
Sign up to save your podcasts
Or


A l’occasion de la publication de leur coffret anniversaire, Katia et Marielle Labèque seront, ce mercredi 17 juin à 20h, les invitées du Journal du Classique.
55, c’est le titre de ce coffret publié par Deutsche Grammophon, c’est aussi le nombre de plages qu’il contient et surtout le nombre d’années de la carrière discographique de Katia et Marielle Labèque. Une carrière débutée avec l’enregistrement des Visions de l’Amen d’Olivier Messiaen, qui les a conduites ensuite à naviguer dans de nombreux répertoire, du classique à la création, avec quelques escapades du côté du jazz et de la musique populaire.
Durant toutes ces années les deux pianistes n’ont cessé de se renouveler, d’élargir leurs horizons et de nous surprendre. Elles reviendront à notre micro sur les étapes déterminantes de leur parcours et sur leurs grandes rencontres, de celle d’Olivier Messiaen à leur début à celles de Philip Glass, dont elles ont été les premières à jouer la musique en France, et de Bryce Dessner.
Katia et Marielle Labèque seront en concert le 27 juillet à Biarritz, le 14 août au Touquet et feront, le 11 octobre, leurs débuts sur la scène du Palais Garnier.
Laure Mézan
Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h
Retrouvez l’actualité du Classique
Pourquoi Kylian Mbappé a mimé la flûte traversière pour célébrer un but lors de France-Sénégal ?
Un chat s’invite sur scène pendant la scène la plus émouvante de « Roméo et Juliette » et vole la vedette aux amants de Vérone
Mort d’Abdullah Ibrahim, immense pianiste de jazz sud-africain
Le pianiste Igor Levit lance son propre label, No Silence, en association avec Sony Classical
Cet article Katia et Marielle Labèque : 55 ans d’une incroyable aventure discographique est apparu en premier sur Radio Classique.
Après l’annonce du protocole d’accord le lundi 15 juin entre les Etats-Unis et l’Iran, les deux pays ont 60 jours pour réfléchir sur ses modalités. Menace nucléaire, détroit d’Ormuz, exécutions de la population iranienne : les enjeux sont nombreux, et doivent tous être pris en compte affirme Maneli Mirkhan, spécialiste des relations internationales franco-iraniennes et fondatrice de DORNA (organisation non partisane pour une transition démocratique en Iran). Invitée de la matinale de Radio Classique ce mercredi, elle insiste sur le fait que la République Islamique doit faire des concessions si elle ne souhaite pas tomber sous l’effet des soulèvements populaires.
Il y a deux mois, vous disiez que la stratégie israélo-américaine contre l’Iran était la bonne. Est-ce que vous le diriez aujourd’hui au vu des résultats de ce conflit ?
MANELI MIRKHAN : La situation est complexe. Il y a eu toute une phase de déstabilisation du régime. Le régime n’est pas renforcé, comme on peut le présenter. Il est sous une pression économique énorme.
L’ancien guide suprême n’est pas encore enterré et le nouveau n’est toujours pas visible, donc la structure du régime est mise à mal. En revanche, ce qu’on voit aujourd’hui, c’est qu’il est de fait dans une posture de négociation, et donc gagne une légitimité du point de vue international. Tout va dépendre de l’évolution de ce rapport de force.
La guerre chaude s’arrête et je pense qu’on ne peut que s’en réjouir. Une guerre n’est jamais là pour rester là éternellement.
En revanche, cette guerre froide que le régime iranien mène partout dans le monde : que ce soit sur le terrorisme d’État, le programme nucléaire, le programme balistique, la pression économique qu’on subit tous les jours. On sait aujourd’hui [que les mollahs] peuvent annoncer une libre circulation sur le détroit d’Ormuz, mais ils n’ont jamais dit qu’ils allaient enlever leur domination, ce qu’ils appellent « leur gestion » du détroit d’Ormuz.
Certains disent que cette guerre a affaibli l’Iran. Est-ce que vous partagez ce constat ou, au contraire, le pays et ses autorités vont faire preuve d’une résilience telle qu’on va sans doute revenir à une situation presque pire qu’il y a trois mois ?
M.M. : Le régime n’a pas perdu, et le fait d’avoir survécu est en soi une victoire pour ce régime, mais il est affaibli. La seule chose qui préoccupe [les dirigeants iraniens] aujourd’hui, c’est l’aspect économique. Ils savent que s’ils n’arrivent pas à débloquer les avoirs gelés, à lever les sanctions, à reconstruire le pays, il y a un risque de soulèvement.
Même s’ils ont arrêté l’hémorragie externe — la guerre chaude — l’hémorragie interne à l’intérieur de l’Iran reste valable. Et ça peut les tuer in fine. Le régime n’a pas d’autre choix que de changer sa doctrine.
Je vais vous donner un exemple. Aujourd’hui, ils cherchent à normaliser leurs relations avec les Américains. Il n’est pas envisageable pour ce régime de normaliser ses relations avec les Américains s’ils ne reconnaissent pas l’État d’Israël. Et ça, c’est un changement majeur qui se poserait au Moyen-Orient. Donc je ne dis pas que le changement est là, mais il faut maintenir la pression sur ce régime, jusqu’à ce qu’il cède sur les choses qui sont les plus importantes.
Compte tenu de l’état dégradé des relations d’Israël avec les États-Unis, vous n’imaginez pas que les relations se normalisent entre Washington et Téhéran, en dépit d’Israël ?
M.M. : Je pense qu’à long terme, s’ils font ça, c’est une erreur stratégique monumentale pour les Américains dans la région. Aujourd’hui, ils ont perdu la confiance qu’avaient les États du Golfe Persique en la protection américaine. Pendant longtemps, ceux-ci pensaient que le fait d’accueillir des bases américaines les protégeraient. Aujourd’hui, ils savent que c’est un facteur de risque. On voit qu’ils cherchent à diversifier leurs accords de défense.
De la même manière, Israël cherche à se rendre indépendant de la protection américaine. Donc, s’ils vont jusqu’à la rupture de l’amitié avec Israël, avec les pays du Golfe Persique, pour gagner l’amitié de l’Iran, [ce serait] quand même une erreur monumentale.
Si vous deviez attirer l’attention de ceux qui vont négocier les modalités et le contenu de ce protocole de paix dans les deux mois qui viennent, sur quels points de vigilance insisteriez-vous ?
M.M. : Il y a deux points qui sont très importants pour nous et un point qui est très important pour l’humanité et ce monde. Les deux points importants pour nous, c’est d’une part le programme nucléaire — qui est vraiment important par ses aspects géopolitiques, géostratégiques, mais aussi avec la doctrine de non-prolifération nucléaire dans le monde. Si on ne traite pas le dossier iranien, d’autres pays chercheront à se doter de l’arme atomique et le monde ne peut pas se permettre cela.
La deuxième chose, pour nous, Européens, c’est le programme balistique et les proxys régionaux, parce que ça nous impacte directement. On a une proximité géographique vis-à-vis de l’Iran, et la République islamique a démontré qu’elle n’hésiterait pas à tirer vers l’Europe. Cette guerre a été une révélation de ce qui est sous-jacent, pas une provocation.
Le troisième aspect que j’évoquais est la population iranienne. Il y a eu 746 exécutions en 2026, dont 54 en ce mois de juin pendant les négociations. La pression de répression est énorme. Et c’est important pour nous parce qu’il faut se méfier de toute vague d’immigration qui viendrait justement parce que le régime n’aurait pas changé de comportement vis-à-vis de sa population.
Qui exécute-t-on en Iran aujourd’hui ?
M.M. : Les opposants politiques et [certaines] ethnies — sous différentes formes. Mais surtout, après cette guerre, qualifier une personne d’ennemie ou d’alliée d’ennemi est devenu tellement facile ! Il suffit d’un simple coup de fil à sa famille à l’étranger pour être qualifié de collaboration avec l’ennemi.
Dans une guerre qui a sans doute désorganisé les systèmes iraniens d’information, d’espionnage et de contrôle de la population, comment est-il possible que, justement, la population soit encore sous le joug des autorités ?
M.M. : Après les vagues successives de soulèvements, on pensait qu’une aide par les airs arriverait à soutenir le soulèvement populaire, ce qui n’a pas été le cas. Evidemment, on s’est rendu compte que la population sous les bombes n’osait pas sortir, même si elle voyait que les attaques étaient relativement maîtrisées.
A lire aussi
Dissuasion nucléaire : « On est capable d’avoir un arsenal qui puisse dissuader l’ensemble de nos ennemis sur l’Europe » déclare Emmanuelle Galichet
Est-ce que vous pensez que l’Iran va faire des concessions dans les deux mois qui viennent ? Côté américain, on parle de la levée de certaines sanctions, peut-être même le rapatriement de certains avoirs que les autorités iraniennes possèdent à l’étranger.
M.M. : L’Iran doit faire des concessions. La République islamique, pour l’instant, dans le protocole d’accord, n’en a fait aucune. Le seul point qui est du côté des Iraniens, c’est la réouverture du détroit d’Ormuz, [qui serait] sous leur gestion, ce qui n’est pas précisé dans le protocole d’accord.
En revanche, il ne faut absolument pas oublier que la contrepartie de ces levées de sanctions, de ces dégels d’avoirs, et cetera, doit être actée dans ces 60 jours et on doit s’y tenir. Le programme nucléaire en premier. Le programme balistique, qui a été évoqué par le président Macron à juste titre, ne figure pas dans le protocole de l’accord, mais il ne faut pas l’oublier. Et puis, la République islamique doit faire des concessions sur les 60 prochains jours, sinon on revient à un État qui est encore pire qu’avant la guerre.
En votre âme et conscience, vous y croyez, à cette paix ?
M.M. : À la paix avec la République islamique, non. Si on force la main de la République islamique à évoluer, il y a une chance qu’on puisse faire la paix avec l’Iran.
Retrouvez les articles liés à l’actualité internationale
Guerre au Moyen-Orient : « il est urgent que Trump en termine avec l’Iran d’une manière satisfaisante pour lui » estime André Kaspi
Christophe Gleizes : Une libération avant la Coupe du monde de football ?
Guerre au Liban : « Le pays est épuisé, il a besoin de soutien » assure Walid Joumblatt, figure politique du pays depuis 50 ans
Drones kamikazes, robots et IA : En Ukraine, la guerre technologique s’accélère… et sauve des vies
Cet article Iran : « Le régime n’est pas renforcé, il est sous une énorme pression économique » selon l’experte Maneli Mirkhan est apparu en premier sur Radio Classique.
Juste après le premier de ses deux buts marqués contre le Sénégal lors du premier match de l’équipe de France de football dans la Coupe du Monde 2026, Kylian Mbappé a célébré sa reprise victorieuse en mimant un joueur de flûte traversière. Une nouvelle célébration pour le capitaine des bleus en réponse à un pari et un clin d’œil à un instrument qu’il a étudié et pratiqué dans ses jeunes années.
On avait l’habitude de voir Kylian Mbappé célébrer ses nombreux buts en croisant virilement les bras sur son torse. C’est donc avec surprise que les 80.000 spectateurs du MetLife Stadium d’East Rutherford et des dizaines de millions de téléspectateurs ont découvert la nouvelle célébration du capitaine de l’équipe de France juste après le premier de ses deux buts marqués lors du match victorieux des Bleus (3-1) face au Sénégal pour le match d’ouverture du groupe I dans la Coupe du Monde 2026.
Cette fois-ci, Kylian Mbappé a innové en mimant avec ses mains un joueur de flûte traversière. La raison de ce geste festif inédit : une réponse à un pari que lui avait lancé James Corden dans une séquence tournée à Madrid et diffusée mi-juin par la chaîne américaine Fox Sports.
Dans son fameux Carpool Karaoké, un entretien déjanté dans lequel des invités, à bord d’une voiture, se lâchent en musique, l’animateur avait tendu une flûte traversière au footballeur en souvenir de ses années de conservatoire.
Une publication partagée par 433 (@433)
Après quelques tentatives peu convaincantes de l’ancien flûtiste amateur, James Corden lui avait lancé : « ça pourrait être une nouvelle célébration », mimant ce à quoi elle pourrait ressembler. Kylian Mbappé lui avait alors répondu : « Je le ferai pour toi au premier match ». Chose promise, chose due !
C’est pendant son enfance à Bondy (Seine-Saint-Denis) que Kylian Mbappé, de 6 à 11 ans, étudia la musique et la flûte traversière au conservatoire de musique local. Sa professeure de flûte à l’époque se souvient d’un petit garçon qui « aimait déjà bien le côté challenge. Un élève normal, ni hyperdoué, ni mauvais mais qui prenait du plaisir à apprendre et qui voulait toujours être le 1er à jouer ».
Comme un clin d’œil, la municipalité de Bondy avait symboliquement offert une flûte traversière à l’attaquant français lors d’une cérémonie populaire qui lui avait été dédiée en 2018 pour célébrer l’enfant de la ville après la victoire de l’équipe de France lors de la Coupe du Monde disputée en Russie.
A lire aussi
Pourquoi Novak Djokovic mime le violoniste après ses victoires ?
Même si musicalement Kylian Mbappé est désormais plus attiré par les sonorités actuelles, il est resté attaché et sensible à la musique classique et à sa pratique par les plus jeunes. En 2021, avec son association Inspired by KM, il s’était investi dans une initiative solidaire avec la Philharmonie de Paris et l’année suivant il avait soutenu un projet basé sur une musique de Franz Schubert qui avait réuni musiciens professionnels et amateurs au Théâtre du Châtelet.
Philippe Gault
Retrouvez l’actualité du Classique
Un chat s’invite sur scène pendant la scène la plus émouvante de « Roméo et Juliette » et vole la vedette aux amants de Vérone
Mort d’Abdullah Ibrahim, immense pianiste de jazz sud-africain
Le pianiste Igor Levit lance son propre label, No Silence, en association avec Sony Classical
Mahler Competition : Deux chefs d’orchestre français parmi les finalistes du concours international de direction d’orchestre de Bamberg
Cet article Pourquoi Kylian Mbappé a mimé la flûte traversière pour célébrer un but lors de France-Sénégal ? est apparu en premier sur Radio Classique.
Alors que la scène finale du ballet Roméo et Juliette plonge habituellement les spectateurs dans l’émotion et la tragédie, un protagoniste inattendu est venu bouleverser le destin des amants maudits. Le 10 juin, à İzmir en Turquie, un chat errant s’est invité sur la scène du Ballet Impérial Russe, transformant en quelques secondes l’un des moments les plus poignants du répertoire classique en une séquence émouvante et tendrement drôle.
Le public retenait son souffle en cette soirée du 10 juin à Izmir. Sur scène, Roméo, persuadé de la mort de Juliette, venait d’avaler le poison fatal. Le danseur, immobile au sol, incarnait avec gravité le dénouement tragique imaginé par William Shakespeare et porté par la musique de Serge Prokofiev. C’est alors qu’un petit chat errant a fait son apparition sur la scène à ciel ouvert du théâtre Aşık Veysel.
D’abord discret, le matou s’est peu à peu approché du corps du héros puis s’est allongé à ses côtés, près de sa tête, comme intrigué par cette étrange silhouette inerte. Prenant manifestement ses aises, Le petit félin s’est mis à jouer avec les cheveux du danseur, glissant ses pattes dans sa chevelure et lui mordillant doucement la tête sous les yeux médusés des autres danseurs et du public d’abord surpris puis enchanté par cette irruption saugrenue.
Le plus remarquable dans cette séquence reste sans doute le professionnalisme des artistes. Malgré cette intrusion imprévue, les interprètes ont poursuivi leur prestation sans interrompre le fil dramatique. Le danseur incarnant Roméo est demeuré parfaitement impassible, tandis que Juliette continuait à exprimer le désespoir de son personnage.
À un moment, la ballerine a même tiré son partenaire par la cheville pour poursuivre la chorégraphie, laissant l’intrus téméraire décider lui-même de la suite de son aventure chorégraphique.
A lire aussi
Une vidéo musicale fait le buzz sur TikTok : Cet « Aristochat » des temps modernes vous fera craquer !
Dans la salle, en revanche, la tension tragique a rapidement laissé place à l’enjouement. Des éclats de rire ont parcouru le public face à ce contraste saisissant entre l’intensité voulue par le final du ballet et la désinvolture du visiteur à quatre pattes. La vidéo de la scène, mise en ligne sur les réseaux sociaux et par plusieurs médias internationaux, est rapidement devenue virale.
L’anecdote rappelle aussi une réalité bien connue en Turquie, où les chats errants occupent une place importante dans le paysage urbain et dans le cœur des habitants. À İzmir comme à Istanbul ou Ankara, ils circulent librement dans les rues, les commerces et jusque sur les planches des salles de spectacle… parfois pour y exécuter des entrechats.
Philippe Gault
Retrouvez l’actualité du Classique
Mort d’Abdullah Ibrahim, immense pianiste de jazz sud-africain
Le pianiste Igor Levit lance son propre label, No Silence, en association avec Sony Classical
Mahler Competition : Deux chefs d’orchestre français parmi les finalistes du concours international de direction d’orchestre de Bamberg
Mort de David Hockney : le grand peintre anglais avait créé de nombreux décors d’opéra
Cet article Un chat s’invite sur scène pendant la scène la plus émouvante de « Roméo et Juliette » et vole la vedette aux amants de Vérone est apparu en premier sur Radio Classique.
A l’occasion de sa nouvelle création inspirée de la cinquième symphonie de Gustav Mahler, Emanuel Gat sera, ce mardi 16 juin à 20h, l’invité du Journal du Classique.
Après un spectacle associant la musique de Beethoven et du rap américain, Emanuel Gat nous invite à découvrir sa nouvelle pièce pour 12 danseurs intitulée « Cinq jours au soleil » qui sera créée les 21 et 22 juin au festival Montpellier Danse puis présentée en tournée à travers l’Europe. Elle se base sur la 5ème symphonie de Gustav Mahler, une œuvre où la douleur côtoie l’exubérance et l’extase amoureuse.
Le chorégraphe nous racontera ce soir sa démarche à partir de cette partition qui lui a inspiré une pièce en cinq tableaux, contrastés, évoquant l’amour comme la mort et la transformation. C’est aussi sa première création avec sa nouvelle troupe de jeunes danseurs basée à Marseille.
Laure Mézan
Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h
Retrouvez l’actualité du Classique
Mort d’Abdullah Ibrahim, immense pianiste de jazz sud-africain
Le pianiste Igor Levit lance son propre label, No Silence, en association avec Sony Classical
Mahler Competition : Deux chefs d’orchestre français parmi les finalistes du concours international de direction d’orchestre de Bamberg
Mort de David Hockney : le grand peintre anglais avait créé de nombreux décors d’opéra
Cet article Le chorégraphe Emanuel Gat s’empare de la cinquième symphonie de Mahler est apparu en premier sur Radio Classique.
Pour fêter ses 10 ans, VivaTech convie des invités de marque, et parmi eux Jeff Bezos, fondateur d’Amazon. Invité surprise de cette édition, il viendra partager ce mercredi sa vision de l’avenir de la tech et de l’IA, qui suscite de vives inquiétudes dans le monde professionnel. Michèle Benbunan, DG du groupe Les Échos – Le Parisien et Maurice Lévy, cofondateur de VivaTech, ont partagé leurs analyses sur ce sujet au micro de David Abiker dans la matinale de Radio Classique.
Michèle Benbunan, est-ce que Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon et propriétaire du Washington Post, sera bien présent à VivaTech ?
MICHÈLE BENBUNAN : Je confirme qu’il vient demain [mercredi 17 juin].
MAURICE LÉVY : Il va intervenir avec deux personnages importants. D’abord, le CEO de Blue Origin, le concurrent de SpaceX, et avec un astronaute. Ils vont parler de ce projet qui porte beaucoup d’espoirs, d’autant plus qu’il a été choisi comme étant la solution alternative à SpaceX pour l’alunissage. Donc c’est un pari important.
Ça fait des années que je souhaite la présence de Jeff Bezos, et il vient compléter une belle liste d’invités de marque, de Mark Zuckerberg, à Satya Nadella, en passant par Elon Musk ou Jack Ma. Donc on est très content de l’accueillir.
VivaTech est aujourd’hui la plus grande rencontre européenne sur les start-ups, sur l’innovation, sur l’intelligence artificielle, ou encore l’espace. Michèle Benbunan, qu’est-ce que ça représente pour un groupe de presse que vous dirigez ? Je rappelle qu’il réunit Les Échos, Le Parisien et Radio Classique ?
M.B. : Aujourd’hui la presse est extrêmement liée à la tech, puisque on travaille avec des plateformes, de l’intelligence artificielle, avec toute l’innovation de la tech. Il est légitime pour un groupe de presse de se retrouver au cœur de tout ce qui va représenter l’innovation technologique des années à venir.
C’est aussi un devoir pour un groupe de presse. Le journal Les Échos parle à tous les décideurs, explique ce que sera l’économie des années futures et le monde du business. Il est donc totalement légitime que Les Échos soit en l’avant-garde de ce genre de mouvement. Et quant au Parisien, qui est aussi associé à cette opération, il rend compte de manière peut-être plus accessible, plus simple, plus pédagogique de ce que c’est la tech, parce que ce n’est pas extrêmement simple de comprendre exactement ce que c’est.
VivaTech représente aussi une diversification des activités du groupe Les Échos – Le Parisien.
M.B. : Je pense qu’il y a 10 ans, personne n’imaginait que des personnes aussi prestigieuses et qui font le monde d’aujourd’hui allaient se précipiter porte de Versailles pour participer à VivaTech.
L’intelligence artificielle peut faire peur. Maurice Lévy, est-ce que vous participez à cette sinistrose liée à cette révolution ?
M.L. : Si je participais à la sinistrose, je n’aurais jamais envisagé de créer VivaTech. Je suis résolument optimiste et je crois que tous les obstacles peuvent être surmontés.
L’intelligence artificielle contribue énormément à la productivité, à l’inventivité, la santé, à une sorte d’homme augmenté – si j’ose dire – mais il y a quelques craintes, qu’il faut respecter parce qu’elles sont réelles. Mais à mon avis, elles sont fortement exagérées. On le voit depuis quelques temps, les destructions d’emplois du fait de l’IA sont extrêmement faibles. Ce sera très long.
A lire aussi
La France va « s’appauvrir » si elle n’investit pas suffisamment dans l’innovation, s’alarme le prix Nobel d’économie Jean Tirole
Il ne faut pas croire que l’IA va transformer les entreprises du jour au lendemain. Une étude du MIT dit que 95% des solutions implémentées par les très grandes entreprises ont échoué. Il n’y a que 5% qui ont réussi. Donc il y a encore beaucoup de progrès à faire avant de rendre l’IA complètement opérationnelle. Il faut véritablement désosser l’entreprise, la remettre à plat et la réorganiser pour tirer le meilleur parti de l’intelligence artificielle.
Retrouvez tous les articles liés à l’actualité économique
Face à la « mauvaise surprise » d’un PIB en recul, la Banque de France va revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour 2026, annonce François Villeroy de Galhau
« La puissance économique de l’UE est sous-estimée » : pourquoi la Chine a besoin de l’Union européenne
Déjeuner entre Jordan Bardella et le Medef : « nous traitons tous nos interlocuteurs, tous les chefs de partis, sur un pied d’égalité » affirme Patrick Martin
Démographie : « Il faut adapter notre économie à la fécondité et pas l’inverse, mais la lucidité n’est pas au rendez-vous » déplore l’économiste Thibault Prébay
Cet article VivaTech 2026 : Jeff Bezos, l’IA et l’innovation, l’avenir de la tech, quels sont les enjeux de cette édition ? est apparu en premier sur Radio Classique.
Le pianiste et compositeur de jazz sud-africain Abdullah Ibrahim, à la renommée internationale, est décédé ce lundi à l’âge de 91 ans en Allemagne. Le musicien à la longue silhouette a enregistré plus de 70 albums depuis ses débuts professionnels en 1949.
Il avait la silhouette de Nelson Mandela, géant efflanqué au visage grave, encadré par une chevelure touffue poivre et sel: l’élégant pianiste de jazz sud-africain Abdullah Ibrahim s’est éteint le 15 juin en Allemagne à 91 ans, laissant une musique singulière au parfum d’exil du temps de l’apartheid.
Cet immense pianiste de jazz se distinguait sur scène par la simplicité de son jeu épuré et ses lignes mélodiques nettes.
Métis, né au Cap en 1934, Adolph Johannes Brand, de son nom de baptême, prend des cours de piano dès l’âge de 7 ans, sous l’influence de sa mère, pianiste à l’église mais aussi lors de projections de films muets.
Il fait ses débuts professionnels à 15 ans, jouant avec de grands ensembles de swing, puis forme son premier groupe, le Dollar Brand Trio, à 24 ans. Il fuit l’Afrique du Sud en 1962, année où Nelson Mandela fut arrêté puis condamné à la prison à vie.. À l’époque, le jazz était devenu un symbole de la résistance à l’apartheid en raison de la mixité de ses groupes et de son public, mal vue du gouvernement.
Après un séjour en Suisse, où il est repéré par Duke Ellington, le jeune pianiste s’installe à New York et se produit, toujours sous le nom de Dollar Brand, avec l’orchestre du « Duke », étudie la composition à la prestigieuse Juilliard School of Music, côtoie d’autres jazzmen.
En 1971, lors d’un bref séjour au Cap, il se convertit à l’islam, prenant le nom d’Abdullah Ibrahim mais ne revint s’installer durablement dans son pays natal qu’en 1990 après la libération de Nelson Mandela pour lequel il joua lors de son investiture en 1994.
A lire aussi
Jazz : L’édition 2026 du Concours international Herbie Hancock Institute aura lieu à la Fondation Louis Vuitton
Ayant enregistré plus de 70 albums, il affirmait en 2024 que devenir célèbre n’avait jamais été un objectif. Ses compositions parlent de ce qu’il « connaît le mieux », comme le lui avait recommandé un professeur de lycée : « Ma famille, mes amis, là où j’ai grandi ». Sa musique veut être « sincère, communier », confiait-il en 2021. « Il n’y pas de passé, d’avenir, juste le moment présent auquel on convie l’auditeur ».
Le 27 mars dernier, Abdullah Ibrahim s’est produit une dernière fois devant le public sud-africain lors de la 23e édition du festival international de jazz du Cap. À cette occasion, il avait confié : « C’est seulement aujourd’hui, après quatre-vingt-dix ans, que je commence à comprendre ce que signifie être un artiste ». Les obsèques de cette légende du jazz auront lieu à Aschau en Bavière où il résidait depuis 2012.
Philippe Gault (avec AFP)
Retrouvez l’actualité du Classique
Le pianiste Igor Levit lance son propre label, No Silence, en association avec Sony Classical
Mahler Competition : Deux chefs d’orchestre français parmi les finalistes du concours international de direction d’orchestre de Bamberg
Mort de David Hockney : le grand peintre anglais avait créé de nombreux décors d’opéra
Des Stradivarius pour les musiciens du Quatuor Ébène : Découvrez l’histoire de chacun de ces instruments d’exception
Cet article Mort d’Abdullah Ibrahim, immense pianiste de jazz sud-africain est apparu en premier sur Radio Classique.
Enfant prodige devenu « le violoniste du siècle », Yehudi Menuhin aura, grâce à son art, œuvré toute sa vie à la fraternité entre les peuples. Il a su le démontrer après la Seconde guerre mondiale, au moment où le chef d’orchestre Wilhelm Furtwängler a été mis au ban par les Alliés. Le violoniste juif a tout fait pour contribuer à sa réhabilitation.
Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Wilhelm Furtwängler traverse l’une des périodes les plus sombres de son existence. En refusant de quitter l’Allemagne à l’arrivée des nazis, le maestro a scellé une sorte de pacte faustien à l’origine de ce qu’on a appelé « l’affaire Furtwängler ». Les Alliés lui ont interdit de diriger un orchestre, et le grand chef allemand se trouve englué dans une procédure de dénazification.
C’est alors qu’un ami fidèle et véritable accepte de l’accompagner dans ce moment pour le moins difficile, et ce, avec délicatesse et empathie : le grand violoniste juif Yehudi Menuhin.
En 1945, Menuhin joue dès qu’il peut sous la direction de Furtwängler, notamment au Festival de Lucerne. Le geste est limpide : montrer au monde entier que le temps du pardon est venu — sinon celui de l’oubli. L’initiative n’est pas anodine. Car la grande cause de Menuhin, après le violon, sera précisément la réconciliation. Lui qui a subi de plein fouet les années 1930, qui a été le témoin de la réalité chaotique d’un monde rongé par la montée des totalitarismes, a voulu contribuer à tourner la page.
Dès la fin de la guerre, il adopte des positions éclairantes sur l’état de l’humanité. Sa judéité ne l’empêche ni de se rapprocher des Allemands, ni d’afficher une posture critique à l’égard d’un certain nombre de décisions du tout nouvel État hébreu. Menuhin a toujours dit, jusque devant la Knesset — le Parlement d’Israël —, qu’Israël devait tendre la main à ses voisins.
L’ennemi majeur de Menuhin, au lendemain de la guerre, c’est le rideau de fer. Tous ceux qui fréquentent le violoniste dans les années 1950 et 1960 témoignent qu’il vit la partition de l’Europe comme une blessure profonde. Il faut dire que ses origines russes lui confèrent, à ses yeux, une mission supplémentaire : rétablir avec les musiciens soviétiques des liens d’amitié, les aider à se produire librement — « à l’air libre », comme on disait alors. Aux pires heures de la guerre froide, il joue de toutes les finesses politiques pour maintenir le contact avec ce qui se passe de l’autre côté du rideau de fer.
Ses amitiés musicales le conduisent partout. Menuhin tisse des liens, notamment avec de grands compositeurs comme Béla Bartók, à qui il commande une œuvre alors que le compositeur est malade et quasi abandonné à New York, dans le besoin. C’est ainsi que naît la Sonate pour violon seul, que Menuhin crée en 1944.
L’insatiable curiosité de Yehudi Menuhin à l’égard de toutes les musiques du monde est, à cet égard, proprement remarquable. On le voit ainsi, vêtu de robes indiennes flottantes, le sourire aux lèvres, jouer aux côtés de Ravi Shankar, maître du sitar. « Entendre de la musique indienne, c’est une expérience plus magique que presque toutes les autres au monde. On est en présence de la création. » disait-il.
A lire aussi
La musique comme arme de propagande nazie : un livre de l’historienne Isabelle Mity explore la bande-son du IIIe Reich
On se souvient également de ses apparitions dans l’émission Le Grand Échiquier de Jacques Chancel, où il jouait avec le grand violoniste de jazz Stéphane Grappelli. Une collaboration qui ne plaisait pas à tout le monde : certains s’interrogeaient, non sans condescendance, sur ce qui pouvait bien pousser le maître à s’aventurer dans de tels territoires. Menuhin, lui, avait sa réponse :« Ma formation était entièrement classique. J’ai commencé avec la page imprimée et la partition écrite, et c’est précisément pour cette raison que je me sentais si affamé. »
Franck Ferrand
Retrouvez Le meilleur des Grands Dossiers de l’Histoire
Clara Haskil, pianiste de génie : enfant prodige, santé fragile et mort tragique — 5 choses à savoir
Parler avec les morts et la naissance du spiritisme : le mystère de 1848 qui entoure les sœurs Fox
Christine de Pizan : pourquoi est-elle considérée comme une icône féministe du Moyen Âge ?
Gabriel Fauré fiancé à la fille de Pauline Viardot : l’histoire d’amour méconnue du compositeur
Cet article Yehudi Menuhin défend Furtwängler, mis au ban par les Alliés : comment le célèbre violoniste a œuvré pour la réconciliation est apparu en premier sur Radio Classique.
En association avec Sony Classical, la maison de disque avec laquelle il collabore depuis près de quinze ans, Igor Levit va lancer son propre label No Silence. Le pianiste germano-russe annonce d’ores et déjà la sortie sous ce label de trois albums dès l’automne prochain.
Igor Levit est un musicien toujours prêt à relever des défis, comme ce fut le cas pour l’enregistrement à 26 ans des cinq dernières sonates de Ludwig van Beethoven puis de ses 32 sonates sept ans plus tard. Sans oublier ses performances marathon telles que les deux récitals qu’il a donnés en 2020 et 2025 autour de Vexations d’Erik Satie, une œuvre qui dure…plus de 16 heures et nécessite habituellement le relais de plusieurs pianistes.
Igor Levit est également un artiste engagé et solidaire. Oh se souvient qu’il avait renoncé à une série de concerts à Cleveland en solidarité avec le chef d’orchestre Franz Welser-Möst forfait pour raisons de santé. En novembre 2023, quelques semaines après l’attaque terroriste du Hamas contre Israël, le pianiste germano-russe de 39 ans, avait aussi organisé à l’Elbphilharmonie de Hambourg le concert caritatif « Against Silence. Against Anti-Semitism » en signe de protestation contre la montée de l’antisémitisme.
C’est le titre de ce concert qui a inspiré le nom du label No Silence que lance Igor Levit, associé avec Sony Classical, sa maison de disque exclusive depuis la sortie de son premier album solo en 2013.
« Le monde n’aura jamais assez de voix qui interviennent par l’art. Des voix qui défendent la beauté, l’infini, la libération, ce que signifie être humain. No Silence incarne tout cela (…) C‘est ma réponse aux nombreuses crises de notre époque, dont la plus grave est la perte d’humanité, notamment à cause de la technologie », a-t-il déclaré lors de la présentation de cette nouvelle initiative.
A lire aussi
Le chef d’orchestre gréco-russe Teodor Currentzis crée son propre label
Le pianiste a déjà prévu la sortie de trois albums avec son label dès cet automne. Les deux premiers dans lequel il sera au piano et dont la sortie est annoncée pour le 23 octobre. L’un comprendra la Symphonie n° 3, « Héroïque » de Beethoven dans la transcription de Franz Liszt combinée avec l’Ode à Napoléon Bonaparte d’Arnold Schoenberg. Le second, une édition spéciale limitée à 840 exemplaires, est à nouveau une performance sur Vexations de Satie enregistrée d’une traite et « sans montage ».
Dans le troisième album annoncé, c’est le jeune pianiste autrichien Lukas Sternath, 25 ans et élève d’Igor Levit, qui sera au clavier pour la fantaisie Le Voyageur de Franz Schubert, la sonate Dante de Franz Liszt et des lieder de Schubert dans des transcriptions de Liszt.
Igor Levit a d’autres ambitions pour No Silence dont il souhaite également faire une fondation qui regroupera un festival, une académie et un programme de soutien, offrant ainsi « un accompagnement personnalisé aux musiciens de tous genres, cultures et générations à travers le monde », selon ses termes.
Philippe Gault
Retrouvez l’actualité du Classique
Mahler Competition : Deux chefs d’orchestre français parmi les finalistes du concours international de direction d’orchestre de Bamberg
Mort de David Hockney : le grand peintre anglais avait créé de nombreux décors d’opéra
Des Stradivarius pour les musiciens du Quatuor Ébène : Découvrez l’histoire de chacun de ces instruments d’exception
Opéra de Paris : Salomon va équiper les 154 danseuses et danseurs du corps de ballet
Cet article Le pianiste Igor Levit lance son propre label, No Silence, en association avec Sony Classical est apparu en premier sur Radio Classique.
KPMG vous invite à écouter l’interview de Fabien Fayard , Directeur général de TECOFI, belle ETI basée à Genas (Rhône).
Et cette ETI fait la démonstration que « Made in France » et export peuvent être complémentaires. Elle vient en effet de relocaliser la production de vannes à guillotine en inox dans une nouvelle usine installée à Corbas, toujours dans le Rhône, pour un montant d’investissement de 20 millions d’euros.
Cet article Grâce à son expertise en vannes, robinets et clapets, l’ETI Tecofi équipe des stations de dessalement d’eau de mer au Moyen-Orient est apparu en premier sur Radio Classique.
From the publisher's feed