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  • L’Orchestre de Liège va jouer une œuvre d’Isidore Archambault, compositeur canadien du XIXe siècle… qui n’a jamais existé

    L’Orchestre Philharmonique Royal de Liège sera le premier orchestre belge à proposer une œuvre symphonique générée par l’IA et attribuée à un compositeur lui aussi virtuel. Cette création d’un certain Isidore Archambault sera présentée pour la première fois au public le… 1er avril.

    Vous ne connaissez certainement pas Isidore Archambault, compositeur canadien de la fin du XIXe siècle, dont une des créations inédites sera jouée, pour la première fois, ce mercredi 1er avril par l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège. Pas étonnant, car ce musicien n’existe pas et a été créé grâce à l’intelligence artificielle, tout comme son répertoire, ses photos et son portrait impressionniste.

    La création virtuelle de ce compositeur et d’une de ses œuvres sont une initiative de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège dans le cadre de sa série de concerts « Music Factory : What the Fake ? » qui propose de « faire mieux connaissance avec les copieurs, tricheurs et autres faux et usages de faux en musique symphonique, de l’époque baroque à nos jours ». À cet effet, Robert Coheur, le directeur de la programmation de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège et Christelle Heinen, bibliothécaire de la formation belge, ont demandé à une application IA de créer un morceau et le nom de son compositeur.

    Danse de l’Aube donné les 1er et 2 avril dans la Salle Philharmonique de Liège

    Le prompt soumis à l’outil IA était assez précis : « Serais-tu capable de générer un morceau de musique classique d’environ 3’30 comprenant l’effectif instrumental suivant : 2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons, 2 cors, 2 trompettes, 2 trombones, timbales, 2 percussions, section de cordes. Le morceau doit être dans un style romantique mais joyeux ». Après plusieurs échanges, Google AI et l’application Suno IA ont soumis le fichier audio de Dawning Dance (Danse de l’Aube), un morceau de 4’20 qu’il a fallu ensuite transcrire sur une partition afin qu’il puisse être interprété par les 60 musiciens de l’orchestre les 1er et 2 avril dans la Salle Philharmonique de Liège à 18h30.

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    Et c’est l’outil IA qui a eu l’idée d’associer un compositeur virtuel à cette création musicale. Si le nom d’Isidore Archambault fait référence à une fratrie existante d’artistes québécois, membres du groupe musical Mes aïeux, ses initiales, IA, sont un clin d’œil à cette création numérique qui nous indique que ce musicien serait né à Montréal en 1874 dans une famille de luthiers, et a été formé au Conservatoire de Paris.

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    L’IA s’est montrée particulièrement imaginative pour étoffer la biographie d’Isidore Archambault qui aurait été un compositeur contemporain avant-gardiste, vivant reclus dans un appartement rempli d’automates musicaux. Une passion pour la mécanique sonore qui aurait nourri une rumeur selon laquelle ses dernières œuvres n’auraient pas été écrites par lui, mais par une « machine à composer » de son invention. Une préfiguration ironique de… l’Intelligence Artificielle.

    Philippe Gault

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  • Guerre au Moyen-Orient : « Le régime iranien n’a pas peur de l’arrivée de soldats américains » assure Bruno Tertrais

    La guerre en Iran a pris un nouveau tournant, puisque Donald Trump évoque désormais un véritable « changement de régime » et un accord permettant le passage de 20 pétroliers dans le Détroit d’Ormuz. Des déclarations qui n’empêchent pas le président américain d’agiter la menace d’une invasion par l’armée américaine. Une stratégie qui n’a rien d’absurde, selon Bruno Tertrais, invité de la matinale de Radio Classique ce lundi. 

     

     

    Bruno Tertrais est directeur Adjoint de la Fondation pour la Recherche Stratégique, auteur de La Question Israélienne aux Éditions de l’Observatoire. Il estime qu’avec Donald Trump, « tout est crédible, il peut parler de négociation et évoquer une escalade ». L’arrivée de troupes américaines en Iran constituerait selon lui « un tournant symbolique important, mais pas forcément acceptable pour les Républicains ».

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  • Beethoven : Le saviez-vous ? Pour obtenir la garde exclusive de son neveu, il s’est battu pendant 5 ans

    Excentrique, habitué aux déceptions amoureuses, Beethoven a mené une vie personnelle faite de contrariétés et d’exaltation, à l’image de sa vie de créateur. On le sait peu, mais il a mené une bataille judiciaire pour s’occuper du fils de son frère décédé.  

     

    En novembre 1815, la mort de son petit frère à l’âge de 41 ans porte à Beethoven un coup terrible. Pendant quelque temps, il ne peut même plus composer. Il est nommé tuteur de son neveu Karl, alors âgé de 9 ans seulement. Charge qu’il partage avec la mère du garçon, Johanna.

    Il prend cette responsabilité très au sérieux, convaincu que la mère de l’enfant n’est pas à la hauteur. La jugeant immorale, il engage sans tarder une action en justice pour obtenir qu’elle soit déchue de son autorité maternelle.

    Beethoven se lance dans un long procès contre sa belle-sœur

    Le procès est extrêmement pénible et interminable. Johanna n’épargne pas Beethoven : elle l’agonit d’injures, le qualifiant de « pauvre fou célibataire et sourd ». Le compositeur en tombe malade à plusieurs reprises. Ce n’est qu’en 1820, soit cinq ans après le début de cette bataille judiciaire, qu’il obtient finalement la garde de Karl.

    Portrait de Karl van Beethoven / Wikimedia commons

     

    À l’automne 1826, Beethoven emmène son neveu en vacances en Basse-Autriche. Un domestique de la maison nous laisse un portrait saisissant du génie à l’œuvre sur son dernier quatuor à cordes :

    « Dès 5h30 du matin, il était devant sa table de travail, battant la mesure avec ses mains et ses pieds, tout en fredonnant et en écrivant. Sitôt après la première collation, il sortait se promener à travers champs avec force éclats de voix et gesticulations, marchant tantôt d’un pas mesuré, tantôt à grandes enjambées, s’arrêtant parfois tout net pour griffonner une idée sur son calepin. »

    Le retour fatal de Beethoven à Vienne

    Il regagne Vienne au début du mois de décembre, toujours accompagné de Karl. C’est à ce moment-là qu’il contracte une pneumonie. Son rétablissement semble d’abord assuré, mais l’embellie est de courte durée : il retombe malade, cette fois terrassé par une cirrhose du foie, compliquée d’une hydropisie. Son état devient alarmant. Nous sommes au début du mois de mars 1827.

    Daguerreotype de Karl van Beethoven / Wikimedia commons

     

    Ses amis se relaient à son chevet. Parmi eux, son fidèle compagnon de toujours, Stephan, venu avec sa famille, et Franz Schubert. Un témoin rapporte les dernières heures vécues, le 26 mars 1827 :

    « Les yeux du maître s’ouvrirent et pendant un long moment, il garda sa main droite fermée, levée en l’air, une expression grave, menaçante sur son visage. Lorsque sa main retomba, ses paupières se refermèrent à moitié, ses lèvres se turent, son cœur avait cessé de battre. »

    L’adieu grandiose à Beethoven

    Trois jours plus tard, le 29 mars 1827, à 15 heures, une foule immense se rassemble sur la place qui fait face à la Schwarzspanierhaus, dernière résidence de Beethoven. Pas moins de 20 000 personnes sont présentes — parmi elles, Franz Schubert. Des dizaines de porteurs de flambeaux ainsi qu’une chorale, accompagnée par le son grave des trombones, rendent au grand maître un ultime hommage.

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    En 1888, les restes de Beethoven sont transférés à Vienne, où il repose désormais aux côtés de Schubert. Sa gloire posthume, à ce moment-là, ne fait que commencer.

    Franck Ferrand

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  • L’épopée de Gilgamesh : roi géant et quête de l’immortalité, 5 choses à savoir sur ce récit fondateur

    Des millénaires séparent l’épopée de Gilgamesh des récits modernes, et pourtant tout y pulse encore : l’orgueil d’un roi, la naissance d’une amitié, la fureur d’une déesse, un duel contre un monstre céleste, puis une plante arrachée aux profondeurs avant de disparaître. Ce texte mésopotamien, longtemps porté par la voix avant d’être fixé sur des tablettes d’argile, traverse les âges comme un miroir tendu à la condition humaine.

    1 – La légende de Gilgamesh, vieille de 4000 ans, a d’abord été transmise par voix orale

    Le vertige commence par l’âge du récit. L’épopée de Gilgamesh remonte à plus de quarante siècles : un texte sumérien transmis longtemps de manière orale, puis couché par écrit autour de 2000 avant J.-C. Douze tablettes d’argile couvertes d’écriture cunéiforme, retrouvées à Ninive, ancienne ville de Mésopotamie, dans la bibliothèque du roi Assourbanipal, et aujourd’hui conservées au British Museum.

    La Tablette de Gilgamesh, pièce cunéiforme vieille de plusieurs millénaires et fragment de l’une des épopées les plus anciennes de l’humanité qui raconte les aventures du légendaire roi d’Uruk. Crédits : ICE/Cover-Images.com/SIPA

    Ce n’est pas seulement un texte ancien : c’est une histoire qui a survécu aux empires, aux ruines, aux langues perdues, et qui continue de frapper par sa modernité.

    2 – Gilgamesh, un roi géant de 7 mètres !

    Gilgamesh règne sur Uruk, ville puissante et prospère. Sa singularité est inscrite dans sa naissance : fils de la déesse Ninsun, il est « aux deux tiers un dieu » et « pour seulement un tiers un homme ». Personne n’a pu en mesurer la taille, il fait 5, 6 ou 7 mètres !  Le récit en fait un géant, une force impossible à contenir, et surtout un tyran.

    MARY EVANS/SIPA

    Uruk étouffe sous son pouvoir. Les prières du peuple montent jusqu’au ciel, et les dieux comprennent le danger : si les hommes cessent d’adorer, l’ordre divin vacille. La solution n’est pas la punition, mais l’équilibre. Face à un roi sans limite, il faut une limite vivante.

    3 – Pour faire face à Gilgamesh, un adversaire d’argile est façonné : Enkidu 

    Enkidu naît alors de l’argile et de la volonté divine. Abandonné dans la steppe, il vit longtemps comme un animal, puissance brute au milieu des bêtes. Puis vient la bascule lorsqu’une courtisane l’approche, Fille d’Amour. Six jours et sept nuits, et la transformation s’opère : la raison s’installe, l’intelligence s’éveille, l’humanité prend forme. Enkidu marche vers Uruk pour défier Gilgamesh.

    Le choc est frontal, physique, presque cosmique : deux forces de même poids. Et puis, à la surprise générale, le combat ne produit pas un vainqueur, mais une alliance. De cette amitié naît un autre Gilgamesh : moins tyran, plus roi. Uruk change de rythme. L’agriculture, l’architecture, les arts trouvent leur place. La cité respire.

    4 – Ishtar, reine des déesse, s’offre à Gilgamesh, qui refuse

    La gloire attire les regards, y compris ceux des dieux. Après l’exploit contre Humbaba, le géant de la forêt des cèdres, Ishtar, reine des déesses, s’offre à Gilgamesh. Le refus est net. Gilgamesh flaire le piège, repousse l’amour divin comme une menace. Ishtar, humiliée, réclame vengeance.

    Vient alors le Taureau Céleste, envoyé par Anu, le dieu du ciel. Une créature démesurée, ravageuse, capable d’assécher l’Euphrate « en sept lampées » et de semer la mort autour d’Uruk. Gilgamesh et Enkidu se jettent dans le combat. Il s’agit de l’un des plus vieux affrontements mythiques conservés par l’humanité. Le taureau tombe. Et le geste final claque comme une provocation : une patte arrachée, jetée au visage d’Ishtar. Le ciel, cette fois, ne rit plus. Les dieux jugent que la frontière a été franchie.

    5 – Gilgamesh convoite une plante pour atteindre l’immortalité

    La punition prend la forme la plus cruelle : Enkidu meurt de maladie. Gilgamesh assiste à l’agonie, hurle, pleure, érige une statue d’or et de lapis-lazuli. Et une peur neuve s’installe, glaciale : la mort n’est plus une idée, c’est une destination.

    Gilgamesh part alors chercher Uta-Napishtim, survivant du déluge à qui les dieux ont accordé l’immortalité. La réponse est sans détour : l’éternité appartient aux dieux, la mort aux hommes. Reste pourtant une consolation dangereuse : une plante de jouvence, au fond de la mer, capable de prolonger la vie.

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    Gilgamesh plonge, s’alourdit de pierres, arrache la plante aux aiguilles coupantes, remonte triomphant. Le retour se charge de projets : partager, régner longtemps, offrir à son peuple un futur étiré. Puis, à une source, un instant suffit. Un serpent flaire l’odeur, s’approche, ouvre la gueule et emporte la plante. L’immortalité s’échappe comme elle est venue : sans bruit, sans négociation.

    Gilgamesh rentre à Uruk. Les remparts s’élèvent, les temples se dressent. L’éternité change de visage : elle n’est plus une vie sans fin, mais une trace laissée dans la pierre, et dans la mémoire.

    Franck Ferrand

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  • Une grande journée de concerts et de réflexions au Camp des Milles pour lancer le volet « Musique en partage » du festival de Pâques d’Aix-en-Provence

    A l’occasion de l’ouverture du festival de Pâques d’Aix-en-Provence, Dominique Bluzet et Alain Chouraqui seront, ce samedi 28 mars à 20h, les invités du Journal du Classique.

    Coup d’envoi ce soir de la treizième édition du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence dont nous vivrons les moments forts, cette année encore, sur notre antenne. Avant de profiter, en direct, du concert d’ouverture, nous accueillerons, dans le cadre d’un Journal du classique exceptionnel, Dominique Bluzet, le directeur exécutif du festival et Alain Chouraki, le président de la Fondation du Camp des Milles.

    Au Camp des Milles, la musique comme acte de mémoire

    Nous évoquerons ainsi la grande journée de concerts et de tables rondes qui se tiendra dimanche dans ce lieu mémorial, à l’occasion du volet « Musique en Partage » du festival. Une journée à laquelle participeront des musiciens, parmi lesquels Renaud Capuçon mais également Jacques Attali, Bernard Foccroulle, Delphine Horvilleur et Laurent Berger.

    Laure Mézan

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  • Agenda des concerts : laissez Debussy, Poulenc et Khatchatourian vous porter vers le printemps

    Le Prélude à l’Après-midi d’un faune de Claude Debussy par l’Orchestre de Paris dirigé par Esa-Pekka Salonen, Dialogues des carmélites de Poulenc à l’Opéra de Marseille et le Concerto pour flûte d’Aram Khatchatourian par Emmanuel Pahud et l’Orchestre philharmonique Royal de Liège dirigé par Lionel Bringuier au Grand Théâtre de Provence : découvrez la sélection Radio Classique des rendez-vous à ne pas manquer dans les prochains jours

    1er et 2 avril : Le Prélude à l’Après-midi d’un faune de Claude Debussy par l’Orchestre de Paris dirigé par Esa-Pekka Salonen

    Le Prélude à l’Après-midi d’un faune de Claude Debussy est à l’affiche des deux prochains concerts de l’Orchestre de Paris dirigé par Esa-Pekka Salonen. Au programme également les rares Quatre chansons paysannes d’Igor Stravinski par le Chœur d’enfants de l’Orchestre de Paris et la création française du Concerto pour cor d’Esa-Pekka Salonen par Stefan Dohr.

    • Philharmonie de Paris.
    • Mercredi 1er et jeudi 2 avril à 20 heures.
    • www.philharmoniedeparis.fr
    • 29 mars : Dialogues des carmélites de Poulenc à l’Opéra de Marseille

      Dernière occasion de voir cette nouvelle production de Dialogues de Carmélites de Francis Poulenc. Comme c’est très souvent le cas à Marseille la distribution fait la part belle aux chanteurs français. Hélène Carpentier est Blanche de la Force, Lucie Roche Madame de Croissy, Angélique Boudeville Madame Lidoine, Eugénie Joneau Mère Marie, Marc Barrard le Marquis de la Force et Léo Vermot-Desroches Le Chevalier de la Force pour ne citer que ces rôles-là. L’Orchestre et le Chœur de l’Opéra de Marseille sont dirigés par Deborah Waldman. La mise en scène est signée Louis Désirée.

      • Opéra de Marseille.
      • Dimanche 29 mars à 14h30.
      • www.opera-odeon.marseille.fr
      • 8 avril : Le Concerto pour flûte d’Aram Khatchatourian par Emmanuel Pahud et l’Orchestre philharmonique Royal de Liège dirigé par Lionel Bringuier au Grand Théâtre de Provence

        Emmanuel Pahud est l’un des artistes invités au Festival de Pâques d’Aix-en-Provence. Avec l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège dirigé par Lionel Bringuier il interprétera le Concerto pour flûte d’Aram Khatchatourian, qui est la transcription par Jean-Pierre Rampal de son Concerto pour violon en ré mineur. Au programme également, la Symphonie n°6 « Pathétique » de Piotr Ilitch Tchaïkovski. Ce concert sera diffusé en direct sur Radio Classique.

        • Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence.
        • Mercredi 8 avril à 20h30.
        • www.festivalpaques.com
        • Jean-Michel Dhuez

           

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        • Le premier album de l’ensemble Théodora placé sous le signe des échanges et de la transmission

          A l’occasion de la publication du premier album de l’ensemble Théodora, Louise Ayrton et Alice Trocellier seront, ce vendredi 27 mars à 20h, les invitées du Journal du Classique.

           

          L’ensemble Théodora est né en 2018 à Londres, à la Royal Academy of Music. Il réunit quatre musiciennes françaises expatriées alors pour leurs études dans la capitale anglaise, désireuses de célébrer justement cette idée d’échanges internationaux, de transmission culturelle à l’époque baroque. Leur premier album paru chez Alpha se situe ainsi dans la lignée de cette réflexion. Il emprunte son titre « Tranquilles cœur » à un air de Lully et souligne l’influence de ce dernier et du style français en général sur les compositeurs germaniques.

          Une célébration des échanges musicaux entre la France et l’Allemagne baroque

          Louise Ayrton et Alice Trocellier, violoniste et gambiste de l’ensemble, nous éclaireront ce soir sur leur démarche et sur les projets à venir de Théodora. Elles présenteront notamment le programme de cet album en concert le 25 avril au Temple du Foyer de l’Ame à Paris, avec leurs partenaires, la claveciniste Lucie Chabard et la soprano Mariamielle Lamagat.

          Laure Mézan

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        • Votre soirée en classique sera consacrée à Chopin ce dimanche à partir de 20 heures

          Frédéric Chopin sera à l’honneur ce dimanche sur Radio Classique au cours d’une soirée qui lui sera consacrée, avec ses principales œuvres ainsi que celles des compositeurs qui l’ont inspiré ou qui l’ont admiré.

          Vous pourrez notamment entendre les Trois Nocturnes op 9 joués par Claudio Arrau, le Concerto pour piano n°1 par Krystian Zimmerman avec l’Orchestre Philharmonique de Los Angeles dirigé par Carlo Maria Giulini, la Valse n° 1 « Grande valse brillante » et la Valse Brillante n°2 par Arthur Rubinstein, les Etudes op 10 par le jeune pianiste sud-coréen Yunchan Lim, le Scherzo n°3 par Martha Argerich, la Barcarolle jouée par Maurizio Pollini, ainsi que les Variations sur un thème de Rossini, ainsi que l’Ouverture du Barbier de Séville de Rossini par l’Orchestre de Chambre d’Europe dirigé par Claudio Abbado, ou encore la Rhapsodie espagnole de Ravel par l’Orchestre Symphonique de Chicago et la Rhapsodie sur un thème de Paganini  de Rachmaninov jouée par Daniil Trifonov avec l’Orchestre de Philadelphie dirigé par Yannick Nézet-Séguin.

          Cette soirée sera présentée par Jean-Michel Dhuez. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique dans de nombreuses villes de France grâce au DAB+.

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        • Radio Classique en direct du Grand Théâtre de Provence pour l’ouverture du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence ce samedi à 20h30

          C’est à une soirée exceptionnelle que vous convie Radio Classique : celle de l’ouverture de l’édition 2026 du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence.

          L’invité de ce concert inaugural est l’Orchestre national de Lille dirigé par Joshua Weilerstein. Trois œuvres sont au programme : la Symphonie n°2 “Voïna” d’Elsa Barraine, le Concerto pour violon de Samuel Barber joué par Renaud Capuçon et la Symphonie n°1 de Johannes Brahms.

          Ce concert sera diffusé en direct sur Radio Classique. Il sera présenté par Laure Mézan. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Aix-en-Provence et dans de nombreuses autres villes de France grâce au DAB+.

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        • Opéra de Paris 2026-2027 : Wagner à l’honneur pour les 150 ans du Ring, les adieux de Dorothée Gilbert et hommage à Joséphine Baker

          À l’occasion des 150 ans de la création du Ring en 1876 à Bayreuth, l’Opéra national de Paris (OnP) consacrera une partie de sa nouvelle saison à la Tétralogie de Richard Wagner. Parmi les nouveautés annoncées, une adaptation d’un roman de Pierre Lemaitre et la première à Paris, au Palais Garnier, d’un spectacle inspiré de la vie de Joséphine Baker pour ouvrir la saison.

          Le programme de la saison prochaine présenté par Alexander Neef, pour sa sixième saison à la tête de l’Opéra national de Paris, proposera 32 spectacles sur les deux sites de l’institution. Dix-neuf opéras seront donnés, dont sept nouvelles productions.

          Au Palais Garnier, la saison s’ouvrira, du 9 au 19 septembre, par les représentation de Perle noire : méditations pour Joséphine, un spectacle de Tyshawn Sorey qui rend hommage à Joséphine Baker. La chanteuse, danseuse, actrice et grande résistante dont on célèbre cette année le 120e anniversaire de la naissance (3 juin 1906).

          L’autre événement marquant du début de cette nouvelle saison sera la production du Crépuscule des dieux, quatrième volet de la tétralogie l’Anneau du Nibelung de Richard Wagner, en octobre à l’Opéra Bastille, avant un festival réunissant les quatre productions (également L’Or du Rhin, La Walkyrie et Siegfried) sur deux fois une semaine en novembre. Des conférences et une exposition viendront accompagner ce moment.

          Pour ses débuts à l’Opéra Bastille, Nathalie Stutzmann dirigera Werther

          Parmi les nouvelles productions proposées figurera Miroir de nos peines, inspirée d’un livre du romancier à succès Pierre Lemaitre, prix Goncourt en 2013 pour Au revoir là-haut. Cette adaptation retrace l’histoire de Louise (interprétée par la soprano française Vannina Santoni), qui se retrouve, au printemps 1940, prise dans la drôle de guerre et les routes de l’exode. Commande de l’Opéra national de Paris, cette œuvre, mise en scène par la Française Mariame Clément et signée pour la musique du compositeur espagnol Hèctor Parra sera proposée au Palais Garnier en avril et mai 2027.

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          À signaler également, les débuts de la cheffe d’orchestre française Nathalie Stutzmann à l’Opéra Bastille en février et mars de l’année prochaine pour diriger Werther de Jules Massenet dans une mise en scène de Robert Carsen avec, dans les rôles principaux, Aigul Akhmetshina (Charlotte) et Benjamin Bernheim puis Michael Spyres (Werther).

          La danseuse étoile Dorothée Gilbert fera ses adieux à la scène

          Alexander Neef et José Martinez, le directeur de la danse de l’OnP ont également annoncé que Treize programmes de ballet seront au programme de la saison 2026-2027. Une alternance entre pièces du répertoire (« Raymonda » de Rudolf Noureev ou « Le sacre du Printemps » de Pina Bausch par exemple) et nouvelles figures comme la chorégraphe britannique Cathy Marston, qui consacrera un ballet à George Sand explorant la relation entre l’écrivaine et Frédéric Chopin, ou le chorégraphe suédois Johan Inger, qui proposera une version contemporaine du ballet Giselle.

          Coup d’œil sur la saison 26/27 !

          32 spectacles d’opéras et de ballets, des créations mondiales, le Festival Ring, des œuvres rares et des grands classiques, des concerts, des récitals et des événements exceptionnels.

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          — Opéra de Paris (@operadeparis) March 26, 2026

          Autre événement pour le ballet de l’OnP, les adieux à la scène à 43 ans de la danseuse étoile Dorothée Gilbert (départ à la retraite) dans L’histoire de Manon de Kenneth MacMillan, le 15 octobre prochain.

          Philippe Gault (avec AFP)

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