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  • Parlons conseil : accompagner des décisions qui transforment

    Syntec Conseil vous invite à écouter l’entretien avec David Mahé, Président de Syntec Conseil, l’organisation professionnelle qui rassemble et représente les sociétés de conseil en France.

    Dans un environnement économique de plus en plus complexe, les membres de Syntec Conseil accompagnent les dirigeants face à la superposition des enjeux : stratégie, marchés, organisation, talents et impacts humains.

    Ils apportent une lecture structurée des situations pour clarifier les enjeux réels, poser les bons diagnostics et mettre en perspective les différentes options, permettant ainsi aux dirigeants de prendre des décisions vraiment éclairées, par la méthode, l’analyse et le recul.

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  • Mort de Neil Sedaka. Le chanteur américain, vedette dans les années 60, a failli être un grand pianiste classique

    Grande vedette de la chanson pop/rock au début des années 60, Neil Sedaka est mort le 27 février à l’âge de 86 ans. Également compositeur de plusieurs succès internationaux, le chanteur américain avait débuté dans la musique par le piano qu’il avait étudié à la prestigieuse Juilliard School de New York.

    Oh! Carol, Calendar Girl, Breaking Up Is Hard to Do… autant de chansons de Neil Sedaka qui ont atteint les premières places des classements pop/rock américains au début des années 60. Sans oublier celles qu’il a composées pour d’autres artistes et qui ont été de grands succès comme Stupid Cupid pour Connie Francis et, surtout, Love Will Keep Us Together, repris par le duo Captain and Tennille, classé n°1 dans le monde entier en 1975.

    Né en 1939 à Brooklyn, dans une famille juive libanaise, Neil Nissim Sedaka, associé au parolier Howard Greenfield, s’est rendu célèbre aux Etats-Unis pour ses chansons qui reflétaient l’innocence adolescente de l’ère post-Elvis Presley/pré-Beatles de la fin des années 1950 et du début des années 1960, portées par sa voix de soprano. Nommé cinq fois aux Grammy Awards, le chanteur avait eu l’honneur d’avoir une étoile portant son nom apposée sur le célèbre trottoir du Walk Of Fame à Los Angeles en 1978.

    Recalé au Concours Tchaïkovski de Moscou car « associé au rock and roll capitaliste américain »

    Une carrière remarquable dans la variété mais que Neil Sedaka aurait pu connaître dans la musique classique sans un malheureux concours de circonstance. Formé au piano, à partir de 12 ans, à la prestigieuse Juilliard School de New York, le jeune musicien était tellement doué qu’il fut remarqué par Arthur Rubinstein qui voyait en lui « le meilleur jeune pianiste de New York ». Un encouragement qui le conduisit, alors qu’il s’était déjà lancé avec succès dans la variété et le rock, à postuler pour représenter les Etats-Unis au prestigieux concours Tchaïkovski de Moscou. Il avait même ébloui le jury américain avec une interprétation de la Fantaisie-Impromptu de Frédéric Chopin.

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    Las, les autorités soviétiques refusèrent sa candidature pour des motifs diplomatico-artistiques. Dans une émission de radio, Neil Sedaka confia : « Deux semaines avant mon départ prévu pour Moscou, j’ai reçu une lettre du comité d’organisation m’informant que j’étais disqualifié car mon nom était associé au rock and roll capitaliste américain ».

    Cette passion pour la musique classique, Neil Sedaka y est revenu bien plus tard, notamment en 2012 lorsqu’il interpréta Manhattan Intermezzo, son premier Concerto pour piano avec l’Orchestre philharmonique de Londres au Royal Albert Hall de Londres. À cette occasion, le chanteur, compositeur de plus de 500 chansons, déclara « Écrire des chansons pop, c’est une chose. Mais composer une œuvre classique sérieuse m’a offert une bien plus grande liberté créative. C’est le fruit de toute la musique que j’ai étudiée et jouée. Je suis très fier de ce travail », ajoutant : « C’est merveilleux pour l’âme de pouvoir jouer de la musique classique ».

    Philippe Gault

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    Les Kennedy Center Honors vont changer de nom et s’appelleront… Trump Kennedy Center Honors

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    L’Orchestre national du Capitole de Toulouse accueille des patients en psychiatrie lors de ses répétitions et inspire d’autres ensembles

    Christophe Leribault, nouveau président du Louvre, historien de l’art et passionné de musique

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  • Grâce à ses voies de roulement, l’ETI Track Solution Group permet aux grues à portique jaune de décharger les conteneurs de marchandises

    KPMG vous invite à écouter l’interview de Pierre Dezoomer, Président de Track Solution Group, belle ETI basée à Grande-Synthe (Nord).

    Belle ETI leader des voies de roulement pour l’industrie ferroviaire, c’est elle qui fournit aux ports les rails qui permettent aux immenses grues à portique jaune qui déchargent les conteneurs des bateaux de rouler !
    Pour ce faire, elle installe ces rails industriels ultra-robustes, en assure le parfait alignement et les répare pour permettre aux portiques de déchargement et aux ponts roulants de fonctionner !

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  • Le resserrement du Pacte Dutreil prévu par la loi de finances 2026

    Spécialiste en fiscalité du patrimoine, Mathieu LE TACON analyse les mesures annoncées par la loi de finances pour 2026 sur le pacte Dutreil, dispositif qui favorise notamment la transmission des entreprises familiales par une réduction substantielle de son imposition.

    Il souligne l’intérêt de ces nouvelles dispositions plus exigeantes mais qui maintiennent toutefois l’application de ce régime, et visent à limiter les éventuels abus quant au patrimoine personnel.

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  • L’univers onirique de Yanowski au théâtre Déjazet

    À l’occasion du festival Les Hivernales du Déjazet où plusieurs de ses spectacles sont présentés, Yanowski sera, ce lundi 2 mars à 20h, l’invité du Journal du Classique.

    Une jeune fille des beaux quartiers qui s’aventure grâce à des bottes magiques dans les bas-fonds de Londres au XIXe siècle, un ancien acrobate qui erre dans la campagne de Bohème et se voit offrir un orgue de barbarie, un marchand d’oiseaux cupide dans la Venise du XVIIIe siècle… tels sont quelques-uns des personnages dont vous pourrez suivre les aventures au Théâtre Déjazet. Ils sont issus de l’imagination de Yanowski et ont donné lieu à pas moins de six spectacles musicaux, dont une création, à découvrir jusqu’au 26 avril.

    L’auteur, compositeur, acteur et chanteur nous éclairera ce soir sur ces comédies musicales destinées au jeune public.

    L’occasion de découvrir l’univers si singulier et touchant de cet artiste dont le langage est empreint de poésie, de fantaisie et de touches de fantastique.

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

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  • Les Kennedy Center Honors vont changer de nom et s’appelleront… Trump Kennedy Center Honors

    Donald Trump continue d’apposer son empreinte sur la vie culturelle de la capitale américaine. Après la grande institution artistique de Washington rebaptisée Trump Kennedy Center, ce sont les récompenses honorifiques annuelles, les Kennedy Center Honors, qui porteront désormais le nom de Trump Kennedy Center Honors.

    Depuis 1978, la célèbre cérémonie des Kennedy Center Honors récompense chaque année, lors d’un grand show diffusé fin décembre sur CBS (et Paramount+) et en présence, généralement, du président américain, cinq artistes qui se sont illustrés dans leur carrière et ont contribué à la culture américaine. Il n’est donc pas surprenant que, Donald Trump veuille y apposer son empreinte comme il l’a fait sur tout ce qui a trait au plus grand centre culturel américain depuis qu’il en a pris la présidence après sa réélection.

    Ce fut notamment le cas en décembre dernier lorsque le Kennedy Center a été rebaptisé Trump Kennedy Center puis lors de la cérémonie de remise des récompenses annuelles qui a distingué cinq personnalités toutes imposées par le président américain. Mais, alors que de grands musiciens tels que Arthur Rubinstein, Leonard Bernstein, Renée Fleming, Martha Argerich, Yo-Yo Ma ou encore Zubin Mehta ont été honorés par le passé, aucun artiste classique n’a été récompensé cette année.

    La dernière édition des Kennedy Center Honors a enregistré la plus faible audience de son histoire

    En ce début d’année, l’emprise présidentielle sur la grande institution de Washington s’accentue encore. Après avoir annoncé le lancement de grands travaux de rénovation, qui vont provoquer la fermeture du centre pendant deux ans à partir du 4 juillet prochain, la direction indique que les fameux Kennedy Center Honors porteront désormais le nom de Trump Kennedy Center Honors.

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    En raison de la fermeture du centre, les deux prochaines cérémonies seront donc délocalisées. Sur une radio locale (WTOP), le directeur du Trump Kennedy Center Richard Grenell a déclaré : « La cérémonie aura bien lieu (…) Nous recherchons déjà différents endroits. Elle se déroulera probablement dans une salle plus petite, ce qui signifie que la demande de billets sera encore plus forte ».

    « It will definitely go forward. The location is yet to be determined. »

    Yesterday, Trump Kennedy Center President Ambassador @RichardGrenell joined @WTOP to discuss what’s next for the Trump Kennedy Center Honors amid our venue’s much-needed renovations. pic.twitter.com/2XYO44LTh7

    — The Trump Kennedy Center (@kencen) February 25, 2026

    La direction du centre souhaite surtout redonner son lustre d’antan à cet événement sympbolique. La 48e cérémonie organisée en décembre dernier a en effet été un flop retentissant. L’audience télévisée a chuté de 26% par rapport à 2024 et, avec à peine 4 millions de téléspectateurs, s’est avérée la plus faible de l’histoire des Kennedy Center Honors.

    Philippe Gault

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    Au Salon de l’Agriculture, la musique classique a toute sa place avec les « Concerts à la ferme »

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  • Langue française : Le saviez-vous ? « Énerver » signifiait autrefois « affaiblir » et 6 autres évolutions étymologiques étonnantes

    Les mots français constituent une source de réjouissance tant par leur richesse que par leur histoire. Quand on s’intéresse à l’étymologie des mots, on peut observer des changements de sens très étonnants.

    1 – « étonner », un choc brutal : de la foudre à la simple surprise

    Commençons justement par le verbe étonner. Il a signifié, du XIIe au XVIe siècle, ébranler quelqu’un physiquement, lui infliger une vive commotion. Il vient d’ailleurs du latin extonare, signifiant « frapper de la foudre ». Ce mot porte l’idée d’un choc brutal.

    Avec le temps, ce sens s’est amenuisé : on a gardé l’idée de surprise mais oublié la violence. Aujourd’hui, « étonné » est devenu un mot de conversation banal et facile à employer. Par exemple, « je serais étonnée de voir les élégants chroniqueurs arriver chez Radio Classique en portant des Crocs ».

    2 – Le verbe « énerver » : de l’amputation à l’agacement

    Le verbe énerver connaît le même phénomène. Aujourd’hui, énerver signifie agacer. Mais à l’origine, ce verbe n’avait rien à voir avec l’agacement. Penchons-nous sur son étymologie. Il vient du latin ex, qui signifie « hors de », et nervus, le nerf. Il signifie ainsi littéralement « enlever les nerfs », dénerver – comme quand on prépare un foie gras.

    En ancien français, être énervé, c’est être privé de force, sans énergie. D’ailleurs, énerver s’accomplissait au sens propre. On énervait quelqu’un en lui brûlant les tendons derrière les genoux pour l’empêcher de marcher.

    Comment est-on passé du sens « affaiblir » à celui d’« agacer » ? Ce glissement sémantique a eu lieu progressivement. Dès le XVIIe siècle, l’expression « être sur les nerfs » est apparue pour désigner le fait d’être tendu. Puis, les nerfs étant en lien avec la sensibilité, on a commencé à dire que ce qui agissait sur les nerfs irritait, donc agaçait. C’est ce sens qui prédomine et qui a supplanté le sens initial.

    3 – Le mot « élève » concernait les plantes et les animaux

    Le mot élève connaît une évolution similaire. Il vient du verbe élever, qui signifie « faire croître ». Les premiers élèves sont tous ceux que l’on fait grandir : les animaux, les plantes et les enfants encore dépendants.

    La première occurrence du mot date de 1615. Élève est alors employé au féminin : faire une bonne élève, c’est bien faire croître les plantes et les animaux. Il s’agit du sens du mot « élevage », terme qui n’existait alors pas.

    Au fil du temps, cette idée de croissance physique disparaît au profit de la croissance intellectuelle. Au XVIIe siècle, l’élève est donc celui qu’on nourrit par l’esprit. On permet à l’enfant de s’élever en lui offrant des nourritures intellectuelles.

    4 – Le mot « faubourg », une fausse étymologie devenue orthographe

    Ce mot vient du latin foras, signifiant « hors ». Le mot était forbourg  du XIIe au XIVe siècle, car c’était la partie de la ville construite en dehors de l’enceinte.

    Progressivement, le R a disparu et on est arrivé à fobourg avec un O. Les lettrés du XVe siècle pensèrent alors qu’il s’agissait d’un « faux bourg » – faux, le contraire de vrai. Ils se mirent à l’écrire ainsi. Au XVIe siècle, par souci d’une orthographe étymologique, on écrivit même faulxbourg, puis faulsbourg, en référence au latin falsus burgus.

    C’est donc par erreur que nous écrivons aujourd’hui « faubourg » et non « fobourg » avec un O.

    5 – L’adjectif « mirobolant » : l’héritage d’un médecin de théâtre

    L’étymologie de mirobolant est tout aussi admirable. Cet adjectif désigne justement ce qui est admirable, merveilleux. Il vient du vieux français miré, signifiant « médecin », et de bolus, la pilule.

    Un auteur dramatique du XVIIe siècle, Hauteroche, mit sur la scène un médecin qui traitait tous ses malades avec des pilules. Il lui donna donc le nom de Mirobolant, et le terme est ainsi passé dans la langue française.

    6 – La « pimbêche », celle qui a le bec pincé

    Ce terme a été notamment immortalisé par Racine dans sa comédie Les Plaideurs. Il met en scène la comtesse de Pimbêche, une femme acariâtre et précieuse. Ce n’est pas lui qui a inventé ce nom, mais il l’a repris pour ce personnage.

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    Le mot « pimbêche » est formé à partir des termes « pincer » et « bec ». La pimbêche, c’est donc celle qui a le bec pincé, qui chipote, qui minaude et qui fait des manières. Une expression très imagée et précise pour décrire ces femmes insupportables.

    7 – L’adjectif « curieux » : du chef de curie romain à l’indiscret

    Quelle est la curieuse origine de l’adjectif curieux ? Souvenons-nous que le peuple romain était divisé en tribus, et les tribus en curies. Le curion était le chef de la curie. Il portait aussi le nom de curiosus. C’était l’officier chargé de veiller aux intérêts de sa curie. Il devait donc tout connaître. Plus tard, le mot curiosus a désigné celui qui se mêlait au groupe de sa curie pour obtenir les nouvelles du jour. De surveillant attentif, le curieux est ainsi devenu celui qui cherche à tout savoir.

    Karine Dijoud

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  • Agenda des concerts : Commencez mars en beauté avec notre sélection à Paris, Rouen et Toulon !

    Le Barbier de Séville de Rossini à l’Opéra de Toulon, Iolanta de Tchaïkovski à l’Opéra de Rouen et le Quintette à deux violoncelles de Schubert avec Emmanuelle Bertrand à la Philharmonie de Paris : découvrez la sélection Radio Classique des rendez-vous à ne pas manquer dans les prochains jours

     

    4, 6 et 8 mars : Le Barbier de Séville de Rossini à l’Opéra de Toulon

    Le Barbier de Séville de Rossini, chef d’œuvre de l’opéra-bouffe, est à l’affiche de l’Opéra de Toulon. Jeune espoir du chant français, Juliette Mey interprète Rosine. A ses côtés Ronan Caillet chante Almaviva tandis que Figaro est interprété par Josef Jeongmeen Ahn. L’Orchestre et le Chœur de l’Opéra de Toulon seront dirigés par Hélio Vida dans une mise en scène de Nikolaus Habjan.

    • Le Liberté, Toulon.
    • Mercredi 4 mars et vendredi 6 mars à 20 heures, dimanche 8 mars à 14h30.
    • www.operadetoulon.fr
    • 5 et 7 mars : Iolanta de Tchaïkovski à l’Opéra de Rouen

      L’Opéra de Rouen met à l’affiche le rare Iolanta, ultime opéra de Tchaïkovski. Il sera donné en version de concert avec Mané Galoyan dans le rôle-titre. L’Orchestre de l’Opéra Normandie Rouen, et le Chœur accentus seront dirigés par Ben Glassberg.

      • Théâtre des Arts, Rouen.
      • Jeudi 5 mars à 20 heures et vendredi 7 mars à 18 heures.
      • www.operaorchestrenormadierouen.fr
      • 7 mars : Le Quintette à deux violoncelles de Schubert avec Emmanuelle Bertrand à la Philharmonie de Paris

        Emmanuelle Bertrand est l’invitée de la Philharmonie de Paris. Elle interprétera Falaises d’Edith Canat de Chizy et le Quintette pour deux violoncelles de Schubert, avec Virginie Dupont, Domitille Gilon, David Vainsot et Natacha Colmez, tous quatre instrumentistes de l’Orchestre National d’Ile-de-France.

        • Philharmonie de Paris, Amphithéâtre de la Cité de la musique, Paris.
        • Samedi 7 mars à 11 heures.
        • www.philharmoniedeparis.fr
        • Jean-Michel Dhuez

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          Concours Reine Elisabeth 2026: Deux violoncellistes français parmi les finalistes

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        • Mélenchon accusé d’antisémitisme : « Il adopte la stratégie de Le Pen dans les années 80, provoquer pour ressouder les troupes »

          Lors d’un meeting à Lyon, Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France Insoumise a tenu des propos qui ont choqué jusqu’au sein de la gauche. Accusé d’antisémitisme, il dénonce sur le réseau social X « une manipulation médiatique ». Anne de Guigné, grand reporter au Figaro, et Jean-Marie Colombani, fondateur du site slate.fr, sont revenus sur cet épisode dans Esprits libres, ce vendredi.

          Jean-Luc Mélenchon a tenu hier un meeting à Lyon sous haute surveillance et sous haute tension. LFI tient sa ligne depuis la mort de Quentin Deranque et estime qu’elle responsable de rien. Est-ce que c’est la bonne stratégie, Anne de Guigné ?

          Anne de Guigné : Ça a l’air d’être la bonne stratégie en tout cas pour mobiliser la base de LFI. Il est sûr que Jean-Luc Mélenchon n’a pas du tout cherché à arrondir les angles ou à s’excuser en quoi que ce soit. Il a soutenu implicitement Raphaël Arnault [député insoumis qui a cofondé La Jeune Garde, un mouvement antifasciste dissous en juin 2025 NDR]: la Jeune Garde, on n’y touche pas, absolument, ils sont impeccables. L’antifascisme est la priorité de LFI. Donc, d’un point de vue démocratique, c’est un peu effrayant à écouter. Mais je crains que ce soit assez efficace d’un point de vue électoral.

          D’ailleurs, Jean-Luc Mélenchon a toujours suivi la même stratégie. Un an avant la présidentielle, il hausse le ton, il se durcit et ça marche bien. Là, pour l’instant, dans les sondages, il est autour de 12-13 %. Mais rappelez-vous, en 2022, il était à 11 % avant l’élection et il est arrivé à 22 %. On sent qu’il a une stratégie très précise en tête. Il n’a absolument pas peur des débordements, c’est le moins qu’on puisse dire, des confrontations. Le discours, j’ai écouté des extraits hier, était vraiment très choquant, extrêmement violent, des ricanements permanents, de la haine pure et dure. Mais apparemment, c’est ce qui fonctionne. Je crains qu’il ait raison, enfin…

          Jean-Marie Colombani, qu’est-ce que vous pensez de cette ligne qui est une ligne finalement constante, radicale ? Ça lui réussit parce que le candidat des socialistes est à chaque fois quasi inexistant.

          Jean-Marie Colombani : C’est vrai. Cela dit, il y a deux options. On tient la ligne et on est solidaire du chef. C’est une option avec des gens qui disent que ça lui a toujours réussi, qui pensent autour de lui que ça lui a toujours réussi et qu’avec le temps, ça lui réussira.

          Le lien entre Mélenchon et La Jeune Garde, « les Français n’aiment pas ça »

          J’ai une autre hypothèse, parce que je pense que le lien organique qui a été montré entre la Jeune Garde et le parti de Jean-Luc Mélenchon, la France Insoumise, colore tristement et dramatiquement l’œuvre politique de Jean-Luc Mélenchon. Et je pense que les Français n’aiment pas ça. Ce lien organique est de nature à délégitimer Jean-Luc Mélenchon, non pas aux yeux de son pré carré, mais aux yeux d’une majorité de Français. Donc je ne le vois pas performer comme il avait performé les fois précédentes, parce qu’il y aura ça qui pèsera.

          C’est quand même un meurtre qui s’est produit. S’agissant de la violence, désormais, on regarde du côté de l’extrême gauche, alors que traditionnellement, on regardait du côté de l’extrême droite. Et je pense que ça, les Français n’aiment pas et ne pardonneront pas. Mais je peux me tromper, peut-être qu’avec le temps, l’élection est dans un peu plus d’un an, peut-être que tout cet événement aura été oublié.

          Lors de ce meeting, Jean-Luc Mélenchon a ironisé sur la prononciation du nom de Jeffrey Epstein : « S’il s’agit de l’affaire Epstein ! Ah, je voulais dire Epstine ! Pardon ! Ça fait plus russe, Epstine. Alors maintenant, vous direz Einstine au lieu d’Einstein, Frankenstine au lieu de Frankenstein ! »

          Alors si Epstine fait plus russe, Epstein, ça fait plus quoi ?

          Jean-Marie Colombani: Justement, il joue avec le feu, là, je trouve. Jean-Luc Mélenchon joue vraiment avec des choses avec lesquelles on ne doit pas jouer. C’est une provocation supplémentaire.

           »J’ai ironisé »

          Jean-Luc Mélenchon accusé d’antisémitisme après ses propos sur la prononciation du nom de Jeffrey Epstein pic.twitter.com/cZ2ncdycJy

          — BFM (@BFMTV) February 27, 2026


          Anne de Guigné : On est vraiment chez Dieudonné, là. Il semble même ivre quand il parle, il jouit de son outrance.

          « Mélenchon est le principal repoussoir dans la vie politique » selon Jean-Marie Colombani

          Jean-Marie Colombani : Moi, je pense qu’il y a quelque chose qui a transformé un peu Jean-Luc Mélenchon qui est, par ailleurs, peut-être un excellent tribun, un excellent orateur, qui peut faire étalage d’une vraie culture historique. Il a été grisé par le succès et par le rendez-vous avec les foules. Ça l’a transporté dans un autre monde où il pense qu’il a raison, malgré tout ce qu’on peut penser de contraire à ce qu’il dit lui-même.

          Quand vous faites le portrait-robot de Mélenchon, plus ça va, on se rapproche du Le Pen des années 80-90. C’est-à-dire cultivé, maniant le latin, grande culture historique, sens rhétorique extraordinaire, et puis calembour, jeu de mots ou sortie limite quand elles n’étaient pas sous le coup de la loi.

          Anne de Guigné : D’ailleurs, David, j’ai l’impression que c’est la même stratégie. Parce que Le Pen, rappelez-vous, quand il baissait un peu dans les sondages, faisait une nouvelle provocation. Et c’était en fait très calculé, c’était pour ressouder les troupes.

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          Jean-Marie Colombani : Je pense que ça ne sert à rien. Ce n’est pas ça qui va le réconcilier avec une majorité de Français qui en font maintenant le principal repoussoir dans la vie politique.

          Anne de Guigné : Ce que je trouve assez effrayant dans les discours en ce moment de LFI, c’est que commence à se dessiner une espèce de critique latente de la démocratie. On l’a entendu chez Mathilde Panot, Geoffroy de Lagasnerie qui est quand même assez proche. Et on sent arriver tranquillement l’idée que si le résultat des urnes est un RN au pouvoir, ils ne l’accepteront pas. Et là, on va aller vers de grands problèmes pour le pays.

           

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        • Au Salon de l’Agriculture, la musique classique a toute sa place avec les « Concerts à la ferme »

          Le Salon de l’Agriculture se termine ce dimanche 1er février. Pas de bovins lors de cette édition 2026 du SIA mais de la musique classique pour promouvoir l’initiative Concerts à la ferme qui proposera cette année près de 40 concerts dans une douzaine de départements français.

          Ce mardi 24 février dans les allées du salon de l’Agriculture il était question de pastorale, évidemment avec les bergers exposants mais aussi grâce aux musiciens présents, la mezzo-soprano Irina de Baghy, le ténor Florian Laconi accompagnés par l’ensemble Contraste d’Arnaud Thorette et Johan Farjot venus promouvoir en musique le programme de la quatrième saison de l’opération Concerts à la ferme.

          Ce projet, sous forme de saison itinérante de concerts de musique de chambre, lyrique et jazz proposés dans des fermes en activité, a pour objectif de « mettre en lien des artistes, des agriculteurs et les habitants des territoires ruraux autour d’expériences sensibles, accessibles et collectives, et créer du lien autrement, par le biais de la musique ». Une initiative de l’association Tous mes rêves chantent, en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture, le CENECA Centre National des Expositions & Concours Agricoles, la Fondation Société Générale, la Fondation Orange et la Fondation Avril (soutien aux territoires ruraux).

          Les premiers Concerts à la ferme de la saison 2026 auront lieu en Dordogne

          Lancé en 2023 dans les Hauts-de-France, le dispositif Concerts à la ferme a amorcé un tournant majeur de son développement en 2025 avec une première diffusion nationale dans 8 départements, posant ainsi les bases d’un essaimage à plus grande échelle. Cette année, ce sont près de 40 concerts donnés dans une douzaine de départements qui seront proposés de la mi-mai au 5 décembre.

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          La saison 2026 de l’opération Concerts à la ferme  s’ouvrira avec des concerts donnés du 14 au 16 mai en Dordogne. À cette occasion, Irina De Baghy (mezzo-soprano), Romain Dayez (baryton), Ismaël Margain (piano) et Arnaud Thorette (alto) se produiront à la ferme du Roussel à Rampieux, au Domaine de Barbe à Badefols-en-Dordogne et au Château les Monderys à Conne-de-Labarde. Les équipes de Concerts à la ferme se déplaceront ensuite dans le Cher, la Somme et l’Oise, la Savoie, les Yvelines, la Saône-et-Loire, le Morbihan, la Seine-Maritime, l’Eure-et-Loir et l’Hérault.

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          À noter que ces Concerts à la ferme sont aussi l’occasion de créer des temps de médiation axés sur la pratique vocale et des concerts participatifs pour les plus jeunes.

          Philippe Gault

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