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KPMG vous invite à écouter l’interview de Julien Hue, Président-directeur général du groupe HAFA, belle ETI basée à Yvetot (Seine-Maritime). Il est par ailleurs le Président du MEDEF Métropole Rouen Normandie.
La spécialité de l’ETI normande : concevoir des fluides techniques de plus en plus sophistiqués qui optimisent le fonctionnement des machines, prolongent leur durée de vie et réduisent leur consommation d’énergie.
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A l’occasion de la publication de son album « Singing Ravel » Léo Warynski sera, ce lundi 13 avril à 20h, l’invité du Journal du Classique.
C’est l’un des projets les plus originaux imaginés pour les célébrations du 150ème anniversaire de Ravel en 2025 ! Léo Warynski et les chanteurs de l’ensemble Les Métaboles ont donné un programme entier de transcriptions pour chœur A cappella d’œuvres du compositeur français, incluant le célèbre Boléro. Un programme qui avait fait l’objet d’un grand concert à la Philharmonie de Paris l’année dernière et que nous restitue au disque le label b.records.
Léo Warynski nous racontera ce soir la naissance de ce projet et tout le travail réalisé par les chanteurs pour s’approprier l’œuvre orchestrale ou pianistique de Ravel.
Ils seront en concert mercredi 15 avril à l’Auditorium du Louvre dans un nouveau programme conçu en lien avec l’exposition « Michel Ange / Rodin », incluant une transcription originale du Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy.
Laure Mézan
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Le beau bilan de l’édition 2026 du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence
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L’édition 2026 du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence, dont Radio Classique est le fidèle partenaire média, s’est achevée sur une note plus que positive. Avec un taux de remplissage record (89%) et une programmation riche et variée, l’événement aixois consolide son rang de grand festival français à rayonnement européen.
Au total 27.000 spectateurs se sont mobilisés pour admirer les 825 artistes accueillis lors les 98 manifestations et concerts proposés pendant la 12e édition du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence du 28 mars au 12 avril. À eux seuls, les 21 concerts payants ont comptabilisé 18.500 entrées, soit un taux de remplissage de 89%, et 5% du public du festival était âgé de moins de 30 ans, marquant un rajeunissement sensible de l’auditoire.
Un édition 2026 qui avait mis en avant la musique comme vecteur d’accessibilité et de cohésion selon les co-créateurs et organisateurs de l’événement aixois Dominique Bluzet et Renaud Capuçon pour qui « Cette édition 2026 avait été pensée comme un espace de rencontres : entre les artistes, les générations, les répertoires. La musique y circule librement, elle se transmet, elle se réinvente, et c’est dans ce mouvement que naît l’émotion ».
Un sentiment de transmission souligné par le président du CIC, partenaire fondateur du festival. « Le Festival de Pâques incarne pleinement la conviction qui nous anime : l’excellence n’a de sens que si elle se partage », a déclaré Daniel Baal.
Au-delà d’une programmation musicale riche et variée autour de grands noms du classique et de valeurs montantes, l’édition 2026 du festival a proposé plusieurs événements participatifs dans toute la région. À commencer par une Journée spéciale sur le site mémorial du Camp des Milles (camp d’internement et de déportation français) au cours de laquelle des intellectuels, syndicalistes, personnalités religieuses… ont échangé. Une journée émouvante portée par les œuvres composées notamment au camp de Terezín (Rep. Tchèque) et interprétées par Renaud Capuçon, Paul Zientara, Krzysztof Michalski et les musiciennes du Quatuor Fidelio.
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Cette 12e édition a également marqué une nouvelle étape dans l’engagement du festival en faveur d’un accès élargi à la musique sur l’ensemble de la Région Sud. Ce fut notamment le cas avec le développement de la Petite académie de Pâques, dont la deuxième édition a permis l’augmentation du nombre d’élèves de conservatoires ruraux participants, encadrés par les parrains Eva Zavaro, Théo Fouchenneret et Yan Levionnois. Cette semaine d’immersion complète au coeur du Festival a permis aux élèves sélectionnés de se perfectionner dans leur instrument, de découvrir les coulisses d’un festival, pour devenir à leur tour ambassadeurs de la musique.
À noter que deux concerts du Philharmonique de Munich dirigé par Lahav Shani sont à retrouver en replay sur les plateformes MEZZO/ Medici.tv et Qwest.tv. Celui avec Martha Argerich est également disponible sur le site de Radio Classique.
Le programme de l’édition 2027 (20 mars-4 avril) du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence sera dévoilé le 7 octobre.
Philippe Gault
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Le réarmement démographique souhaité par Emmanuel Macron est-il réaliste ? Pour l’économiste Thibault Prébay, qui publie Démographie, la bombe tranquille aux éditions du Rocher, il s’agit plutôt d’une impasse. Lorsque certains évoquent l’immigration pour renforcer le nombre d’actifs en France, il propose une troisième voie, celle de l’adaptation. C’est ce qu’il a détaillé dans les Voix de l’économie ce lundi sur Radio Classique.
« Les ventes de couches pour adultes dépassent déjà celles des couches pour bébés. Ça se passe au Japon et peut-être bientôt chez nous » : ce sont les premières phrases de votre livre, consacré au bouleversement qui est en train de se produire sous nos yeux. Cette transition, vous le dites, a débuté silencieusement depuis de nombreuses années déjà.
THIBAULT PRÉBAY — Oui, absolument. Cela fait déjà un certain temps, et on commence seulement à s’en rendre compte. Dans un premier temps, c’était davantage un cri humaniste face à la baisse des effectifs dans les cours de récréation. Mais maintenant que les retraites vacillent, on réalise qu’avoir des enfants coûte cher, mais qu’avoir des parents coûte encore bien plus cher. Et la question est : comment va-t-on faire ?
Vous l’expliquez : entre la baisse de la mortalité dans un premier temps, et celle de la natalité intervenue dans un second temps, il s’est écoulé 30 à 40 ans qui nous ont permis de bâtir un modèle social.
T.P. — Oui, et ce modèle a fonctionné. C’est un Français, Adolphe Landry, qui théorise cela il y a environ un siècle : lorsqu’on observe une baisse de la mortalité — liée aux antibiotiques, aux vaccins, à l’amélioration de la santé publique — on constate qu’au bout de 20 à 30 ans, le nombre d’enfants qui survivent augmente. Puis naturellement, la fécondité commence à baisser. Cette phase de transition génère une masse de nouveaux adultes qui vont financer les retraites de leurs aînés et la santé publique. C’est sur cette phase, pourtant transitoire, que l’on a construit tout un modèle social. Quand elle bascule, la comptabilité devient bien plus difficile.
Aujourd’hui, la baisse de la natalité change clairement la donne. Elle nous impose un devoir de lucidité. Est-ce à dire que les responsables politiques n’ont pas pris conscience de cette révolution en cours ?
T.P. — On commence à en parler, et ce sera un sujet prépondérant lors de l’élection de 2027. Mais il est très clair qu’à ce stade, il restait cantonné à la sphère sociétale. Or, maintenant qu’il entre dans la sphère économique, tout le monde va s’en emparer, mais avec un seul angle pour l’instant : comment relancer la fécondité. Toute la thèse de ce livre est de dire que la fécondité est le point de départ, pas le point d’arrivée. Il faut adapter notre économie à la fécondité, et non l’inverse. Or tout le monde emprunte pour l’instant le chemin opposé, ce qui signifie que la lucidité n’est pas encore au rendez-vous.
On parlera sans doute de réarmement démographique lors de la campagne pour la présidentielle de 2027. Viktor Orbán, qui vient de quitter le pouvoir en Hongrie, avait lui tenté de mettre en place un tel plan.
T.P. — C’est un point majeur à souligner. En 2019, Viktor Orbán lance le Family Protection Act Plan, un plan massif représentant 5 % du PIB, soit le double du budget de la Défense, pour relancer la fécondité. Il agit sur tous les leviers : baisses d’impôts, un prêt important accordé lors du premier mariage et annulé à partir du troisième enfant, exonération fiscale totale à partir du quatrième. Résultat, au bout de 7 ans : une croissance divisée par dix, un déficit alourdi de deux points et demi, un taux de chômage en hausse… et une fécondité en baisse. C’est d’ailleurs ce que sanctionnent aujourd’hui les électeurs. Et je veux souligner un point : lorsque Jordan Bardella intervient suite à la défaite reconnue d’Orbán, il met en avant deux éléments : d’une part, la passation de pouvoir sans autoritarisme, et d’autre part, la défense de la natalité par Orbán, ce qui est révélateur, dans la mesure où c’est précisément un échec majeur. Cela confirme que la campagne sera bel et bien démographique.
Mais ce n’est pas uniquement une question de politique familiale. Vous évoquez dans votre ouvrage une phase d’insélection naturelle, une sorte d’anti-darwinisme.
T.P. — Oui, absolument. Il y a en réalité deux sujets distincts. Le premier, c’est la baisse de la fécondité : combien d’enfants souhaite-t-on avoir ? On a remplacé un besoin d’enfants, qui existait à l’ère agricole ou au Moyen-Âge, par un désir d’enfants. Et la réponse à cette question est : de moins en moins. Le second sujet, c’est combien on arrive effectivement à en avoir.
Plusieurs facteurs jouent : on fait des enfants de plus en plus tardivement, ce qui réduit la fertilité biologique. Et il y a ce phénomène d’insélection naturelle : en permettant à des personnes très fertiles de ne pas avoir beaucoup d’enfants, on réduit la fertilité globale de la population. Inversement, en permettant à des personnes moins fertiles d’en avoir, on propage des gènes moins aptes à la reproduction. La fertilité de la population dans son ensemble semble ainsi avoir atteint une forme d’asymptote. La question centrale devient donc : voudra-t-on des enfants plus tard, et sera-t-on capable de les concevoir ? C’est un enjeu majeur de notre avenir démographique, qu’il faut sans doute accepter comme étant durablement plus difficile.
Vous en parlez avec un peu d’humour, même si le sujet est grave. Les conséquences économiques sont colossales. Mais vous dites qu’il y aura une première phase intermédiaire qui ne sera pas forcément catastrophique, puisqu’on assistera dans un premier temps à une baisse du chômage.
T.P. — Oui, et c’est justement ce qui pèse sur notre lucidité collective. J’appelle cela la cristallisation démographique, en référence à Stendhal, pour qui la cristallisation est ce moment où l’être aimé vous apparaît sous un jour merveilleux, avant que vous ne déchantez. Quand la fécondité baisse, la première conséquence est qu’il y a moins d’enfants à élever, donc moins de coûts et un déficit qui se réduit.
Ensuite, comme peu de jeunes arrivent sur le marché du travail, ils trouvent tous un emploi, le chômage baisse, et les comptes publics semblent s’améliorer. Mais 10 à 15 ans plus tard, quand il n’y a plus assez de consommateurs et que l’économie s’étiole, il est presque trop tard. On le voit aujourd’hui en Italie, dont tout le monde vante la dynamique économique et la baisse du chômage. C’est exactement la phase qu’ont connue l’Allemagne et le Japon. En 1980, le Japon affichait le plus faible taux de chômage de tous les pays développés, et les États-Unis le plus fort. Quarante ans plus tard, leurs positions en matière de croissance et de performance boursière s’étaient exactement inversées. C’est bien de la cristallisation : cela paraît bien, mais la dégradation est inévitable. N’attendons pas la fin de cette embellie illusoire pour agir.
Vous l’avez évoqué en début d’interview : la question des retraites est centrale. La baisse de la natalité remet profondément en cause le système de solidarité intergénérationnelle.
T.P. — Oui, et c’est précisément pourquoi les responsables politiques préfèrent parler de manière incantatoire d’une relance de la fécondité, qui permettrait d’éviter les efforts difficiles. La réalité, c’est que des ajustements budgétaires s’imposent. Tout notre système social a été conçu pour une époque où l’on passait environ dix ans à la retraite. Aujourd’hui, c’est plus du double. Il a également été bâti sur la phase de transition démographique que j’évoquais, où le rapport entre actifs et retraités était très différent de ce qu’il sera demain. Il faudra du courage pour le dire. Mais le courage n’est pas toujours récompensé dans les urnes. Il faudra voir comment le débat public évolue sur ce sujet.
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De manière plus générale, la question est : serons-nous capables d’inventer un modèle économique qui fonctionne sans croissance ? Vous formulez dans votre livre cinq propositions à ce sujet.
T.P. — Oui, absolument. Je pense que c’est tout à fait possible. Une économie sans croissance démographique sera aussi une économie sans inflation, et sans les chocs violents que l’on connaît aujourd’hui. Quand le chômage atteignait 10 à 12 %, les entreprises licenciaient massivement dès la moindre difficulté, sachant qu’elles pourraient recruter ensuite. Ce ne sera plus le cas. On l’a d’ailleurs observé lors des dernières turbulences boursières, qui n’ont pas engendré de plans de licenciements massifs. Ce sera une économie plus régulière, plus propice à la planification. Et ce sera aussi une économie dans laquelle on pourra mieux prendre soin de notre planète. Aujourd’hui, face à l’iceberg qui se profile, on cherche surtout à repeupler le Titanic. Il existe pourtant un chemin d’adaptation vers un système économique viable, en harmonie avec notre planète.
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Tombés dans l’oubli, les Chevaliers de la Foi n’en ont pas moins contribué, dans l’ombre, au basculement de l’Empire napoléonien vers la Restauration des Bourbons, en s’inspirant du fonctionnement des Francs Maçons.
Le fondateur de cet ordre secret s’appelle Ferdinand de Bertier de Sauvigny. Il est né en 1782 dans une famille solidement établie au sommet de l’administration de l’Ancien Régime. Son père, Louis Bénigne François Bertier de Sauvigny, était intendant de Paris : il supervisait l’approvisionnement de la capitale, les finances et une grande partie de l’administration du territoire parisien. C’était un homme de devoir, très proche du roi et de la famille royale, mais aussi très exposé à la colère populaire dans ces années de crise : crise frumentaire, pénurie de pain, manque d’argent.
Quand éclate la Révolution en 1789, la situation devient incontrôlable. Le 22 juillet de cette année, quelques jours seulement après la prise de la Bastille, la foule parisienne se déchaîne. Bertier père est arrêté, conduit à l’Hôtel de Ville, et la colère populaire se transforme en violence : il est massacré par la foule. Sa tête est promenée au bout d’une pique dans les rues de Paris. Son fils Ferdinand n’a alors que sept ans. Ce traumatisme le marquera à vie. Dans sa mémoire, la Révolution ne sera jamais un simple événement politique : elle est une tragédie sanglante d’une cruauté intimement familiale.
Les années suivantes sont celles du bouleversement. Comme beaucoup de familles nobles, les Bertier partent en exil. Ferdinand passe une partie de sa jeunesse en Angleterre et en Autriche. Lorsque les temps deviennent moins dangereux, il décide de rentrer. Mais la France qu’il retrouve n’est plus du tout celle de son enfance. La monarchie royale a disparu, la Révolution a laissé place à de nouvelles institutions, et un homme domine désormais le pays : Napoléon Bonaparte.
Pour lui, le problème n’est pas seulement politique : il est religieux. Au tournant de l’année 1810, la rupture entre Napoléon et le pape Pie VII est consommée. Le pape — qui était venu sacrer l’Empereur à Notre-Dame, mais n’avait pu le faire car Napoléon s’était couronné lui-même — est désormais retenu prisonnier dans ses appartements de Fontainebleau. Les congrégations religieuses sont supprimées, les évêques vivent sous surveillance. Dans tous ces événements, Ferdinand voit le signe que l’Empire repose sur des bases fragiles, et à ses yeux de fervent catholique, sur des bases fallacieuses. Il en tire une conclusion : si le régime venait à vaciller, les royalistes ne seraient pas prêts. Il faut donc s’organiser.
Pour comprendre comment survivre dans la clandestinité, Ferdinand de Bertier de Sauvigny prend une décision surprenante : il entre dans une loge de franc-maçonnerie. Il observe les rituels, la hiérarchie, la discipline, le secret qui y règne. Il n’y restera pas longtemps, mais suffisamment pour comprendre le fonctionnement d’une société secrète. Ce qu’il cherche, c’est un modèle d’organisation : quelque chose de structuré et de discret, capable de réunir non pas des républicains, mais des royalistes. Un ordre inspiré des anciennes sociétés de chevalerie, adapté aux exigences de la clandestinité. L’idée prend forme dans son esprit, et c’est ainsi que, dans l’ombre de la prison de la Santé, naissent les Chevaliers de la Foi.
Ils se répandent d’abord dans les différents quartiers de Paris, puis dans les provinces : la Bretagne, la Vendée, la Franche-Comté, l’Aquitaine, certaines villes du Midi — partout où les foyers royalistes sont les plus nombreux. Un réseau se développe, accueillant des membres de l’élite locale, fiers d’appartenir à cette société secrète qui n’a rien de maçonnique dans ses convictions. On y trouve des hautes personnalités de l’Ancien Régime : Jules et Armand de Polignac, Alexis et Alfred de Noailles — ce dernier aide de camp de Bernadotte —, le comte de Villèle, la famille de Montmorency-Laval. Autant de noms qui deviendront les piliers de la Restauration sous Louis XVIII.
L’objectif, dans un premier temps, n’est pas de renverser l’Empire, mais de préparer le terrain : maintenir vivante la fidélité monarchique que l’on avait tendance à oublier, et former ce qui, le moment venu, constituerait l’élite d’une monarchie restaurée.
Dans un pays encore profondément catholique, la dimension religieuse est centrale. Alors que Napoléon est entré en conflit ouvert avec le pape Pie VII, les Chevaliers de la Foi font circuler la bulle d’excommunication de l’Empereur, que les gazettes officielles s’étaient bien gardées de mentionner. Ils rappellent les conditions de détention du pape, entretiennent l’idée que le régime impérial s’est mis en rupture avec l’ordre religieux. Des lettres et proclamations venant de l’étranger, des informations sur les revers militaires de Napoléon — inconnus de la population française mais connus du réseau — alimentent l’idée que l’Empire n’est peut-être pas aussi stable qu’il n’y paraît.
La campagne de Russie de 1812 marque le tournant. Le désastre affaiblit considérablement l’Empire, et pour Bertier et les siens, l’heure tant attendue semble enfin approcher. Le réseau devient plus actif. Des contacts sont pris avec le comte de Provence, toujours en exil qui, depuis la mort de son neveu en juin 1795, se considère comme le roi Louis XVIII. Alexis de Noailles sert d’intermédiaire, multipliant les voyages pour tenir le roi au courant de la situation en France et renouer des liens avec plusieurs cours européennes.
Les Chevaliers tentent également de provoquer des signaux politiques forts : on évoque un possible soulèvement en Vendée, une tentative est préparée à Rodez pour faire arborer le drapeau blanc et donner l’impression d’un mouvement royaliste naissant. Ces initiatives échouent, mais elles traduisent une stratégie claire : démontrer que la France serait prête à accueillir favorablement un retour des Bourbons sur le trône. À mesure que les armées de Napoléon reculent, des affiches apparaissent sur les murs, des proclamations circulent, des cocardes blanches sont distribuées en prévision du grand moment.
C’est au moment où la guerre entre sur le territoire français avec la campagne de France de 1814, que les Chevaliers de la Foi jouent leur rôle le plus décisif. Les armées de la coalition, Russes, Autrichiens, Prussiens, entrent par l’est ; au sud, les troupes britanniques de Wellington, accompagnées de Portugais et d’Espagnols, referment l’étau.
Mais une question demeure entière : que fera la France si Napoléon est renversé ? Contrairement à ce que l’on imagine parfois, le retour des Bourbons n’a rien d’acquis. Plusieurs scénarios circulent dans les chancelleries européennes : maintenir la dynastie impériale en plaçant sur le trône le jeune fils de Napoléon, encore en bas âge ; couronner un prince plus docile, comme Bernadotte, devenu prince héritier de Suède ; ou même installer Murat, roi de Naples.
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Dans ce moment d’incertitude, les Chevaliers de la Foi désignent clairement leur candidat. Dans plusieurs grandes villes, au moment où les troupes étrangères et leurs états-majors font leur entrée, les Chevaliers organisent des démonstrations monarchistes : Vive le roi ! Vive Louis XVIII ! Des cocardes et des fleurs de lys sont agitées, et peu à peu l’idée infuse. Les occupants prussiens, autrichiens et russes en concluent que Louis XVIII est très populaire, alors qu’il ne s’agit en réalité que d’un réseau soigneusement orchestré. Talleyrand, aidé de Fouché, jouera également son rôle, mais en s’appuyant sur ce qui ressemble désormais à un mouvement populaire.
Ferdinand de Bertier de Sauvigny avait cet objectif depuis le début. Il le mène à bien. La Restauration ne l’oubliera pas : sous Louis XVIII, nombre d’anciens Chevaliers de la Foi peuplent les chambres parlementaires, la haute administration et les préfectures. Ce réseau ultra-secret, né dans la clandestinité d’une prison parisienne, aura accompagné l’un des grands tournants de l’histoire de France : le retour des Bourbons sur le trône de leurs ancêtres.
Franck Ferrand
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À 72 ans, Jackie Chan, acteur mondialement connu pour sa maîtrise des arts martiaux dans des films d’action, se lance dans la mise en scène d’opéras. Rodée lors d’une tournée en Chine au mois de mai, sa version de Turandot ouvrira le Festival Puccini en juillet à Torre del Lago en Toscane, avec une prestigieuse distribution.
Avec Bruce Lee, Jackie Chan, dans un genre plus burlesque, est l’acteur le plus réputé dans l’histoire des films d’arts martiaux. Acteur, cascadeur, scénariste, réalisateur et producteur, l’artiste originaire de Hong Kong va ajouter une nouvelle corde à son arc. Jackie Chan va en effet mettre en scène son premier opéra qui sera testé en Chine en mai avant d’être présenté cet été en Italie à Torre del Lago à l’occasion de la 72e édition du festival Puccini.
Et pour cette première, c’est à un sacré morceau que s’attaque Jackie Chan puisqu’il met en scène Turandot, l’opéra de Giacomo Puccini qui célèbre cette année le centième anniversaire de sa création à la Scala de Milan, qu’il va donc présenter l’été prochain à un public italien très exigeant et soucieux du respect de l’œuvre de l’icône locale. L’acteur devra aussi y diriger un parterre de stars telles que Roberto Alagna (Calaf), Anna Pirozzi (Turandot) et Aleksandra Kurzak (Liù) pour l’ouverture du festival Puccini le 17 juillet, puis Pretty Yende, Olga Maslova ou encore Gregory Kunde pour les trois autres représentations jusqu’au 9 août.
Pour cette production sino-hongkongaise, Jackie Chan compte bien insister sur le caractère asiatique de l’opéra de Giacomo Puccini inspiré de la comédie écrite par Carlo Gozzi (l’intrigue de Turandot se déroule dans la Chine médiévale). Il est ainsi épaulé par toute une équipe artistique chinoise, notamment pour les costumes, les interactions multimédias et les chorégraphies et scènes de combat qui seront conçues et mises en place par des membres de la Jackie Chan Film Academy, son centre de formation de Wuhan.
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Le néo-metteur en scène promet une version plus martiale de l’œuvre de Puccini dans laquelle « chaque personnage principal se voit attribuer une incarnation guerrière ». Pour la première fois, les arts martiaux s’intègreront pleinement au récit de l’opéra. L’incarnation de la princesse Turandot sera le Dragon et son prétendant, le prince inconnu Calaf, sera symbolisé par le Cheval. Symbole le plus emblématique des cultures chinoise et occidentale, l’eau sera omniprésente dans le décor avec des canaux et des bassins réfléchissants installés sur scène.
Le public chinois pourra découvrir cette production originale en avant-première lors d’une tournée qui emmènera le Turandot de Jackie Chan à Guangzhou (Canton), puis Xiamen et Chengdu du 8 au 24 mai.
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Jack London a été tour à tour marin, chasseur de phoques, boxeur, chauffeur, repasseur, chercheur d’or, correspondant de guerre, clochard… et surtout écrivain. Né il y a 150 ans, découvrez ces 6 anecdotes méconnues sur le romancier né à San Francisco.
Avant même la naissance de Jack, sa mère Flora s’était séparée de son mari, William Chaney, un astrologue. Durant sa grossesse, elle tenta de se suicider à deux reprises. Elle épousa finalement un certain John London, mais seulement huit mois après la naissance de son fils, qui portait lui aussi le prénom de John. Pour le distinguer de son beau-père, on l’appela Jack.
Flora, adepte de l’astrologie et du spiritisme, convainquit très tôt son fils qu’il était doté d’une nature singulière, probablement supérieure à celle des autres. Cette éducation bohème et romanesque, loin d’être aussi misérable que Jack le prétendait, développa néanmoins son imaginaire et son hypersensibilité — deux qualités qui allaient profondément nourrir son talent littéraire.
Jack London décrit son premier contact avec l’alcool à l’âge de cinq ans. Dans son récit autobiographique Le Cabaret de la dernière chance, il raconte comment, chargé d’apporter un seau de bière à son père aux champs, il céda à la tentation : « La bière était une denrée très précieuse, elle devait être prodigieusement bonne. Le seau était plein, trop plein. Je le cognais entre mes jambes et la bière se renversait par terre. Pourquoi la gâcher ? Personne ne saurait si j’en avais bu ou renversé. »
Une addiction précoce, qu’il théorisera plus tard en affirmant que l’ivrognerie est d’origine sociale et frappe les êtres fragilisés par des conditions de vie exécrables — lui qui avait vécu ce qu’il dénonçait.
Le jeune Jack avait aussi l’habitude de chiquer du tabac en secret. Lorsque sa demi-sœur Elisa le découvre, elle est consternée. En ouvrant la bouche, le futur écrivain révèle l’état désastreux de sa dentition : une cavité édentée, noircie par le jus de chique. Il manque à Jack tout le râtelier supérieur, des dents arrachées par un dentiste peu scrupuleux durant l’une de ses équipées, sous prétexte de douleurs insupportables. Quant aux autres dents, elles sont simplement gâtées. Elisa lui propose alors un marché : s’il renonce à chiquer, elle lui offre une prothèse dentaire neuve. Il accepte, et peut bientôt exhiber une dentition d’un blanc immaculé. Il ne pourra cependant jamais se passer du tabac qui, avec l’alcool, ne cessera d’altérer sa santé.
À quinze ans, employé dans une conserverie dans des conditions éprouvantes, travaillant chaque jour quatorze heures pour un salaire de misère, Jack London fréquente les garçons du port et bascule dans une vie de délinquance. Avec sa barque, il pille les parcs à huîtres des grandes compagnies de la baie de San Francisco. Lorsque le pillage ne suffit plus, il n’hésite pas à dévaliser les ouvriers le soir de paie, les dépouillant jusqu’à leurs vêtements. Mais le plus étonnant reste la suite : peu après, il intègre la patrouille de pêche chargée de contrôler… les activités illicites dans cette même baie.
Son penchant pour l’alcool faillit lui coûter la vie. Une nuit, complètement ivre dans un port de Californie, il tenta de sauter du quai sur le pont d’un bateau, manqua son élan, glissa et tomba à l’eau. Les courants violents l’entraînèrent loin du quai. Bon nageur, il se débarrassa de ses vêtements et fit la planche, mais le froid eut raison de ses forces. Il passa quatre heures dans une eau glacée, résigné à mourir, avant qu’un pêcheur grec ne le repère et le hisse à bord.
Suivant une bande de chômeurs en marche vers Washington pour protester contre les mauvaises conditions de vie, en pleine récession économique de 1893, Jack London finit par renoncer à ce qu’il juge une démarche inutile. Il échoue à Buffalo, où il est arrêté pour vagabondage et jeté en prison. Son biographe Bernard Fauconnier, dans l’édition Folio Gallimard, qualifie l’expérience d’« horrible mais formatrice » : « Il a vu l’humanité la plus déchue, la plus bestiale, au fond de la misère sociale et morale. Cette expérience est comme un accélérateur de connaissance. » Jack London n’a alors que dix-neuf ans.
Au faîte de sa gloire littéraire, Jack London mène une existence déchirée. Dans sa belle maison de la colline de Piedmont, il partage une vie difficile avec son épouse légitime, Bess — un couple qui fait bonne figure en société, mais dont le mariage bat de l’aile.
En secret, il fréquente Charmian Kittredge, celle qui l’accompagnera jusqu’à la fin de sa vie.
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Les complications de son divorce et les rumeurs colportées par une presse avide de scandales l’empêchent de vivre ouvertement avec elle. Leurs escapades se limitent à des chevauchées équestres propices aux aventures amoureuses. Comme un lion en cage, London finit par quitter le domicile conjugal, s’achète un voilier d’occasion et prend le large, fuyant peut-être, avant tout, ses propres contradictions.
Franck Ferrand
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L’Orchestre Philharmonique de Marseille dirigé par Michele Spotti dans un programme Schumann, “L’Orchestre fait son cinéma” à la Cathédrale Saint-Louis des Invalides avec l’Odyssey Symphony Orchestra dirigé par Yvan Cassar et Daniel Lozakovich dirigeant du violon l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo dans un programme Bach : découvrez la sélection Radio Classique des rendez-vous à ne pas manquer dans les prochains jours
Michele Spotti dirige l’Orchestre Philharmonique de Marseille pour ce concert donné à l’Auditorium du Pharo. Au programme deux œuvres de Robert Schumann : Ouverture, scherzo et finale et la Symphonie n°3 “Rhénane”, ainsi que Ciberknife, rhapsodie pour clarinette et orchestre de Nicola Piovani, interprétée par Alexandro Carbonare. Ce concert sera diffusé sur Radio Classique le samedi 30 mai à 20 heures.
Dans le cadre des concerts soutenus par le CIC, le Musée de l’Armée propose cette soirée exceptionnelle, consacrée aux musiques de Nino Rota et d’Ennio Morricone. Elles seront interprétées par l’Odyssey Symphony Orchestra dirigé par Yvan Cassar, avec la chanteuse Neïma Naouri, la violoniste Eva Zavaro, la flûtiste Jeanne Gollut, la violoncelliste Julie Sevilla-Fraysse, le trompettiste Clément Saunier et le pianiste Nathanaël Goin. Ce concert sera diffusé sur Radio Classique le samedi 2 mai à 20 heures.
Pour cette soirée consacrée à Jean-Sébastien Bach, Daniel Lozakovich dirigera du violon l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo. Au programme les Concertos pour violon BWV 1041 et 1042, le Concerto pour clavecin n°1 dans sa transcription pour violon, le Concerto pour violon et hautbois avec Mathieu Petitjean et le Concerto Brandebourgeois n°3.
Jean-Michel Dhuez
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Peu de musiciens auront été aussi admirés et adulés qu’Arthur Rubinstein, qui fit de la quête du bonheur une règle de vie. Découvrez ces anecdotes sur ce pianiste charismatique, doté d’une sensibilité hors du commun.
Lors de sa première tournée aux États-Unis en 1906, le bateau qui traverse l’Atlantique essuie une tempête terrible. Tandis que les passagers retiennent leur souffle, Arthur Rubinstein y voit une opportunité. Surmontant ses propres craintes, il se dirige vers le piano du navire et, malgré le tangage, s’en remet à sa mémoire : ses doigts balaient l’étendue du clavier sans discontinuer pendant neuf heures.
Il en oublie de manger. Les voyageurs sont hypnotisés. À son arrivée à New York, la foule l’accueille en liesse, la presse ayant largement relayé l’épisode.
En 1908, Rubinstein traverse une période noire : seul, ruiné, il est à Berlin dans une chambre d’hôtel et décide de mettre fin à ses jours. Il se passe littéralement la corde au cou, mais la corde casse. Il se retrouve à terre, pleurant et riant à la fois.
Sa décision est alors prise : puisque le malheur ne veut pas de lui, il sera heureux. Il s’imposera le bonheur et la gaieté comme une règle de vie — presque une hygiène de vie — et ne faillira jamais à cette mission, jusqu’à sa mort à 95 ans, le 20 décembre 1982.
Arthur Rubinstein et Vladimir Horowitz forment l’un des grands couples rivaux de l’histoire du piano. Rubinstein n’a jamais caché ce qu’il pensait de leur différence : « Meilleur pianiste, dit-il en parlant d’Horowitz, mais moi j’étais meilleur musicien. » Une formule qui résume à elle seule la singularité de Rubinstein : là où Horowitz fascine par sa virtuosité stupéfiante, Rubinstein convainc par sa profondeur musicale et sa capacité à transmettre des émotions.
Sviatoslav Richter, pourtant réputé pour sa sévérité envers ses confrères, note dans ses carnets en 1977 : « C’est un homme positif, heureux, simple, plein d’humour et de charme. Les mazurkas dans son interprétation sont jouées dans la bonne vieille tradition concertante, sans une trace de mollesse souffreteuse. J’ai trouvé ça très convaincant. »
Si Rubinstein est unanimement associé à Chopin, c’est Mozart qui lui inspire le plus grand respect et la plus grande humilité. « Je suis très timide pour jouer Mozart, confie-t-il. Je le ressens comme je ressens Chopin. Pour moi, c’est un musicien chaleureux, assuré, pas un compositeur baroque. J’hésite un peu à chaque fois que je dois l’interpréter. Je ne voudrais pas que le public se dise : « Oh, il pense qu’il joue du Chopin. » » Rubinstein avait d’ailleurs le même exigeant principe avec l’ensemble de son répertoire : il ne jouait jamais une œuvre si elle ne le touchait pas personnellement.
Rubinstein cultivait une réputation de séducteur aussi célèbre que son jeu pianistique. À 91 ans, il quitte son épouse pour une femme plus jeune, Annabelle, qui a le tiers de son âge. Teresa Berganza, la grande mezzo-soprano, raconte qu’à la fin de sa vie, presque centenaire et totalement aveugle, il s’émoustillait encore de la présence d’une femme, capable, de loin, de percevoir son parfum.
Son sens de la formule ne le quittait pas davantage : « Une femme, vous savez, c’est comme un cigare : il faut parfois la rallumer. »
Frappé par la cécité dans ses dernières années, Rubinstein transformait même ce drame en matière à plaisanterie. Dans sa dernière apparition au Grand Échiquier de Jacques Chancel, il déclare avec un sourire : « J’ai décidé de ne plus jouer du piano. Ce n’est pas que je ne trouve plus les touches, c’est que je ne trouve plus le piano. »
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L’opéra Le Barbier de Séville de Rossini est le dernier enregistrement qu’il écoute avant de mourir. Rubinstein avait voulu partir comme il avait vécu : dans la grâce, la légèreté et la vivacité.
Franck Ferrand
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A l’occasion de notre dernière émission depuis le Festival de Pâques d’Aix-en-Provence, Renaud Capuçon et Dominique Bluzet, ses deux directeurs seront, ce vendredi 10 avril à 20h, les invités du Journal du Classique.
La treizième édition du festival de Pâques s’achèvera ce week-end. L’occasion de faire un premier bilan ce soir avec Renaud Capuçon et Dominique Bluzet. Ils reviendront ainsi à notre micro sur les temps forts de cette manifestation et les valeurs qu’ils ont choisi d’y développer, tant sur le plan artistique que solidaire.
Les festivités se poursuivent jusqu’à dimanche avec la résidence de l’Orchestre Philharmonique de Munich dont radio classique diffusera deux concerts en direct, vendredi et samedi soir à 20h30, avec Lahav Shani à la baguette et au piano. Car les musiciens de l’orchestre se produiront aussi bien en grand effectif qu’en musique de chambre aux côtés de Martha Argerich et de Renaud Capuçon.
Laure Mézan
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