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À partir du 22 septembre et pendant trois mois, Pascal Amoyel va proposer au Théâtre Montparnasse son spectacle musical Looking for Beethoven. Dans cette pièce de « théâtre musical », le pianiste remonte au clavier le fil de la vie de l’immense compositeur allemand, depuis les premiers signes de sa surdité, à l’âge de 27 ans, jusqu’à l’isolement le plus total.
« Quelle humiliation lorsque quelqu’un près de moi entendait une flûte au loin et que je n’entendais rien. Comment aurait-il été possible que j’avoue alors la faiblesse d’un sens qui, chez moi, devait être poussé jusqu’à un degré de perfection plus grand que chez tous les autres ? »
Cette émouvante confidence que déclame Pascal Amoyel, dans le rôle de Ludwig van Beethoven, résume le thème du spectacle qu’il va donner au Théâtre Montparnasse (Paris 14e) du 22 septembre au 20 décembre, en partenariat avec Radio Classique.
Pascal Amoyel a créé ce spectacle, Looking for Beethoven, en 2019, à l’occasion du 250e anniversaire de la naissance du génie allemand. C’est quelques mois avant les célébrations du 200e anniversaire de sa mort (en mars 1827) que le pianiste français remontera sur les planches pour rendre hommage à l’immense musicien qu’il admire depuis toujours.
« Un être léger, triste, calme, colérique (…) mais aussi un homme, sourd, voyant mal, continuellement malade… Et pourtant, sa musique, universellement célébrée, dévoile un homme méconnu qui voulait par son œuvre tracer une voie pour l’humanité ».
Dans sa pièce musicale, mise en scène par Christian Fromont, Pascal Amoyel mène une enquête palpitante qui révèle le visage secret du compositeur, ou « comment, alors que la vie lui refusait la joie, Beethoven la créa lui-même dans sa musique pour en faire don à l’humanité ! ».
Une véritable redécouverte du compositeur le plus joué au monde mais qui n’en est pas moins l’un des plus mal connus.
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Outre des extraits des fameuses sonates 32 sonates de Beethoven, véritable journal d’une vie et fil rouge de la pièce, Pascal Amoyel interprète dans son spectacle d’autres monuments du piano tels que l’aria des Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach, la Fantaisie en ré mineur de W.A. Mozart et le Menuet en la mineur de Georg Friedrich Haendel.
Le pianiste français, sacré « Révélation soliste » aux Victoire de la Musique 2005, a aussi créé et interprété plusieurs autres pièces de théâtre musical, parmi lesquelles Le Pianiste aux 50 doigts (hommage au pianiste hongrois György Cziffra), Le Jour où j’ai rencontré Franz Liszt et Une leçon de piano avec Chopin.
Philippe Gault
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Parce que la culture est essentielle au vivre-ensemble, la Fondation Orange s’engage pour la rendre accessible à tous. Mécène de la musique et de la voix depuis près de 40 ans, la Fondation soutient des programmes qui créent des passerelles entre la musique et d’autres formes d’expression artistique, en favorisant le renouvellement des publics et l’émergence de nouvelles générations d’artistes. Fidèle à son engagement pour l’éducation, elle encourage également la pratique musicale et vocale comme levier d’apprentissage, dans une optique d’inclusion sociale.
https://www.fondationorange.com/fr
Maxime Combes ‘’ le musicien n’est pas simplement un interprète sur scène.
On implique chacun dans un rôle de médiation…’’
Sébastien Daucé : ‘’ce festival c’est une proposition très mixte,
toujours avec une très haute exigence… ‘’
Héloïse Luzzati, violoncelliste, fondatrice du festival « Un Temps pour Elles », et du site « La Boîte à Pépites »
Matthieu RIETZLER, directeur de l’Opéra de Rennes
Camille Delaforge, Cheffe d’orchestre & Fondatrice de l’ensemble II Caravaggio
Barbara Ecklé, directrice de l’Opéra de Lille
Claire Grojsman, directrice du CREA, Centre de Création Vocale et Scénique
Thomas Dunford, luthiste et fondateur de l’Ensemble Jupiter
Léo Warynski, directeur artistique de La Nuit de la Voix
Hélène Paillette : directrice du festival “Concerts à la Ferme”
Pierre Bleuse, directeur musical de l’Orchestre Symphonique d’Odense et de l’Ensemble Intercontemporain et directeur artistique du festival Pablo Casals de Prades
Pauline Chaigne, directrice adjointe de l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée
Raphaël Pichon, chef d’orchestre
Jérôme Gay, président de Génération Opéra
Patricia Djomseu, présidente déléguée de Women of Africa
Philippe Jaroussky, contreténor et président et fondateur de l’Académie Philippe Jaroussky
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Éric Salobir, prêtre dominicain, expert en nouvelles technologies, consultant auprès du Saint-Siège et président de Human Technology Foundation, était l’invité de la matinale de Radio Classique ce mercredi. Il revient sur la nécessité des entreprises à s’adapter face à l’accroissement de l’intelligence artificielle, tout en prenant en compte l’humain. Il crée avec sa fondation un dialogue au sein de la société sur les questions technologiques, afin de mobiliser plusieurs acteurs sur cet enjeu civilisationnel.
Il y a quelques jours a été lancée à VivaTech la Coalition des volontaires pour l’intelligence artificielle et le travail, qui réunit une trentaine d’entreprises pour accompagner les transformations liées à l’intelligence artificielle dans le monde professionnel. Votre fondation y a contribué. De quoi s’agit-il concrètement ?
ÉRIC SALOBIR : L’intelligence artificielle générative, comme ChatGPT, a permis aux gens de gagner du temps sur les tâches qui les arrangeait et ils ont pu l’utiliser comme ils l’entendaient. Ça marchait très bien.
L’IA agentique, elle, est en train d’arriver et d’automatiser des processus : elle est beaucoup plus autonome et elle va remplacer toute une partie des tâches. Et donc par définition, si vous remplacez 50 % des tâches comptables, vous remplacez à terme 50 % des comptables.
L’idée de cette coalition, c’était de voir comment on pouvait anticiper ce processus. Un certain nombre de dirigeants d’entreprises sont inquiets de l’impact social de cette arrivée de technologie qui est pourtant nécessaire pour rester dans la compétition internationale. L’idée est de ne pas céder et de rester aux avant-postes en termes de technologie, tout en prenant soin de l’humain, en faisant du AI Readiness.
Qu’est-ce que c’est que l’AI Readiness ?
É.S. : C’est faire en sorte que les gens soient prêts pour l’IA. Concrètement, c’est accompagner les collaborateurs et collaboratrices pour qu’ils puissent travailler avec l’IA agentique parce que celle-ci n’est pas encore un collaborateur, mais c’est plus qu’un outil.
Ces trente entreprises ne veulent pas licencier des gens n’importe comment. Qu’est-ce qui se cache derrière cette préoccupation ?
É.S. : La volonté d’accompagner chacun. Le travail va changer pour ceux qui resteront en poste, et puis certains vont devoir changer de travail, et ça, il faut l’anticiper. Il ne faut pas adopter la politique de l’autruche.
Je ne suis pas du tout un prophète de la job apocalypse, ce tsunami qui ferait qu’on perdrait tous notre emploi, ce n’est pas vrai. Mais il va y avoir des changements massifs : si on s’y prépare, ils peuvent être très bénéfiques ; si on ne s’y prépare pas, ils peuvent être catastrophiques.
Vous parlez de la tech, mais vous êtes également prêtre dominicain. Qu’est-ce qui vous a conduit à vous intéresser à ces enjeux, au point de présider la Human Technology Foundation ?
É.S. : Les Dominicains sont un ordre religieux un peu aux marges de l’Église depuis sa fondation. Depuis le XIIIe siècle, Saint Dominique allait dialoguer avec ceux qui ne partageaient pas sa foi. Ce dialogue est au cœur de notre tradition multiséculaire.
Il y a une dizaine d’années, on s’est aperçu qu’il manquait un dialogue entre les gens de la tech d’un côté, les autorités religieuses, les universitaires et la société civile. On a créé ce dialogue, qui nous a amenés à lancer des conversations stimulantes sur des sujets qui empêchent les dirigeants de dormir, et à faire en sorte que ces conversations changent aussi la donne.
La fondation n’est pas religieuse, car ce qui nous rassemble, c’est le souci de l’humain, et ce souci n’est le monopole d’aucune religion, il est universel.
Justement, le pape a récemment publié l’encyclique Magnifica Humanitas, où il se préoccupe des conséquences de l’intelligence artificielle. Comment ce texte a-t-il été préparé, et quel a été votre rôle ainsi que celui d’autres experts ?
É.S. : Quand on est consultant, c’est-à-dire expert auprès du Saint-Siège, on est par définition tenu à une forme de discrétion. Les dialogues dont je vous parlais ont joué un rôle dans le fait de placer l’IA sur l’agenda pontifical et ont contribué à l’écriture de ce texte. On envoie des contributions, on collabore, et le reste est par définition un peu mystérieux.
Ce qui est sûr, c’est qu’une encyclique est un texte extrêmement officiel et que le pape est à la manœuvre. Il ne faut pas oublier que Léon XIV a choisi son nom en référence à Léon XIII, le pape de la révolution industrielle, en disant qu’il serait le pape de la révolution numérique. C’est pourquoi il a écrit cette encyclique qui place l’humain dans sa dignité première et dans l’unicité de chacun, à l’ère de l’IA. Nous ne sommes pas des briques numériques.
Qu’est-ce qui fait que des milieux non religieux se soient appropriés cette encyclique assez rapidement, la considérant comme un texte important non seulement religieusement, mais éthiquement, pour tout le monde ?
É.S. : Ce qui est intéressant, c’est le titre de cette encyclique, Magnifica Humanitas, « magnifique humanité » en français. Je trouve que c’est un très beau pied de nez à la technologie, et ça dit quelque chose du contenu : on va parler d’humain, pas seulement de religion, donc ça touche tout le monde.
Je pense aussi qu’un certain nombre de dirigeants, y compris dans le monde de la tech, sont en ce moment en recherche de repères. Les choses vont très vite, les enjeux sont énormes, les décisions doivent être prises immédiatement, ça coûte beaucoup d’argent. J’en accompagne un certain nombre au quotidien et je vois qu’ils sont quand même très seuls face à tout ça.
Avez-vous le sentiment que la parole du pape rééquilibre un peu ce qui nous arrive des États-Unis, le transhumanisme et une vision strictement futuriste et mercantiliste de la tech ?
É.S. : Ce qui est assez amusant, c’est que le pape Léon XIV est américain, il est de Chicago. C’est une autre voix américaine, différente de celle d’un président ou d’un gourou de la tech. Il parle le même langage, avec les mêmes mots et les mêmes préoccupations. Il a un master en mathématiques, c’est quelqu’un qui s’y connaît. C’était amusant de découvrir, lors de sa première messe, qu’il portait une montre connectée, c’est quand même un pape geek.
Et pourtant il a tout récemment demandé aux prêtres et aux religieux de ne pas utiliser l’IA pour rédiger leurs sermons.
É.S. : Parce qu’il veut placer l’humanité avant tout. L’usage de l’IA reflète ce que nous sommes : inventifs, dynamiques, ou au contraire paresseux. Un sermon, c’est normalement le fruit d’une méditation, un cœur à cœur avec les gens, ça vient du cœur.
On peut très bien utiliser l’IA pour traduire un sermon, pour dialoguer, pour se laisser challenger, ça marche très bien. Mais à un moment, il faut parler avec son cœur. Et c’est vrai pour les prêtres comme pour tout décideur public : une parole publique doit venir des tripes, sinon elle n’est pas authentique.
Au-delà de l’IA, que peut apporter l’Église au monde de l’entreprise et du travail, sans faire de prosélytisme ?
É.S. : Ce que l’Église peut apporter, c’est d’abord deux mille ans de fréquentation et de pratique de l’humanité avec, il faut le dire, un certain nombre d’erreurs, mais c’est comme ça qu’on apprend.
Le pape François disait déjà à des CEO de la Silicon Valley il y a quelques années que s’ils réduisaient l’humain à ses données et à ses comportements en ligne, ils passeraient complètement à côté de son humanité. Le transhumanisme est basé sur une anthropologie beaucoup trop légère et une mécompréhension de ce qu’est vraiment l’humain.
Ensuite, l’Église catholique continue de se soucier de l’autre. Elle est aujourd’hui encore le premier pourvoyeur d’éducation et de santé dans le monde. On l’oublie en France parce qu’on dispose de structures publiques, mais ce n’est pas le cas partout.
Et enfin, dans une société de la punchline, l’Église catholique offre une capacité d’écoute et de dialogue.
Le pape doit se rendre en France en septembre, notamment à Notre-Dame de Paris. Cette visite va-t-elle reprendre le fil conducteur de l’encyclique ? Comment la voyez-vous ?
É.S. : C’est intéressant, car son prédécesseur n’était pas venu en France pendant tout son pontificat, ce qui est extrêmement rare, compte tenu de l’attachement fort de l’Église catholique à la France.
Là, le pape va découvrir Notre-Dame restaurée, et c’est assez beau. Ce pape geek va découvrir à la fois le geste de la main, la transformation, la restauration par des artisans qui maîtrisent des gestes séculaires, et en même temps, il sera témoin d’un formidable élan de solidarité.
Je me souviens que lorsque Notre-Dame a brûlé, beaucoup d’amis américains étaient touchés. Ces gens-là ont beaucoup soutenu cette restauration.
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En France, l’IA suscite parfois de la méfiance, certains la diabolisent même. Comment les perceptions évoluent-elles dans les pays que vous visitez ?
É.S. : Dans les pays d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie, il y a une attente et un enthousiasme énormes vis-à-vis de l’IA, parce que ces populations voient tout ce qu’elle peut changer de bien dans leur société.
J’en discutais avec Guy Ben-Ishai, économiste chez Google, qui disaient que les gens craignent moins l’IA que ce qui pourrait leur arriver dans leur propre société. Je pense que c’est ça l’essentiel : il ne faut pas avoir une approche fétichiste de la technologie. Bien utilisée, elle peut être extrêmement désirable.
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The Philharmonic Brass regroupe seize cuivres et quatre percussionnistes issus des orchestres philharmoniques de Berlin et de Vienne autour d’un projet atypique et ambitieux : partager sa passion pour les grandes pages symphoniques et en renouveler l’écoute en proposant une expérience sonore unique, propre à ses effectifs. L’éclectisme et la volupté sonore sont de rigueur, comme en témoigne ce programme mêlé d’ouvertures de fête, de carnaval ou d’opéra, de danses, polovtsiennes ou slaves, d’intermèdes d’opéra italien, de nocturne, d’intermezzo et de jeux du cirque. Voilà un concert qui promet d’être jubilatoire, qui convaincra qui en douterait que les cuivres sont des instruments également doués d’une sensibilité, d’une finesse et d’une élégance rares.
Tugan Sokhiev | direction
The Philharmonic Brass
CHOSTAKOVITCH – Ouverture festive op. 96
BORODINE – Danses polovtsiennes (Le Prince Igor)
DVOŘÁK – Danse slave n° 1 et Ouverture du carnaval op. 92
ROSSINI – Ouverture de Guillaume Tell
VERDI – Ballabile (Aida)
MARTUCCI – Notturno op. 70
PUCCINI – Intermezzo (Manon Lescaut)
RESPIGHI – Circenses (Feste Romane) et I pini della Via Appia (Pini di Roma)
Arrangements de Peter Lawrence, sauf l’Ouverture de Guillaume Tell (Matthias Höfs)
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Laissez-vous emporter par la magie du piano sous les étoiles de Provence !
Chaque été, le Festival International de Piano de La Roque d’Anthéron réunit, dans le cadre enchanteur du Parc de Florans, les plus grands artistes et les talents de demain. Du classique au jazz, vivez une expérience unique où la musique dialogue avec la nature.
https://www.festival-piano.com/?utm_source=radioclassique&utm_medium=social_&utm_campaign=FIP2026&utm_content=affiche
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La ville de Bergame a annoncé la découverte d’une partition autographe inédite, un « Dixit », de Gaetano Donizetti dans les archives de la bibliothèque du séminaire épiscopal Giovanni XXIII de la ville natale du grand compositeur italien.
C’est à Bergame qu’est né (en 1797) et est mort (en 1848) Gaetano Donizetti, il n’est donc pas étonnant que ce soit dans la cité lombarde qu’ait été découvert le manuscrit inédit d’une composition autographe du compositeur italien. Annoncée le 25 juin, par le diocèse de Bergame et la Fondation Théâtre Donizetti, cette découverte, effectuée le 24 février 2026, a été faite dans le cadre d’un projet de référencement des collections musicales du diocèse de Bergame.
Ce document était conservé dans la collection musicale de l’institution, un ensemble de pièces manuscrites qui n’avait jamais été examiné ni catalogué auparavant, composée de plus de 860 pièces dont des partitions datant du début du XIXe siècle. C’est grâce à une analyse graphologique menée par la Bibliothèque musicale Gaetano Donizetti, et par le directeur scientifique du Centre d’études de la Fondation Théâtre Donizetti que l’origine de la partition a pu être authentifiée.
L’œuvre de Gaetano Donizetti découverte, composée de quatre feuillets, met en musique le texte du Psaume 110 Dixit (Dixit Dominus), divisé en versets individuels, à travers un langage musical simple mais efficace, conforme aux caractéristiques stylistiques du compositeur dans ses jeunes années. Écrite pour trois voix masculines a cappella (deux ténors et une basse), la pièce a été datée de la période 1818-1821, lorsque le compositeur, de retour de ses études à Bologne auprès du père Stanislao Mattei, s’était installé à nouveau à Bergame.
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Pour Riccardo Frizza , directeur artistique et musical du Festival d’Opéra Donizetti : « Notre mission est de faire redécouvrir et revivre les œuvres les plus rares de Donizetti (…) Chaque découverte de ce genre nous rappelle combien son oeuvre est encore capable de nous surprendre, et combien il est essentiel de poursuivre les recherches musicologiques sur le grand compositeur bergamasque ».
Cette œuvre inédite sera présentée au public lors de deux événements. Le 9 octobre à l’occasion d’une réunion au Séminaire épiscopal de Bergame où sera retracée l’histoire de sa découverte et détaillées les caractéristiques musicologiques de la pièce.
Le 29 novembre, jour anniversaire de la naissance du compositeur, dans le cadre du festival Donizetti Opera 2026, le « Dixit » sera joué pour la première fois au sein de la basilique Santa Maria Maggiore de Bergame où il sera interprété par les solistes de la Cappella Musicale, sous la direction de Cristian Gentilini.
Philippe Gault
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A l’occasion de la publication du nouveau volume de leur grand cycle dédié à Debussy, Hélène Mercier et Louis Lortie seront, ce mardi 30 juin à 20h, les invités du Journal du classique.
Hélène Mercier et Louis Lortie poursuivent leur passionnante exploration de l’œuvre pour quatre mains et deux pianos de Claude Debussy. Un second volume de ce vaste cycle, qui s’annonce comme l’intégrale la plus complète, vient de paraître chez Chandos. Il réunit des pièces originales et des transcriptions d’oeuvres orchestrales ou pianistiques réalisées par Debussy lui-même ou par d’autres compositeurs tels Ravel et Dutilleux.
Les deux pianistes nous éclaireront ce soir sur ce programme qui inclue Le Prélude à l’après-midi d’un faune, le Clair de lune, les Nocturnes pour orchestre ou encore les plus rares Lindaraja et En blanc et noir.
Laure Mézan
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Alors que la France sort d’une nouvelle canicule, Jean-Michel Blanquer appelle les collectivités territoriales et les établissements scolaires à s’équiper et à s’adapter afin de faire face aux prochains épisodes caniculaires. À l’aune de la présidentielle de 2027, l’ancien ministre de l’Éducation nationale et président fondateur du Laboratoire pour la République insiste sur la nécessité de mettre en place un véritable dialogue démocratique.
Que vous inspire ce texte accordant plus d’autonomie à la Corse, adopté la semaine dernière en première lecture ?
JEAN-MICHEL BLANQUER : Le risque, c’est évidemment l’ouverture d’une boîte de Pandore considérable. Le texte fait référence à un lien spécifique de la région avec la terre, la culture, la langue, comme si ce n’était pas le cas dans d’autres régions de France.
Il n’y a en réalité que des raisons de reconnaître, non juridiquement, que la Corse est magnifique, qu’elle a de nombreux atouts, qu’elle doit rebondir sur le plan économique et social, et que la solidarité républicaine ne lui fait pas défaut. Tout cela renvoie à des enjeux économiques et sociaux bien réels qu’il faut prendre à bras-le-corps. Au lieu de cela, on emprunte de fausses pistes institutionnelles en allant toujours plus loin dans la dérogation.
La collectivité de Corse dispose déjà de beaucoup de pouvoir, et les résultats sont là : on a davantage de crimes organisés, de mafias en Corse. Faut-il aller encore plus loin dans l’affaiblissement de l’État, alors que de nombreux Corses, qui constituent à mon avis une majorité silencieuse, veulent l’État régalien, l’ordre public, et aiment la France ? Les Corses ne sont pas discriminés ; ils nous ont donné un empereur, de magnifiques serviteurs de l’État, de magnifiques entrepreneurs. C’est encore vrai aujourd’hui.
La difficulté n’est donc pas institutionnelle, elle est économique et sociale, liée à l’insularité. Il faut encourager tout ce qui permet l’épanouissement corse. En tant que républicain, on est souvent caricaturé comme jacobin, mais je suis en réalité très girondin : je suis favorable à des pouvoirs importants pour les collectivités locales, à condition qu’ils soient les mêmes pour tous.
Comparez l’Allemagne et l’Espagne : l’Allemagne est fédérale, très décentralisée, mais tous les Länder sont égaux entre eux, ce qui fonctionne bien, même si l’AfD [parti d’extrême droite en Allemagne] au pouvoir dans un Land poserait un vrai problème. L’Espagne, elle, est un État régionaliste où l’on voit une surenchère permanente sur les statuts.
Nous, Français, nous sommes désinvoltes par rapport à cela, nous faisons comme si ce sujet n’existait pas en Europe. Les demandes de statut particulier du Pays basque, de la Bretagne, de l’Alsace, ne mobilisent pas les foules parce qu’on a d’autres préoccupations quotidiennes, mais ce sont des enjeux à long terme de la République. Si on aime la France, on doit être très attentif à ces risques qu’on fait prendre au pays.
Comment interprétez-vous ces signaux, ces particularismes ? Certains parlent de nationalisme, d’autres de régionalisme, d’autres encore d’archipelisation. Vous évoquez, avec Manuel Valls, le communautarisme. Comment l’expliquer, il y a des phénomènes sérieux derrière ?
JM.B. : Vous avez raison de chercher une matrice commune. Ces phénomènes ne concernent d’ailleurs pas que la France. Regardez le Royaume-Uni : à force de céder au communautarisme islamiste, à force de faire preuve de désinvolture sur les enjeux d’unité, il est en voie de grande fragmentation.
Le problème central, c’est que nos sociétés contemporaines, qui sont les premières à connaître une si longue période de démocratie et de paix, risquent de n’avoir que la démocratie sans la République et donc de se déséquilibrer. Autrement dit, si aux droits et libertés ne s’ajoutent pas le contrat social, le bien commun, le sens de l’intérêt général, elles auront de telles contradictions internes qu’elles finiront par rechercher l’autoritarisme.
C’est ce que nous voyons aujourd’hui aux États-Unis. Pour éviter quelque chose de semblable en France, il faut prendre au sérieux le bien commun et la citoyenneté française, avec ses droits et ses devoirs. Cela peut paraître abstrait, mais nous avons là des cas pratiques. Si on ne sonne pas l’alerte, il n’y aura aucun problème demain matin, mais après-demain, ce sera une autre histoire.
Édouard Geffray, votre successeur en tant que ministre de l’Éducation nationale réclame de la rigueur sur l’orthographe, puis il s’est montré plus souple quinze jours plus tard à cause de la chaleur. On retrouve aujourd’hui une habitude chez les professeurs manière de noter bienveillante qui va au-delà de ce que doit être une copie correctement notée ?
JM.B. : Il y a toute une pente à remonter, et elle ne se remonte pas en un jour. La baisse du niveau en orthographe est un phénomène qui dure depuis les années 1980. Entre 2017 et 2022, nous avons énormément mis l’accent là-dessus, principalement à l’école primaire, pour des élèves qui ne passent pas encore le bac.
La pente à remonter est tellement colossale qu’elle requiert des efforts considérables et de véritables changements de mentalité, aussi bien dans les corps intermédiaires que dans le corps professoral.
Les programmes de l’école primaire, les évaluations mises en place en début de CP, CE1, CM1, 6e, 4e, 2nde mesurent l’orthographe, la rapidité de lecture, la compréhension de texte. C’est un effort gigantesque qui a été commencé, malheureusement un peu abîmé depuis 2022 par le fait qu’il y ait eu sept ministres de l’Éducation nationale successifs. Je salue néanmoins l’effort d’Édouard Geffray pour reprendre cette ligne d’exigence en matière d’orthographe.
On a quand même le sentiment que si on était trop sévère au bac, on ne pourrait plus accueillir tous les élèves ?
JM.B. : Oui, mais n’oublions pas qu’on simplifie parfois beaucoup ce sujet. On dit que 80 % d’une génération a le bac, mais seulement 40 % obtient le baccalauréat général. Le reste, c’est le bac professionnel et le bac technologique. Ce n’est pas 80 % qui ont le bac, c’est 80 % qui ont les bacs. On dit souvent qu’il n’y a pas assez d’enseignement professionnel, mais en réalité la moitié des jeunes de cette génération va vers le professionnel et le technologique.
C’est quand même normal de certifier la fin de l’enseignement secondaire. Ce qui est vraiment nouveau, c’est une meilleure répartition des élèves dans l’enseignement supérieur en fonction de leur niveau, avec un rôle accru des mentions dans la sélection des étudiants. On n’arrive plus en médecine par tirage au sort par exemple, comme c’était le cas auparavant. Des progrès ont été accomplis, mais là aussi c’est une pente à remonter.
Il faut bâtir un véritable contrat social français sur ce qu’on attend du système scolaire et sur les compétences et connaissances qu’un jeune doit maîtriser à l’âge adulte, c’est un projet de société.
Vous avez vous-même connu une canicule en tant que ministre, à la fin de 2019. Comment appréciez-vous le débat sur la climatisation des établissements scolaires ?
JM.B. : Avant d’être ministre, j’ai été recteur de Guyane, où il fait chaud en permanence. Dans certains cas, il y avait la climatisation, mais la plupart du temps il y avait surtout des systèmes d’aération très bien faits et une isolation qui suffisaient à apporter la réponse. Ce qui est sûr, c’est qu’il faut au moins l’un ou l’autre, pas rien du tout.
En 2019, j’ai reporté le brevet parce que les conditions étaient insupportables, mais aussi pour sensibiliser durablement tous les acteurs. J’avais lancé un appel aux collectivités locales pour qu’elles s’équipent, certaines l’ont fait, d’autres non. Ce sont elles qui en sont responsables aujourd’hui. Je suis très surpris par l’inaction à Paris entre 2019 et aujourd’hui.
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Parlons de votre université d’été, les 28 et 29 août à Sens. Qui sont les invités ?
JM.B. : Vous aurez de grands experts comme Philippe Aghion, ainsi que de belles surprises sur l’intelligence artificielle et sur les grands sujets qui occupent l’esprit public, car nous sommes face à plusieurs révolutions simultanées.
Au-delà des experts, vous aurez aussi des responsables politiques : Édouard Philippe et François Hollande débattront ensemble. Il y aura aussi Sébastien Lecornu, François Baroin, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Karim Bouamrane, Jérôme Guedj, des invités de gauche et de droite républicaine.
Je crois qu’on peut proposer pour la prochaine présidentielle un projet de société centré non sur les personnes, mais sur le fond. Nous avons des propositions très concrètes, avec un vrai travail en amont. Par exemple sur l’aménagement du territoire, gouverner la France, c’est d’abord veiller à son équilibre territorial, or nous avons abandonné l’aménagement du territoire depuis trente ou quarante ans.
Pourquoi ne pas inviter des gens plus aux extrêmes ? Pas de RN, pas de LFI ? On ne peut pas discuter avec eux ?
JM.B. : Il m’arrive de débattre avec eux. Mais pendant ces deux jours, on réussit à se parler avec courtoisie et respect, dans l’idée d’un dialogue démocratique. La forme dit quelque chose du fond.
J’invite donc les gens avec qui on peut non seulement dialoguer, mais aussi apprécier la différence de l’autre, faire évoluer et affiner son opinion. C’est ouvert à tous, on peut s’inscrire sur Internet. On appelle cela « Faire Sens ensemble » parce que je crois qu’il y a un projet de société possible et qu’on peut dire à un jeune de 20 ans aujourd’hui que oui, les choses pourront aller mieux dans la France de 2030, 2040, 2050.
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Eventuellement, supporter, drastique : on emploie ces mots issus de l’anglais quotidiennement, mais ont-ils le même sens en français ? Le glissement sémantique peut vite arriver si on ne fait pas attention à leur véritable signification. Découvrez ici leur sens premier, et ne faites plus l’erreur !
Commençons par un classique absolu, eventually. En anglais, eventually signifie « finalement », « à terme », mais comme il ressemble à éventuellement, on l’utilise à tort dans ce sens. Or, éventuellement en français signifie « si l’occasion se présente », ce n’est pas du tout la même temporalité.
On a déjà entendu des ministres dire qu’ils régleraient éventuellement un problème, ce qui, en bon français, signifie qu’il ne s’y engage absolument pas.
En anglais, to support signifie « soutenir ». On entend de plus en plus « je supporte cette équipe », calqué sur l’anglais, alors qu’en français, supporter signifie « endurer quelque chose de pénible ».
Dire « je supporte ce projet de loi », c’est dire qu’on le subit, ce qui, là encore, peut être un aveu involontaire.
Mon préféré, c’est drastique. En anglais, drastic a une connotation très négative : radical, brusque, excessif. Mais en français, drastique signifie « très rigoureux », « très contraignant ».
Il vient du mot grec « drastikos », signifiant « qui opère », « violent » ou « efficace ». On employait d’abord le mot dans le domaine médical. Ainsi, un purgatif drastique était un purgatif efficace, puis son sens s’est étendu et il diffère en anglais.
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Ce qui est ennuyeux, ce n’est pas l’emprunt à une autre langue, c’est le glissement sémantique. On croit parler français, mais on modifie le sens des mots. Le linguiste suisse Ferdinand de Saussure disait que la langue est un système où tout se tient. Quand on y introduit des failles sans le savoir, c’est la précision de la pensée elle-même qui vacille.
Karine Dijoud
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Hier encore, Vivaldi éblouissait l’Europe entière de sa musique prodigieuse. Il s’éteindra pourtant seul et oublié, loin de sa lagune. Mais avant cela, une rencontre va bouleverser le compositeur.
Ecoutez l’épisode des Grands dossiers de l’Histoire en intégralité :
À Venise, tout le monde connaît il Prete rosso, le Prêtre roux, ce violoniste prodigieux, ce compositeur infatigable, créateur génial des Quatre Saisons, notamment. Seulement, à la fin des années 1730, disons les choses : sa gloire n’a plus tout à fait la même fraîcheur.
Sa musique n’est plus tout à fait dans l’esprit du temps et, lui-même, déjà, en prend la mesure. Il voit que la vie a passé. Vivaldi a plus de 60 ans maintenant ; il est de santé fragile et sent désormais ses forces s’épuiser.
En 1739, le président de Brosses, […] ce magistrat dijonnais qui voyage en Italie et nous raconte par le menu les éblouissements qui sont les siens, va rencontrer Vivaldi. C’est, nous dit-il, « un vieillard qui a une furie de compositions prodigieuses ». Mais il ajoute : « dont la musique n’est plus aussi estimée qu’autrefois. J’ai trouvé, à mon grand étonnement, qu’il n’est pas aussi estimé qu’il a le mérite en ce pays-ci, où tout est de mode et où l’on entend ses ouvrages depuis trop longtemps, où la musique de l’année précédente n’est plus de recette. Le fameux Saxon est aujourd’hui l’homme fêté ».
Le fameux Saxon, c’est Johann Adolf Hasse. Vous voyez à quel point les choses sont relatives, parce qu’on a un peu oublié le second, alors que le premier est toujours présent, bien sûr, ne serait-ce que sur les antennes de Radio Classique !
Les années ont passé pour Vivaldi, des années étincelantes, couvertes d’éloges et de succès, mais pour lesquelles il s’est démené jusqu’à l’épuisement. Et aujourd’hui, une forme de mélancolie a pris le dessus. Une forme, peut-être même, de détresse, accentuée par les menaces de ses protecteurs, accentuée plus encore par le harcèlement de ses créanciers, qui sont toujours là et qui lui donnent carrément des envies de fuite.
Et au cœur de ce crépuscule, il y a une femme : Anna Girò. Vivaldi l’avait fait entrer dans son théâtre en 1726, dans Dorilla in Tempe, et elle va, avec le temps, devenir sa muse.
Anna n’est pas une voix exceptionnelle. Carlo Goldoni, qu’il rencontre chez Vivaldi, confirme cela, tout en notant qu’elle joue admirablement bien. C’est très important. Et cette appréciation sur la qualité du jeu est confirmée par l’abbé Conti qui, dans une lettre à Madame de Caylus, à propos de l’opéra Farnace de Vivaldi, écrit : « Son élève y fait des merveilles, quoique sa voix ne soit pas des plus belles. »
Vous voyez, tout est dit. Elle a une présence scénique merveilleuse, un jeu extraordinaire, mais ce n’est pas la voix du siècle.
Anna est faite pour l’opéra, pour ces héroïnes que Vivaldi va écrire sur mesure pour elle, celle que bientôt on surnomme l’Anima del Prete Rosso, « la petite âme du prêtre roux » devient l’une de ses interprètes privilégiées.
Évidemment, on commence à ragoter ; on leur prête une relation et, de fait, Anna va jouer dans la vie du compositeur un rôle qu’on doit pouvoir qualifier d’ambigu. Elle voyage avec lui : cela, évidemment, ne fait qu’en rajouter dans les racontars. N’oublions pas que Vivaldi est prêtre, encore une fois, même s’il ne dit plus la messe depuis longtemps. Donc la rumeur enfle, fait scandale. Vivaldi est attaqué.
L’affaire est même assez grave pour qu’en 1737, le cardinal Ruffo refuse que Vivaldi vienne à Ferrare monter son opéra. Imaginez : un prêtre qui ne dit plus la messe, qui vit au milieu des chanteurs et qui, maintenant, voyage avec une cantatrice. On ne peut pas imaginer qu’il vienne conduire un opéra à Ferrare.
Vivaldi se défend des accusations mensongères dont on l’accable, mais rien n’y fait. Anna, qui est lasse, qui n’en peut plus de tout cela, décide de quitter la Sérénissime en 1740 pour aller rejoindre une troupe d’artistes installée en Autriche, à Graz. Et cela, pour Vivaldi, c’est le signal du départ. […]
Alors que les dettes lui rendent l’atmosphère de Venise irrespirable, alors que les pamphlets contre lui, la censure et la surveillance de l’État, qui se méfie de ses séjours à l’étranger, rendent tout cela pesant, alors qu’il regrette le départ de sa Girò et qu’il sent le vent tourner et la mode changer, le vieux maître peut croire que là-bas, dans la capitale des Habsbourg, il lui reste une carte à jouer.
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Franck Ferrand
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