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  • Le violoncelliste Gautier Capuçon fait son entrée au Grévin, « un musée qui le fait rêver depuis tout petit »

    Le violoncelliste Gautier Capuçon a inauguré sa statue de cire au Musée Grévin ce jeudi. Il y rejoint son frère Renaud, violoniste et chef d’orchestre, ainsi qu’une belle collection de musiciens célèbres.

    Gautier Capuçon, au micro de Philippe Gault : 

    https://www.radioclassique.fr/wp-content/uploads/2026/05/capucon.mp3

     

    Animée par Stéphane Bern, président de l’académie Grévin et Nikos Aliagas, la cérémonie d’inauguration de la statue de cire de Gautier Capuçon a eu lieu ce jeudi en fin d’après-midi au Musée Grévin à Paris. Une consécration pour le violoncelliste français, un des artistes les plus reconnus de la scène classique internationale et ancien animateur sur Radio Classique (Les Carnets de Gautier Capuçon, à réécouter ici)

    Sa statue de cire rejoint celle de son frère, le violoniste Renaud Caupçon, inaugurée en mars 2020. C’est d’ailleurs la deuxième fratrie à être immortalisée par le Musée Grévin après les frères Auguste et Louis Lumière. Le nom de Gautier Capuçon s’ajoute à une belle liste de musiciens classiques parmi lesquels Maria Callas, Cecilia Bartoli, Roberto Alagna, Luciano Pavarotti, Philippe Jaroussky, et Lang Lang, mais aussi Mozart, Lully, Rostropovitch et d’illustres danseuses et danseurs étoile.

    Gautier Capuçon : « Un travail d’équipe exceptionnel »

    Pour donner naissance au personnage de Gautier Capuçon en train de jouer, le sculpteur Laurent Mallamaci et les ateliers Grévin ont mobilisé pendant plusieurs mois leurs savoir-faire historiques. Prises de mesures, photos, étude des expressions, du regard, nuances des couleurs de la peau, des yeux, moulage des mains…

    Chaque détail a été minutieusement scrutés, même la copie des bijoux que porte le musicien en accord avec les joailliers Chopard et Tiffany, le personnage porte un smoking de Fursac, afin de restituer avec précision une copie parfaite de l’artiste.

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    Un véritable travail de haute précision auquel Gautier Capuçon a tenu à rendre hommage, se disant « très touché et très ému de voir le travail d’équipe exceptionnel de ces artistes qu’on doit absolument saluer et applaudir », et ajoutant : « Je suis très honoré d’avoir été sélectionné pour avoir ma place dans ce musée qui me fait rêver depuis que je suis tout petit ».

    ©️AMG

    Musique oblige, Gautier Capuçon était accompagné de ses amis pianistes Franck Braley et Jérôme Ducros avec lesquels il a interprété quelques morceaux très appréciés par l’assistance.

    Philippe Gault

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    L’Opéra de Paris à nouveau touché par une grève, voici les spectacles concernés par les annulations

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  • L’Opéra de Paris à nouveau touché par une grève, voici les spectacles concernés par les annulations

    Une partie du personnel de l’Opéra national de Paris (OnP) était en grève ce jeudi pour des revendications salariales, contraignant l’établissement à annuler la première de l’opéra Ercole amante à l’Opéra Bastille, a-t-on appris auprès de la direction et du syndicat Sud Spectacle.

    Il s’agit de la cinquième journée de grève en un peu plus d’un mois. A l’appel de Sud, les quatre autres journées de mobilisation, les 24 avril, 5, 6 et 12 mai, s’étaient également traduites par des annulations de spectacles. « Nous avons le regret de vous informer que la représentation d’Ercole amante du 28 mai à l’Opéra Bastille est annulée en raison d’un mouvement de grève suivi par une partie du personnel », a écrit l’institution sur son site internet, dans un message à ses spectateurs.

    Le syndicat proteste contre un accord collectif, signé le 31 mars par la direction et trois autres syndicats de l’institution, la CFDT, la CGT et FO, mais pas par lui, qui prévoit pour les quelque 500 personnels techniciens, costumiers, accessoiristes, agents d’accueil, etc, un nouveau système de rémunération.

    Il ne permet pas « une rémunération juste et équitable », a estimé le syndicat, majoritaire chez cette catégorie de personnels. Celui-ci réclame également une « revalorisation significative » d’une prime intégrée au salaire, une revendication de longue date.

    Opéra de Paris : Un nouveau préavis de grève déposé pour les 3 et 9 juin

    Interrogée, la direction de l’OnP a fait valoir que l’accord avait été « signé par une intersyndicale représentant la majorité du personnel » et était « valide ». « Les échanges entre la direction et les syndicats se poursuivent, avec d’autres réunions programmées dans les prochains jours », a-t-elle ajouté.

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    Ercole amante (Hercule amoureux) est un opéra baroque oublié, dédié à Louis XIV et écrit en 1707 par une compositrice italienne méconnue, Antonia Bembo (1643 – 1715). Sa mise en scène à l’Opéra de Paris est une première en Europe pour cette œuvre dont le seul manuscrit connu a été récemment exhumé à la Bibliothèque nationale de France.

    Sud Spectacle a déposé un préavis de grève pour les 3 et 9 juin, jours où sont programmées des représentations de La Cenerentola de Gioacchino Rossini au Palais Garnier

    Philippe Gault (avec AFP)

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  • Opéra baroque : à l’origine des castrats et de leur voix d’or, une opération secrète aux conséquences irréversibles

    Les castrats sont des figures emblématiques de la musique classique, dont les plus célèbres sont sans conteste Farinelli, et son rival Caffarelli. Ces chanteurs ont subi une intervention chirurgicale, l’orchidectomie, appelée parfois, avec beaucoup d’hypocrisie, « la petite opération ».

     

    Cette opération était réalisée sur des enfants pré-pubères, âgés de 7 à 12 ans, par un praticien spécialisé. Bien qu’officiellement proscrite, elle était courante et motivée par un mélange d’intérêt et d’hypocrisie. Souvent, les parents mentaient à leurs enfants, invoquant une malformation congénitale ou un accident de la petite enfance.

    Pour anesthésier l’enfant, on utilisait l’opium ou la compression de la jugulaire, entraînant une perte de connaissance. L’enfant était ensuite plongé dans un bain de lait pour amollir les chairs, ou parfois dans un bain d’eau glacée. Une scène du film Farinelli de Gérard Corbiau (1994) illustre d’ailleurs cet acte contre nature. On estime à 4 000 le nombre d’enfants castrés annuellement dans les années 1730, période d’apogée de ce phénomène au cours du premier tiers du XVIIIe siècle.

    Devenir castrat, une chance de faire fortune

    C’est à Naples que la formation des castrats devint une véritable industrie. Les institutions religieuses, cherchant à réduire l’écart entre l’extrême pauvreté et l’opulence, y virent une issue. La musique offrait un débouché.

    Les pères de famille, notamment ceux avec de nombreuses bouches à nourrir, « vendaient » leurs enfants, assurés de les voir logés, nourris et blanchis. Dans le meilleur des cas, ils feraient fortune. L’enfant devenait commercialisable, à condition d’avoir une belle voix et des prédispositions musicales.

    Cette situation perdura près de deux siècles, jusqu’à l’époque de Rossini, avec un afflux inépuisable de garçons de Campanie, Calabre, Pouilles et Sicile, tous subissant la « petite opération ».

    Les conséquences de l’opération sur la vie des castrats

    Comme l’écrit Vincent Borel dans Classica de septembre 2021, seulement la moitié des jeunes opérés survivaient à l’opération. Ceux qui y parvenaient intégraient ensuite un conservatoire. Le garçon opéré ne connaissait jamais la mue, sa voix ne baissant pas d’une octave. Le larynx infantile ainsi préservé bénéficiait d’une musculation intense des cordes vocales. En grandissant, le castrat développait les poumons d’un corps d’adulte, ce qui créait ce phénomène unique d’une cage thoracique d’homme avec les cordes vocales d’une femme.

    Ces interventions chirurgicales n’étaient pas sans conséquences : des dérèglements hormonaux entraînaient une élongation des membres, une fragilité osseuse, et une poitrine qui se développait et se féminisait. Le castrat n’avait pas de pomme d’Adam et peu de pilosité, souffrant souvent de perturbations psychiques. Gaetano Caffarelli était réputé pour ses sautes d’humeur impressionnantes.

    Haendel et Porpora ont composé pour les castrats

    Malgré cela, au plus fort de la mode des castrats, certains enfants choisissaient volontairement cette voie douloureuse, comme Luigi Marchesi, une star de l’époque napoléonienne. La vie d’un élève castrat était comparable à l’entraînement d’un athlète, commençant dès 6h du matin par une heure d’éveil de la voix, suivie d’exercices vocaux ardus. Les plus doués se destinaient à la scène, endossant les grands rôles de Jules César, Ulysse, ou Rinaldo. Le castrat représentait alors un mélange complexe entre l’homme, la femme et l’enfant, une confusion des genres qui fascinait le public à l’époque rocaille, où le masculin et le féminin aimaient à se confondre ou à se superposer.

    Les castrats occupaient tous les rôles : soprano, alto ou contralto, avec des tessitures parfois changeantes au cours de leur carrière. Leur succès était phénoménal, comparable à celui de nos rockstars ou footballeurs actuels. Le milieu du XVIIIe siècle, entre 1720 et 1760, marqua l’apogée du « divo », terme qui donnera plus tard « diva ». Des compositeurs comme Porpora, Haendel, Hasse, Vinci et Jommelli écrivaient pour eux, bâtissant leur réputation sur les extraordinaires vocalises de ces chanteurs.

    Les racines de la castration et le rôle de l’Église

    La castration des garçons à des fins esthétiques n’est pas une invention du XVIIIe siècle italien ; elle existait déjà dans l’Antiquité. Les prêtres de Cybèle s’émasculaient, et le théologien Origène se châtra pour se débarrasser de la sexualité. Cependant, l’objectif n’était pas musical.

    Saint Paul, en fermant l’église aux voix féminines, promut les « empêchés », les eunuques, dans le paysage sonore de la Méditerranée, une pratique venue d’Orient.

    Plus tard, c’est l’Église elle-même qui, paradoxalement, poussa au phénomène : tout ce qui chantait dans les États pontificaux (un tiers de l’Italie de l’époque) devait être interprété par un homme, ou, plus précisément, par un « homme diminué ».

    Sexualité et ambiguïté des castrats

    Contrairement aux idées reçues, les castrats avaient bel et bien une sexualité. En étudiant leurs biographies, on trouve parmi eux des hommes chastes, mais aussi des « Don Juan » frénétiques comme Velluti, qui collectionna les conquêtes jusqu’à séduire une grande-duchesse Romanov à Saint-Pétersbourg. Certains étaient ouvertement homosexuels.

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    L’ambiguïté des castrats en fit une figure emblématique de la décadence, tout en étant très charismatique. Ils proliféraient dans les parties fines, y compris au Vatican.

    Casanova raconte en 1761 une soirée où, parmi la société présente, se trouvaient des castrati qui « jouaient le rôle de femmes sur les théâtres romains ». Il décrit un pari où un castrat et une fille se mirent nus, la tête couverte, défiant quiconque de déterminer lequel était mâle ou femelle. C’était le genre de divertissement de l’Europe aristocratique du XVIIIe siècle, une époque où ces « héros » étaient baroques dans tous les sens du terme.

    Franck Ferrand

     

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  • Orchestre de Paris : Roberto González-Monjas nommé premier chef invité

    La Cité de la musique – Philharmonie de Paris annonce la nomination de Roberto González-Monjas comme premier chef invité de l’Orchestre de Paris. Le jeune chef et violoniste espagnol de 38 ans débutera à ce poste lors de la saison 2027/2028 pour une durée initiale de quatre ans.

    C’est auprès d’Esa-Pekka Salonen, qui prendra la direction musicale de l’Orchestre de Paris la saison prochaine, que Roberto González-Monjas travaillera au moins pendant quatre ans. Outre des tournées internationales et des projets spéciaux, il dirigera au moins trois programmes d’abonnement par saison à la Philharmonie de Paris.

    Chef d’orchestre et violoniste de renommée internationale, le natif de Valladolid est actuellement directeur musical de l’Orchestre symphonique de Galice, chef d’orchestre du Mozarteumorchester de Salzbourg et directeur artistique d’Iberacademy en Colombie, un programme destiné à soutenir les jeunes musiciens en Amérique latine.

    « La première rencontre avec l’Orchestre de Paris a été l’une des expériences les plus magiques et électrisantes de ma carrière »

    Olivier Mantei, le directeur général de la Cité de la musique – Philharmonie de Paris, a mis en avant « Un talent qui inspire d’emblée une connexion que l’on a envie d’approfondir, et sa carrière témoigne de l’intelligence et de la maîtrise avec lesquelles il a fait des choix au fil du temps. Nous considérons ces qualités comme inestimables pour forger une relation musicale et personnelle durable avec l’Orchestre ».

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    Pour l’heureux élu, qui fait ses débuts avec l’Orchestre de Paris en mai 2025, dans un programme mettant en vedette la violoniste Lisa Batiashvili, le compositeur et organiste Thierry Escaich et le hautboïste François Leleux : « Cette première rencontre avec l’Orchestre de Paris a été l’une des expériences les plus magiques et électrisantes de ma carrière (…) Je me suis senti non seulement chaleureusement accueilli et soutenu, mais aussi véritablement encouragé à faire de la musique avec conviction : à prendre des risques, à explorer avec audace et sans compromis. C’est un immense honneur de devenir le premier chef invité principal de l’Orchestre de Paris ».

     

    Roberto González-Monjas retrouvera l’Orchestre de Paris lors de la saison 2026/2027 aux côtés de la violoniste Clara-Jumi Kang pour un programme comprenant des œuvres de John Williams, d’Erich Wolfgang Korngold et de Serge Rachmaninov les 12 et 13 mai 2027 à la Philharmonie de Paris. Des concerts qui marqueront également le début d’un cycle Rachmaninov, au cours duquel le chef d’orchestre espagnol dirigera l’interprétation des principales œuvres orchestrales du compositeur russe durant les saisons suivantes.

    Philippe Gault

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  • Le Te Deum de Notre-Dame de Thierry Escaich résonnera de nouveau au Festival des Forêts

    A l’occasion de notre journée spéciale consacrée au Festival des Forêts, Thierry Escaich sera, ce jeudi 28 mai à 20h, l’invité du Journal du Classique.

    Thierry Escaich sera l’une des grandes figures de la nouvelle édition du festival des forêts qui se tient cette année du 21 juin au 12 juillet. Son Te deum pour Notre Dame, crée il y a tout juste un an dans la cathédrale, sera redonné le 26 juin au Théâtre impérial de Compiègne sous la direction de Stephanie Childress qui sera placée à la tête de l’orchestre national de Lille et de différents chœurs.

    Notre-Dame inspire une œuvre qui traverse les forêts

    Le compositeur reviendra ce soir à notre micro sur la conception de cette œuvre saisissante qui a fait l’objet d’un enregistrement discographique récompensé par les Victoires de la musique mais n’avait encore jamais été rejouée. Il évoquera également la résidence de composition de l’Académie Léo Delibes dont il assure la direction, dans le cadre du festival.

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

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  • 34E FESTIVAL DES FORÊTS DU 21 JUIN > 12 JUILLET 2026
    LES QUATRE SAISONS SANS VIVALDI !

    15 CONCERTS | 6 BAINS DE FORÊTS MUSICAUX | 200 MUSICIENS | 15 SITES REMARQUABLES ET INSOLITES

    Le 34e Festival des forêts abordera le thème de saisons en esquivant le chef d’œuvre du maître vénitien de la musique baroque. Un pari audacieux. Mais défi relevé pour cette 34e édition qui promet de nombreuses découvertes et temps forts.

    Pionnier du développement durable depuis 34 ans, le festival propose des promenades singulières au cœur des forêts de Laigue et de Compiègne, tissant des liens entre nature, musique et patrimoine.

    Concert pyrotechnique ou concert symphonique, concert sous les étoiles ou concert-randonnée, au Théâtre Impérial de Compiègne ou au château de Pierrefonds, en famille ou entre amis. La promesse de grandes émotions et d’expériences sensorielles inédites !

    LES SAISONS, INÉPUISSABLE SOURCE D’INSPIRATION

    Les Quatre Saisons composées par Vivaldi sont sans doute parmi les œuvres les plus populaires de la musique baroque, s’en affranchir pour traiter du cycle des saisons était un pari audacieux. Défi relevé pour cette 34e édition qui promet de nombreuses découvertes et redécouvertes. Des Saisons de Boismortier à la création de l’Hiver de Guy Sacre, de Das Jahr de Fanny  Mendelsshon à la reprise d’un des concertos des Quatre Saisons de Nicolas Bacri (créées au Festival des forêts en 2015), l’équilibre entre musique ancienne et contemporaine sera respecté.

    La poésie s’invitera également lors du week-end de clôture. Aux textes d’Adeline Baldacchino, qui ponctueront les douze mois de Das Jahr, répondront la lecture des épigraphes qui émaillent le cycle Les Saisons que Piotr Tchaïkvoski composa trente cinq ans plus tard. Ces dernières seront présentées dans une transcription d’Alexandre Gasparov pour violoncelle et piano qu’il interprètera aux côtés de Xavier Philipps.

    LES TEMPS FORTS DU FESTIVAL 2026

    Quelques concerts échapperont  à l’exercice de style  parmi lesquels les temps forts :

    • En ouverture du festival, le vendredi 26 juin, le Te Deum pour Notre Dame de Thierry Escaich, créé en juin 2025, qui réunira en première partie de soirée, 185 choristes et musiciens sur la scène du Théâtre Impérial de Compiègne dans une version sans les intermèdes à l’orgue qui seront donnés par le compositeur et interprète en seconde partie de soirée, à l’église Saint Jacques de Compiègne pour clore cette soirée historique.
    • L’Italie, sans Vivaldi, concert avec final pyrotechnique, le jeudi 2 juillet dans le parc de la Brunerie à Choisy-au-Bac. Du baroque à la musique de films italiens, un programme d’œuvres incontournables où se côtoient Monteverdi et Rota, la chanson napolitaine et les chœurs d’opéra ! Un format inédit pour l’harmonie et les timbales de l’Orchestre de Picardie qui s’associeront au virtuose et charmeur accordéoniste, Théo Ould. Nul doute que les saveurs italiennes sur scène (et dans l’assiette) régaleront mélomanes et curieux.
    • 4 FORMULES DE CONCERTS

      • Les évènements : concerts symphoniques ou pyrotechniques dans des lieux d’exception
      • Concert en forêt ou concert-randonnée
      • Concerts intimes, en ville ou au cœur de villages de charme
      • Avec les enfants : concerts en famille et ateliers des P’tites zoreilles
      • Plus de 200 artistes se produiront lors de 15 concerts et 6 bains de forêts musicaux dans 15 sites remarquables et inédits.

        INTERPRÈTES DE RENOM ET ETOILES MONTANTES…

        • Thierry Escaich compositeur et interprète, directeur de l’Académie de composition Léo Delibes
        • Lucas Debargue, piano
        • Billy Eidi, piano
        • Marie Vermeulin, piano
        • Alexandre Gasparov, piano
        • Chloé de Guillebon, clavecin
        • Amanda Favier, violon
        • David Castro-Balbi, violon
        • Lisa Strauss, violoncelle
        • Alexandre Castro-Balbi, violoncelle
        • Xavier Phillips, violoncelle
        • Aurélien Pascal, violoncelle
        • Raphaël Feuillâtre, guitare
        • Clarisse Moreau, hautbois
        • Théo Ould, accordéon
        • Elodie Soulard, accordéon
        • Jean-François Rouchon, baryton
        • Solistes de l’Opéra royal de Versailles
        • Jeanne Monteilhet, mezzo soprano
        • Bertrand Dazin, haute-contre
        • Jean-François Rouchon, baryton
        • Chanteurs du Chœur de chambre Mikrokosmos
        • L’Orchestre national de Lille sous la direction de Stéphanie Childress (étoile montante de la direction d’orchestre qui a remporté en 2020 le deuxième prix du concours de direction d’orchestre La Maestra) donnera le Te Deum pour Notre-Dame au Théâtre Impérial de Compiègne avec les chœurs Ineffable, Ekla, le Chœur de chambre Septentrion et le Jeune Chœur des Hauts-de-France
        • Le Quatuor Hermès
        • Le Slovak Chamber Orchestra sous la direction d’Ewan Danel
        • L’harmonie et les timbales de l’Orchestre de Picardie sous la direction d’Aurélien Azan Zielinski
        • L’artificier Fabrice Chouillier (société Celesta)

          LA MUSIQUE CLASSIQUE POUR LES P’TITES ZOREILLES

          Les propositions destinées aux jeunes pousses auront une place de choix dans cette édition :

          Dimanche 28 juin, la Folle journée des kids !

          Cette journée sera intégralement consacrée aux jeunes enfants et à leur famille. Sur le site du Prieuré de Saint-Pierre-en-Chastres, il sera possible de goûter au plaisir de la musique en famille (et de goûter tout court), dans un lieu environné par la forêt. Un parcours à construire à la carte : concert participatif en famille avec l’Orchestre Col’Legno, bébé-concert avec les chanteurs du Chœur Mikrokosmos, Bain de forêt musical en famille, Bestiaire sonore avec Xavier Machali, ateliers découvertes nature (sur la faune et la flore), navette gratuite et parking à vélos.

          Ce programme sera complété par 3 ateliers des P’tites zoreilles, pour pratiquer la musique en s’amusant, destinés aux 4-10 ans, et proposés tous les mercredis du festival à 16h, à la Bibliothèque Saint-Corneille de Compiègne (24 juin, 1er et 8 juillet).

           

          ACADÉMIE LÉO DELIBES

          Thierry Escaich continuera d’animer une académie de jeunes compositeurs, au cours de laquelle quatre jeunes compositeurs écrivent sous sa supervision une pièce pour quatuor à cordes, alto et violoncelle qui sera créée durant le festival 2027 par le Quatuor Hermès, Paul Zientara et Maxime Gizart.

          BAINS DE FORÊT MUSICAUX

          Parallèlement aux concerts, le 34e  Festival des forêts accordera une large place aux Bains de forêt musicaux (promenades musicales en forêt accompagnées d’exercices de ressourcement) qui incarnent parfaitement l’alchimie entre musique et nature, pierre angulaire du festival.

          Depuis leur expérimentation à partir de 2018 et leur entrée dans la programmation du festival en 2020, les bains de forêt musicaux remportent un grand succès auprès du public et sont proposés toute l’année aux particuliers comme aux entreprises, ainsi qu’aux publics fragilisés : femmes victimes de violences, personnes en précarité sociale et enfants porteurs de troubles graves des apprentissages.

           

          DÉMARCHE ÉCOLOGIQUE

          Le Festival des Forêts a de reçu en 2024 le Trophée Radio-Classique du Développement durable, après avoir été nommé en 2022 dans la catégorie « festivals ». A l’occasion de la remise de ce prix, Bruno Ory-Lavollée, président, a rappelé les actions du festival qui concourent au développement durable: « Mieux recevoir la musique grâce à la nature et mieux ressentir la nature grâce à la musique : notre projet artistique contribue à réparer le lien brisé entre l’homme et la Création. ».

          Particulièrement sensibilisé aux enjeux environnementaux, le festival poursuit aujourd’hui son engagement pour la transition écologique, en proposant aux spectateurs des expériences sensorielle inédites :

          • Trois marches découvertes guidées par un forestier précédant des concerts (27 juin, 4 et 5 juillet), proposent au public une approche à la fois sensible et pédagogique ;
          • Des navettes gratuites sont assurées pour chaque concert se déroulant hors de Compiègne ;
          • Le public est incité à se rendre aux concerts à vélo : une boisson est offerte – champagne compris – à tous ceux qui viennent à bicyclette ;
          • Le public est invité à covoiturer, à partir de 3 personnes dans un véhicule, les spectateurs bénéficient du tarif réduit ;
          • L’offre des buvettes, des pique-niques et des repas est désormais en quasi-totalité élaborée à partir de produits provenant de fournisseurs locaux ; les gobelets et la vaisselle sont entièrement recyclables ; le tri des déchets est systématique.
          • https://festivaldesforets.fr/

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          • Langue française : Doit-on écrire « les yeux grand ouverts » ou « les yeux grands ouverts » ?

            Une auditrice nous a soumis une question née d’un débat avec une amie : faut-il écrire les yeux grand ouverts ou les yeux grands ouverts ? Son raisonnement était le suivant : grand étant employé comme adverbe, il devrait rester invariable.

             

            La réflexion de cette auditrice répond à la logique, mais la langue française réserve des surprises. Car si grand est bien utilisé ici comme adverbe, il s’accorde en genre et en nombre lorsqu’il est placé devant un participe. On écrira donc des fenêtres grandes ouvertes, et non grand ouvertes. Le lexicographe Jean Girodet le confirme dans son ouvrage Pièges et difficultés de la langue française : l’invariabilité, que l’on rencontre parfois, est « moins conseillée, mais pas proscrite ».

            « Bonjour à toutes et à tous » : une formule révélatrice

            Une autre auditrice s’interroge sur l’omniprésence de la formule Bonjour à toutes et à tous, désormais incontournable dans l’espace public. Pourquoi ce besoin de distinguer explicitement les femmes et les hommes dans une simple salutation ?

            Elle rappelle fort à propos une distinction héritée du latin : vir, l’homme en tant qu’individu de sexe masculin — qui a donné viril —, et homo hominis, l’homme au sens de l’espèce humaine, que l’on retrouve dans des termes comme Homo sapiens ou Homo habilis. Pendant des siècles, le masculin a joué ce rôle de genre générique, produisant des constructions aussi paradoxales que : les hommes et les femmes sont des hommes (humains).

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            Alors pourquoi ce Bonjour à toutes et à tous s’est-il imposé ? Parce que la langue évolue avec les usages sociaux. Cette formule révèle une tension de fond : le masculin générique est-il encore perçu comme véritablement neutre ? C’est une question que les linguistes continuent de débattre, et que la société tranche, à sa façon, dans le quotidien.

            Une chose demeure certaine : la langue française a toujours su évoluer tout en gardant son élégance. C’est à elle de trouver son chemin.

            Karine Dijoud

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          • Le « cœur lourd », la mezzo soprano Elīna Garanča renonce à Ariadne auf Naxos au Festival de Salzbourg

            Dans un communiqué Elīna Garanča annonce qu’elle renonce à sa participation au prochain Festival de Salzbourg. La mezzo-soprano lettonne devait chanter dans Ariadne auf Naxos mais estime qu’elle ne parvient pas à « établir un lien artistique et émotionnel suffisant » avec le personnage principal de l’opéra de Richard Strauss.

            « C’est avec le cœur lourd que je vous annonce la nouvelle suivante. Après mûre réflexion, j’ai pris la difficile décision de ne pas ajouter le rôle d’Ariadne dans Ariadne auf Naxos à mon répertoire et, par conséquent, de me retirer de la production du Festival de Salzbourg », confie Elīna Garanča dans un communiqué publié par le festival et sur son compte Instagram.

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            La mezzo-soprano lettonne justifie sa décision au motif que : « au cours des derniers mois de préparation et d’immersion intensive dans ce rôle, je me suis rendu compte que je ne parvenais pas à établir un lien artistique et émotionnel suffisant avec ce personnage (…) Parallèlement, je considère qu’il est de ma responsabilité artistique et professionnelle de ne participer à une production que lorsque je suis pleinement convaincue de pouvoir rendre justice à un rôle dans toute sa profondeur psychologique et émotionnelle ».

            Elīna Garanča sera remplacée par la soprano suédoise Christina Nilsson

            Un aveu surprenant de la part de la cantatrice lettone, grande spécialiste du répertoire de Richard Strauss.

            Le site spécialisé ForumOpéra rappelle qu’Elīna Garanča s’est notamment « illustrée dans le rôle du Compositeur d’Ariadne auf Naxos, mais aussi dans celui d’Octavian dans Der Rosenkavalier, l’un de ses rôles signatures sur les grandes scènes internationales et que récemment elle avait également abordé des pages orchestrales et lieder du compositeur allemand en concert, confirmant l’évolution de sa voix vers un répertoire plus ample et dramatique ».

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            Pour remplacer Elīna Garanča, la direction du festival a fait appel à la soprano suédoise Christina Nilsson, qui fera à cette occasion ses grands débuts à Salzbourg. Six représentations d’Ariadne auf Naxos sont programmées à la Haus für Mozart, du 2 au 28 août, sous la direction du chef d’orchestre autrichien Manfred Honec à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Vienne, avec la mezzo-soprano Kate Linddsey, la soprano Ziyi Dai et le ténor Eric Cutler dans les autres rôles-titres.

            Philippe Gault

             

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          • L’Enlèvement au sérail de Mozart par Florent Siaud et Laurence Equilbey

            A l’occasion de la nouvelle production de l’Enlèvement au sérail de Mozart au Théâtre des Champs-Elysées, Florent Siaud et Laurence Equilbey seront, ce mercredi 27 mai à 20h, les invités du Journal du Classique.

            C’est avec l’Enlèvement au sérail de Mozart que se clôturera la saison lyrique du Théâtre des Champs-Elysées, dans une nouvelle production à découvrir du 3 au 12 juin. Un œuvre pas si souvent donnée qui, derrière son masque de turquerie, cache une profonde réflexion sur la complexité des rapports humains, que ce soit du point de vue des classes sociales ou des relations entre homme et femme.

            L’opéra le plus subversif du répertoire de Mozart ?

            Le metteur en scène Florent Siaud, qui fait ici ses débuts dans l’univers mozartien, nous éclairera sur sa lecture de cet opéra. Nous échangerons également avec Laurence Equilbey qui dirige son Insula Orchestra dans la fosses, tandis que vient de paraître son nouvel album dédié aux musiques baroques et classiques au cinéma, enregistré avec ses musiciens et une pléiade de grands solistes.

            Laure Mézan

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          • Daniel Harding, chef d’orchestre et pilote Air France, nommé directeur musical du Philharmonique de Los Angeles

            La direction de l’Orchestre Philharmonique de Los Angeles (LA Phil) a annoncé la nomination de Daniel Harding en tant que directeur musical à compter de la saison 2027/2028. Le chef d’orchestre anglais succédera à Gustavo Dudamel qui occupe ce poste depuis 2009.

            Choisi pour sa « vision internationale, un engagement en faveur de l’éducation et une passion pour la promotion des talents émergents », Daniel Harding, 50 ans, prendra la direction à la rentrée 2027 de l’Orchestre Philharmonique de Los Angeles où il succèdera à Gustavo Dudamel qui fera en juillet prochain ses adieux à l’institution californienne lors de quatre concerts programmés au Walt Disney Concert Hall.

            Dans son communiqué, l’Orchestre Philharmonique de Los Angeles précise que Daniel Harding, nommé pour un mandat initial de six ans, s’est engagé à diriger l’orchestre pendant huit semaines la première saison puis douze les suivantes. Il supervisera donc la programmation orchestrale de l’ensemble de l’organisation, y compris ses présentations au Walt Disney Concert Hall, au Hollywood Bowl et à The Ford, ainsi que celle de l’Orchestre de la jeunesse de Los Angeles (YOLA).

            Une charge de travail importante qu’il devra concilier avec son travail auprès de l’orchestre de l’Académie Sainte-Cécile de Rome, dont il entame la deuxième saison d’un 2e contrat de cinq ans en tant que directeur musical.

            Daniel Harding co-pilotera le LA Phil avec Esa-Pekka Salonen, Gustavo Dudamel et Anna Handler

            C’est en 1997, lors du Festival d’Ojai, que Daniel Harding a fait ses débuts avec le Philharmonique de Los Angeles qui a été dirigé par de prestigieux chefs d’orchestre auquel il a tenu à rendre hommage : « Hériter d’un orchestre avec une tradition qui comprend Giulini et Mehta et façonné plus récemment par Esa-Pekka et Gustavo est un cadeau extraordinaire. Tant de grands artistes ont trouvé des possibilités ici qui n’existent nulle part ailleurs, et je viens en Californie plein d’excitation pour ce que nous allons découvrir et créer ensemble ».

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            Le maestro britannique, par ailleurs pilote de ligne pour Air France, n’aura cependant pas les mêmes pouvoirs que son prédécesseur puisqu’il devra co-piloter l’orchestre avec Esa-Pekka Salonen, nommé directeur de la création artistique de l’Orchestre Philharmonique de Los Angeles, Gustavo Dudamel, qui continuera de diriger l’orchestre pendant quatre semaines par saison et l’ensemble YOLA, et Anna Handler, cheffe d’orchestre en résidence jusqu’en 2029.

            D’ici à sa prise de fonction en septembre 2027, Daniel Harding dirigera l’Orchestre Philharmonique de Los Angeles, en novembre prochain pour le Concerto n° 2 pour piano de Johannes Brahms, la symphonie Jeremiah de Leonard Bernstein et la dernière œuvre de la compositrice française Betsy Jolas. En janvier 2027, on le retrouvera à la tête d’un programme mettant en vedette des œuvres de Richard Strauss et de Thomas Adès.

            Philippe Gault

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