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  • Agenda des concerts : Mozart, Bach, Haendel et Puccini sont à l’affiche cette semaine

    Don Giovanni de Mozart à Montpellier, le coup d’envoi du Festival de Saint-Denis 2026 et Vous trouvez ça classique ? avec Tosca à la Seine Musicale : découvrez la sélection Radio Classique des rendez-vous à ne pas manquer dans les prochains jours

    Du 24 mai au 31 mai : Don Giovanni de Mozart à Montpellier

    Don Giovanni de Mozart dans la mise en scène d’Agnès Jaoui poursuit son Tour de France. Après Toulouse où la production a été créée en novembre dernier et Dijon le mois dernier, c’est à Montpellier que « l’opéra des opéras » est maintenant à l’affiche. Mikhael Timoshenko interprète le rôle-titre, Evan Hughes celui de Leporello, Esther Tonea est Donna Anna, et Karine Deshayes Donna Elvira. Le Chœur Opéra national Montpellier Occitanie et l’Orchestre national Montpellier sont dirigés par Benjamin Bayl.

    • Opéra Berlioz-Le Corum Montpellier.
    • Dimanche 24 mai à 17 heures, mardi 26 mai à 19 heures, vendredi 29 mai à 20 heures et dimanche 31 mai à 17 heures.
    • www.opera-orchestre-montpellier.fr
    • 28 mai au 23 juin : Festival de Saint-Denis 2026

      Coup d’envoi ce jeudi 28 mai de l’édition 2026 du Festival de Saint-Denis. La soprano Rachel Redmond, le ténor Michael Spyres avec l’ensemble Vox Luminis dirigé par Lionel Meunier lanceront la trentaine de concerts programmés jusqu’au 23 juin. Ils interpréteront le Magnificat de Jean-Sébastien Bach et l’Ode à Sainte Cécile de Georg Friedrich Haendel.

      • Basilique de Saint-Denis et Pavillon de la Légion d’Honneur, Saint-Denis.
      • Du jeudi 28 mai au mardi 23 juin.
      • www.festival-saint-denis.com
      • 30 mai : Vous trouvez ça classique ? avec Tosca à la Seine Musicale

        Tosca de Puccini est à l’affiche du dernier concert Vous trouvez ça classique ? de la saison. Mathieu Herzog présentera ce chef d’œuvre à la tête de l’Orchestre Appassionato, avec la soprano Adèle Lorenzi-Favart, le ténor Jérémie Schütz et le baryton Tomislav Lavole.

        • La Seine Musicale, Boulogne-Billancourt.
        • Samedi 30 mai à 19 heures.
        • www.laseinemusicale.com
        • Jean-Michel Dhuez

          Retrouvez l’actualité du Classique

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        • Christine de Pizan : pourquoi est-elle considérée comme une icône féministe du Moyen Âge ?

          Juste avant l’apparition de Jeanne d’Arc sur la scène de l’histoire, celle des lettres a vu s’épanouir le talent de Christine de Pizan (qui s’écrit parfois Pisan), chantre de la condition féminine. 

           

          Christine de Pizan naît à Venise en 1365. Son père, Tommaso di Pizzano, originaire de Bologne, y avait étudié la médecine avant d’en devenir professeur.

          Sa réputation est telle que le roi de France Charles V — dit Charles le Sage — l’invite à sa cour. C’est ainsi qu’à l’âge de quatre ans, Christine arrive à Paris, la grande ville de l’Occident, où elle passera l’essentiel de sa vie. Comme les autres jeunes filles du cercle cultivé entourant Charles V, Christine reçoit une solide éducation, encouragée par son père qui l’initie aux belles-lettres et lui enseigne le latin.

          1 – Christine de Pizan ose critiquer publiquement un best-seller misogyne

          En 1401, une lettre de Christine de Pizan fait l’effet d’une bombe. Elle est adressée au secrétaire du roi Charles VI, Jean de Montreuil, qui vient de publier un traité faisant l’éloge de Jean de Meun, auteur de la seconde partie du Roman de la Rose. Or ce célèbre best-seller médiéval est connu pour sa satire misogyne des femmes et du mariage.

          La lettre s’attaque frontalement à Jean de Meun, dénonçant la pauvreté d’esprit de l’auteur et, surtout, sa haine des femmes.

          L’affaire prend une tournure encore plus importante au début de l’année 1402, quand Christine de Pizan — forte du soutien du chancelier de l’Université de Paris, le célèbre Jean de Gerson — livre à la cour un recueil d’écrits reprenant les arguments de chacun des protagonistes.

          Cette polémique est considérée comme la première grande querelle littéraire française.

          2. La Cité des Dames de Christine de Pizan : le premier ouvrage féministe de la littérature

          La querelle atteint son apogée en 1404 avec la publication de La Cité des Dames, l’œuvre majeure de Christine de Pizan. Dans cet ouvrage, une Christine déprimée par la lecture d’une satire misogyne se lamente d’être née femme.

          Trois envoyées de Dieu — Raison, Droiture et Justice — viennent alors la consoler et l’aident à construire une cité imprenable où les femmes seraient protégées des calomnies. Les pierres de cet édifice symbolique sont les grandes femmes du passé : les guerrières, les artistes, les savantes, les amoureuses, les saintes.

          Statue de Christine de Pizan (ou Pisan) dévoilée lors des JO de Paris 2025 / CHRISTOPHE SAIDI/SIPA

           

          La nouveauté d’un tel projet, au début du XVe siècle, est proprement extraordinaire. Ce livre constitue une réflexion profonde sur la condition féminine, très novatrice pour l’époque. C’est probablement le premier ouvrage féministe de la littérature occidentale. Comme le résume l’historienne Françoise Autrand : « Sans inciter les femmes à revendiquer de nouveaux droits, Christine de Pizan veut seulement leur faire prendre conscience du rôle actif qu’elles jouent dans la société. »

          3. Christine de Pizan, veuve prématurément, fait le choix de ne pas se remarier

          En 1380, Christine, alors âgée de 15 ans, épouse Étienne de Castel, jeune notaire et secrétaire royal de 24 ans, promis à une brillante carrière. Pendant dix ans, elle mène une vie douce aux côtés d’un mari qu’elle aime profondément. En 1387, c’est le drame : alors qu’Étienne de Castel accompagne le roi à Beauvais, il est emporté par une épidémie de peste. Il n’avait que 34 ans. Christine se retrouve veuve et dévastée.

          Elle écrira à propos de lui : « Il m’aimait et c’était droit, car jeune je lui fus donnée. Aussi nous avions ordonné notre amour et nos deux cœurs, bien plus que frère ni sœur, en un seul entier vouloir. »

          Plutôt que de se remarier — ce qu’imposait alors l’ordre des choses —, Christine choisit courageusement de rester veuve et de subvenir seule à ses besoins. Pendant vingt ans, elle est engagée dans de multiples procès pour récupérer les gages impayés de son mari et faire valoir ses créances.

          C’est dans l’écriture qu’elle trouve réconfort et émancipation. Dans Le Livre de la Mutation de Fortune, elle raconte, sur le mode de la transposition littéraire, comment elle est devenue un homme après la mort de son mari afin de pouvoir écrire : « Je me transformais de corps et de visage en parfait homme naturel, et jadis je fus une femme ; de fait, je suis un homme. Je ne mens pas, mes pas le prouvent assez. »

          4. Christine de Pizan est reconnue comme une autrice politique de premier plan

          Son premier recueil de ballades est publié en 1399, neuf ans après la mort de son mari. Entre-temps, Christine a composé des rondeaux, des virelais, repris ses études d’histoire, de philosophie et des auteurs anciens. Ces poèmes lui permettent de rester influente à la cour, de marier ses enfants et d’en placer l’un auprès du comte de Salisbury, l’autre au couvent de Poissy — où n’étaient admises que les filles de la plus haute aristocratie.

          Suivent l’Épître au Dieu d’Amour, le Débat des deux amants, le Dit de Poissy et l’Épître d’Othéa. En 1404, elle franchit un tournant décisif en offrant au puissant duc de Bourgogne, Philippe le Hardi, un exemplaire enluminé du Livre de la Mutation de Fortune. Séduit, le duc lui commande aussitôt une biographie de son frère, le roi Charles V : ce sera Le Livre des faits et bonnes mœurs du sage roi Charles V. Christine est désormais reconnue comme auteur politique de premier plan — et elle rédige même, quelques années plus tard, un traité sur l’art de la guerre.

          5. Son dernier poème est dédié à Jeanne d’Arc, sa contemporaine

          En 1418, lors de l’entrée des Bourguignons dans Paris, Christine de Pizan se réfugie au prieuré royal de Poissy, où elle retrouve sa fille. Elle observe, à l’écart du monde, onze années de silence. Puis survient Jeanne d’Arc. Christine, qui avait passé sa vie à défendre la place des femmes dans la société, ne peut que s’identifier à cette jeune femme qui revêt l’armure et mène les armées du roi vers la victoire.

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          C’est à Poissy qu’elle apprend le sacre de Charles VII à Reims et l’apparition de Jeanne d’Arc. Son dernier poème, Le Ditié de Jehanne d’Arc, est écrit dans l’euphorie de l’été 1429. Comme le dit l’historienne Françoise Autrand, il est « plein d’espérance, de rires, de lumière » et « finit en beauté l’œuvre de la femme de lettres que l’Italie offrit à la France ».

          Franck Ferrand

           

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        • Votre soirée classique consacrée à Rachmaninov et Prokofiev ce dimanche à 20 heures

          Votre soirée classique de ce dimanche sera consacrée à deux grands compositeurs russes, Serge Rachmaninov et Serge Prokofiev.

          Vous pourrez écouter leurs principales œuvres ainsi que celles de ceux qui les ont inspirés. Ils sont tous deux nés dans la seconde partie du XIXe siècle. En 1873 pour Rachmaninov qui est décédé en 1943 à l’âge de 70 ans, et en 1891 pour Prokofiev, décédé lui en 1953 à 62 ans.

          Rachmaninov et Prokofiev ont choisi l’exil

          Tous deux ont choisi l’exil, mais seul Prokofiev est retourné vivre en URSS, tandis que Rachmaninov s’est installé définitivement aux Etats-Unis. Rachmaninov est le dernier compositeur romantique dans la lignée de Frédéric Chopin, de Franz Liszt et de Piotr Tchaïkovski. Tandis que Prokofiev s’est intéressé à Claude Debussy, Richard Strauss ou encore Arnold Schönberg.

          Cette soirée sera présentée par Jean-Michel Dhuez. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique dans de nombreuses villes de France grâce au DAB+.

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        • Le Grand concert du samedi soir avec l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo dirigé par Charles Dutoit

          Radio Classique vous propose, dans le cadre des Grands concerts du samedi soir, de vivre ou de revivre, ce samedi à 20 heures, le concert que l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo a donné le 12 avril dernier à l’Auditorium Rainier III de Monaco sous la direction de Charles Dutoit.

          Deux œuvres étaient au programme : la Symphonie espagnole pour violon et orchestre d’Édouard Lalo avec la violoniste allemande Clara-Jumi Kang, et Les Planètes de Gustav Holst.

          Ce concert sera présenté par Laure Mézan. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Monaco et dans de nombreuses villes de France grâce au DAB+.

          Jean-Michel Dhuez

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        • Héloïse Luzzati nous dévoile la nouvelle édition du festival Un temps pour Elles placée sous le signe du voyage

          A l’occasion de la nouvelle édition du festival Un Temps pour Elles, Héloïse Luzzati sera, ce vendredi 22 mai à 20h, l’invitée du Journal du Classique.

          Plus d’une cinquantaine de compositrices différentes figurent au programme de la nouvelle édition du festival Un Temps pour Elles qui se déploiera du 5 juin au 5 juillet dans quelques châteaux et églises du Val d’Oise. Une programmation placée cette année sous le signe de l’international mettant en avant l’importance du répertoire féminin à travers le monde et les époques, de l’Italie baroque à l’Amérique du XXème siècle.

          A la recherche des compositrices oubliées de l’histoire de la musique

          Cette riche programmation est le fruit d’un immense travail de recherches et de déchiffrages réalisé par Héloïse Luzzati, la fondatrice et directrice du festival, avec toute une équipe d’artistes qui l’accompagne dans sa démarche au sein de la Cité des compositrices. Elle reviendra justement ce soir sur la conception de cette édition qui s’annonce exceptionnelle en découvertes.

          Laure Mézan

          Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

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        • La cheffe d’orchestre Elim Chan sera la première femme à la tête de l’Orchestre Symphonique de San Francisco

          La direction du San Francisco Symphony a annoncé la nomination d’Elim Chan en tant que directrice musicale à partir de 2027. À 39 ans, la cheffe d’orchestre, originaire de Hong Kong, devient ainsi la première femme nommée à ce poste dans l’histoire de l’institution californienne.

          Après la disparition de Michael Tilson Thomas, son ancien directeur musical et le coup de fatigue, au début du mois, d’Herbert Blomstedt lors d’un concert au Davies Symphony Hall, l’Orchestre Symphonique de San Francisco retrouve enfin le sourire avec l’annonce de la nomination d’Elim Chan en tant que directrice musicale pour un mandat initial de six ans à partir de 2027.

          Celle que des rumeurs donnaient aussi favorite pour diriger le Philharmonique de Los Angeles devient donc la première femme nommée directrice musicale de l’Orchestre de San Francisco depuis la création de l’ensemble en 1911. Elle ajoute son nom à une prestigieuse liste de 12 maestros parmi lesquels Seiji Ozawa, Edo de Waart, Herbert Blomstedt, Michael Tilson Thomas et Esa-Pekka Salonen dont la démission en 2025 avait déstabilisé durablement l’institution californienne. Elim Chan entrera officiellement en fonction en septembre 2027 mais occupera le poste de directrice musicale désignée dès le mois de juin prochain.

          La vision d’Elim Chan correspond aux valeurs du Symphonique de San Francisco

          Pour Matthew Spivey, directeur général de l’orchestre, « La vision d’Elim Chan correspond parfaitement à nos valeurs. Elle conçoit ses œuvres avec une curiosité authentique et elle est déterminée à enrichir le répertoire orchestral ».

          La violoniste Jessie Fellows confie quant à elle que « Dès sa première prestation avec l’Orchestre symphonique de San Francisco (en janvier 2023, ndlr), il était évident qu’elle était une musicienne extraordinaire et une interprète originale dotée d’une voix artistique unique ».

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          Un coup de foudre réciproque selon Elim Chan qui confie : « Dès ma première rencontre avec cet orchestre, j’ai été profondément touchée par la générosité de ses musiciens, qui se manifeste dans leur sonorité, leur interprétation et leur esprit (…) M’inscrivant dans le riche héritage de mes illustres prédécesseurs, c’est précisément cet esprit que je souhaite cultiver et explorer chaque soir, aux côtés de ces musiciens exceptionnel ».

          Elim Chan dirigera le San Francisco Symphony lors de deux concerts les 5 et 6 juin

          Le public du Davies Symphony Hall pourra féliciter la future directrice musicale du San Francisco Symphony dès les 5 et 6 juin à l’occasion des deux concerts qu’elle dirigera et qui proposeront le prélude de Tristan et Isolde de Richard Wagner, Les Nuits d’été d’Hector Berlioz et La Mer de Claude Debussy

          En septembre 2027, Elim Chan prendra ses fonctions de directrice musicale, dirigeant l’Orchestre pendant au moins dix semaines de programmation, incluant le gala d’ouverture et le concert All San Francisco. À partir de la saison 2028-2029, elle dirigera au minimum dix semaines de concerts par abonnement, ainsi que la semaine d’ouverture, et consacrera trois semaines supplémentaires à des projets spéciaux.

          Philippe Gault

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        • Le prestigieux Verbier Festival à l’honneur pour sa 33ème édition sur Radio Classique
          La 33ème édition du Verbier Festival ouvre ses portes du 16 juillet au 2 août prochain. Radio Classique lui consacre ce 26 mai une journée spéciale : une programmation musicale toute particulière est au rendez-vous. Retrouvez également un Journal du Classique par Laure Mézan le 9 juin à 20h, avec pour invité spécial Hervé Boissière, co-directeur général du Festival.

          Après un Festival 2025 marqué par un succès artistique et public sans précédent, le Verbier Festival dévoile aujourd’hui la programmation de sa nouvelle édition estivale. Plus de 60 concerts, une centaine de master classes et de très nombreux évènements en accès libre seront proposés au public durant ces 18 jours au cœur de la station valaisanne.

          C’est une vraie magie qui opère chaque été depuis 33 ans pour réunir, à 1500 mètres d’altitude, les plus grandes étoiles de la musique classique avec les meilleurs jeunes talents de notre époque.

           

          Une programmation d’exception

          Pour cette 33ème édition, les festivaliers pourront retrouver des artistes de renommée internationale et accueillir de nouveaux visages. Le concert inaugural du 17 juillet donne immédiatement le ton : Esa-Pekka Salonen, l’un des plus grands chefs pour le répertoire du XXème siècle, dirigera la monumentale Turangalîla-Symphonie de Messiaen avec Lucas Debargue au piano. Le lendemain, Gábor Takács-Nagy reprend la baguette pour Così fan tutte de Mozart, avec une distribution de rêve réunissant Bryn Terfel et le baryton Konstantin Krimmel, Opus Klassik du meilleur chanteur de l’année.

          Parmi les temps forts de l’édition : le retour très attendu de Sir Simon Rattle, mentor de toute une génération de musiciens, une soirée inédite réunissant Evgeny Kissin et András Schiff, ou encore le phénomène Yunchan Lim aux côtés de son mentor Minsoo Sohn sous la direction de Lahav Shani. Martha Argerich, Janine Jansen, Mischa Maisky, Joshua Bell, Khatia Buniatishvili, Kirill Gerstein et Mikhaïl Pletnev complèteront une affiche aussi foisonnante qu’inoubliable.

           

          L’Academy : là où naissent les grandes carrières

          Au cœur de la mission du Verbier Festival depuis ses origines : former la prochaine génération de grands artistes. Chaque été, l’Academy rassemble des centaines de jeunes musiciens exceptionnels qui travaillent aux côtés des plus grands interprètes du monde, dans une alchimie unique entre transmission, exigence et générosité.

          Cette édition 2026 marque le 10ème anniversaire du Prix Yves Paternot, la distinction la plus prestigieuse de l’Academy. Remis chaque année au musicien le plus prometteur de la session, il comprend une généreuse dotation financière, une invitation à se produire à Verbier lors d’une future édition, et un soutien complémentaire pour accompagner le développement artistique du lauréat. Un tremplin qui a déjà fait ses preuves : Adèle Charvet, lauréate 2017, est aujourd’hui une mezzo-soprano invitée par l’Opéra Comique, Glyndebourne et l’Opéra royal de Versailles, et sera sur la scène à Verbier cet été même, avec son hommage à Joséphine Baker. Pour célébrer ce dixième anniversaire, plusieurs lauréats des éditions passées se réuniront le 21 juillet dans un concert exceptionnel à l’Église de Verbier.

           

          Un festival international, tout au long de l’année

          Fidèle à ses valeurs et à ses racines, le Verbier Festival ne cesse pour autant de se renouveler et de se développer sur le plan international. La création du Shenzhen Verbier Festival, dont la première édition s’est tenue en janvier-février 2026 avec 21 concerts et une semaine de masterclasses avec les plus grands solistes, témoigne d’une ambition artistique et pédagogique qui s’étend bien au-delà de l’été valaisan. Le Verbier Festival Chamber Orchestra, qui célèbre ses 20 ans en 2026, poursuit quant à lui des tournées majeures programmées jusqu’à la saison 2028/29, portant l’excellence de Verbier sur les grandes scènes du monde.

          Une 33ème édition placée sous le signe de la rencontre, de la générosité, de la complicité. Un certain art de vivre et un idéal musical propre à Verbier.

           

           

          Informations et réservations sur verbierfestival.com

           

          Pour couvrir l’évènement, Radio Classique met en place un dispositif exceptionnel, avec une programmation musicale entièrement dédiée au Festival, lors de cette journée spéciale du 26 mai. Pour aller plus loin, Laure Mézan invitera Hervé Boissière, co-directeur général du Festival, dans son Journal du Classique le 9 juin à 20h.

           

          Le Journal du Classique de Laure Mézan avec Hervé Boissière, co-directeur général du Festival, sera bientôt disponible à la réécoute.

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        • La langue française est-elle sexiste ? La règle du masculin qui l’emporte sur le féminin n’a que trois siècles

          « Le genre masculin est le plus noble » écrivait, sans détour, le grammairien Vaugelas au XVIIe siècle. Le français est-il structurellement sexiste ? les linguistes se divisent…

           

          Le mot femme fait double emploi en français : il désigne à la fois l’être humain de sexe féminin et l’épouse, la compagne. Le mot homme, lui, désigne à la fois l’être humain de sexe masculin et l’être humain en général.

          À cette asymétrie s’ajoute le fait que l’homme dispose du mot mari pour désigner son statut marital, tandis que la femme ne bénéficie d’aucun terme spécifique équivalent. Quant à l’usage d’homme pour désigner l’humanité entière, il génère des confusions et une impression d’inégalité — notamment dans l’expression droits de l’homme, ce qui explique que l’on entende de plus en plus parler de droits humains.

          La même asymétrie lexicale existe pour les mots fille et garçon. Le mot fille renvoie à deux réalités distinctes : l’opposé du garçon, mais aussi l’opposé du fils. Un seul terme pour deux significations. Le garçon, lui, bénéficie de deux mots distincts — garçon pour l’enfance, fils pour la filiation. La langue se montre décidément plus généreuse avec lui.

          L’écriture inclusive cristallise les débats : l’Académie française y est opposée

          Ces asymétries sont-elles le signe que le français est structurellement sexiste ? C’est précisément là que les linguistes se divisent. Certains, comme Éliane Viennot, spécialiste de la langue et du genre, soulignent que ces déséquilibres ne sont pas innocents : ils reflètent une société qui a longtemps défini la femme par sa relation à l’homme — épouse, fille, mère. D’autres rappellent que la langue n’est pas un complot, mais un sédiment historique : elle enregistre le monde tel qu’il était, sans intention malveillante.

          La règle du masculin pluriel, que l’on nous enseigne encore aujourd’hui, n’a en réalité que trois siècles. Elle a été fixée par le grammairien Vaugelas au XVIIe siècle, qui écrivait sans détour : le genre masculin est le plus noble. Avant cela, on accordait souvent avec le genre du nom le plus proche.

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          Aujourd’hui, c’est l’écriture inclusive qui cristallise les débats. L’Académie française y est fermement opposée, au nom de la lisibilité. Mais entre le point médian — sur lequel se sont fixées toutes les crispations — et l’immobilisme, il existe une autre voie : celle de la conscience. Être conscient de ce que la langue dit de nous et de notre histoire.

          Karine Dijoud

           

          Retrouvez la chronique Et si on parlait français ? 

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        • Une fin de saison placée sous le signe des Folk Songs de Berio pour Case Scaglione et l’ONDIF

          A l’occasion de ses derniers concerts de la saison à Paris et de la publication de son nouvel enregistrement avec l’Orchestre national d’Ile-de-France, Case Scaglione sera, ce jeudi 21 mai à 20h, l’invité du Journal du Classique.

           

          Case Scaglione retrouvera ses musiciens de l’ONDIF vendredi 22 mai à la Cité de la musique à Paris puis le 29 à Vélizy-Villacoublay. Il dirigera des œuvres de Bartok, Brahms et Berio, trois compositeurs qui ont en commun d’avoir été puiser dans le répertoire traditionnel pour nourrir leur musique, à travers des démarches différentes. Ce programme s’ouvrira avec les Folk Songs du compositeur italien chantées par Iva Bittova. Un cycle fascinant qui réunit des chants traditionnels américains, français, italiens et même azéris, harmonisés, orchestrés et modernisés par Berio.

          Quand Bartok, Brahms et Berio puisent aux sources du folklore

          Ce cycle figure justement au programme du nouvel enregistrement de Case Scaglione avec ses musiciens, sorti chez NoMadMusic. Le chef américain nous éclairera ce soir sur le programme de cet album qui réunit également des pages d’inspirations espagnoles, particulièrement voluptueuse et chatoyantes, de Maurice Ravel.

          Laure Mézan

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          Opéra de Paris : Plus de 5000 costumes et accessoires de scène mis en vente à partir de 2 euros

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        • Opéra de Paris : Plus de 5000 costumes et accessoires de scène mis en vente à partir de 2 euros

          Pendant trois jours, du vendredi 29 au dimanche 31 mai, l’Opéra national de Paris (OnP) organise à l’Opéra Bastille une vente exceptionnelle de plus de 5.000 costumes de scène provenant de productions lyriques et chorégraphiques. Avec des prix allant de 2 à 800 euros, ces costumes auront ainsi vocation à trouver une seconde vie auprès d’un large public.

          Près de 4.500 costumes sont fabriqués dans les ateliers de l’Opéra Bastille et du Palais Garnier chaque saison. Si les pièces les plus emblématiques sont conservées au musée du Centre national du costume de scène, à Moulins, l’OnP stocke environ 300.000 éléments de costumes de son répertoire à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, aux Ateliers Berthier ainsi qu’en province.

          Ⓒ Christophe Pelé/OnP

          Ce sont 5.000 pièces, costumes, robes, accessoires… de cet immense vestiaire qui seront mis en vente les vendredi 29, samedi 30 et dimanche 31 mai 2026. Accessible sur réservation payante, cette vente se déroulera par créneaux horaires dans la salle modulable de l’Opéra Bastille, située au 110 rue de Lyon à Paris dans le 12e arrondissement. Les billets d’accès à la vente, au prix de 10 €, dans la limite des places disponibles, étaient à réserver en ligne à partir de ce jeudi, mais tous ont été rapidement pris d’assaut, et affichent complet.

          Les tenues de Coppélia, dans la chorégraphie de Pierre Lacotte, mises en vente

          Parmi les pièces proposées à la vente, le public aura la possibilité d’acquérir notamment des costumes et accessoires issus d’opéras tels que Eugène Onéguine (mise en scène de Willy Decker), Les Capulet et les Montaigu (Robert Carsen), Eliogabalo (Thomas Jolly), Les Indes galantes (Andrei Serban), La Veuve joyeuse (Jorge Lavelli) ou encore Samson et Dalila (Damiano Michieletto).

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          Seront également mises en vente des tenues de grands ballets parmi lesquelles notamment celles de AIR (chorégraphie de Saburo Teshigawara), Coppélia (Pierre Lacotte), Psyché (Alexei Ratmansky) ou Siddharta (Angelin Preljocaj)…

          Une occasion rare d’acquérir une sélection de costumes et d’accessoires témoignant du savoir-faire des ateliers de l’Opéra de Paris et de l’histoire de ses spectacles », indique l’OnP qui précise que les prix ont été fixés de 2 à 800 euros pour les pièces les plus prestigieuses.

          Philippe Gault

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