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Mozart rêvait d’écrire à Vienne un opéra italien : avec Les Noces de Figaro, le compositeur autrichien hisse son œuvre en quatre actes parmi les plus célèbres des opéras bouffes. Inspirée de la pièce de Beaumarchais Le Mariage de Figaro (1784), elle signe la première de ses trois collaborations avec le librettiste vénitien Lorenzo Da Ponte. Plongez dans l’histoire virevoltante mise en musique par Mozart !
Près de Séville, au château Aguas Frescas du comte Almaviva, Figaro, son valet, et Suzanne, la camériste de la comtesse, préparent leurs noces. Mais le comte, grand séducteur volage, est bien décidé à séduire la future mariée et ne ménage pas ses avances.
La Folle journée – qui se révélera être une tempête dans laquelle les masques tomberont – débute par l’aménagement de la chambre des deux amoureux. Alors que Figaro analyse la pièce afin d’y placer le futur lit conjugal, Suzanne semble contrariée. Elle ne souhaite pas s’installer dans cette chambre, qui se situe juste à côté de celle du comte Almaviva. En effet, la camériste, bien plus intelligente que son maître, est consciente du jeu de séduction auquel il se livre envers elle. Elle explique à son fiancé les intentions de leur employeur.
Mais le comte n’est pas le seul à vouloir faire échouer ce mariage. Le docteur Bartolo et la gouvernante du château, Marcelline, le souhaitent également. Le premier par humeur vengeresse envers Figaro, qui l’aurait jadis empêché d’épouser la comtesse ; la seconde souhaitant épouser Figaro, car celui-ci, lui devant de l’argent, lui aurait promis de l’épouser s’il ne parvenait pas à la rembourser.
Pour ne rien arranger, Chérubin, éperdument amoureux de la comtesse, entre en scène pour interpeller Susanna : il souhaite qu’elle intercède en sa faveur auprès du comte, qui menace de chasser du château le jeune page. C’est précisément le moment que choisit le comte pour entrer. Alors que Chérubin se cache, le comte Almaviva, se croyant en tête-à-tête avec sa servante, commence à lui faire la cour. Il a à peine le temps de se cacher lorsque Basile, le maître de musique, fait son apparition. Ce dernier révèle à Suzanne l’amour que Chérubin éprouve pour la femme du comte. Tel un diable sortant de sa boîte, Almaviva se dévoile, furieux, et découvre qu’il n’est pas le seul à être caché. Chérubin est expédié au régiment.
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De son côté, la Comtesse apparaît en pleurs, accablée par le désintérêt croissant de son mari envers elle. Dans sa chambre, mélancolique d’un passé révolu, elle chante sa tristesse.
La voyant se lamenter, Suzanne et Figaro proposent à leur maîtresse un double piège, digne des plus grands stratèges, pour se venger du comte : lui envoyer une lettre anonyme suggérant que la Comtesse aurait un amant, et l’attirer dans un faux rendez-vous avec la servante.
Lorsque le comte entre furieux, la lettre anonyme à la main, la comtesse, ébranlée, lui révèle la supercherie. Son but était de lui faire prendre conscience du désintérêt qu’il lui témoigne. Ému, il implore le pardon de sa femme.
Malgré ce rebondissements, Suzanne reste fidèle au plan et lui propose, comme convenu, un rendez-vous galant. Dans l’obscurité complice du jardin, Almaviva, persuadé de retrouver Suzanne, se retrouve à courtiser sa propre femme sans le savoir. Il lui murmure des mots doux, lui offre une bague et s’abandonne à des déclarations enflammées qui, en d’autres circonstances, auraient pu l’émouvoir davantage.
C’est alors que tout éclate au grand jour. Le comte, humilié et furieux, se retrouve face à sa femme, qu’il croyait être une servante. Pris en flagrant délit de ses propres travers, il n’a d’autre choix que de s’incliner. Pour la seconde fois en cette interminable journée, il implore le pardon de la comtesse. Et cette fois encore, avec la grâce et la dignité qui la définissent, elle le lui accorde.
Malgré les multiples quiproquos et situations ubuesques, la Folle journée s’achève dans un tourbillon de réconciliations, entre rires et soupirs. Les noces de Figaro et Susanna peuvent enfin être célébrées, libérées de toute entrave. Bartolo, pris dans les filets de ses propres machinations, découvre que Figaro n’est autre que son fils naturel, né de ses amours passées avec Marcelline — ce qui contraint cette dernière à renoncer à ses prétentions matrimoniales et à embrasser son rôle de mère avec une émotion qu’elle ne cherche pas à dissimuler. Les ennemis d’hier deviennent alors les témoins d’aujourd’hui, et l’amour finit par triompher.
Alors que le succès n’a pas encore toqué à sa porte, Mozart n’a qu’une seule idée en tête : écrire un opéra italien à Vienne, voulant à tout prix démontrer ce dont il est capable dans ce registre — il finira même par jurer que si son travail n’est pas reconnu, il jettera la partition au feu.
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Bien qu’elle ne soit pas jouée, Mozart parvient à se procurer un exemplaire de la comédie. Au printemps 1785, il demande à Lorenzo Da Ponte de l’adapter et se met alors à travailler de manière très productive, en secret, avec son acolyte. Le librettiste ira même jusqu’à déclarer : « Au fur et à mesure que j’écrivais les paroles, Mozart composait la musique ; en six semaines, tout était terminé. » Ils décident de conserver la plupart des nombreux personnages de la pièce de Beaumarchais.
Avec Les Noces de Figaro, Mozart croit tenir l’opéra dont il a tant rêvé. Après de longues négociations avec l’empereur Joseph II pour que l’œuvre puisse être jouée, le feu vert impérial est donné. Les premières répétitions, sous la direction de Mozart, commencent, et la première représentation a lieu le 1er mai 1786. Après neuf représentations à Vienne, le succès n’est toujours pas au rendez-vous. Il faudra attendre que l’opéra soit donné à Prague pour qu’il rencontre le véritable triomphe qu’on lui connaît aujourd’hui.
Anatole Daigremont
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Bon sang ne saurait mentir ! À 17 et 19 ans, David Chen et Roman Blagojevic, tous deux pianistes comme leur célèbre grand-mère Martha Argerich, se produisent déjà en concert. Les deux cousins ont joué ensemble cette semaine en Thaïlande et à Singapour.
Dans le cadre de la série de concerts The Next Piano Generation, organisée par le producteur singapourien Altenburg Arts, les deux petits-fils de Martha Argerich, David Chen et Roman Blagojevic, se sont produits cette semaine à Bangkok et Singapour. Les deux cousins y étaient accompagnés par l’Orchestre philharmonique de Thaïlande dirigé par le chef d’orchestre argentin Dario Ntaca, également pianiste et proche de sa célèbre compatriote.
Lors de ces concerts, David a interprété le Concerto pour piano n° 1 en si bémol mineur de Piotr Ilitch Tchaïkovski et Roman Blagojevic s’est attaqué au Concerto pour clavier n° 5 en fa mineur de Jean-Sébastien Bach. Deux prestations très appréciées par le public auquel les deux cousins ont offert, dans un bis à quatre mains avec Dario Ntaca, des interprétations d’extraits de Ma Mère l’Oye de Maurice Ravel et de la Mazurka en do majeur n° 2 de Frédéric Chopin.
Né en 2006 à Genève, où réside sa grand-mère, Roman Blagojevic est le fils de Stéphanie Argerich, la troisième fille de Martha et donc le petit-fils du pianiste anglais Stephen Kovacevich, le dernier mari de la grande pianiste argentine. Actuellement étudiant auprès de Mladen Tcholitch au Conservatoire de Genève, le jeune pianiste s’est déjà produit en concert au Festival de Chantilly à Guangzhou (Chine), Genève et Lucerne, en soliste et en musique de chambre.
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Son cousin David Chen, né en 2008, est le fils du pianiste et compositeur russe Vladimir Sverdlov-Ashkenazy et de Lyda Chen-Argerich, avocate et altiste réputée, la première des filles de Martha Argerich, qu’elle a eue avec son premier mari, le chef d’orchestre et compositeur chinois Robert Chen.
Le plus jeune des cousins Argerich a commencé à étudier le piano à l’âge de cinq ans auprès du grand pianiste russe Serguei Milstein à Genève. Lauréat de plusieurs concours internationaux, David Chen a fait ses débuts en tant que soliste à la Liederhalle de Stuttgart en 2022. On a pu le voir lui aussi à Chantilly en 2023 lors d’un récital au cours duquel il a joué la Romance pour piano à 6 mains de Serge Rachmaninov avec sa maman, également pianiste, et sa grand-mère… Martha Argerich.
Philippe Gault
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Alors qu’elle s’apprête à diriger la Passion selon Saint-Jean de Bach en tournée, Camille Delaforge sera, ce jeudi 19 mars à 20h, l’invitée du Journal du Classique.
A l’approche de la semaine sainte, propice à l’écoute des grandes passions de Bach, nous évoquerons ce soir la Saint-Jean avec Camille Delaforge qui la dirigera justement en tournée à la tête de son ensemble Il Caravaggio. Tournée qui passera par l’Atelier lyrique de Tourcoing le 29 mars, le Théâtre des Champs-Elysées le 1er avril et le festival de Pâques d’Aix-en-Provence le vendredi 3.
La cheffe d’orchestre a réuni pour l’occasion un prestigieux plateau de solistes : Cyrille Dubois qui fera ses débuts dans le rôle de l’Evangéliste, Marie Lys, Marie-Nicole Lemieux, Guilhem Worms et Mathieu Gourlet.
Camille Delaforge nous racontera ses liens avec cette passion qu’elle a dirigée pour la première fois l’année dernière au festival de Saint-Denis et qu’elle enregistrera à la fin de sa tournée pour le label Alpha.
Laure Mézan
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Hier simple danseur au Bolchoï de Moscou, David Soares incarnera avec le Staatsballett de Berlin, à partir de ce samedi, la légende de la danse Rudolf Noureev dans un ballet éponyme, banni en Russie pour « propagande LGBT » et monté pour la première fois en Occident par l’artiste dissident Kirill Serebrennikov.
« Donner une seconde vie à ce ballet ici aujourd’hui est (…) une grande responsabilité », explique le soliste brésilien de 28 ans, qui a fui la Russie après l’invasion de l’Ukraine en 2022 comme Kirill Serebrennikov, figure majeure de la scène théâtrale, cinématographique et lyrique russe. Retraçant l’histoire du danseur étoile soviétique, réfugié en 1961 en France où il est mort du sida en 1993, Noureev, chorégraphié par Yuri Possokhov sur une musique d’ Ilya Demutsky, a été interdit en 2023 par les autorités russes pour « propagande de valeurs non-traditionnelles ».
La première du spectacle au théâtre du Bolchoï en décembre 2017 avait pourtant été un succès, mais son metteur en scène n’avait pu y assister car il était assigné à résidence dans un dossier pénal, largement considéré comme politique. A la demande du directeur du Staatsballett de Berlin, Kirill Serebrennikov, désormais résident dans la capitale allemande, a remonté presque à l’identique son spectacle qui sera présenté pour la première fois hors de Russie, au Deutsche Oper du 21 mars au 26 avril pour douze représentations.
Comme Kirill Serebrennikov, Rudolf Noureev n’a jamais caché son homosexualité. Elle est largement thématisée dans le spectacle: après sa fuite à Paris, on le voit par exemple entouré de danseurs en talons hauts, symbolisant sa découverte de la liberté et de nuits débridées. Prévue pour juillet 2017 à Moscou, la première du ballet, où une immense photo du danseur nu devait trôner sur la scène, avait été annulée à la dernière minute. Le spectacle avait finalement été présenté en fin d’année, mais sans ce célèbre cliché du photographe américain Richard Avedon, qui avait dévêtu le danseur pour montrer « l’homme et non la star ». La photo grand-format qui sera présente sur la scène du Deutsche Oper de Berlin.
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Pour David Soares, qui a quitté le Brésil à l’âge de douze ans afin de réaliser son rêve de danser à Moscou, « il est impossible d’incarner complètement Noureev. C’est plus qu’une star du ballet, c’est un personnage », confie le danseur qui, pour préparer son rôle, s’est imprégné des interviews de l’artiste, emblématique de la révolution de la danse masculine, et de ses proches.
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« Il avait un style unique avec des sauts explosifs, des expressions extrêmes, une liberté artistique dans tous les sens du terme », observe David Soares, qui sera un parmi plusieurs solistes à interpréter Rudolf Noureev.
Philippe Gault (avec AFP)
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Le Festival de Pâques d’Aix-en-Provence a été fondé en 2013 sur une initiative de Dominique Bluzet et Renaud Capuçon, respectivement directeur exécutif et directeur artistique de l’évènement. La vocation première du Festival était de transmettre la musique classique au plus grand nombre tout en offrant l’opportunité à de jeunes musiciens de se représenter sur scène aux côtés d’artistes confirmés.
Au fil des années, le Festival de Pâques d’Aix-en-Provence est devenu l’un des principaux évènements musicaux européens. Pour cette nouvelle édition, il accueille l’Orchestre Philharmonique de Munich, Nadine Sierra, Jordi Savall, Gautier Capuçon, Mao Fujita, Gidon Kremer, Emmanuel Pahud et tant d’autres artistes.
Profondément ancré dans les territoires pour tisser des liens, partager le talent et la passion de la musique, le Festival est devenu une fête, un moment de réjouissances.
Cette joie se teinte parfois de gravité car Pâques est aussi le moment de l’année qui invite à l’introspection… En 2026, le Festival choisit de s’installer au Camp des Milles pour une journée de réflexion et de musique sur le rapport au sacré, avec l’envie de diffuser, dans des temps qui s’assombrissent, une onde positive.
« Il faut prendre grand soin du beau, car l’utile aura toujours souci de lui-même », à écrit Goethe.
Voilà l’ambition pour ce Festival de Pâques qui, en dialogue avec l’histoire, enrichit sa mission artistique, humaniste et spirituelle.
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Ce projet unique, imaginé par Dominique Bluzet et Renaud Capuçon, destiné à de jeunes élèves de conservatoires de territoires ruraux, valorise la transmission et le partage avec pour ambition que les jeunes musiciens, venus de l’Ardèche, de l’Isère et de la Drôme, deviennent de véritables ambassadeurs de la musique classique. Ils seront accompagnés par les trois parrains, Eva Zavaro, Yan Levionnois et Théo Fouchenneret.
Du 7 au 9 avril, Laure Mézan animera des ateliers avec notamment des créations d’interviews réalisées par les élèves, qui seront ensuite diffusées dans les Journaux du Classique, du 13 au 17 avril.
Tout cela est rendu possible grâce au partenaire fondateur du Festival : le CIC, qui, dès la création, a souhaité soutenir un évènement inclusif, participant activement à élargir l’accès de la musique classique à tous les publics.
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L’enregistrement en public du Journal du Classique s’effectuera dans le Hall du Grand Théâtre de Provence. Tous les Journaux du Classique seront diffusés à 20h le même jour et présentés par Laure Mézan, le 28 mars, puis du 6 au 10 avril.
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Le Festival de Pâques d’Aix-en-Provence est rendu possible grâce au soutien de son partenaire fondateur, le CIC
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Cette nouvelle guerre au Moyen-Orient a-t-elle déjà un impact sur la guerre en Ukraine ? Pour la spécialiste de la Russie Sylvie Bermann, invitée de la matinale de Radio Classique, elle permet à Vladimir Poutine non seulement de bénéficier d’une accalmie diplomatique, mais aussi de légitimer l’invasion de l’Ukraine – puisque la guerre menée par les Etats-Unis et Israël a été lancée en dehors du droit international.
Sylvie Bermann est ancienne ambassadrice de France en Russie (2017-2019), autrice de L’Ours et le dragon, Chine-Russie, histoire d’une amitiés sans limite aux Editions Taillandier.
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Les tics de langage constituent aujourd’hui un phénomène incontournable. Ces expressions envahissantes entravent trop souvent nos propos. Après avoir déjà passé en revue du coup, en fait, au final, en vrai ou encore en mode, il en reste encore quelques-uns à décortiquer.
Commençons par en gros, que l’on entend notamment lorsqu’il s’agit de résumer quelque chose — par exemple : « En gros, l’entretien ne s’est pas très bien passé. » Or, la locution « en gros » doit normalement s’employer par opposition à « au détail », en particulier dans un contexte commercial. Mieux vaut donc la remplacer par « dans les grandes lignes » ou « pour résumer ».
Vient ensuite effectivement, adverbe pourtant tout à fait correct, qui devient un tic de langage lorsqu’il est employé de façon trop systématique. S’il est si fréquent, notamment dans les médias, c’est parce qu’il est long à prononcer : il permet ainsi de gagner quelques précieuses dixièmes de seconde pour laisser libre cours à la réflexion. Il reste donc possible de l’utiliser, à condition de l’alterner avec d’autres termes : « absolument », « en effet », « assurément », « bien sûr », ou simplement « oui ».
Que dire ensuite des fameux « de base » et « à la base », que l’on entend énormément chez les adolescents ? Le terme base désigne pourtant le support, le fondement. On dira donc : « À la base de cette statue, on peut observer les inscriptions. » En revanche, on évitera : « De base, je voulais vous présenter un exposé sur Albert Camus, mais au final, j’ai changé de thème. » On lui préférera : « Initialement, je voulais vous présenter cet exposé ; finalement, j’ai changé de thème. »
Reste enfin la catégorie des tics de langage qui servent à marquer une conclusion : « voilà quoi », « bref » ou encore « point barre ». Le plus fréquent reste « voilà » et toutes ses variantes : « voilà voilà », « bon ben voilà », « voilà quoi », voire le plus fantaisiste « voili voilou ». Son emploi est tout à fait légitime pour conclure — voici introduit, voilà conclut —, à condition qu’il ne soit pas systématique. Pour marquer la fin d’un développement encore en suspens, mieux vaut expliciter : « J’en ai fini sur ce point », ou impliquer son auditoire avec un « Qu’en pensez-vous ? »
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Quant à point barre, l’expression est en perte de vitesse. Issue du langage télégraphique, elle signalait à l’origine la fin d’un message. Pour exprimer une conclusion ferme, on lui préférera : « Je n’ai rien à ajouter » ou « Tout a été dit. »
Karine Dijoud
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Il n’a que 13 ans et dirige déjà de nombreux orchestres dans toute l’Europe. Arijus Šereckis est un pur produit de l’école finlandaise de direction d’orchestre qui a fait éclore depuis 50 ans une longue liste de jeunes maestros à la tête des plus grandes formations.
Esa-Pekka Salonen, Mikko Franck, Sakari Oramo, Jukka-Pekka Saraste, Hannu Lintu, Osmo Vänskä, Susanna Mälkki, Klaus Mäkelä, Tarmo Peltokoski… La liste des chefs d’orchestre finlandais surdoués formés par Jorma Panula, qui enseigne la direction d’orchestre depuis 1973 en Finlande et au sein de la célèbre Académie Sibelius d’Helsinki, n’en finit pas de s’allonger. La dernière pépite révélée par l’éminent professeur n’a que 13 ans et semble déjà promis à un bel avenir.
Si jeune, Arijus Šereckis a déjà dirigé de grands orchestres à travers l’Europe notamment au Danemark, en Hongrie et chez lui en Finlande. Des performances face à 60 ou 70 musiciens qui ne l’impressionnent pas plus que ça. « C’est vrai que les musiciens sont adultes et je n’ai que treize ans. Je dois donc toujours prouver que j’ai raison, mais en général les musiciens me comprennent et veulent m’aider », a-t-il déclaré avec candeur et assurance malgré son jeune âge, dans un entretien accordé à Yle, la radio publique finlandaise.
Fils d’un trompettiste et d’une professeure de saxophone d’origine lituanienne et finlandaise, le jeune garçon a commencé par étudier le piano au conservatoire de Kuopio, sa ville natale avant d’y suivre des cours de direction d’orchestre avec un chef d’orchestre local puis, à distance, ceux du renommé professeur Jorma Panula. Et c’est à l’automne 2024 qu’il commence à s’illustrer après avoir atteint la finale du concours Minikapu organisé à Vaasa.
La ville portuaire de l’ouest finlandais où Arijus Šereckis est revenu cette année au début du mois de mars pour diriger l’ensemble Wasa Sinfonietta lors d’un concert consacré à des œuvres de Jean Sibelius et Ludwig van Beethoven, que le jeune maestro dit avoir étudiées « presque » quotidiennement pendant les deux mois précédant la représentation.
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Il n’est pourtant pas si loin le temps où le jeune Arijus Šereckis se demandait « qui est ce type au milieu, qui bouge les mains de différentes manières, comme si ce n’était pas nécessaire ? ».
Désormais son plus grand rêve serait de diriger l’Orchestre Philharmonique de Berlin.
Une publication partagée par Arijus Šereckis (@arijussereckis)
Le long chemin vers cette consécration, qu’on lui souhaite, passera l’an prochain par le Danemark où il a été invité à diriger l’Orchestre symphonique d’Odense. « Cette invitation est une grande surprise, elle est arrivée complètement de nulle part ! Ça m’a touché en plein cœur », a-t-il confié à Yle.
Philippe Gault
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L’un des plus grands risques pour un dirigeant et sa famille ?
Sans liquidités disponibles, les héritiers n’ont souvent qu’une option : vendre — parfois à un prix nettement sous‑évalué. Un scénario fréquent… et pourtant évitable.
Pacte Dutreil, OBO, organisation des dividendes : anticiper la liquidité permet de faire en sorte que la transmission reste un choix — jamais une urgence.
Écoutez « Les sujets qui fâchent : une minute pour anticiper l’essentiel » avec Emmanuel d’Orsay, Directeur général de ODDO BHF Banque Privée, pour comprendre comment prévenir une vente forcée et protéger la valeur de l’entreprise.
Envie d’en savoir plus ? Retrouvez notre analyse complète :
Vente de l’entreprise pour payer les droits : comprendre et éviter le scénario de la vente contrainte
https://pwm.oddo-bhf.com/fr/dirigeants-vente-entreprise-droits-succession/
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A l’occasion de la publication de leur premier album en commun, Daniel Lozakovich et Hélène Mercier seront, ce mercredi 18 mars à 20h, les invités du Journal du Classique.
Lost to the world, ainsi s’intitule le premier album réunissant le violoniste Daniel Lozakovich et la pianiste Hélène Mercier, titre qui fait référence à un poème de Rückert et un lied de Mahler. Un album aux accents nostalgiques qui nous plonge dans une douce contemplation de l’ordre du rêve. Rachmaninov, Fauré, Debussy, Tchaïkovski, Mahler ou encore Kreisler ponctuent ce programme de miniatures et de transcriptions empruntant également au monde de la chanson avec notamment un clin d’œil particulièrement touchant à Romy Schneider.
Daniel Lozakovich et Hélène Mercier nous éclaireront ce soir sur la conception de cet album et sur leur amitié musicale qu’ils cultivent depuis une dizaine d’années.
Le violoniste nous dira également quelques mots sur le concerto de Pascal Dusapin qu’il créera les 20 et 21 mars à la Fondation Louis Vuitton.
Laure Mézan
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