Classique.
From the publisher's feed