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  • Andris Nelsons limogé de l’orchestre de Boston : Simon Rattle, Evgueny Kissin… la vague de soutien en faveur du chef s’amplifie

    L’annonce de la non-reconduction par la direction de l’Orchestre Symphonique de Boston d’Andris Nelsons à son poste de directeur musical l’an prochain continue d’alimenter la polémique. Après les membres de l’orchestre et le public de Boston, ce sont d’autres musiciens et de grands orchestres du monde entier qui ont exprimé leur soutien au chef letton.

    Pétition, campagne de presse, rassemblements… Les marques de soutien à Andris Nelsons, qui va devoir quitter l’an prochain, contre son gré, la direction musicale de l’Orchestre Symphonique de Boston après 12 ans de mandat, ne cessent de prendre de l’ampleur un mois après la décision du conseil d’administration du BSO. De plus en plus de grands noms de la musique se mobilisent et expriment leur réprobation suite à cette annonce.

    À commencer par de grands orchestres internationaux comme le prestigieux Philharmonique de Berlin dont les membres ont exprimé, dans une lettre adressée aux responsables de l’Orchestre Symphonique de Boston, leur « profonde inquiétude ». Sur Instagram, les musiciens du Chicago Symphony Orchestra estiment que « La résiliation unilatérale et alarmante du contrat d’Andris Nelsons est en totale contradiction avec la mission de l’Orchestre Symphonique de Boston et compromet 145 ans de confiance entre les musiciens et l’institution qu’ils servent ».

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    Même teneur, dans le message des musiciens du Cleveland Orchestra qui se disent « profondément perturbés » par le licenciement du chef d’orchestre letton, et dans ceux des orchestres symphoniques de Toronto, Saint Louis et de l’Oregon.

    Evgueny Kissin : « une telle décision prise sans les musiciens, c’est vraiment décourageant ! »

    De grandes figures du classique se mobilisent également. C’est notamment le cas du célèbre chef d’orchestre Sir Simon Rattle qui s’est exprimé en tant que porte-parole des membres de l’Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise qu’il dirige depuis 2023. Dans cette lettre, les musiciens rappellent que « La prise de décision partagée et la confiance sont des valeurs fondamentales pour nous. C’est pourquoi nous avons été consternés d’apprendre que cette décision a été prise sans que l’orchestre lui-même, véritable cœur de l’Orchestre Symphonique de Boston, en soit informé ».

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    C’est également dans une lettre adressé aux musiciens de l’Orchestre Symphonique de Boston qu’Evgueny Kissin a exprimé son soutien à Andris Nelsons qui fait partie, selon lui, « des chefs d’orchestre les plus recherchés du monde », ajoutant que : « Apprendre qu’une telle décision a été prise sans la contribution des musiciens, l’âme de l’orchestre, est vraiment décourageant ! « .

    À noter que le pianiste d’origine russe doit se produire les 23 et 25 avril avec le l’Orchestre Symphonique de Boston au Symphony Hall de Boston où il interprétera le Concerto pour piano n° 12 en la majeur de WA Mozart mais sous la direction d’Andrey Boreyko.

    Philippe Gault

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  • « Le choc pétrolier de 73 était plus important que ce que nous vivons aujourd’hui » observe l’historien Philippe Chalmin

    « Nous sommes au cœur d’un choc énergétique », estime l’historien de l’économie Philippe Chalmin. Même s’il est moins important que la crise pétrolière de 1973, l’épisode que nous vivons est particulièrement inquiétant. Il a dévoilé les enjeux de la crise actuelle, et invite les auditeurs à relire un classique de la bande-dessinée Le Secret de l’espadon, une aventure de Blake et Mortimer d’Edgar P. Jacobs, dont l’intrigue se déroule dans le détroit d’Ormuz.

    Philippe Chalmin est professeur émérite à l’université Paris-Dauphine, président de la société d’études CyclOpe, spécialiste de l’économie internationale des matières premières

    Le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol, assure que la crise actuelle est plus grave que celle des chocs pétroliers de 73, 79 et 2022 réunis. Est-ce votre avis ?

    PHILIPPE CHALMIN : Très franchement, je trouve qu’il exagère un tout petit peu. Ce n’est pas tant la crise elle-même qui est importante, que l’état dans lequel ce choc énergétique touche des économies affichant des niveaux d’endettement et de déficit public incomparables à ceux des années 70. Car pour le reste, je maintiens qu’en tant qu’historien, le choc de 1973 — celui qui voit la prise de contrôle du marché par l’OPEP et le triplement des prix — avait été plus important que ce que nous vivons aujourd’hui. Même si, et je maintiens le terme, nous sommes bel et bien au cœur d’un choc énergétique, avec un changement fondamental dans ce cordon ombilical qu’est devenu pour l’économie pétrolière et gazière mondiale : le détroit d’Ormuz.

    Il va falloir dans les mois ou les années qui viennent avoir autant un œil sur les ressources naturelles que sur l’évolution et le poids des dettes publiques.

    P.C. : Absolument. Nos économies sont aujourd’hui beaucoup plus sensibles. Dans le cas français, qui est totalement particulier, nous n’avons pas les moyens de soutenir suffisamment nos concitoyens qui font le plein de leur voiture. Non pas qu’on ne pourrait pas baisser la charge fiscale qui pèse sur l’essence, mais nous n’en avons tout simplement pas les moyens financiers quand on roule à 5 % de déficit public. C’est cela dont il faut être conscient.

    Philippe Chalmin : « on ne contrôle pas le détroit d’Ormuz simplement avec quelques avions »

    Le détroit d’Ormuz : rien n’y sera plus jamais comme avant, c’est votre intuition ? Pouvez-vous nous en faire la visite guidée, car c’est devenu une abstraction alors qu’en vérité, c’est la géographie qui a rattrapé l’armée américaine ?

    P.C. : Pour la visite guidée, je ne peux m’empêcher de vous inciter à vous ruer sur un classique de la bande dessinée : Le Secret de l’Espadon d’Edgar P. Jacobs, dans les aventures de Blake et Mortimer. Le lieu où l’Espadon est fabriqué est une représentation du détroit d’Ormuz, notamment de sa rive nord, une zone extrêmement rocailleuse et rocheuse. En lisant cette extraordinaire BD, on se rend compte de ce que tous les militaires répètent depuis un mois : on ne contrôle pas le détroit d’Ormuz simplement avec quelques avions, cela impliquerait des moyens militaires considérables.

    On a d’ailleurs beaucoup cité un autre détroit important, sur lequel un grand homme politique britannique avait fait ses premières armes — peu brillantes : les Dardanelles. Lorsque Churchill, premier lord de l’Amirauté, décide d’intervenir pour contrôler ce détroit et empêcher la libre circulation de navires allemands, ce fut une défaite particulièrement sanglante. J’en arrête là avec les comparaisons historiques. Ormuz, c’était la tranquillité totale : entre 100 et 150 navires y passaient chaque jour, sans aucun problème. Sans péage.

    « Dubaï était un paradis réglementaire. Je pense que ce rôle sera remis en cause »

    Demain, quoi qu’il en soit, le statut d’Ormuz sera différent. Il y a de fortes chances qu’on en vienne à un système de péage, peut-être partagé, puisque les deux pays qui se trouvent jusqu’au bout du détroit ne sont pas les Émirats mais Oman, qui possède la pointe de la péninsule arabique.

    Il en existe d’ailleurs un précédent historique : pendant deux siècles, la couronne du Danemark a vécu des péages prélevés à l’entrée et à la sortie du Sund, ce petit détroit entre la Suède et le Danemark reliant la Baltique à la mer du Nord. À l’époque, la Baltique était essentielle : c’était le marché mondial du blé.

    Quelle conséquence pour les pays du Golfe, qui depuis plusieurs années affichaient des prétentions à devenir une vraie puissance géopolitique et ne misaient plus tout sur le pétrole ? Est-ce pour eux l’occasion ou jamais ?

    P.C. : Géopolitique, peut-être pas. Économique, certainement. Dubaï était devenu un hub financier et monétaire majeur — ce n’est pas un hasard si 20 % du commerce mondial de l’or passait par Dubaï, même si on n’y était pas très regardant ; c’était le lieu de tous les excès, une sorte d’énorme paradis réglementaire. Je pense que ce rôle sera peut-être remis en cause.

    Le Golfe était aussi un hub aérien considérable, et on en a vu les conséquences. Il y a donc énormément de facteurs qui vont peser, dans le cadre d’un accord qui ne manque pas d’ambiguïté. Les marchés ont immédiatement réagi ce matin, mais ils avaient pris l’habitude de beaucoup réagir.

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    Il y a une dizaine de jours, on avait eu 30 dollars de variation par baril entre une déclaration de Trump le matin et une reculade l’après-midi. Là, on vient de perdre une vingtaine de dollars, c’est logique. Il faudra voir ensuite ce qui se passe. On peut imaginer — et c’est positif — que les tankers, puis les porte-conteneurs, et en dernier les méthaniers, car ils sont les plus sensibles, vont repasser par Ormuz. Le marché va se retrouver réapprovisionné, on va souffler un grand coup et retomber dans la zone des 80-90 dollars — contre 60 en début d’année.

    Comment l’économie récupère-t-elle d’une telle fièvre ?

    P.C. : Elle met du temps, il lui faut des antibiotiques, un traitement assez long. Cela ne se traduira pas par un choc inflationniste, mais par des tensions inflationnistes, avec des conséquences sur les taux d’intérêt. Suivant l’état de nos économies, cela aura plus ou moins d’influence. Au total, on va y laisser sur 2026, peut-être 0,2 à 0,5 % de croissance au maximum. Ce ne serait pas dramatique si on roulait à 3 %… comme on roule à 1 %, ça ne laisse pas grand-chose.

     

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  • De Louis Armstrong à Miles Davis : 6 biographies jazz incontournables à savourer pendant les vacances de Pâques

    Le jazz est une musique qui raconte des histoires de vies tumultueuses, de révolutions musicales, de génie et d’autodestruction, de liberté conquise de haute lutte… Il n’est donc pas surprenant qu’il ait engendré une littérature biographique d’une richesse et d’une intensité rares. Des autobiographies brûlantes aux enquêtes musicologiques minutieuses, en passant par les portraits romanesques, les livres sur le jazz sont souvent aussi vivants, aussi imprévisibles et aussi émouvants que la musique elle-même. Voici notre sélection de livres incontournables pour entrer dans l’univers de ses plus grands représentants.

    1- Satchmo: Ma vie à la Nouvelle-Orléans de Louis Armstrong, un récit de la rue au mythe

    Avant d’être une légende mondiale, Louis Armstrong était un enfant de la Nouvelle-Orléans. Né en 1901 dans le quartier le plus pauvre de la ville, il grandit dans un environnement marqué par la misère, la violence et la ségrégation raciale, mais aussi par une vitalité musicale extraordinaire, ce bouillonnement unique en son genre qui allait donner naissance au jazz. C’est cette période fondatrice de sa vie, des origines à son départ pour Chicago en 1922, que « Satchmo » raconte dans cette autobiographie lumineuse et attachante.

    « Satchmo : Ma vie à la Nouvelle-Orléans » de Louis Armstrong (Éditions Libretto)

    Ce qui frappe dès les premières pages, c’est la voix. Louis Armstrong écrit comme il joue : avec une chaleur communicative, une spontanéité désarmante, un sens du rythme et de l’anecdote qui rendent chaque page vivante. Il n’y a ici ni pose ni artifice littéraire, juste un homme qui raconte sa vie avec la même générosité qu’il mettait dans chacune de ses notes. On l’accompagne dans les rues de Storyville, le quartier chaud de la Nouvelle-Orléans où la musique coulait à flots dans les cabarets et les maisons closes, on le suit dans ses premières leçons de cornet, ses rencontres déterminantes avec des musiciens qui allaient façonner son art, et ses premières émotions musicales foudroyantes.

    Le livre est aussi un document historique de première valeur sur les origines du jazz. À travers le récit de Louis Armstrong, on comprend comment cette musique est née, non pas d’une invention savante, mais d’un creuset culturel unique, mêlant blues, ragtime, gospel, musique créole et fanfares de rue. Un livre à offrir à tous les amateurs de jazz, débutants ou confirmés, comme une invitation à remonter aux sources d’une des plus grandes révolutions musicales du XXe siècle.

    2- Miles: L’autobiographie de Miles Davis & Quincy Troupe, une plongée dans l’esprit d’un génie du jazz

    Il existe des livres qui vous prennent à la gorge dès la première page. L’autobiographie de Miles Davis est de ceux-là. Publiée en 1989, quelques années seulement avant la mort du trompettiste en 1991, elle est un document exceptionnel sur l’histoire du jazz, mais aussi l’autoportrait saisissant d’un homme qui n’a jamais fait de concessions à personne : ni à son public, ni à l’industrie musicale, ni à ses proches, ni à lui-même.

    « Miles: L’autobiographie » de Miles Davis et Quincy Troupe (Éditions de La Table Ronde)

    Miles Davis était un génie et il le savait. Il était aussi profondément humain dans ses contradictions : capable d’une générosité musicale extraordinaire envers les musiciens qu’il entourait, il pouvait être en même temps brutal, misanthrope et imprévisible. Cette autobiographie ne masque rien de tout cela. C’est là sa force et son caractère unique parmi les livres de musiciens : aucune complaisance, aucun vernis, aucun désir de plaire ou d’être aimé du lecteur.

    Rédigée avec le poète, éditeur et journaliste Quincy Troupe, professeur émérite à l’Université de Californie de San Diego, l’autobiographie capture avec une franchise déconcertante les révolutions musicales, les excès et les engagements d’un artiste qui n’a jamais cessé de se réinventer, du bebop avec Charlie Parker aux expériences modales de Kind of Blue, du jazz électrique de Bitches Brew aux fusions funk et rock des années 1970. Couronnée par l’American Book Award en 1990, cette autobiographie est tout simplement incontournable.

    3- La face cachée de Miles Davis révélée par John Szwed dans So What: The Life of Miles Davis

    Un complément précieux et indispensable à l’autobiographie de Miles Davis. Là où cette dernière offre la voix brûlante et subjective de Miles Davis lui-même, John Szwed, ethnomusicologue et professeur à l’université Columbia, propose ici une perspective critique, distanciée et rigoureusement contextualisée sur l’ensemble de sa carrière.

    « So What: The Life of Miles Davis » de John Swed (éd. Simon & Schuster)

     

    Il éclaire les zones que le trompettiste avait volontairement laissées dans l’ombre, confronte les témoignages, analyse les révolutions musicales successives et replace chaque période dans son contexte historique et social. Une vision bonus pour qui souhaite comprendre en profondeur l’un des artistes les plus complexes et les plus influents du XXe siècle.

    Disponible uniquement en anglais à la médiathèque de la Philharmonie de Paris ou sur Amazon

    4- John Coltrane : sa vie, sa musique de Lewis Porter, tout comprendre sur l’homme et l’œuvre en un seul livre 

    John Coltrane est l’une des figures les plus vénérées, et les plus mystérieuses, de toute l’histoire du jazz. Sa musique, d’une intensité et d’une complexité hors du commun, a souvent nourri une image légendaire, presque mythologique, de l’artiste : le saint du jazz, l’ascète de la spiritualité sonore, le génie incompris de son vivant et adulé après sa mort en 1967 à seulement 40 ans. Lewis Porter, musicologue américain et spécialiste reconnu du jazz, a voulu aller au-delà du mythe, et c’est précisément ce qui rend son livre si précieux.

    L’auteur y déploie un travail d’enquête remarquable, s’appuyant sur des interviews inédites avec des musiciens, des proches et des contemporains de Coltrane, ainsi que sur une analyse minutieuse des enregistrements, des partitions et des archives disponibles. Ce qui distingue ce livre de tant d’autres biographies de musiciens de jazz, c’est son refus de la mythification facile : il montre un Coltrane humain, imparfait, traversé par des doutes, un musicien d’une discipline et d’une exigence absolues, qui travaillait son saxophone des heures chaque jour, qui remettait sans cesse en question ses acquis, et qui cherchait dans la musique quelque chose qui dépassait la musique elle-même.

    L’analyse musicologique, très présente mais jamais aride, permet de comprendre concrètement ce que Coltrane a apporté au jazz : les fameux « sheets of sound », les explorations modales, le free jazz des dernières années… Pour tout amateur de jazz qui souhaite comprendre en profondeur l’un de ses plus grands représentants, ce livre est indispensable.

    Disponible à la médiathèque de la Philharmonie de Paris ou à la Fnac

    5- A Love Supreme: The Story of John Coltrane’s Signature Album de Ashley Kahn, dans les coulisses d’un chef-d’œuvre absolu

    Si la biographie de Lewis Porter offre une vue d’ensemble sur la vie et l’œuvre de Coltrane, ce livre d’Ashley Kahn propose quelque chose de différent et de complémentaire : une plongée au cœur d’un seul album, mais quel album ! A Love Supreme, enregistré en décembre 1964, est unanimement considéré comme l’un des chefs-d’œuvre absolus du jazz, voire de toute la musique du XXe siècle. En quatre parties : Acknowledgement, Resolution, Pursuance, Psalm, Coltrane y a gravé sa foi, sa quête spirituelle et son art à leur point le plus accompli.

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    Ashley Kahn reconstitue avec une précision et une empathie remarquables les circonstances de cet enregistrement légendaire : le contexte personnel et spirituel de Coltrane à ce moment de sa vie, la préparation de l’album, la session d’enregistrement elle-même, et la réception de cette œuvre par le public et la critique. Un ouvrage qui se lit comme un roman et s’écoute comme une partition.

    Disponible uniquement en anglais sur Amazon

    6- Le portrait d’un génie autodestructeur, Chet Baker : Deep in a Dream: The Long Night of Chet Baker de James Gavin

    Il est des vies qui ressemblent à un solo de trompette dans la nuit : lumineuses et mélancoliques à la fois, suspendues entre beauté et autodestruction… Celle de Chet Baker est de celles-là. Trompettiste et chanteur au timbre d’une douceur incomparable, visage d’ange devenu icône du cool jazz dans les années 1950, Baker a aussi été l’un des artistes les plus tragiques de toute l’histoire du jazz : une vie ravagée par la drogue, les arrestations, les rechutes, les fuites en avant, et une mort mystérieuse à Amsterdam en 1988, tombé d’une fenêtre d’hôtel dans des circonstances jamais vraiment élucidées.

    James Gavin retrace ce destin avec une précision et une empathie rares, s’appuyant sur des centaines d’interviews de proches, de musiciens et de contemporains pour dresser un portrait d’une complexité et d’une humanité saisissantes. Deep in a Dream n’est pas seulement une biographie, c’est un récit qui se lit comme un roman noir, où la beauté de la musique et la laideur de l’addiction s’entremêlent sans que jamais l’auteur ne verse dans le voyeurisme ou le jugement moral. On ressort de ce livre bouleversé, et avec l’envie irrésistible de réécouter My Funny Valentine ou Almost Blue d’une oreille différente, plus attentive, plus éclairée.

    Disponible uniquement en anglais sur Amazon

    Daphnée Cataldo

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  • La guitare entre au répertoire du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence avec Raphaël Feuillâtre

    A l’occasion de sa venue au Festival de Pâques d’Aix-en-Provence, Raphaël Feuillâtre sera ce mardi 7 avril à 20h, l’invité du Journal du Classique.

    C’est l’une des nouvelles grandes figures de la guitare, de celles qui ont su donner à cet instrument un bel élan dans le monde classique. Raphaël Feuillâtre sera en récital ce soir au Conservatoire Darius Milhaud d’Aix-en-Provence. Il jouera des œuvres originales du répertoire espagnol et sud-américain ainsi que des transcriptions. Un programme éclectique et contrasté à l’image du répertoire de ce jeune et brillant musicien révélé en 2018 lorsqu’il remporta le premier prix du prestigieux concours de la Guitar Foundation of America.

    Raphaël Feuillâtre, grand admirateur de Bach

    Raphaël Feuillâtre nous éclairera ce soir sur son parcours et ses affinités musicales, lui qui adore Bach comme la musique baroque française et aime ainsi jouer, à la guitare, des pièces écrites pour le clavecin ou le luth. Il nous parlera également de ses projets à venir lui qui a déjà développé une belle carrière internationale.

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

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    Festival de Salzbourg : Karin Bergmann nommée directrice artistique par intérim en remplacement de Markus Hinterhäuser

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  • Festival de Salzbourg : Karin Bergmann nommée directrice artistique par intérim en remplacement de Markus Hinterhäuser

    Suite au départ contraint de Markus Hinterhäuser il y a dix jours, le conseil d’administration du Festival de Salzbourg a annoncé la nomination de Karin Bergmann pour assurer l’intérim au poste de directrice artistique. L’ancienne directrice du Burgtheater de Vienne est la première femme nommée à ce poste dans l’histoire du festival autrichien.

    Fin mars, la direction du festival de Salzbourg annonçait la « mise en congé » avec effet immédiat de son emblématique directeur artistique depuis dix ans. Parmi les désaccords qui ont conduit à cette décision radicale, le fait que Markus Hinterhäuser ait publiquement apporté son soutien en janvier à Karin Bergmann pour le poste de directrice du département d’art dramatique, alors qu’une procédure de recrutement officielle, à laquelle elle n’avait pas participé, avait été lancée.

    Et, ô surprise ! c’est la dirigeante allemande qui a été nommée ce mardi pour assurer l’intérim jusqu’à la nomination à l’automne 2027 du nouveau directeur artistique du Salzburger Festspiele. À 72 ans, Karin Bergmann entre ainsi dans l’histoire de l’institution dont elle devient la première femme nommée à ce poste prestigieux et stratégique. « Une véritable surprise », a-t-elle commenté, ajoutant : « J’aborderai cette mission avec ma propre approche et mon expérience, tout en témoignant d’un profond respect pour le profil artistique que le Festival de Salzbourg a développé ces dernières années ».

    « Une directrice artistique et une gestionnaire hors-pair »

    Selon la gouverneure de Salzbourg, Karoline Edtstadler, « Avec Karin Bergmann, nous avons recruté une gestionnaire culturelle expérimentée pour assurer la direction par intérim. Elle est non seulement une personnalité d’une excellence artistique remarquable, mais aussi une gestionnaire hors pair ». Des qualités vantées également par le vice-chancelier et ministre autrichien de de la Culture, Andreas Balber qui souligne que « Karin Bergmann a fait preuve au Burgtheater d’une grande intelligence artistique et d’un sens aigu des affaires ».

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    Passionnée de théâtre dès son enfance, Karin Bergmann, née en 1953 à Recklinghausen (Allemagne), a intégré le Burgtheater de Vienne en tant qu’attachée de presse avant d’y être nommée directrice-adjointe en 1999. Après le départ de Matthias Hartmann en 2014, elle assure l’intérim à la direction pendant deux saisons, avant d’être titularisée jusqu’à 2019. Depuis 2022, elle dirige les départements théâtre et littérature du festival du Salzkammergut à Gmunden (Autriche).

    Karin Bergmann has been named interim Intendant of the Salzburg Festival ⁦@SbgFestival⁩ for 2026 and 2027.

    (Pic: Markus Wenzel) pic.twitter.com/ytHECmWZey

    — Opera with Opera News (@operamagazine) April 7, 2026

    Le nouveau conseil d’administration du festival, composé désormais de la présidente Kristina Hammer, du directeur commercial Lukas Crepaz et donc de Karin Bergmann, devrait dévoiler ce mercredi, lors d’une conférence de presse au Palais des Festivals de Salzbourg, la procédure de l’appel à candidatures pour la direction artistique permanente et la présidence du festival qui doit être lancé dans les prochaines semaines.

    Philippe Gault

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  • Radio Classique en direct du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence ce mercredi à 20h30

    Comme chaque année Radio Classique vous propose de vivre en direct les temps forts du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence.

    C’est ainsi que ce mercredi à 20 heures 30 vous pourrez suivre le concert de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège dirigé par Lionel Bringuier. Au programme, le Concerto pour flûte d’Aram Khatchatourian interprété par Emmanuel Pahud.

    Il s’agit d’une œuvre écrite à l’origine pour violon et que Jean-Pierre Rampal a transcrite pour flûte. En seconde partie de soirée vous pourrez entendre la Symphonie n°6 ”Pathétique” de Piotr Ilitch Tchaïkovski. Ce concert sera présenté par Laure Mézan. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Aix-en-Provence et dans de nombreuses villes de France grâce au DAB+.

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  • Les Petites Mains Symphoniques : 300 jeunes musiciens au Cirque d’Hiver pour aider les enfants du Cambodge

    Dimanche au Cirque d’hiver à Paris, l’association Petites Mains Symphoniques, qui regroupe de jeunes musiciens et fête ses 20 ans cette année, donnera deux concerts solidaires pour les enfants défavorisés du Cambodge.

    C’est un double anniversaire qui sera célébré en musique dimanche au Cirque d’hiver, rue Amelot à Paris, à l’occasion de deux concerts exceptionnels (13h00 et 16h00) donnés au profit des enfants du Cambodge. À cette occasion, l’association Petites Mains Symphoniques, qui fête cette année les 20 ans de sa création, s’est associée à l’ONG Pour un Sourire d’Enfants (PSE) qui a permis, depuis sa fondation il y a 30 ans, à 14 000 enfants de sortir de l’extrême pauvreté grâce à une éducation globale et des formations professionnelles d’avenir.

     

    La billetterie couvrira les frais d’organisation et lors de l’achat des billets les spectateurs sont invités à ajouter un don au profit de Pour un Sourire d’Enfant. Les deux associations entendent ainsi prouver par leur partenariat que « l’éducation et l’art sont les plus beaux leviers d’émancipation ». La programmation de chaque concert sera différente et unique, à partir de répertoires sans frontière (musique baroque, classique, contemporaine et cambodgienne). La présentation des deux concerts sera assurée par le journaliste franco-cambodgien Raphäl Yem.

    Petites Mains Symphoniques a formé plus de 10 000 jeunes musiciens depuis 20 ans

    Pour ces deux concerts, près de 300 jeunes musiciens formés par les Petites Mains Symphoniques se produiront sur la piste du Cirque d’Hiver. Au programme, notamment, des oeuvres de Camille Saint-Saëns, Ottorino Respighi, Serge Prokofiev, Dimitri Chostakovitch… mais aussi une création originale du compositeur Pierre David et la participation de la jeune chanteuse Lou Deleuze, 12 ans, lauréate du Concours Eurovision de la chanson junior 2025

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    Depuis 2006, l’association des Petites Mains Symphoniques, fondée par le corniste et chef d’orchestre Éric du Faÿ, rassemble des jeunes de 6 à 24 ans autour de la musique orchestrale et chorale, avec pour missions de former à la musique dès le plus jeune âge, de démocratiser l’accès à la musique et de promouvoir le patrimoine musical. En vingt ans, plus de 10 000 enfants et jeunes gens ont ainsi été formés par l’association et se sont produits lors de concerts donnés sur des scènes emblématiques avec les formations qu’elle comprend (orchestre d’harmonie, camerata à cordes, musique de chambre, Big Band Jazz, orchestre de pianos, orchestre de flûtes, ensemble de harpes, chant et comédie musicale…).

    Comme chaque année, les Petites Mains Symphoniques organisent trois académies, au cours desquelles les jeunes musiciens sont encadrés par une équipe d’une vingtaine de professeurs et de bénévoles de l’association. La première aura lieu du 18 au 24 avril dans le Golfe du Morbihan. La suivante se déroulera en Normandie du 10 au 21 août autour de Verneuil d’Avre et Iton et la troisième, du 25 au 30 octobre, prendra place en Balagne dans le nord-ouest de la Corse

    Philippe Gault

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  • Soigner avec la musique : la chercheuse Isabelle Peretz explique comment la musique réveille les malades d’Alzheimer

    Les nourrissons ont non seulement l’oreille musicale, mais aussi le cerveau musical : c’est ce qu’a expliqué ce lundi sur Radio Classique la chercheuse Isabelle Peretz. En effet, lorsqu’un nouveau-né écoute de la musique, il peut déjà réagir à une erreur harmonique ou rythmique ! Titulaire de la chaire de recherche Neurocognition de la musique à l’Université de Montréal, elle publie Soigner avec la musique – nouvelles des neurosciences aux Éditions Odile Jacob. 

     

    Isabelle Peretz, c’est vous qui avez fait de Montréal un centre mondial d’étude du cerveau musical. On connaît l’oreille musicale, mais le cerveau musical, qu’est-ce que c’est ?

    ISABELLE PERETZ : L’oreille musicale dépend de ce cerveau musical, qui est un ensemble de modules, de systèmes dans le cerveau qui répondent à la musique pour qu’on puisse l’apprécier et en produire. Comme je l’ai argumenté pendant de nombreuses années, cette série de modules pourrait être largement indépendante de celles impliquées dans d’autres fonctions, dont celle du langage.

    Je pense vraiment que la musique est innée, dans le sens où nous sommes précâblés pour y répondre. Et ce n’est pas qu’une intuition, il y a des études faites chez le nouveau-né. On trouve des flûtes avant toute indication que l’humain parlait. Cela dit, rien ne prouve que les humains ne parlaient pas en même temps qu’ils développaient la musique. C’est une question très difficile. Darwin s’y est attaqué avant nous : il a proposé que la musique était un proto-langage et donc a précédé la parole.

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    Qu’est-ce que qu’un proto-langage ?

    I.P. : C’est un langage qui a précédé, qui a été la base du développement du langage. Ce qu’on peut montrer aujourd’hui, c’est que le nouveau-né naît avec des capacités musicales absolument exceptionnelles. Des études ont été faites chez les tout-petits dans le scanner, dans les premiers jours suivant leur naissance, et on montre que le cerveau répond déjà à la musique — à une erreur harmonique dans la structure ou à une erreur rythmique. Il perçoit ces anomalies musicales. Il est déjà tout à fait équipé pour répondre à la musique, même si c’est de la musique classique.

    Chez les patients Alzheimer, la musique est un chemin vers les émotions

    Dans votre livre, vous expliquez qu’il se passe des choses étonnantes dans le cerveau quand on écoute de la musique, mais vous expliquez surtout que la musique peut aider à prendre en charge les malades d’Alzheimer. Expliquez-nous ce qui s’est fait dans ce domaine.

    I.P. : C’est la question la plus fréquente que je reçois. Comment se fait-il que des personnes dans un état un peu terne, sans vie, se réveillent au son de chansons de leur temps ? Pendant le moment où on leur présente une chanson de leur adolescence — autour de 15 ou 20 ans —, des souvenirs remontent : c’est la mémoire autobiographique. Chez la personne atteinte d’Alzheimer, c’est la mémoire qui est touchée en premier lieu, surtout celle liée aux faits nouveaux, mais pas nécessairement aux faits anciens. Cette chanson va raviver des souvenirs, et pendant le temps de la chanson, la personne retrouve son identité, ses émotions, ses souvenirs chargés. Tout le monde peut faire l’exercice : si on vous présente une chanson de vos 15 ou 16 ans, vous allez avoir une association immédiate de souvenirs.

    On sait que l’hippocampe, le système de mémorisation des faits nouveaux, est complètement atteint par la maladie. Mais la musique, ces chansons, vont se frayer un chemin différent : par le système des émotions — le système limbique — vers le cortex frontal médian, qui est dépositaire des souvenirs autobiographiques. La musique aurait une voie privilégiée pour atteindre ces mémoires-là en passant par les émotions. C’est ce qui explique que vous voyez cette personne revivre pendant un temps : s’ouvrir, communiquer. Ce qu’on ne sait pas encore, c’est combien de temps cela dure, mais le temps de la chanson, elle est là.

    Ecouter de la musique à plusieurs améliore le bien-être des patients atteints d’Alzheimer

     

    Les praticiens qui s’occupent de personnes atteintes d’Alzheimer conseillent donc de faire écouter de la musique ?

    I.P. : Oui, et plus que ça. Non seulement cela aide les aidants, mais on a aussi montré que si vous réunissez en petit groupe des patients atteints de la maladie — pour écouter ou pour chanter — cela améliore clairement leur bien-être sur plusieurs mois.

    C’est encore mieux s’ils sont plusieurs ?

    I.P. : Oui. C’est l’effet rassembleur de la musique, le partage des émotions.

    Vous le dites aussi dans le livre : le cerveau ne fonctionne pas de la même façon et les sentiments ne sont pas les mêmes quand on écoute de la musique ensemble. Mieux encore, quand on chante ensemble, le sentiment de l’autre est beaucoup plus fort.

    I.P. : Absolument. On a ce sentiment de fusion, de communauté avec l’autre, on perd les frontières. On pense que c’est une des fonctions premières de la musique : ce pouvoir de rassembler, cette fusion qu’on expérimente quand on est ensemble. C’est très fort en chantant, parce que cela mobilise toutes vos capacités à ce moment-là.

    Vous parlez aussi de la maladie de Parkinson…

    I.P. : Parkinson, c’est un autre système. Il y a beaucoup de modules impliqués dans la musique. Là, c’est la ficelle entre le son, le rythme et l’action. Il y a un précâblage entre la perception et le mouvement : si l’on présente des musiques régulières et rythmées à une personne dans un scanner, on voit les zones pré-motrices s’activer, alors même qu’elle est immobile et qu’on lui a simplement demandé d’écouter. Et plus cette musique a du groove, plus la personne va activer non seulement la région motrice du cerveau, mais aussi le système limbique — on retourne dans les émotions.

    S’agissant de la musique classique, généralement, les gens l’écoutent pour relaxer. Sa fonction première, c’est de diminuer l’anxiété, et on le mesure sur les signes vitaux : le rythme cardiaque, la pression sanguine, et le cortisol — l’hormone du stress — qui diminue à l’écoute de ce type de musique par rapport à un environnement sans musique ou avec des sons d’ambiance.

    La musique apporte du soin, du réconfort, de la relaxation — mais est-ce que la musique guérit ? Et si oui, de quoi ?

    I.P. : S’il y a une condition pour laquelle je suis absolument convaincue que la musique guérit, c’est pour le chant maternel destiné aux bébés prématurés. On ne peut pas trop les manipuler, et on a montré que le chant maternel procure un bien-être irremplaçable, grâce à l’ocytocine — une hormone sécrétée non seulement par la mère pendant qu’elle chante, mais aussi par le bébé qui reçoit ce chant. C’est l’hormone typiquement liée à l’attachement, mais aussi à l’apaisement, à la diminution de l’anxiété et de la douleur. Imaginez la magie que ça peut produire pour ce bébé sur lequel on intervient jusqu’à 20 fois par jour de façon assez invasive, et qui peut s’apaiser grâce au chant de sa maman.

     

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  • Grâce à ses chariots intelligents, l’ETI eXcent remplace moteurs et trains d’atterrissage d’avion en un temps record

    KPMG vous invite à écouter l’interview de Philippe Chaumès, Président et fondateur d’eXcent, belle ETI basée à Colomiers (Haute-Garonne).

    Spécialisée dans la conception et l’intégration de solutions industrielles pour des secteurs de pointe comme l’aéronautique, le ferroviaire, le spatial ou encore la défense, eXcent accompagne les grands donneurs d’ordre tels qu’Airbus, Safran ou Dassault dans la fabrication de systèmes complexes.

    Parmi ses innovations, eXcent a développé la gamme JacXson : des chariots intelligents dédiés aux opérations de maintenance aéronautique. Le JacXson U70, déjà déployé sur le marché des avions monocouloirs, permet de remplacer moteurs et trains d’atterrissage en un temps record. Le JacXson XL, conçu pour les gros porteurs long-courriers, finalise actuellement sa phase de développement et de certification avant un lancement prévu d’ici la fin de l’année.

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  • L’impact du contexte géopolitique sur les contrats de construction

    Spécialisée en immobilier et construction, Hélène LABORDE évoque les difficultés rencontrées par les entreprises du secteur de la construction confrontées à la crise géopolitique actuelle et ses incidences sur les contrats conclus initialement. Elle rappelle qu’il est important de prévoir des clauses spécifiques permettant d’anticiper la maîtrise des surcoûts et éviter ainsi d’éventuels blocages de chantiers.

    Rencontre avec Hélène LABORDE du cabinet DELSOL Avocats.

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