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Le Vaisseau fantôme de Wagner au Capitole de Toulouse, Herbert Blomstedt à la tête de l’Orchestre de Paris dans un programme Berwald et Brahms et les Petites Mains Symphoniques aux Invalides : découvrez la sélection Radio Classique des rendez-vous à ne pas manquer dans les prochains jours
Pour son avant-dernière production de la saison, l’Opéra national du Capitole met à l’affiche Le Vaisseau fantôme de Wagner. C’est l’un des chefs d’œuvre de jeunesse de Wagner, et son premier grand opéra romantique. Aleksei Isaev chante le rôle-titre, avec à ses côtés Ingela Brimberg dans celui de Senta et Airam Hernandez dans celui d’Erik. Comme c’est toujours le cas au Capitole, les chanteurs français sont mis à l’honneur, avec Jean Teitgen, Eugénie Joneau et Valentin Thill. L’Orchestre national du Capitole et le Chœur de l’Opéra national du Capitole sont dirigés par Frank Beermann, dans une mise en scène de Michel Fau. Radio Classique diffusera Le Vaisseau fantôme le dimanche 22 juin à 20 heures.
Il est le doyen des chefs d’orchestre en activité. À bientôt 98 ans, Herbert Blomstedt est l’invité de l’Orchestre de Paris pour deux concerts. Il dirigera une œuvre rare : la Symphonie n°2 « Sinfonie capricieuse » de Franz Berwald, composée en 1842, ainsi que la Symphonie n°1 de Brahms, une œuvre que Clara et Robert Schumann avaient longtemps appelée de leurs vœux.
L’orchestre Petites Mains Symphoniques est une structure qui rassemble des jeunes âgés de 6 à 24 ans. L’ambition est de mettre l’orchestre « à la portée de tous, pour apprendre à vivre en harmonie et à dialoguer ».
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Pour ce prochain concert de la Saison Musicale des Invalides avec le soutien du CIC, Petites Mains Symphoniques, dirigé par Eric du Faÿ, interprétera notamment les Ouvertures des Noces de Figaro de Mozart et de Guillaume Tell de Rossini, la Danse des Chevaliers de Prokofiev, ou encore la Bacchanale de Samson et Dalila de Saint-Saëns ainsi que la rare polka Discours du Général de Poulenc. Ce concert sera diffusé sur Radio Classique le samedi 7 juin à 20 heures.
Jean-Michel Dhuez
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Je vous propose de découvrir des techniques bien utiles pour retenir des listes de mots. On parle de moyens mnémotechniques, un terme qui vient du grec ancien mnêmê qui signifie la mémoire, et non pas du latin memoria.
Nous connaissons tous la fameuse phrase : « Mais ou et donc or ni car » pour se souvenir des conjonctions de coordination. Il existe d’autres phrases bien pratiques comme « le chapeau de la cime est tombé dans l’abîme et celui du boiteux est tombé dans la boîte » pour savoir où placer l’accent circonflexe sur ces mots.
S’agissant des doubles consonnes, il existe « on n’aperçoit qu’un P à apercevoir », « on n’attrape qu’un P à attraper ». De même, on ne meurt qu’une fois, donc mourir ne prend qu’un R, tandis qu’on se nourrit plusieurs fois, il faut donc mettre deux R à nourrir. Je pense aussi au balai qui n’a qu’un manche pour faire le ménage, donc un seul L, et le ballet qui prend deux L car il faut deux jambes pour danser.
On peut aussi inventer ses propres moyens mnémotechniques, notamment pour se souvenir du genre des mots. On dit un antre comme un ventre, une éphéméride comme une fée, mais ridée – un peu tiré par les cheveux mais je l’adore – et on dit un ovule comme un œuf.
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Terminons par cette astuce pour retenir le nom des premiers empereurs romains dans l’ordre chronologique. Rappelons que Jules César avait un titre à part, il n’était pas empereur, mais imperator à titre militaire et dictateur à vie. Il fait pourtant partie de cette liste. Voici les trois mots magiques qui correspondent aux premières syllabes de leur nom : Cesautica claunegalbo vivestido. Quand on décompose, ça donne : César, Auguste, Tibère, Caligula, Claude, Néron, Galba, Othon, Vitélius, Vespasien, Titus et Domicien.
Karine Dijoud
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Grande fresque humaine et spirituelle, véritable monument musical, la Passion selon Saint Matthieu de Jean-Sébastien Bach était à l’affiche du concert que l’Orchestre national Auvergne Rhône-Alpes a donné le 9 avril dernier au Théâtre des Champs-Elysées à Paris, sous la direction du chef italien Enrico Onofri, l’un des deux chefs associés de la formation clermontoise.
Le ténor Werner Güra chantait L’Evangéliste, avec à ses côtés la soprano Julie Roset, l’alto Giuseppina Bridelli, le ténor Fabien Hyon, le baryton Thomas Dolié et la basse Louis Morvan. Le Chœur NFM de Varsovie était dirigé par Lionel Sow. Ce concert sera présenté par Laure Mézan. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique dans de nombreuses villes de France grâce au DAB+.
Jean-Michel Dhuez
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C’est l’un des sommets de la mélodie avec orchestre : Poème de l’amour et de la mer d’Ernest Chausson était au programme des concerts donnés les 28 et 29 mars derniers au Théâtre des Arts de Rouen par l’Orchestre de l’Opéra Normandie Rouen dirigé par le jeune chef Swann van Rechem.
Ce cycle de six mélodies était interprété par Stéphane Degout, l’un des plus grands barytons actuels et mélodiste hors pair. Au programme également, la Suite Les Biches de Francis Poulenc, des extraits des Trois Suites pour orchestre de Roméo et Juliette de Prokofiev, ainsi que Les Eaux célestes, une œuvre de la jeune compositrice Camille Pépin, écrite en 2023. Ce concert sera présenté par Laure Mézan. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Rouen et dans de nombreuses autres villes de France grâce au DAB+.
Jean-Michel Dhuez
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La période des Festivals d’été qui s’ouvre en ce moment est une période particulièrement dense pour les artistes. Pierre Génisson, qui est l’invité ce soir du Journal du Classique a un agenda bien rempli, avec une quarantaine de concerts en trois mois.
Un véritable marathon que les artistes effectuent toujours avec plaisir. Comme le souligne Pierre Génisson, le public est différent de celui du reste de l’année, tandis que de nombreux concerts ont lieu en plein air.
Pierre Génisson présentera ses principaux rendez-vous, il reviendra aussi sur son dernier disque Songbook, un florilège de standards américains et de chansons françaises, sorti il y a quelques mois avec la participation de Monica Bellucci, Lambert Wilson et Bruno Fontaine qui a signé les arrangements. Pierre Génisson reviendra également sur le Grand Concert de Noël Radio Classique dont il était l’invité d’honneur en décembre dernier au Théâtre des Champs-Elysées.
Jean-Michel Dhuez
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D’origine péruvienne, Luigi Alva avait émigré en Italie au début des années 50 et s’est illustré sur les plus grandes scènes du monde. Réputé pour ses interprétations des répertoires de Donizetti, Rossini et Mozart, le ténor est mort à l’âge de 98 ans, chez lui près de Milan.
« Élégant » c’est le qualificatif qui fut associé à Luigi Alva tout au long de ses 50 ans de carrière, jusqu’à son retrait de la scène en 1989. Considéré comme un ténor léger, il excellait dans le répertoire italien et surtout dans celui de l’opéra bouffe. Parmi ses rôles les plus populaires, Almaviva (Le Barbier de Séville), Don Ottavio (Don Giovanni) et Ernesto (Don Pasquale).
Mais c’est dans celui de Fenton, le prétendant de Nannetta dans le Falstaff de Giuseppe Verdi qu’il marqua les esprits, notamment aux Etats-Unis. C’est dans ce rôle qu’il débuta au Met Opera en 1964, sous la direction de Leonard Bernstein et dans une mise en scène de Franco Zefirelli. Fenton qu’il incarnera à 33 reprises sur la scène de l’institution newyorkaise.
Né Luís Ernesto Alva y Talledo, le 10 avril 1927 à Paita au Pérou, Luigi Alva, son nom de scène, a été formé à la musique et au chant à Lima puis à Milan, où il résida à partir de 1953 jusqu’à sa mort. Il débuta d’ailleurs au Teatro alla Scala en 1956 aux côtés de Maria Callas dans le rôle du comte Almaviva, son autre rôle fétiche qu’il interprétera plus de 260 fois à Milan.
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Après avoir quitté la scène à la fin des années 80, Luigi Alva se consacra à l’enseignement, notamment à l’Académie de chant de la Scala. En 1980, il avait également fondé l’Asociación Prolírica del Perú pour former et promouvoir de jeunes chanteurs, notamment dans son Pérou natal. Parmi eux, son compatriote et digne successeur Juan Diego Flórez, qui lui a rendu hommage sur Instagram, précisant que « son héritage artistique et humain restera à jamais gravé dans nos mémoires et nos cœurs ».
Une publication partagée par Juan Diego Flórez (@jdiego_florez)
Philippe Gault
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Cette année marque les 100 ans de la mort d’Erik Satie. Personnalité tourmentée et complexe, Satie, à l’image de sa musique, n’en finit pas d’intriguer. Découvrez l’extravagance d’Erik Satie à travers ses 4 titres les plus étranges.
Erik Satie a connu une amitié au parfum doux-amer avec Claude Debussy. Leur entente, excellente au début, empire avec le temps et va jusqu’à se transformer en sorte de rivalité. C’est cette concurrence qui a fait germer l’idée du titre Trois morceaux en forme de poire chez Erik Satie.
Voici ce qu’ils se seraient dit :
Claude Debussy qui inspectait cette partition demanda à son ami :
«J’aime profondément Ravel, mais son art me laisse froid.» Erik Satie et Maurice Ravel se sont fréquentés avant que leur chemin ne se sépare pour raison de différence d’adhésion de mouvement.
Lors du concert spécial présenté par la SMI (Société Musicale indépendante), Ravel interprète Les Valses nobles et sentimentales. Erik Satie ayant assisté à la prestation de son camarade va avoir envie de lui répliquer de manière humoristique. Ainsi pour le taquiner sur sa prestation lors du concert de la SMI, Erik Satie crée Les Trois Valses distinguées du précieux dégoûté.
Cependant deux autres théories existent. L’une serait que ce morceau est une parodie de Ravel lui-même connu pour son élégance vestimentaire et ses bonnes manières qui amusaient beaucoup Satie. On dit même que Ravel aurait emporté avec lui plus de 50 chemises lors de sa tournée en Amérique en 1927.
Une autre possibilité subsiste et concerne Satie directement. Le « dégoûté » du titre ferait référence à un moment précis de sa vie. À la suite d’un héritage il est devenu propriétaire d’une douzaine d’habits de velours alors qu’il déteste le faste. Cette anecdote lui valut le surnom d’« homme de velours ».
Ce morceau est le rare aperçu de l’histoire d’amour d’Erik Satie avec la peintre Suzanne Valadon. « Biqui » était le surnom qu’il lui donnait.
Ce qui était initialement un cadeau pour les fêtes de Pâques pour sa chère et tendre, s’est transformé en un record ! Avec seulement 4 mesures, moins d’une minute d’interprétation et un tempo lent, c’est la plus courte des compostions complètes de Satie.
Le 8 mars 1920, une expérience musicale inédite se déroule au Théâtre du Colisée à Paris. À l’entracte de Ruffian toujours, truand jamais, pièce de Max Jacob, les deux compositeurs, Erik Satie et Darius Milhaud, présentent une série de courtes œuvres instrumentales : Chez un « Bistrot » et Un Salon, écrites pour deux pianos, trois clarinettes et un trombone.
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Au moment de l’entracte le public est surpris par une annonce : « Nous vous présenterons aussi pour la première fois, par les soins de Messieurs Erik Satie et Darius Milhaud et sous la direction de Monsieur Delgrange, la musique d’ameublement, pendant les entr’actes de la pièce. Nous vous prions instamment de ne pas lui attacher d’importance et d’agir pendant l’entracte comme si elle n’existait pas. »
Le concept est clair : une musique de fond, conçue pour accompagner les conversations, et non pour être écoutée. Pourtant, lorsque les musiciens, placés aux quatre coins de la salle, commencent à jouer, le public s’interrompt, se tait, et écoute. Contre toute attente, la musique d’ameublement devient un véritable concert.
Alessandra Wyak
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Le Journal du Classique recevra ce soir Patrick Canac, Coprésident Fondateur des Musicales du Luberon, et Célia Oneto Bensaid, l’une des artistes invitées de cette saison de concerts qui aura lieu du 6 juin au 11 octobre
C’est d’ailleurs la jeune pianiste française qui ouvrira les festivités avec une carte blanche à Lacoste et Ménerbes. C’est ainsi que le 6 juin elle accompagnera Marie-Laure Garnier pour un « hommage à Jessye Norman », tandis que le 9 juin elle proposera un récital qui prendra la forme d’un « salon français » avec des pièces de Chopin, Bizet, Ravel, Marie Jaëll et Camille Pépin.
Célia Oneto Bensaid expliquera son attachement aux Musicales du Luberon qui ont vu le jour en 1989. En plus d’un quart de siècle, de nombreux artistes se sont produits dans les différents villages où se déroulent les concerts. Beaucoup d’entre eux reviennent, à l’image cette année d’Andrea Marcon et de son ensemble le Venise Baroque Orchestra, pour un « Hommage à Vivaldi » le 16 juillet à Ménerbes. Patrick Canac évoquera justement ces liens de fidélité et présentera les principaux rendez-vous de cette édition 2025.
Jean-Michel Dhuez
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La vaste rénovation du bâtiment accueillant l’Opéra national du Rhin (OnR) à Strasbourg, au montant estimé à 120 millions d’euros, est « la seule viable » a défendu mercredi son directeur général Alain Perroux, répondant aux critiques.
Ce vaste chantier, financé pour moitié par la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg qui devrait démarrer en 2028 et durer 5 ans, avait été annoncé en mars 2023 par la maire de Strasbourg Jeanne Barseghian (EELV), qui a précisé en avril que le projet retenu prévoyait une « restructuration complète » de ce bâtiment du XIXe siècle, avec une « réinterprétation de la salle à l’italienne », suscitant l’inquiétude de l’opposition.
« Dénaturer l’opéra par la destruction la salle qui fait son identité est un choix qui interroge fortement », selon le conseiller municipal Pierre Jakubowicz, co-président du groupe Centristes & Progressistes tandis que Caroline Barrière, du groupe Faire ensemble (socialistes et républicains), redoute un montant « sous-évalué ».
Mercredi, Alain Perroux a défendu une option « ambitieuse » estimant qu’il s’agit de « la seule vraiment viable pour donner un avenir à notre institution ». Le lieu, frappé depuis 1997 par un avis défavorable de la commission départementale de sécurité, « pose de nombreux problèmes », a-t-il soulevé, citant une acoustique médiocre, une fosse d’orchestre trop petite ou encore un hall d’entrée trop exigu.
Il a expliqué que la salle à l’italienne avait été jugée de « valeur patrimoniale moyenne », le but des travaux étant qu’elle devienne « fonctionnelle tout en gardant son charme et sa magie ». Quant à la baisse du nombre de sièges, de 1.100 à 950, il a dénoncé « un argument de mauvaise foi », assurant que les travaux permettraient d’ « avoir 950 places où on a une visibilité parfaite » contre 500 à visibilité réduite actuellement.
Proposant des représentations à Strasbourg, Mulhouse et Colmar, l’OnR présentait un budget de fonctionnement de 24,8 millions d’euros en 2024 (+2,4% par rapport à 2023) et des recettes propres de 5,2 millions d’euros en 2024, en forte augmentation (+26,6%). « On a dépassé la barre des 3 millions en recettes de billetterie et d’abonnement, ce n’était jamais arrivé » s’est félicité Alain Perroux, qui quittera ses fonctions en juin 2026 après six ans.
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La saison 2025/26 proposera neuf opéras ou comédies musicales et sept ballets, dont une adaptation chorégraphique d’Hamlet ou encore Le roi d’Ys d’Edouard Lalo mis en scène par Olivier Py. Elle se conclura avec Follies de Stephen Sondheim et James Goldman mis en scène par Laurent Pelly, avec Natalie Dessay.
Philippe Gault (avec AFP)
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Donald Trump est reparti du Qatar avec un avion à 400 millions de dollars qui fait polémique aux États-Unis. Ce cadeau remplacerait temporairement l’avion présidentiel Air Force One. Invitée de la matinale, la journaliste et essayiste franco-américaine Anne Toulouse décrypte ce geste inédit.
Ce dimanche, la télévision américaine ABC News annonçait la stupéfiante nouvelle : « le gouvernement Trump se préparerait à recevoir un avion comme cadeau de la famille royale du Qatar. »
L’auteure de « L’art de « trumper », ou comment la Politique de Donald Trump a contaminé le monde » aux éditions du Rocher, Anne Toulouse, a analysé la réflexion de Donald Trump qui fut très simple : « Le Qatar lui présente un avion dont il a envie, alors pourquoi ne le prendrait-il pas ? »
En effet, les avions qui servent pour la présidence américaine sont vieux de 40 ans et ils étaient déjà en cours de remplacement. Mais Boeing, qui est chargé de cette affaire, a déjà deux ans de retard sur sa commande, et « Donald Trump est un homme logique, il est allé chercher ailleurs », affirme Anne Toulouse.
Ce présent qui s’élève à 400 milliards de dollars fait polémique. Du côté des Démocrates comme des Républicains, cela fait désordre d’après la journaliste : « c’est humiliant pour les Américains qu’on soit obligé d’aller chercher un avion dans le Golfe. C’est l’avion national quand même ! C’est comme si la France allait chercher son avion présidentiel dans un autre pays. »
En plus d’une question d’image, l’essayiste franco-américaine ajoute que cet avion ne serait pas un « cadeau » pour le contribuable américain : « c’est un cadeau qui va couter très cher au contribuable américain, puisqu’il va falloir totalement le sécuriser, il va falloir refaire totalement l’intérieur ! On dit qu’il y a de la moquette superbe, mais enfin, je ne sais si elle va résister au nouveau câblage ! »
« La présidence n’a pas le droit d’accepter de cadeaux », assure Anne Toulouse. Donald Trump a donc fait en sorte de pouvoir l’obtenir, confie la journaliste : « Les avions, c’est l’obsession de Donald Trump, alors il a fait un montage juridique pour y avoir vraiment droit, qui indique que ce n’est pas lui, mais l’armée de l’air qui l’a officiellement. »
Dans les faits, l’armée de l’air va devoir céder l’avion au bout de 3 ans et demi, ajoute-t-elle : « ils vont devoir le donner à la fondation qui va construire le musée présidentiel de Donald Trump. C’est un montage juridique qui, parait-il, se tient, mais on verra à l’usage. »
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Initialement, il est inscrit dans les usages que s’il y a un cadeau, il ne doit pas dépasser la valeur de 100 dollars, et il est ajouté dans la constitution qu’il ne peut pas y avoir d’influences financières étrangères. Pour l’instant « la Maison Blanche ne constate pas de conflit d’intérêt » conclut Anne Toulouse.
Alessandra Wyak
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