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  • Mort de David Hockney : le grand peintre anglais avait créé de nombreux décors d’opéra

    Artiste parmi les plus influents des 20e et 21e siècles, David Hockney, décédé ce jeudi à Londres à l’âge de 88 ans, laisse une œuvre gigantesque et vibrante de couleurs, des paysages verdoyants de son Angleterre natale aux piscines turquoises de Californie en passant par la campagne normande. On lui doit également la création d’une douzaine de décors d’opéras.

    Figure du pop art des années 1960, David Hockney s’est illustré par sa capacité à se renouveler, maîtrisant les techniques académiques avant de s’emparer des nouvelles technologies, avec ses œuvres à l’iPad, réalisées à 70 ans passés. Rieur et malicieux derrière ses célèbres lunettes rondes, ce « fumeur heureux » allergique aux « donneurs de leçons » s’émerveillait en avril 2025 d’avoir pu inaugurer l’exposition que lui a consacrée la Fondation Louis Vuitton, malgré des problèmes de santé.

    Né le 9 juillet 1937 à Bradford (nord-est) au sein d’une famille modeste, David Hockney a dû affronter les préjugés de l’Angleterre d’après-guerre, réalisant très tôt qu’il était homosexuel et voulait être artiste. Ses oeuvres emblématiques, avec leurs couleurs audacieuses et une perspective originale, sont entrées dans la culture populaire, comme « A Bigger Splash » (1967), éclaboussure dans une piscine d’une villa californienne baignée de soleil, symbole de plaisir et de sensualité.

    ©️Nancy Kaszerman/ZUMA/SIPA

    Il était l’un des artistes contemporains les plus cotés. Adjugée 90,3 millions de dollars en 2018 à New York, l’une de ses toiles, « Portrait of an Artist (Pool with two figures) », est devenue à l’époque l’œuvre d’un artiste vivant la plus chère vendue aux enchères

    Malentendant depuis ses 40 ans, David Hockney était un grand admirateur de Richard Wagner

    David Hockney était également un passionné de musique, un comble pour un artiste devenu malentendant et appareillé dès 1978 à peine âgé de 40 ans. Grand amateur d’opéra, on lui doit la création d’une douzaine de décors d’opéras.

    Le premier, inspiré des gravures de William Hogarth, fut réalisé en 1975 pour The Rake’s Progress d’Igor Stravinsky, à la demande du festival de Glyndebourne. Le festival britannique pour lequel il créa également en 1978 le décor de La Flûte enchantée de WA Mozart, repris en 1980.

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    Pour le Metropolitan Opera de New York, David Hockney créa les décors de cinq opéra en 1981 dont ceux de Parade d’Erik Satie et ceux de trois autres œuvres de Stravinsky (Le Sacre du printemps, L’Enfant et les sortilèges et Œdipus rex). Sa dernière création scénique fut réalisée en 1992 pour les représentations de Die Frau ohne Schatten, l’opéra de Richard Strauss donnée en 1992 par la Royal Opera House de Londres où l’une de ses oeuvres fut exposée jusqu’en 2023.

    Fervent admirateur de Richard Wagner, David Hockney en fit le héros en 1990 de son film expérimental Wagner Drive dans lequel le peintre conduisait ses invités dans les montagnes de Santa Monica (Californie), accompagné par la musique du compositeur allemand. Le film fut diffusé à la Fondation Louis Vuitton lors de la grande exposition consacrée au peintre anglais au printemps et à l’été 2025.

    Philippe Gault (avec AFP)

    L’an dernier, à l’occasion de sa grande exposition à la Fondation Louis Vuitton, Franck Ferrand revenait sur la carrière du peintre britannique :

     

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    Des Stradivarius pour les musiciens du Quatuor Ébène : Découvrez l’histoire de chacun de ces instruments d’exception

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  • La Louve de Corentin Apparailly et Yanowski, création de l’Académie de La Belle Saison à découvrir aux Bouffes du Nord

    A l’occasion de la création du conte musical La louve au théâtre des Bouffes du Nord, Corentin Apparailly, Iris de Sousa & Oscar Hatzfeld seront, ce vendredi 12 juin à 20h, les invités du Journal du Classique.

     

    Rendez-vous le 29 juin au Théâtre des Bouffes du Nord pour découvrir la première création de l’Académie de La Belle Saison. Un spectacle conçu comme un conte musical en deux volets associant Le Masque de la Mort rouge d’André Caplet inspiré par Edgar Allan Poe et une œuvre originale du compositeur Corentin Apparailly sur un livret de Yanowski intitulée La Louve. Une soirée qui marque l’aboutissement d’un processus de création associant de jeunes musiciens.

    Une nouvelle œuvre née au fil d’une année de résidences et de rencontres

    Corentin Apparailly ainsi que deux membres de l’Académie de La Belle Saison, le violoniste Oscar Hatzfeld et l’altiste Iris de Sousa nous raconteront ce soir l’élaboration de ce projet collectif qui s’est décliné pendant une année sous la forme de résidences. L’occasion donc pour de jeunes musiciens d’assister à l’éclosion d’une nouvelle œuvre et de participer à sa création.

    Laure Mézan

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    Des Stradivarius pour les musiciens du Quatuor Ébène : Découvrez l’histoire de chacun de ces instruments d’exception

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  • Des Stradivarius pour les musiciens du Quatuor Ébène : Découvrez l’histoire de chacun de ces instruments d’exception

    Le Quatuor Ébène annonce que ses quatre membres se produiront désormais sur des instruments signés Stradivarius. Le public français pourra les découvrir et les écouter lors des Rencontres Musicales d’Évian à la fin du mois.

    C’est sur les réseaux sociaux que le Quatuor Ébène a annoncé que, désormais, il jouera sur quatre instruments fabriqués par l’illustre luthier italien de Crémone Antonio Stradivari à la fin du 17e et au début du 18e siècle. Une opportunité que l’ensemble, créé en 1999 par quatre étudiants du conservatoire de Boulogne Billancourt (92), doit à la Fondation Stradivari Habisreutinger-Huggler-Coray et à leur généreux mécène, la Beare’s International Violin Society.

    Dans le détail, Pierre Colombet continuera de jouer sur son violon Stradivarius « Piatti », fabriqué en 1717, qui doit son nom au violoncelliste italien Carlo Alfredo Piatti. Même honneur pour l’altiste Marie Chilemme qui joue déjà sur le « Gibson », l’un des derniers altos fabriqués par Antonio Stradivari en 1734, trois ans avant sa mort.

    En revanche, Yuya Okamoto découvrira son violoncelle « De Kermadec-Bläss » (1698), du nom de la famille bretonne qui l’avait acquis avant qu’il soit vendu à un industriel suisse, admirateur… de la race de chien Bläss. Enfin, Gabriel Le Magadure aura l’honneur de jouer désormais sur le violon « King George » qui fut offert par le roi d’Angleterre à un officier écossais et qu’on retrouva intact dans ses sacoches après sa mort à la bataille de Waterloo

    Le Quatuor Ébène en concert le 29 juin dans la nouvelle salle des Rencontres Musicales d’Évian

    Pour les membres du Quatuor Ébène ce privilège de pouvoir jouer sur des instruments signés Stradivarius est « L’opportunité de repousser les limites de notre art et d’élever nos exigences au plus haut niveau grâce à ces instruments prestigieux est une quête sans fin, et chaque jour, nous apprécions cette chance qui nous est offerte. C’est une mission passionnante et inspirante qui nous attend et que nous accueillons avec une immense joie et un grand honneur ».

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    Actuellement et jusqu’au 16 juin en concert au Suntory Hall de Tokyo, le Quatuor Ébène retrouvera le public français à la fin du mois à l’occasion des Rencontres Musicales d’Évian dont Radio Classique est le fidèle partenaire. La formation à cordes se produira à 20h00 le lundi 29 juin à La Source Vive, la nouvelle salle du festival que son directeur artistique Renaud Capuçon aura inauguré le 24 juin.

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    Le Quatuor Ébène y interprétera deux œuvres de Johannes Brahms, le compositeur fil rouge de cette édition du festival : Le Quatuor à cordes no 2 en la mineur op. 5 et, accompagné par la pianiste Anna Vinnitskaya, le Quintette pour piano et cordes en fa mineur op. 34.

    Philippe Gault

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    Le chef d’orchestre Ricardo Muti réunit plus de 3500 choristes pour une masterclasse d’exception

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  • Le Grand Concert du dimanche soir avec l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo dirigé par Yutaka Sado

    C’est à l’Auditorium Rainier III de Monaco que Radio Classique vous emmène pour ce concert que l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo dirigé par Yutaka Sado a donné le 3 mai dernier.

    Trois œuvres étaient au programme : L’Apprenti Sorcier, poème symphonique de Paul Dukas, le Concerto pour piano en la mineur d’Edvard Grieg joué par Javier Perianes et la Symphonie n°5 en mi mineur de Piotr Tchaïkovsky.

    Cette soirée sera présentée par Jean-Michel Dhuez. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Monaco et dans de nombreuses villes de France grâce au DAB+.

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  • Le Grand Concert du Samedi soir à l’Auditorium de la Fondation Louis Vuitton avec Guidon Kremer

    La Fondation Louis Vuitton célébrait les 27, 28 et 30 mai derniers les 80 ans de Guidon Kremer.

    Radio Classique vous propose de vivre ou de revivre ces trois concerts exceptionnels. Au programme notamment la Sérénade pour orchestre et violon de Leonard Bernstein par Guidon Kremer dirigeant du violon l’Orchestre Kremerata Baltica, le Concerto pour violon n°2 American Season de Philippe Glass ou encore le Concerto pour piano n°1 de Frédéric Chopin par Tianyao Lyu ainsi que l’Andante et Allegretto pour piano et violon K 404 et la Serenara notturno K 239 de Wolfgang Amadeus Mozart, mais aussi la Sarabande de Jean-Sébastien Bach et Oblivion d’Astor Piazzolla.

    Cette soirée sera présentée par Laure Mézan. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique dans de nombreuses villes de France grâce au DAB+.

    Jean-Michel Dhuez

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    La musique comme arme de propagande nazie : un livre de l’historienne Isabelle Mity explore la bande-son du IIIe Reich

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  • Don Giovanni de Mozart, le séducteur puni : le résumé complet de l’opéra, de la séduction de Don Juan aux flammes des Enfers

    Créé en 1787, Don Giovanni est considéré comme l’un des plus grands chefs-d’œuvre de la musique classique. Avec cet opéra en deux actes, Wolfgang Amadeus Mozart et le librettiste Lorenzo Da Ponte signent leur deuxième collaboration, après Les Noces de Figaro, et le succès est sans appel. Basée sur le mythe de Don Juan, que raconte cette œuvre que Richard Wagner qualifiait d’ « opéra des opéras » ?

     

    L’intrigue se déroule à Séville au XVIe siècle. Un homme monte la garde, de nuit, devant la maison d’un dignitaire espagnol, le respecté Commandeur. Il s’agit de Leporello, le valet de Don Giovanni, un grand séducteur qui cherche à s’introduire dans la demeure pour abuser d’Anna, la fille de ce haut personnage.

    Alors que Don Giovanni est parvenu à accéder à la chambre de la jeune femme, le Commandeur surgit, alerté par les cris de sa fille. Furieux, il provoque l’intrus en duel, qui parvient à s’enfuir après l’avoir blessé mortellement. Face à l’horrible vision de son père gisant sur le sol, Anna est sous le choc. Elle tombe dans les bras d’Ottavio, son fiancé, qui tente de la réconforter et jure de venger le Commandeur.

    Ruggero Raimondi dans Don Giovanni, le film de Joseph Losey / NANA PRODUCTIONS/SIPA

     

    Après ce drame, Don Giovanni poursuit ses conquêtes. Accompagné de son valet, qui se prénomme Leporello, il avise une femme qui se lamente, le cœur déchiré par la cruauté d’un homme qui l’a séduite avant de l’abandonner. Si elle le retrouve, elle lui arrachera le cœur !

    Opportuniste et insatiable, Don Giovanni engage la conversation avec elle pour la consoler. Mais, coup de théâtre, le monstre qu’elle décrit n’est autre que Don Giovanni lui-même, qui n’avait pas reconnu en elle Elvira, la femme qu’il avait délaissée après lui avoir promis le mariage.

    Don Giovanni courtise toutes les femmes, des princesses aux paysannes

    Don Giovanni s’éclipse opportunément, la laissant seule avec Leporello. Touché par ses larmes, il tente de la consoler avec l’un des airs les plus célèbres de Mozart, « Madamina, il catalogo è questo » (« Madame, voici le catalogue »), aussi appelé l’Air du catalogue.

    Il lui décrit les conquêtes sans fin de son maître : paysannes, domestiques, bourgeoises, comtesses, baronnes, marquises et princesses, toutes les classes sociales et les âges y passent. Elvira n’en est que plus blessée et fait à son tour vœu de vengeance.

     

    Le lendemain, des villageois se pressent pour la préparation du mariage de Masetto et de la charmante Zerlina. Alors que Don Giovanni se trouve dans le quartier avec Leporello, il aperçoit la future épouse. Le fougueux séducteur se présente auprès du jeune couple sous les traits d’un homme bon et honnête. Mais il compte bien trouver un moyen de la séduire…

    Il charge alors son valet de se débarrasser du fiancé jaloux et des invités en les emmenant chez lui. Enfin seul avec Zerlina, Don Giovanni lui fait la cour et veut la dissuader d’épouser Masetto. La jeune femme tente de résister à ces belles paroles.

    La voix de Don Giovanni le trahit

    Soudain, Elvira apparaît et entreprend de révéler à Zerlina le véritable visage de Don Giovanni, avant que celle-ci ne cède à ses avances. L’impitoyable séducteur tente de la faire passer pour une femme follement éprise de lui, qui le poursuit sans retenue. Elle chante sa plainte, « Ah, fuggi il traditor » (« Ah, fuis le traître »), pour empêcher la jeune femme de tomber dans le piège.

     

    Après la fuite de Zerlina, Don Giovanni rencontre Anna, la fille du Commandeur, encore dévastée par la mort de son père, et son fiancé Ottavio. Sans savoir qu’elle s’adresse au meurtrier de son père, elle demande de l’aide à Don Giovanni.

    Mais Elvira est de retour et met le couple en garde. Une fois de plus, le grand manipulateur la fait passer pour folle à lier, semant le trouble et la confusion chez les jeunes fiancés.

    Mais quelque chose tracasse Anna. Elle a déjà entendu la voix de cet homme… Atterrée, elle croit reconnaître en lui le meurtrier de son père et en fait part à son fiancé. Elle lui fait alors le récit de la nuit de l’intrusion, où elle s’est retrouvée à la merci de cet inconnu qui a tenté de la déshonorer. C’est brisée qu’elle demande à Ottavio de puiser dans cette blessure pour la venger. Il chante sa détermination dans l’air « Or sai chi l’onore », (que l’on peut traduire par « Tu sais quel infâme »).

    Une grande fête qui sera le lieu de la vengeance

    Pendant ce temps, Leporello retrouve son maître, et lui raconte qu’il a réussi à occuper Masetto et les invités à grand renfort de bavardages et d’alcool, mais c’était sans compter l’irruption sonore d’Elvira, qui a hurlé tout le mal qu’elle pensait de Don Giovanni. Le valet s’est alors débrouillé pour se débarrasser de la jeune femme en l’attirant à l’extérieur et en fermant la porte à clé. Enthousiaste et totalement insouciant, Don Giovanni demande à son valet d’organiser une grande fête, à laquelle toutes les belles femmes seront conviées pour prendre du bon temps auprès d’elles.

    LEFEVRE SYLVAIN/SIPA

     

    De son côté, Zerlina retrouve Masetto et tente d’apaiser sa jalousie en lui expliquant que Don Giovanni ne l’a pas touchée, pas même du bout des doigts. Toutefois, il se sent humilié d’avoir été abandonné le jour de son mariage.

    Pour le convaincre, elle chante l’air « Batti, batti, o bel Masetto » (« Battez, battez, ô magnifique Masetto ») dans lequel elle se dit prête à recevoir les coups de son fiancé si c’est le prix à payer pour faire la paix et pour être heureux nuit et jour. C’est alors qu’ils tombent sur Don Giovanni, qui les convie à son bal. Ils acceptent, même si Masetto se fait violence.

    La fête bat son plein, on danse, on festoie et on remercie l’hôte de sa grande générosité, sauf Elvira, Ottavio et Anna, qui ont décidé de se rendre masqués à la grande soirée, avec l’espoir d’enfin se venger.

    Don Giovanni retourne encore une fois la situation à son avantage

    Leporello et son maître se congratulent naïvement : tout se déroule comme ils l’avaient prévu. Alors qu’il danse avec Zerlina, le fougueux Don Giovanni entraîne sa proie à l’extérieur, tandis que son valet occupe l’attention de Masetto. Et lorsque Zerlina appelle à l’aide, attirant l’attention de plusieurs invités, il arrive encore à retourner la situation à son avantage.

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    Il joue la comédie et menace Leporello de son épée, en l’accusant d’avoir voulu la séduire. Mais nos trois convives venus incognito se démasquent pour révéler au monde qu’il n’est que mensonge et duperie. Encerclé, Don Giovanni réussit à s’enfuir.

    Agacé par cette mascarade, Leporello tente de quitter son maître, mais celui-ci, en fin manipulateur, parvient à le convaincre de rester sous ses ordres. S’il court après autant de femmes, dit-il, c’est parce qu’il les aime toutes et ne saurait se rendre cruel en restant fidèle à une seule ! Leporello se laisse berner, et accepte même d’échanger ses habits avec ceux de Don Giovanni. En se travestissant en « homme simple », il va tourmenter un peu plus la pauvre Elvira.

    Elvira dupée par une mise en scène cruelle organisée par Don Giovanni

    Le cœur encore brisé d’avoir été abandonnée par Don Giovanni, elle apparaît à son balcon. Elle croit le voir – c’est en réalité Leporello qui porte les vêtements de son maître et fait mine de lui parler. Don Giovanni, caché derrière un buisson, lui adresse une déclaration d’amour et assure qu’il se repent dans une mise en scène cruelle.

    Elvira se laisse attendrir par ces beaux discours. Finalement, elle part avec celui qu’elle pense être Don Giovanni. Maintenant seul dans la rue, le vrai Don Giovanni, déguisé en Leporello, chante la sérénade « Deh vieni alla finestra » (« Venez à la fenêtre, s’il vous plaît ») à la femme de chambre d’Elvira, espérant la conquérir elle aussi.

    Surpris par Masetto et ses amis, qui cherchent à régler leurs comptes avec l’hôte de la fête, le faux Leporello fait mine de se joindre à eux dans leur traque et envoie les hommes à la recherche du pécheur. Une fois seul avec Masetto, il le roue de coups avant de se sauver.

     

    Elvira et Leporello sont rejoints par Ottavio, Anna, Masetto et Zerlina. Tous veulent tuer le faux Don Giovanni mais Elvira s’interpose et les implore de l’épargner. Alors qu’ils sont sur le point de mettre leurs menaces à exécution, Leporello se démasque. La consternation est totale. Le valet assure que dans cette histoire, lui aussi est une victime. Tout en expliquant que son maître a abusé de son innocence, par un tour de passe-passe, il s’empare d’une arme et prend la fuite.

    Seule Elvira confesse aimer encore Don Giovanni

    Pour Ottavio, la vérité est enfin révélée au grand jour : ces événements sont la preuve que Don Giovanni est le meurtrier du Commandeur. Devoir et amour l’y obligent, il fait le serment de venger Anna ainsi que son père. Seul un cœur reste tiraillé par des sentiments contraires, celui de la malheureuse Elvira. Elle confesse aimer encore Don Giovanni dans l’air « In quali eccessi » (dont la traduction serait « Dans quels excès ! »). Si son cœur aspire à la vengeance, il tremble plus fort à l’idée de le savoir en danger.

    Par une nuit de pleine lune, Leporello conte ses mésaventures à son maître et se plaint d’avoir frôlé la mort. Soudain, une voix profonde se fait entendre. Elle annonce qu’à l’aurore Don Giovanni aura cessé de rire car il ne sera plus de ce monde. Tremblant de peur, Leporello se dirige vers une statue et y lit l’inscription « J’attends ici vengeance du criminel qui m’a donné la mort ». Fidèle à sa nature provocatrice, le grand séducteur veut se jouer de la situation et force son valet à inviter la statue à dîner.

    Quant à Ottavio, il est affligé par la demande d’Anna de repousser de nouveau le mariage. Il exprime son désarroi à travers l’air « Crudele » (« Cruel »). La jeune femme est profondément blessée de s’entendre qualifiée de la sorte, mais elle finit par s’apaiser et lui témoigne à nouveau son amour.

    Don Giovanni est englouti par les flammes des Enfers

    De retour chez lui, Don Giovanni se met à table lorsqu’Elvira le rejoint par surprise pour lui faire une ultime déclaration d’amour. Affligée, elle accepte d’oublier tous les mensonges mais ne récolte en retour que des moqueries. Jamais Don Giovanni ne se repentira.

    En partant, Elvira pousse un cri d’épouvante, suivie de Leporello qui hurle à la vue de la statue du Commandeur devant la porte. Voyant que son valet est terrorisé, le maître des lieux décide d’aller ouvrir lui-même. La statue du Commandeur entre alors et exige de Don Giovanni qu’il se repente, mais il refuse. Soudain, un torrent de flammes jaillit et submerge Don Giovanni, qui lutte en vain avant d’être irrémédiablement englouti par les Enfers.

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    Tous les autres personnages entrent, leur soif de vengeance toujours intacte. Ils sont rejoints par Leporello qui leur fait le récit de la fin tragique de son maître, dévoré par l’enfer.

    Anna consent finalement à épouser Ottavio, à qui son cœur appartient. Elvira prend la décision de finir ses jours dans un couvent. Masetto et Zerlina prévoient enfin de se marier, tandis que Leporello fait le vœu de trouver un meilleur maître. Telle est la fin de celui qui fait le mal.

    Maeva Mellado

     

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  • Langue française : « Veuillez agréer l’expression de mes salutations distinguées », ne faites plus la faute !

    Quand on veut rédiger un mail ou une lettre polie, on peut être tenté par l’emploi de la formule « Veuillez agréer l’expression de mes salutations distinguées » mais est-ce une erreur ? Découvrez aussi d’autres formules du quotidien mal employées.

    On n’exprime pas des salutations !

    Lorsqu’on rédige un mail ou une lettre formelle, on peut être tenté par cette formule. Pourtant, il faut savoir qu’on n’exprime pas des salutations — on exprime un sentiment ou une attitude.

    Il conviendrait plutôt d’écrire : Veuillez agréer l’expression de mes respects ou de ma considération.

    Par ailleurs, dire merci en tout cas est une façon de ne pas vraiment remercier. Cette formule, teintée d’ironie ou de résignation, est à manier avec précaution — voire à éviter dans un contexte sincère.

    Je souhaite payer « par » ou « en » carte, il n’y a qu’une seule bonne réponse

    On l’entend plusieurs fois par jour : vous payez en carte ? Or, il faudrait dire payer par carte. Lorsqu’on emploie la tournure payer en, la préposition « en » indique l’argent physique qui passe d’une main à l’autre.

    On paiera donc en espèces, mais par carte, par chèque ou par virement.

    Faut-il écrire « de toute façon » ou « de toutes façons » ? La règle est simple

    L’hésitation est fréquente entre le singulier et le pluriel. La règle est simple : employée dans son sens le plus courant — c’est-à-dire quoi qu’il en soit —, l’expression s’écrit toujours au singulier : de toute façon.

    Si l’on rencontre parfois la forme au pluriel, c’est pour signifier de toutes les manières possibles, une tournure bien moins fréquente. À retenir : le singulier est la norme.

    À noter également : quoi qu’il en soit s’écrit en quatre mots séparés.

    « En tout cas » ou « en tous cas », quelle est la bonne formule ?

    Contrairement à de toute façon, les deux orthographes — en tout cas et en tous cas — sont ici correctes. Toutefois, le singulier reste la forme la plus courante et la plus recommandée.

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    Doit-on écrire « les yeux grand ouverts » ou « les yeux grands ouverts » ?

     

     

    De grands écrivains tels que Proust, Rabelais ou Rousseau ont employé le pluriel, mais les dictionnaires de référence penchent clairement pour le singulier : Le Robert ne retient qu’une seule graphie, tandis que Le Larousse reconnaît les deux, avec une préférence marquée pour en tout cas.

    Karine Dijoud

     

    Retrouvez la chronique Et si on parlait français ?

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  • Cyrille Dubois nous dévoile des pépites oubliées de la mélodie française avec orchestre

    A l’occasion de la publication de son album « So poétique », Cyrille Dubois sera, ce jeudi 11 juin à 20h, l’invité du Journal du Classique.

     

    Après « So romantique » qui mettait à l’honneur des trésors méconnus de l’opéra français, Cyrille Dubois nous invite, avec « So poétique », à découvrir des pépites rares appartenant cette fois-ci au genre de la mélodie avec orchestre. Un genre qui a connu ses heures de gloire en France entre 1860 et 1920 mais dont la majeure partie du répertoire était tombée dans l’oubli.

    De Gounod à Fauré, un florilège de raretés

    Cyrille Dubois nous éclairera ce soir sur l’esprit de cet album sorti chez Alpha, conçu avec Alexandre Dratwicki, le directeur artistique du Palazzetto Bru Zane et enregistré avec l’orchestre Philharmonique de Bruxelles sous la direction de Pierre Dumoussaud. Au programme : 24 mélodies, pour beaucoup inédites, signées Gounod, Godard, Saint-Saëns, Fauré, Augusta Holmès, Fernand de la Tombelle… absolument irrésistibles.

    Laure Mézan

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    Opéra de Paris : Salomon va équiper les 154 danseuses et danseurs du corps de ballet

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  • Opéra de Paris : Salomon va équiper les 154 danseuses et danseurs du corps de ballet

    L’Opéra national de Paris (OnP) et Salomon ont annoncé la conclusion d’un accord de partenariat inédit à partir de cette saison. Jusqu’à fin 2028, la marque de loisirs et de sport de montagne équipera les danseuses et danseurs du ballet de l’institution parisienne.

    Non, les danseuses et danseurs du Ballet de l’Opéra de Paris ne vont pas aller s’entraîner sur les pentes des stations de ski comme pourrait le laisser penser l’intitulé de cette annonce. Ce serait oublier que la marque Salomon, à l’origine spécialiste des sports d’hiver, s’est beaucoup diversifié depuis le début des années 2000 vers le running, le trail (course nature) et les disciplines outdoor, et souhaite désormais associer l’avenir du sport et de la culture.

    Selon les termes de l’accord signé avec le corps de ballet de l’Opéra de Paris, « ce partenariat est né de cette proximité de valeurs et de cette conviction partagée : la qualité d’une performance se construit bien avant qu’elle ne soit visible ». Par conséquent, pendant trois saisons, l’ensemble des danseurs et danseuses du Ballet (154 artistes) sera doté d’un équipement complet Salomon adapté aux différentes phases de leur activité quotidienne. Un partenariat qui s’inscrit également « dans une volonté commune d’accompagner au mieux les artistes dans leur pratique et leur préparation physique ».

    Salomon accompagne les athlètes depuis près de 80 ans

    Cet équipement comprendra notamment des chaussures de training, des vêtements techniques et accessoires de performance qui viendront soutenir le travail des artistes dans toutes les dimensions de leur activité, de l’échauffement à la récupération, en passant par les entraînements, les répétitions et les déplacements.

    Une collaboration logique selon Salomon dont l’histoire et l’identité se retrouve dans des produits qui accompagnent depuis près de 80 ans des athlètes confrontés aux mêmes exigences de préparation et de performance.

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    Pour Guillaume Meyzenq, directeur général de Salomon, c’est cette notion de performance, liée au ballet de l’Opéra de Paris qui représente « tout ce que nous admirons : la discipline, la précision, l’engagement et la maîtrise de l’effort (…) S’associer à cette institution unique est à la fois une évidence et une source d’inspiration profonde pour Salomon ».

    ©️ Salomon

    Une collaboration étroitement liée aux besoins et aspirations des danseuses et danseurs, comme le souligne José Martinez, le directeur de la danse de l’OnP. « Nous sommes profondément attachés au bien-être et aux conditions d’entraînement de nos danseurs. Ce partenariat traduit notre volonté de leur offrir des équipements adaptés à l’intensité de leur engagement quotidien et à l’exigence de leur pratique », a-t-il commenté.

    Philippe Gault

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  • Un été placé sous le signe de Carmen et de Charlotte pour Adèle Charvet

    Alors qu’elle s’apprête à chanter Carmen à Toulouse, Adèle Charvet sera, ce mercredi 10 juin à 20h, l’invitée du Journal du Classique.

     

    Une riche fin de saison pour Adèle Charvet : elle sera Carmen, en alternance avec Marie-Nicole Lemieux, dans la production mise en scène par Jean-Louis Grinda présentée du 27 juin au 4 juillet à l’Opéra national du Capitole de Toulouse avant de retrouver le personnage de Charlotte dans Werther de Massenet les 29 juillet et 1er août à Salzbourg. Sans oublier quelques rendez-vous au festival de Saint-Denis, à Verbier ou encore à Londres.

    Une mezzo-soprano en pleine ascension

    La mezzo-soprano se confiera ce soir sur sa perception de ces rôles de Carmen et de Charlotte avec lesquels elle s’épanouit depuis peu. Et elle nous dira quelques morts sur la saison à venir qui sera, de nouveau, marquée par quelques débuts importants.

    Laure Mézan

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