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  • Grâce à son expertise en vannes, robinets et clapets, l’ETI Tecofi équipe des stations de dessalement d’eau de mer au Moyen-Orient

    KPMG vous invite à écouter l’interview de Fabien Fayard , Directeur général de TECOFI, belle ETI basée à Genas (Rhône).

    Spécialiste mondial de la robinetterie, vannes et clapets basé à Genas dans le Rhône, les vannes TECOFI équipent les plus grands projets hydrauliques mondiaux, comprenant, à titre d’exemple, des stations de dessalement d’eau de mer au Moyen-Orient ou bien encore des grands périmètres d’irrigation en Égypte.

    Et cette ETI fait la démonstration que « Made in France » et export peuvent être complémentaires. Elle vient en effet de relocaliser la production de vannes à guillotine en inox dans une nouvelle usine installée à Corbas, toujours dans le Rhône, pour un montant d’investissement de 20 millions d’euros.

    Son objectif ? Répondre aux exigences des marchés de l’eau, du BTP et de la Défense, tandis que cette ETI exporte 80% de sa production vers 110 pays !

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  • Tamerlano de Haendel avec l’orchestre symphonique national et le chœur national d’Ouzbékistan à Versailles le 30 juin 2026

    Composé en 1724, Tamerlano compte parmi les oeuvres majeures du répertoire haendélien. L’opéra se distingue par la richesse de sa dramaturgie et l’exigence de son écriture vocale. Cette nouvelle interprétation en propose une lecture renouvelée. Le concept musical imaginé par Kirill Richter associe l’esthétique baroque à une sensibilité contemporaine, tout en prolongeant avec finesse la partition originale.

    La production réunira l’Orchestre symphonique national d’Ouzbékistan, sous la direction d’Alibek Kabdurakhmanov, ainsi que le Choeur national de la République d’Ouzbékistan, dirigé par Gulnara Malikova. Les rôles principaux seront interprétés par Zhenisbek Piyazov (Tamerlan), Juan Sancho (Bayazid) et Veronica Cangemi (Asteria).

    Après une première remarquée au Musikverein, le projet poursuit son rayonnement à l’international. Pour la première fois en France, l’opéra sera présenté sous la forme d’une version concertante à part entière. Cette approche met en lumière la dimension musicale de l’oeuvre, avec un accent particulier sur la dramaturgie orchestrale, chorale et vocale. Inspiré par l’histoire d’Amir Temur, l’opéra explore des thèmes universels tels que le pouvoir, l’amour, le destin et le choix moral. D’une grande intensité dramatique, il conserve toute sa pertinence dans une lecture contemporaine. Composé en seulement vingt jours, ce chef-d’oeuvre tricentenaire trouve aujourd’hui une nouvelle résonance en réunissant traditions culturelles et époques musicales.

    En 2024, l’opéra a célébré ses 300 ans, marqués par une nouvelle production d’envergure réalisée par la Fondation pour le développement de la culture et de l’art de l’Ouzbékistan.

    Haendel : Tamerlano – Opéra Royal

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  • Le Journal du Classique voyage en Bourgogne pour le Festival Musique & Vin au Clos Vougeot !
    La 18ème édition du Festival Musique & Vin au Clos Vougeot aura lieu du 20 au 28 juin : la rencontre unique de l’excellence viticole et musicale !

    Pour cette nouvelle année, l’évènement fait la part belle à la transmission et met ses projecteurs sur les nouvelles générations de virtuoses, le tout niché dans les décors les plus majestueux de la région.

    Les festivités s’ouvriront le samedi 20 juin par un grand concert inaugural gratuit dans la cour de l’Hôtel-Dieu de Beaune. Ce moment suspendu permettra de découvrir les trois « Jeunes Talents 2026 » : la soprano franco-catalane Lauranne Olivia, le violoniste américain Jason Moon et le pianiste américain Daniel Strebulaev. Le festival mettra également en lumière les musiciens soutenus par son Fonds instrumental, qui confiera cette année des pièces d’exception à sept talentueux interprètes.

    Parmi les rendez-vous incontournables de cette édition, le public aura le privilège de retrouver le Quatuor Magenta le mardi 23 juin au cœur de l’Abbaye de Saint-Vivant à Curtil-Vergy. Les quatre musiciennes s’y produiront avec des instruments uniques façonnés dans le même bois par le luthier Peter Greiner. Le piano sera magistralement représenté par deux figures internationales : Sir Andras Schiff, qui proposera deux récitals assortis d’un programme surprise les 24 et 25 juin à Beaune, ainsi que le pianiste sud-coréen Seong-Jin Cho, attendu le samedi 27 juin pour interpréter des œuvres de Bach et Chopin.

    Enfin, le Festival s’achèvera en apothéose le dimanche 28 juin dans la cour du Château du Clos Vougeot. Le concert de clôture sera dirigé par le chef d’orchestre de renommée mondiale Daniel Harding, aux commandes de l’Orchestre des Climats de Bourgogne, avant de laisser place au traditionnel dîner de gala et à sa prestigieuse vente aux enchères de grands crus signée Sotheby’s.

     

    Retrouvez toute la programmation ici !

    À cette occasion, Radio Classique met en place un dispositif exceptionnel de délocalisation du Journal du Classique de Laure Mézan.

    Venez assister en exclusivité à l’emblématique émission le Journal du Classique au Château du Clos Vougeot présentée par Laure Mézan, en compagnie d’invités du Festival.

    Accès gratuit dans la limite des places disponibles

     

    Samedi 20 juin : 
    • de 16h30 à 17h00 : Bernard Hervet, Aubert de Villaine et Jean-Yves Thibaudet
    • de 17h30 à 18h00 : Lauranne Olivia, Jason Moon et Daniel Strebulaev
    • Les diffusions de ces émissions auront lieu respectivement le samedi 20 juin à 20h et le dimanche 21 juin à 20h sur l’antenne de Radio Classique. 

       

      Lundi 22 juin : 
      • de 16h30 à 17h00 : Gautier Capuçon, et les vignerons Pierre-Jean Vila du Domaine Albert Morot et Jean-Luc Vitoux du Domaine de la Commaraine
      • de 17h30 à 18h00 : Héra Park et le Quatuor Magenta
      • Les diffusions de ces émissions auront lieu respectivement le lundi 22 juin à 20h et le mardi 23 juin à 20h sur l’antenne de Radio Classique. 

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      • Mahler Competition : Deux chefs d’orchestre français parmi les finalistes du concours international de direction d’orchestre de Bamberg

        La 8e édition de la Mahler Compétition se déroulera du 23 juin au 3 juillet à Bamberg, en Allemagne. Parmi les 24 finalistes du prestigieux concours international de direction d’orchestre figurent deux jeunes chefs d’orchestre français aux profils très différents.

        Même si Gustav Mahler n’a jamais séjourné à Bamberg, la ville du sud de l’Allemagne est intimement liée au grand compositeur autrichien. C’est en effet dans la cité bavaroise que de nombreux musiciens allemands de l’orchestre de Prague, dirigé par Mahler au début du XXe siècle, se sont réfugiés après la Seconde Guerre mondiale et y ont fondé en 1946 l’Orchestre Symphonique de Bamberg, considéré comme un des plus grands spécialistes de son répertoire. L’orchestre a notamment enregistré l’intégrale de ses symphonies et organise également le Gustav Mahler Conducting Competition depuis 2004.

        Ce concours international très réputé, qui se déroule tous les trois ans, est réservé à de jeunes cheffes et chefs d’orchestres âgés de moins de 35 ans et a distingué de grands maestros tels que Gustavo Dudamel (2004), Lahav Shani (2013) ou encore Wong Kah Chun (2016). Sous la présidence de Marina Mahler (Petite-fille du compositeur), le jury de l’édition 2026 comprend de grands noms de la direction d’orchestre parmi lesquels Jakub Hrůša, le directeur musical de l’Orchestre Symphonique de Bamberg depuis 2016, Pablo Heras-Casado et Thomas Adès.

        Simon Clausse, le benjamin des candidats et Fedor Rubin violoniste réputé

        Du 23 juin au 3 juillet, 24 candidat(e)s, 19 hommes et 5 femmes originaires de treize pays, s’affronteront lors de trois tours dans la salle Joseph-Keilberth du Konzerthalle de Bamberg pour tenter de succéder à Giuseppe Mengoli, sacré en 2023 et rafler les 30 000 euros attribués au premier prix.

        A la tête de l’Orchestre Symphonique de Bamberg ils devront diriger des morceaux issus d’un répertoire comprenant des œuvres de Gustav Mahler (5e Symphonie), Joseph Haydn, Béla Bartók, Arnold Schönberg et Thomas Adès.

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        Parmi ces candidats, deux jeunes chefs d’orchestre français. Le benjamin de la compétition Simon Clausse, 25 ans, élève de la classe d’Alain Altinoglu au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP) s’est formé aux côtés de chefs de renom dont Mikko Franck, Jaap van Zweden, Mirga Gražinytė-Tyla et Benjamin Levy et a remporté l’an dernier le Prix Neeme Järvi à la Gstaad Conducting Academy et le Prix Vever attribué par l’Académie Nationale de Metz.

        De 8 ans son aîné, Fedor Rudin, d’origine russe, a un parcours très singulier. Né à Moscou en 1992 et issu d’un famille de musiciens (son grand-père était le compositeur Edison Denisov), il s’est d’abord fait connaître comme violoniste, considéré comme un des solistes les plus talentueux de sa génération, distingué dans de nombreux grandes compétitions internationales comme le concours George Enescu ( 2014) et le Premio Paganini (2018).

        Depuis la fin des années 2010, il s’est formé à la direction d’orchestre à l’Université de musique et des arts du spectacle de Vienne et a notamment été l’assistant de Teodor Currentzis et Philippe Jordan.

        Le concert final de la Mahler Competition sera diffusé par la chaine Mezzo à l’issue du concours.

        Philippe Gault

        Retrouvez l’actualité du Classique

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      • Thomas Dunford, invité de l’édition anniversaire du festival d’Auvers-sur-Oise

        A l’occasion de la nouvelle édition du festival d’Auvers-sur-Oise, Pascal Escande et Thomas Dunford seront, ce lundi 15 juin à 20h, les invités du Journal du Classique.

        Coup de projecteur ce soir sur le festival d’Auvers-sur-Oise qui fête ses 45 ans cette année et accueillera ces prochaines semaines, Fazil Say, Renaud Capuçon, Guillaume Bellom, Bella Schütz, Marc Minkowski… mais aussi Thomas Dunford. Ce dernier se produira le 26 juin, avec Léa Desandre et ses complices de Jupiter dans un programme des plus éclectiques, de Haendel aux Beatles, conçu comme une rétrospective de la jeune histoire de l’ensemble.

        Un programme des plus éclectiques

        Thomas Dunford passera, à cette occasion, un moment avec nous, aux côtés de Pascal Escande le fondateur et directeur du festival. L’occasion d’évoquer les moments forts de cette édition anniversaire qui se poursuit jusqu’au 3 juillet, et comprend également un postlude en septembre.

        Laure Mézan

        Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

        Retrouvez l’actualité du Classique

        Agenda des concerts : les Flâneries de Reims, la Folle Soirée de l’Opéra et les Moments Musicaux de Gerberoy

        Angers-Nantes Opéra et le Grand Théâtre de Tours désormais « Théâtres lyriques d’intérêt national »

        Rendre la musique classique accessible aux sourds, sans exclure les entendants : « Ludwig’s Resonance », un pari inédit

        Le chef d’orchestre Ricardo Muti réunit plus de 3500 choristes pour une masterclasse d’exception

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      • Guerre au Moyen-Orient : « il est urgent que Trump en termine avec l’Iran d’une manière satisfaisante pour lui » estime André Kaspi

        Donald Trump rêvait d’un accord de paix avec l’Iran le jour de ses 80 ans ce 14 juin. Finalement, l’annonce a été faite le 15. A l’approche des élections de mi-mandat, il devient urgent pour le président américain d’avancer sur ce dossier, mais aussi de marquer les esprits, explique l’historien André Kaspi, spécialiste des Etats-Unis et invité de la matinale de Radio Classique ce lundi.

         

        Trump a utilisé cette formule « que le pétrole coule à flot », qui en rappelle une autre, drill, baby, drill. C’est une phrase de Trump qui ressemble à un slogan — du Trump tout craché —, mais c’est aussi une phrase qui résonne dans l’Amérique d’hier et d’aujourd’hui.

        ANDRÉ KASPI : Oui, lorsque Trump s’est engagé dans cette guerre contre l’Iran, il avait annoncé qu’elle allait durer quelques jours et que bien entendu l’Iran céderait. Ces quelques jours sont devenus quelques semaines, puis quelques mois, ce qui devient extrêmement urgent car il ne faut pas oublier le calendrier politique aux États-Unis qui est un calendrier très exigeant. Il y a en particulier le 250e anniversaire de la déclaration d’indépendance, mais surtout les midterms qui se profilent à l’horizon, le 3 novembre.

        Dans la tradition américaine, ils donnent l’avantage au parti d’opposition, ce qui signifie que si les démocrates obtiennent la majorité à la Chambre des représentants et au Sénat, ils pourraient éventuellement mettre en difficulté Donald Trump et peut-être obtenir d’une certaine façon son impeachment, c’est-à-dire sa mise à l’écart.

        C’est donc extrêmement dangereux pour lui, et il est urgent qu’il en termine avec l’Iran d’une manière qui soit satisfaisante. La signature aura lieu vendredi et d’ici là, il peut se passer beaucoup de choses, surtout avec les Iraniens. Mais encore une fois l’essentiel, c’est de faire cette annonce, et de la faire au lendemain du 80e anniversaire du président.

        Au sujet de cet accord annoncé avec l’Iran, il s’agit d’un protocole destiné à régler des problèmes de façon ultérieure. Est-ce que cet accord marque tout de même une étape importante dans l’histoire des relations entre les États-Unis et l’Iran, relations qui, d’une certaine façon, se sont interrompues en 1979 ?

        A.K. : Au fond, on en est toujours aux conséquences des décisions de l’imam Khomeini, qui ont abouti à une sorte de soumission des États-Unis face aux volontés de l’Iran.

        Il ne faut pas oublier qu’à ce moment-là, une cinquantaine de diplomates américains ont été pris en otage à Téhéran, et l’Iran a joué avec le président Carter. Les otages n’ont été libérés qu’à l’arrivée de Ronald Reagan. C’est une double humiliation pour les États-Unis. Et depuis lors, les relations entre Téhéran et Washington ne sont pas au beau fixe.

        « Ronald Reagan avait un énorme avantage sur Donald Trump : il avait le sens de l’humour »

        Vous citez Ronald Reagan — tout le monde ricanait, en tout cas de ce côté-ci de l’Atlantique, quand il est arrivé au pouvoir. Finalement, Reagan a été un immense président américain. On ricanait parce qu’il avait été acteur de second rôle dans des westerns. Trump, lui, a célébré hier ses 80 ans. Quand on s’appelle Donald Trump et qu’on a 80 ans, de quelle Amérique est-on l’enfant ? Est-on l’enfant de l’Amérique de Reagan ?

        A.K. : Oui et non. Il ne faut pas oublier que Ronald Reagan, avant d’être président des États-Unis, avait été gouverneur de Californie, élu et réélu — il avait donc une expérience politique. Quant à sa carrière d’acteur, elle est quand même très limitée : des seconds rôles, ce n’était pas vraiment une vedette de Hollywood.

        Mais ce qu’il faut retenir, c’est que Reagan, avec son humour et sa volonté de prendre des décisions nettes, a marqué l’histoire des États-Unis. […] Ronald Reagan reste néanmoins un exemple : celui d’un président républicain qui a su résister aux Soviétiques, obtenir des résultats, et qui fait partie de la légende des présidents américains.

        Est-ce que c’est cette légende qui inspire Donald Trump aujourd’hui, dans la façon qu’il a d’afficher son gigantisme, notamment dans sa manière de redessiner Washington et ses lieux de mémoire ?

        A.K. : De mon point de vue, je trouve que Ronald Reagan avait un énorme avantage sur Donald Trump : il avait le sens de l’humour. Je ne me suis pas encore aperçu que Trump en ait vraiment. Et Ronald Reagan demeure dans l’imaginaire américain comme celui qui a résisté à l’Union soviétique, qui a obtenu des résultats, et qui serait finalement en grande partie responsable de la chute de l’URSS, même si cette chute s’est produite après sa présidence.

        Pour ses 80 ans, Donald Trump s’est offert un grand spectacle mondial

        Trump s’est choisi un programme d’anniversaire digne d’un empereur romain, avec des combattants de MMA en guise de gladiateurs et des motocross en guise de courses de chars. Qu’est-ce que ça dit de l’Amérique qu’il veut séduire ? 

        A.K. : Ce qu’il veut montrer, c’est la force, la détermination en somme — c’est ça, le MMA. C’est un sport qui date du début de notre siècle et qui rassemble toutes les formes de sport : le catch, la boxe, etc. Tout est permis. Ce qui est étonnant, malgré tout, c’est que Trump lui pratique plutôt le golf — un sport tranquille, un sport de personnage qui ne veut pas se donner trop d’efforts physiques.

        Mais il aime regarder le MMA et il aime aussi donner à ses compatriotes le sentiment qu’ils sont très forts, qu’ils sont prêts à utiliser toutes les ressources du corps pour imposer leur volonté. Le MMA joue un rôle particulier de ce point de vue-là. Pour ses 80 ans, Donald Trump s’offre un grand spectacle mondial.

        Un mot sur l’amitié franco-américaine, qui va peut-être se manifester ces jours-ci puisque Donald Trump est invité à Versailles pour participer au G7. A-t-elle encore du sens, cette amitié franco-américaine ?

        A.K. : Ce qui est très curieux, c’est que c’est le roi Charles III qui a fait allusion au rôle des Français dans la guerre d’indépendance lors de sa visite à Washington il y a quelques jours — en disant, au fond, que sans les Anglais, les Américains d’aujourd’hui parleraient français.

        Avait-il raison ?

        A.K. : Oui. Les Français ont été présents sur le continent américain. En 1776, ils l’étaient beaucoup moins, ayant été écartés du Canada par la guerre de Sept Ans, qui s’est terminée en 1763. En 1776, les Français sont toujours les ennemis des Anglais et viennent au secours des Américains pour les aider à gagner leur indépendance. Sans eux, les Américains n’auraient certainement pas réussi, à ce moment-là du moins, à se rendre indépendants du royaume d’Angleterre.

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        Est-ce que cette amitié franco-américaine est morte aujourd’hui ?

        A.K. : Je ne pense pas qu’il y ait une amitié entre les États. Il y a des intérêts communs, mais pas d’amitié. Il peut y avoir des amitiés entre les hommes, entre des hommes d’État peut-être — et encore je n’en suis pas certain, mais entre les États, certainement pas. Aujourd’hui, les Américains de Donald Trump considèrent que la France ne tient plus un rôle mondial et que en conséquence les États-Unis n’ont aucune raison de s’y intéresser tout particulièrement, puisqu’elle est devenue un pouvoir de second ordre.

         

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      • Langue française : Comment disait-on « omelette » au 16e siècle ? Epatez vos interlocuteurs avec ces mots anciens

        Certaines erreurs linguistiques ont fait carrière : voici trois exemples, avec l’omelette, le lendemain et la grenouille.. Plongez dans l’histoire de ces fautes entrées dans l’usage. 

         

        Prenons un exemple qui peut même être dégusté au déjeuner : l’omelette. Ce mot, si français et si familier, est en réalité le fruit d’une longue série de glissements.

        Omelette désigne à l’origine un plat fin comme une lame

        À l’origine, au XIVe siècle, on disait « alumelle », un terme qui désignait une fine lame de métal. L’omelette était donc une préparation plate et fine, comme une lame. Puis, « alumelle » est devenue « aleumette » et « amelette ».

        À force de déformation orale et de réinterprétation, on a fini par entendre « omelette », avec une influence du latin ovum, l’œuf, qui s’est glissé dans la prononciation. Personne n’a décidé de ce changement, il s’est fait seul, de génération en génération.

        Lendemain, un mot coupé au mauvais endroit

        Quel est notre deuxième exemple ? Le mot « lendemain ». On pourrait croire que c’est un mot simple et évident, mais il vient de « l’endemain » avec un L apostrophe.

        C’est l’article « l’ » qui s’est agglutiné, comme pour le mot « lierre », qui était initialement le terme « ierre ». « L’endemain », avec un L apostrophe, signifiait « le jour d’en », c’est-à-dire le jour d’après, le jour suivant. On a fini par couper au mauvais endroit une fois de plus, et « l’endemain » est devenu « le lendemain ».

        La grenouille se disait en ancien français « renouaille »

        Enfin, abordons la grenouille. Oui, ce mot vient du latin ranunculus, petite grenouille.

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        En ancien français, cela donnait « renoaille ». Mais « renoaille » sonnait trop proche de « rien ». Alors, le mot a été enrichi d’une syllabe initiale : « grenoaille », puis « grenouille ». Cette syllabe n’existait pas à l’origine, elle a été ajoutée par habitude et par confort phonétique. La grenouille a été affublée d’une syllabe en trop et l’a gardée pour toujours.

        Karine Dijoud

         

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      • Robert Schumann et Clara Wieck : quand Friedrich Wieck diffamait sa propre fille pour briser leur amour

        Robert Schumann et Clara Wieck ont dû surmonter un immense obstacle pour vivre leur histoire d’amour. Friedrich Wieck, père de Clara, professeur de piano hors pair et homme d’une détermination sans bornes, a tout fait pour briser une union qu’il jugeait contraire aux intérêts de sa fille.

         

        Robert Schumann a 18 ans quand il commence à prendre des leçons auprès de Friedrich Wieck à Leipzig. Wieck le loge quelque temps chez lui et écrit à la mère de Schumann que son fils possède les qualités d’un virtuose, tout en doutant de sa détermination à s’astreindre à un travail acharné. Il propose une période d’essai de six mois avant de se prononcer définitivement.

        Mais l’attention de Wieck est, en réalité, tout entière consacrée à une autre élève : sa propre fille. Clara, dès l’âge de onze ans, manifeste des dispositions extraordinaires pour le piano. Son père se convainc qu’il pourra faire d’elle la première grande prodige féminine, et organise des tournées de concerts à travers toute l’Europe.

        C’est dans ce cadre que Schumann et Clara se rapprochent peu à peu. Les lettres qu’ils échangent en témoignent avec éloquence. Schumann lui écrit un jour : « Demain, à 11 heures précises, je jouerai l’adagio des variations de Chopin. Ma prière est que vous fassiez la même chose de votre côté, pour que nos esprits se rencontrent. » Une communion spirituelle par la musique, délicate et romantique, qui scelle entre eux un amour réciproque.

        Robert Schumann face à la fureur d’un père

        Lorsque Schumann, après avoir rompu ses fiançailles avec Ernestine von Fricken, se présente chez Wieck pour demander la main de Clara — alors âgée de seize ans seulement —, la réaction du père est immédiate et sans appel. Hors de question que ce musicien fantasque, jugé dépourvu de sens commun, épouse sa fille si prometteuse. Wieck lui interdit sa maison et signifie à Clara que l’argent qu’elle a gagné lors de ses tournées sera bloqué jusqu’à sa majorité, lui refusant toute indépendance qui pourrait lui permettre de voler de ses propres ailes. Il la prévient également qu’elle ne recevra pas un sou de lui si elle se marie sans son consentement.

        Il y a, dans la volonté du père de voir sa fille devenir une femme pleinement accomplie, quelque chose d’assez beau. Mais cela ne fait évidemment pas les affaires de Robert.

        Malgré ces barrières, Robert et Clara continuent d’échanger des lettres et de se retrouver parfois en secret, dans une situation qu’ils vivent comme insoutenable. Schumann supplie Wieck par écrit de revenir sur cette décision paternelle d’un autre âge. En vain.

        De fausses lettres calomnieuses signées Clara

        L’affaire finit par être portée devant les tribunaux. Wieck use alors de tous les moyens à sa disposition pour retarder la procédure : il refuse de se présenter aux audiences, ce qui permet d’avoir quelques reports.

        Mais il va plus loin encore. Il entreprend une véritable campagne de diffamation contre sa propre fille, adressant des lettres calomnieuses à tout le monde et allant jusqu’à contrefaire la signature de Clara pour tenter d’influencer les juges en sa faveur. Lors des tournées de la jeune femme à l’étranger, il fait également courir le bruit que le couple a rompu.

        Cette stratégie implacable se retournera pourtant contre lui.

        Le jugement et le mariage entre Robert et Clara Schumann

        Le 4 janvier 1840, les tribunaux lèvent toutes les objections de Wieck, à l’exception d’une seule : le penchant excessif de Schumann pour la boisson — reproche dont on peut légitimement se demander s’il n’était pas lui-même la conséquence des épreuves traversées.

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        Couple mythique, Robert et Clara Schumann ont dû gagner un procès pour se marier

         

        Le jugement tranche en faveur des deux amoureux. Robert Schumann et Clara Wieck se marient à Schönefeld, près de Leipzig, le 12 septembre 1840. Le lendemain est précisément la date légale de la majorité de Clara : elle aurait de toute façon été libre d’épouser qui elle souhaitait.

        Extrait du film A song of love (Passion immortelle), sorti en 1947, avec Katharine Hepburn dans le rôle de Clara Schumann

         

        Toute cette longue bataille judiciaire — quatre ans de procédure — n’aura peut-être servi qu’à consacrer, aux yeux du monde, la force d’un amour que rien n’aura pu briser. Clara et son père finiront d’ailleurs par se réconcilier, et les relations entre Wieck et Schumann s’apaiseront avec le temps.

        Franck Ferrand

         

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        Parler avec les morts et la naissance du spiritisme : le mystère de 1848 qui entoure les sœurs Fox

        Christine de Pizan : pourquoi est-elle considérée comme une icône féministe du Moyen Âge ?

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      • Agenda des concerts : les Flâneries de Reims, la Folle Soirée de l’Opéra et les Moments Musicaux de Gerberoy

        Les Flâneries Musicales de Reims, La Folle Soirée de l’Opéra au Théâtre des Champs-Elysées et Les Moments Musicaux de Gerberoy : découvrez la sélection Radio Classique des rendez-vous à ne pas manquer dans les prochains jours.

         

        18 juin au 10 juillet : Les Flâneries Musicales de Reims

        Coup d’envoi ce jeudi 18 juin des Flâneries Musicales de Reims. Le Prague Philharmonic Orchestra dirigé par Heiko Mathias Förter interprétera La Moldau de Bedrich Smetana ainsi que les Danses slaves et la Symphonie n°8 d’Antonin Dvorak.

        • Basilique Saint-Rémi, Reims.
        • Jeudi 18 juin à 20 heures.
        • www.flaneriesreims.com
        • 19 et 20 juin : La Folle Soirée de l’Opéra au Théâtre des Champs-Elysées

          La Folle Soirée de l’Opéra est de retour ! Karine Deshayes, Vanina Santoni, Julien Dran et Paul Gay en sont les invités. Ils interpréteront les plus beaux airs d’opéra avec l’Orchestre national d’Ile-de-France dirigé par Victor Jacob. La Folle soirée de l’Opéra sera diffusée sur Radio Classique le samedi 11 juillet à 20 heures.

          • Théâtre des Champs-Elysées, Paris.
          • Vendredi 19 juin et samedi 20 juin à 20 heures.
          • www.theatrechampselysees.fr
          • 19 au 21 juin : Les Moments musicaux de Gerberoy

            Les Moments Musicaux de Gerberoy fêtent leur vingtième anniversaire. Parmi les concerts qui seront donnés pendant ces trois jours dans ce village de l’Oise, figurent le récital d’Elisabeth Leonskaja le samedi 20 juin et le Voyage d’hiver de Franz Schubert par Samuel Hasselhorn et Philippe Cassard le dimanche 21 juin, tous deux à la Collégiale Saint-Pierre.

            • Les Moments Musicaux de Gerberoy.
            • Du vendredi 19 juin au dimanche 21 juin.
            • www.lesmomentsmusicauxdegerberoy.com
            • Jean-Michel Dhuez

              Retrouvez l’actualité du Classique

              Angers-Nantes Opéra et le Grand Théâtre de Tours désormais « Théâtres lyriques d’intérêt national »

              Rendre la musique classique accessible aux sourds, sans exclure les entendants : « Ludwig’s Resonance », un pari inédit

              Le chef d’orchestre Ricardo Muti réunit plus de 3500 choristes pour une masterclasse d’exception

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            • Marilyn Monroe, un suicide facilité ? L’enquête sur sa mort en 1962 révèle plusieurs failles troublantes

              L’enquête sur la mort de Marilyn Monroe a conclu au suicide. Conclusion plausible, en apparence : Marilyn avait souffert de crises répétées, elle prenait beaucoup de médicaments, elle était fragile. Mais c’est précisément là le problème. Son passé rendait ce suicide facile à croire — peut-être trop facile. Et ce suicide avait peut-être été, d’une certaine façon, facilité ?

               

              Ce jour du 4 août 1962, la gouvernante de Marilyn Monroe, Eunice Murray, est restée pour la nuit. Ce n’était pas prévu : il avait même été décidé qu’elle quitterait définitivement son service. C’est Ralph Greenson, le psychiatre de la star, qui lui demande pourtant de ne pas quitter la maison.

              Eunice Murray raconte s’être réveillée vers 3 heures du matin. En passant près de la chambre de Marilyn, elle aperçoit de la lumière sous la porte. Elle frappe. Pas de réponse. Elle essaie d’entrer, mais la porte est fermée. L’inquiétude monte. Elle sort dans la cour, fait le tour de la maison pour regarder par la fenêtre de la chambre — et voit Marilyn allongée sur son lit, le visage contre le matelas, immobile.

              Eunice Murray le 8 août1962 / MARY EVANS/SIPA

              Eunice appelle aussitôt Ralph Greenson, qui habite à proximité et arrive en quelques minutes. Il grimpe jusqu’à la fenêtre, brise une vitre, entre dans la chambre. Marilyn est étendue sur son lit, inanimée.

              Marilyn Monroe vient de mourir dans le silence de cette nuit étrange. Elle avait 36 ans. Greenson se retourne vers la gouvernante et prononce ces mots : « Nous l’avons perdue. » On appelle le médecin, puis la police. Le corps est officiellement découvert dans la nuit du 4 au 5 août 1962. L’enquête conclura à une mort par absorption massive de barbituriques — autrement dit, à un suicide. Telle est la thèse officielle.

              La mort de Marilyn et les failles du récit officiel

              Très vite, cependant, on se rend compte que cette version n’est pas toujours crédible. Les horaires ne correspondent pas, les appels sont suspects, le rôle des témoins est troublant, l’histoire de la lumière sous la porte pose problème, et le délai avant l’arrivée de la police reste inexpliqué. Les pièces du puzzle ne s’emboîtent pas.

              La lumière sous la porte. Sur le sol de la chambre se trouve une moquette très épaisse. Tous les essais effectués par la suite l’ont démontré : il est impossible de voir de la lumière filtrer sous cette porte. Confrontée à cette réalité, Eunice Murray a modifié sa version : « Ce n’est pas la lumière que j’ai vue, c’est le fil du téléphone glissé sous la porte. » Cette rétractation fragilise considérablement le témoignage d’une femme sur laquelle les doutes s’accumulent déjà.

              La porte fermée. On raconte que Marilyn s’était enfermée dans sa chambre. Or plusieurs témoignages indiquent que la porte n’avait pas de clé. Comment s’enfermer derrière une porte sans clé ? Pourquoi Greenson aurait-il été contraint de casser une vitre pour entrer ? Cette mise en scène théâtrale n’a pas d’explication satisfaisante.

              La piste Kennedy. Lorsqu’une superstar mondiale disparaît dans des circonstances troubles, les théories fleurissent. La mort de Marilyn a naturellement attiré les soupçons, notamment autour de sa relation avec les frères Kennedy. Marilyn a bien entretenu une liaison avec John Fitzgerald Kennedy, alors président des États-Unis, et a été très proche de son frère Robert. De là est née une thèse spectaculaire : Marilyn aurait été éliminée parce qu’elle en savait trop sur des secrets d’État.

              C’est une histoire séduisante — une actrice fragile, le président américain, une liaison embarrassante, une mort organisée. Mais cette thèse repose sur le parfum du scandale, non sur des preuves concrètes. Elle fascine parce qu’elle mêle Hollywood et la Maison-Blanche, le sexe et le pouvoir — mais elle explique mal les faits concrets de cette nuit-là : les témoins, les horaires, les appels, l’arrivée tardive de la police.

              L’hypothèse de la Fox : Marilyn Monroe dérangeait le studio

              Pour comprendre la piste la plus troublante, il faut revenir à ce que Marilyn représentait pour la Fox.

              Elle n’était pas seulement une actrice : elle était un contrat, une fortune, mais aussi un problème. Le tournage de Something’s Got to Give avait tourné au désastre. Le studio l’avait renvoyée, puis envisageait de la reprendre. Pendant ce temps, Marilyn parlait de plus en plus — interviews, reportages photos. Si l’on cherche à qui profite le crime, la réponse s’impose : la mort de Marilyn fige son image dans le récit d’une femme ingérable, détruite par elle-même — exactement le portrait qu’alimentaient depuis longtemps les avocats du studio.

               

              L’un des éléments les plus troublants concerne le dernier appel important de la soirée, celui du producteur Peter Lawford, qui tente de convaincre Marilyn de venir chez lui. Au téléphone, il l’entend faiblir, puis la communication s’interrompt. Il rappelle — pas de réponse. Il joint alors Eunice Murray, qui finit par décrocher, affirme avoir vérifié, assure que Marilyn va très bien, et raccroche. Si la chronologie avancée est exacte, Marilyn était peut-être déjà morte à ce moment-là.

              Des documents de Marilyn Monroe ont disparu et des médicaments ont été déplacés

              C’est ici que naît une hypothèse nettement plus dérangeante : Eunice Murray aurait pu découvrir le corps bien avant 3 heures du matin. Elle aurait appelé Greenson, qui serait arrivé. Et avant même de prévenir la police, certains auraient alerté la Fox — directement ou indirectement. Le grand studio aurait alors pu faire le ménage : inspecter la maison, la débarrasser de tout ce qui pouvait constituer des éléments embarrassants. On évoque notamment la disparition des boîtes de barbituriques que son médecin l’autorisait à retirer en pharmacie — 772 boîtes acquises en l’espace de trois mois. On évoque aussi des documents disparus, des pochettes vides, des médicaments déplacés ou retirés.

              Rien de tout cela ne permet d’établir des certitudes. Mais cela expliquerait pourquoi un certain nombre de personnes semblaient informées de la mort de Marilyn bien avant l’heure officielle de la découverte par la police. Un voisin affirme même avoir vu, avant l’arrivée des forces de l’ordre, de nombreuses voitures dans la rue — comme si la maison était déjà devenue le centre d’une opération.

              La gouvernante de Marilyn fait une lessive quand les enquêteurs arrivent

              Il faut se représenter ce qu’est la Fox à cette époque. Un grand studio hollywoodien, à l’âge d’or du cinéma américain, c’est bien plus qu’une entreprise qui produit des films : c’est une machine à fabriquer des carrières, à protéger des réputations, à étouffer des scandales, à imposer des versions. Une sorte d’État dans l’État, capable de faire et défaire une existence publique. Marilyn avait compris à qui elle s’attaquait. Depuis des années, elle cherchait à échapper à ce que d’autres décidaient de raconter à sa place.

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              Dans cette hypothèse, la Fox n’aurait pas organisé un assassinat. Mais elle aurait peut-être laissé Marilyn s’enfoncer dans sa dépendance aux barbituriques, en entretenant celle-ci grâce à un médecin complaisant — Greenson — multipliant les prescriptions. Un accident est vite arrivé dans de telles circonstances.

              Et quand la police est finalement arrivée, la maison n’était plus du tout dans l’état où elle devait se trouver au moment de la mort de Marilyn. Les enquêteurs ont trouvé Eunice Murray en train de faire la lessive. Si c’est vrai, c’est proprement incompréhensible : que pouvait-il y avoir à laver, en plein milieu de la nuit, alors que la gouvernante venait de découvrir le corps inanimé de sa patronne ?

              Voilà ce qu’on peut dire, à ce stade, d’une affaire qui demeure, soixante ans après les faits, profondément trouble.

              Franck Ferrand

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