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Or


Cœur et Santé : La symphonie du souffle retrouvé
Dans l’intimité du studio, deux voix dessinent une chorégraphie du vivant. D’un côté, Laurence Hernandez, dont la parole vive et protectrice bat la mesure d’un engagement total. De l’autre, Hubert Massau, dont le timbre grave porte l’écho d’un cœur qui a vacillé, puis choisi de repartir. Ensemble, ils ne font pas de la prévention ; ils font l’apologie de la vie.
Laurence est la gardienne. Pour elle, le Club Cœur et Santé est une réponse aux deuils de l’enfance et aux urgences du présent. Elle ne voit pas la santé comme une contrainte, mais comme une liberté à chérir. Face à elle, Hubert est celui qui sait. Rescapé de l’invisible, il incarne la résilience : après les pontages, il a retrouvé le chemin des cimes. Sa présence rappelle que si le cœur peut trahir en silence, il se soigne dans l’action et la parole partagée.
Leur combat s’incarne dans l’événement « Du Cœur en Réolais ». Ici, la prévention change de visage : elle quitte la blancheur des hôpitaux pour la couleur des bandas. Laurence et Hubert l’affirment d’une seule voix : prendre soin de soi n’est pas une privation, c’est un festin. Il s’agit de marcher, de rire et surtout d’apprendre les gestes qui sauvent pour que nul ne reste spectateur face au drame.
Philippe Meynard : De l’Arène Politique à l’Éveil du Soi
Pendant longtemps, le nom de Philippe Meynard fut indissociable du fracas de la vie publique. Maire de Barsac, conseiller régional, homme de dossiers et de terrain, il parcourait la Gironde à un rythme de métronome, porté par une ambition qui ne connaissait pas de pause. Jusqu’à ce jour de février 2014 où, au terme de son mandat, son corps a crié grâce. L’AVC n’a pas seulement interrompu une carrière ; il a révélé un homme.
Dans la prose de sa nouvelle vie, Philippe Meynard ne parle plus pour convaincre, mais pour témoigner. Sa voix, autrefois habituée au ton ferme des édiles, a trouvé une résonance plus intime, presque cristalline. Il décrit sa chute non comme un effondrement, mais comme un « arrêt d’urgence » salvateur. Pour celui qui menait ses mandats comme des marathons, le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle fut le théâtre d’une rééducation spirituelle. Pas après pas, il a troqué les certitudes de l’élu contre la vulnérabilité du pèlerin.
Aujourd’hui, l’engagement de Philippe Meynard a changé de visage. À la tête de l’association AVC tous concernés, il parcourt les territoires pour transformer son épreuve en bouclier pour les autres. Son discours est devenu essentiel, presque sensoriel : il alerte sur le sel, le sucre, et ce stress qui use les cœurs. Il ne cherche plus les suffrages, mais le réveil des consciences. Chaque conférence est une bataille contre les neurones perdus, menée avec la précision de l’ancien politique et la ferveur du survivant.
À Barsac, son portail se referme désormais sur un jardin qu’il cultive avec soin. Il s’avoue « hypersensible », un trait de caractère qu’il cachait autrefois sous le costume de maire et qui fait aujourd’hui sa force. Philippe Meynard ne court plus après l’avenir. Il a appris l’art difficile de l’instant présent, conscient que la vie est une partition fragile. Dans son regard, on ne lit aucune amertume, seulement la clarté de celui qui a frôlé l’ombre pour mieux chérir la lumière.
Isabelle Pauly : La Bienveillance, une Décision du Cœur
Isabelle Pauly ne livre pas une simple chronique ; elle envoie un souffle. Dans le silence de son studio, elle façonne chaque épisode de L’Instant Zen comme une lettre intime adressée à l’âme. Sa voix, au rythme calé sur une respiration profonde, invite immédiatement à la dépose des fardeaux.
Pour Isabelle, la spiritualité n’est pas une abstraction. La bienveillance, nous dit-elle, n’est pas un rêve pieux, mais une « attitude ». Elle se niche dans le regard offert à celui qui nous sert un café, ou dans ce carré de chocolat que l’on partage par pur élan du cœur. C’est une discipline de la douceur qui transforme chaque interaction en un facteur de paix.
Au-delà du lien aux autres, Isabelle nous rappelle l’urgence d’être bienveillant envers soi-même. Elle nous confie une clé de sérénité aussi simple que radicale : une inspiration pour dire « Oui » à la vie, une expiration pour lui dire « Merci ».
Par ce geste vocal qu’elle nous transmet, Isabelle Pauly ne fait pas que parler de paix : elle la rend disponible, ici et maintenant. Une invitation lumineuse à redevenir, un sourire après l’autre, les artisans de notre propre tranquillité.
Un texte formulé par Simon Bordelais.
Bastide In Rock : Le portrait de Lætitia Duprat
Dans l’architecture d’un morceau de rock, la basse est ce lien invisible, cette force tranquille qui unit le rythme à la mélodie. Lætitia Duprat est à l’image de son instrument : une présence essentielle qui, depuis les coulisses de l’association Musique en Bastide, donne à l’événement Bastide in Rock sa structure et son âme.
Vice-présidente en charge de la communication, Lætitia ne se contente pas de diffuser des informations ; elle propage une vision. Cette année, le festival a fait le pari de la confiance en offrant une « carte blanche » aux bénévoles. Pour elle, cette autonomie est le moteur de l’engagement. Entourée d’une famille où l’on vit au rythme des baguettes et des amplis.
Mais la véritable partition de Lætitia s’écrit dans les silences et les gestes de partage. Sous son impulsion, Bastide in Rock devient un laboratoire d’inclusion. En intégrant les travailleurs handicapés des ESAT locaux à l’organisation — de la vigne au stand de fleurs — elle prouve que la culture est le plus puissant des vecteurs sociaux.
Le timbre de sa voix s’adoucit lorsqu’elle évoque les balances de l’après-midi, ce moment suspendu où les enfants polyhandicapés de La Réole rencontreront les membres du groupe Kashmir. Ce n’est plus seulement du rock ; c’est une main tendue. Pour Lætitia, la réussite ne se mesure pas uniquement aux 600 places vendues, mais à cette résonance humaine, ce « bon karma » qui transforme un concert en un souvenir indélébile.
Le 23 mai, lorsque les premières notes de Burnin’ Jack feront vibrer la bastide, Lætitia Duprat sera là, veillant sur l’harmonie de l’ensemble. Son portrait est celui d’une femme qui a compris que si le rock est une décharge d’énergie, il n’est jamais aussi beau que lorsqu’il sert à éclairer ceux que l’on voit trop peu. Un engagement sans fausse note, où la puissance du son n’a d’égale que la profondeur du cœur.
Guy-Arnaud Penet : Le secret de votre énergie vitale
Chaque chronique de Guy-Arnaud Penet est une parenthèse de calme. D’une voix posée, presque rythmée par le souffle, le kinésiologue de La Réole nous invite cette fois à explorer un organe de l’ombre : le rein. Sous le pseudonyme « BeHappy », il nous transmet bien plus que des conseils ; il nous livre une philosophie de la vitalité.
Pour Guy-Arnaud, le rein dépasse sa fonction de simple filtre. En médecine traditionnelle chinoise, il est le gardien de notre « batterie intérieure », ce réservoir de force où notre corps puise pour assurer la solidité des os, la santé des dents et l’éclat de la volonté.
Mais ce réservoir est fragile. Le kinésiologue souligne un lien intime entre la chair et l’esprit : le rein est le siège de la peur. Cette insécurité qui nous fige ou cette fatigue qui ne cède pas au sommeil sont les signes d’une batterie qui s’essouffle.
Face au rythme effréné du quotidien, Guy-Arnaud Penet propose des rituels de protection immédiats :
La chaleur : Préserver du froid le bas du dos et la nuque, véritables portes d’entrée de l’énergie.
La lenteur : S’accorder le luxe de ralentir pour ne pas consumer ses réserves.
L’acupression : Stimuler le point Yong Quan (sous le pied) pour s’ancrer, ou le Tai Xi (cheville) pour recharger ses batteries.
Il conclut sa chronique par une question qui résonne longtemps après le silence de l’audio : « Est-ce que je fonctionne sur mes réserves, ou est-ce que je prends le temps de les nourrir ? » Une invitation à ne plus seulement survivre, mais à cultiver son élan vital.
Un texte formulé par Simon Bordelais.
A l’occasion du 1er mai, journée internationale de lutte des travailleurs et travailleuses, je vous emmène au beau milieu d’une manif sonore, d’une teuf combative, d’un black bloc tonitruand, où la radicalité l’emporte et nous transporte au gré des slogans et des luttes anticapitalistes et antifachistes. Je laisse donc la part belle et dédie ce vendredi éclectronique à tous les artistes enagés et enragés dont la musique se dresse contre toutes les formes d’oppressions et d’injustices.
01. Unité Maü Maü – Un chant venu de la terre
02. Dooz Kawa – Le savoir est une arme
03. La Gale – 14%
04. Petite gueule – Partir en beauté
05. Orelsan – L’odeur de l’essence
06. Mackelmore – Hind’s hall
07. Keny Arkana – Désobéissance Civile
08. Paris Paloma – Labour
09. M.I.A. – Borders
10. Nathalie Froehlich – Alcool
11. Uèi – Ai mama
12. Brava – Gaia akbar (la zad est rurale)
13. Arval – A bas l’État policier!
14. Dj Madmike feat Herve&Nicolas – Vous êtes la CGT
15. Les vulves assassines – La retraite
16. Planète boum boum – Ça crame
17. Original uman – Pas de justice, pas de paix
18. RDH hi-fi feat Tippa irie – Don’t like police
19. True earthers – Babylon
20. K.I.Z. feat Henning May – Hurra die Welt geht unter!
21. Sara Hebe – La bronca
22. Moscow death brigade – Brother & sisterhood
23. Spiral tribe – Forward the revolution
24. La fraicheur – The movements
25. Disarstar – Siamo tutti
26. Kneecap feat Mozey – The recap
27. La phaze – Vivre libre ou mourir (Berrurier noirs remix)
28. Vandal – Mr politician
29. Majes – Macron explosion
30. Insomniak – 1312 (DryMK remix)
31. Nathalie Froelich – Tout le monde (Billx remix)
Farah (MUMPOWER) : Retrouver la femme derrière la mère
Dans la voix de Farah, il n’y a pas de vacarme, juste la clarté de celles qui ont traversé l’orage. Sa révolution a commencé par un aveu, rare et salvateur : la fatigue. De ce constat est né MUM POWER, un néologisme qui sonne comme un manifeste pour toutes celles qui s’oublient dans les sillages de la maternité.
Le parcours de Farah est celui d’une « Résiliente Lumineuse ». Derrière l’énergie qu’elle déploie pour fédérer, on devine la cicatrice d’un post-partum vécu comme un effacement de soi. Elle évoque cette période avec une pudeur habitée, traduisant en mots ce que beaucoup de femmes taisent : l’oppression des normes et ce « bien-être » qu’on s’interdit au nom du sacrifice. En quittant un poste de cadre pour bâtir cet écosystème de sororité, elle n’a pas seulement changé de métier ; elle a repris possession de son existence.
Farah ne propose pas une simple pause ; elle orchestre une reconquête. Son événement du 31 mai — jour de la Fête des Mères — est un acte politique doux. Transformer la fête traditionnelle, souvent synonyme de charge mentale déguisée, en une parenthèse de pure souveraineté (yoga, méditation, brunch). À travers son récit, on comprend que se choisir n’est pas un acte égoïste, mais le socle d’une famille équilibrée.
Installée dans la ruralité du Lot-et-Garonne, elle recrée ce « village » disparu, indispensable pour élever un enfant sans y perdre son âme. Sa prose, à l’image de sa parole, est une invitation à détricoter la culpabilité pour retisser une image de la mère puissante, humaine et, surtout, libre.
Farah ne nous raconte pas une réussite associative ; elle nous murmure qu’il est temps de laisser la femme s’épanouir, afin que la mère puisse enfin respirer.
Le défi alimentaire de l’Entre-deux-Mers
Dans l’écrin viticole de l’Entre-deux-Mers, une urgence silencieuse germe sous les vignes. Marine Hurtaud et Patrick Laguionie ne sont pas de simples invités de studio ; ils sont les voix d’un territoire qui réapprend à se nourrir.
Marine possède cette éloquence vive, une énergie qui transforme les chiffres en récits de survie. Quand elle évoque l’autonomie du territoire — 21 jours seulement avant la rupture des stocks —, sa voix ne tremble pas, elle mobilise. Pour elle, la Fête Agri-Alim n’est pas une énième manifestation institutionnelle, c’est un électrochoc nécessaire. Elle dessine un futur où la proximité n’est plus un slogan, mais une nécessité vitale.
À ses côtés, Patrick Laguionie apporte une profondeur presque méditative. Son engagement pour l’association Biotimarrons ne vient pas de la théorie, mais de la chair. Lorsqu’il confie son combat passé contre un cancer digestif, le studio retient son souffle. Cette vulnérabilité est devenue son moteur : l’alimentation est un soin, le local est un rempart. Co-président d’une épicerie où la solidarité dicte les prix, il incarne la sagesse de celui qui a compris que la santé de l’homme et celle du sol sont un seul et même combat.
Leur vision commune converge vers un cri de ralliement : le Festival A taaable !. Derrière ce nom malicieux se cache un défi de taille : cuisiner et vivre à moins de 51 kilomètres de chez soi. Entre le stress-test alimentaire de Stéphane Linou et la célébration des dix ans de Biotimarrons, le festival transforme l’angoisse de la pénurie en une fête de l’abondance retrouvée.
Ils nous rappellent, avec une complicité radieuse, que si le système est fragile, la volonté humaine, elle, est fertile.
Ne manquez pas l’événement :
Fête Agri-Alim : Du 5 au 7 juin, sur tout le territoire.
Festival A taaable ! : Le 7 juin à Targon (Espace René Lazare)
Un texte formulé par Simon Bordelais
L’Âme des Cépages Oubliés en Sud-Gironde
Sur les coteaux du Sud-Gironde, le Château Tire Pé n’est pas seulement un domaine viticole ; c’est un refuge pour l’invisible. Depuis 28 ans, David y cultive six hectares et demi avec une patience d’orfèvre. Sa voix, calme et habitée, trahit un homme qui n’écoute pas les tendances, mais le murmure de sa terre.
La signature de David réside dans sa quête de l’oubli. Là où d’autres cherchent la puissance, lui ressuscite des cépages balayés par la crise du phylloxéra à la fin du XIXe siècle. Ces variétés disparues, replantées avec passion, s’épanouissent désormais dans le silence des jarres en terre cuite. Cette vinification ancestrale offre au vin une pureté cristalline, une conversation intime entre le fruit et l’argile que David partage avec une humilité désarmante.
Certifié bio depuis 2008, Tire Pé refuse la solitude de la vigne. David a dessiné un paysage pluriel où les bois et les prés s’entrelacent, où les poneys d’Hélène apportent une vie indispensable. Cette biodiversité se ressent jusque dans l’audace de ses cuvées, comme son « Blanc de Noir », un vin blanc né de raisins rouges, défiant les codes avec une élégance rare.
L’engagement de David dépasse le goulot de la bouteille. En intégrant La Gemme, la monnaie locale, il scelle son appartenance à une économie du respect et de la proximité. Que ce soit sur le marché de La Réole ou au domaine, chaque rencontre est pour lui l’occasion de transmettre cette vérité : le vin est un lien, un pont jeté entre le passé et demain.
Le Château Tire Pé est une invitation à la découverte. Entre racines retrouvées et vision d’avenir, David nous rappelle que le vin, lorsqu’il est juste, est d’abord une histoire de liberté.
Clownzinade à Bagas : Quand le Rire Redonne Vie à l’Humain
À Bagas, là où la Gironde se fait plus verte et le silence plus rare, deux figures s’agitent. Mag et Poï ne se contentent pas d’organiser un festival ; ils sculptent une parenthèse de vie. Pour cette 6ème édition de la Clownzinade, qui se tiendra les 30 et 31 mai, le mot d’ordre est clair : l’humain, rien que l’humain.
L’anecdote de leur affiche est révélatrice. Face à une création générée par intelligence artificielle, pourtant « belle », le duo a reculé. « Il n’y avait pas d’émotion », confie Mag, la voix vibrante d’une conviction presque électrique. Pour eux, le clown ne peut s’épanouir dans le calcul. Il a besoin de l’odeur du chapiteau, de la sueur des émotions et de cette proximité physique que l’on ne trouve que dans le spectacle vivant.
Chez Poï et Mag, le nez rouge n’est pas un simple accessoire, c’est un prisme pour regarder le monde. La programmation navigue entre la légèreté et la profondeur sociale.
La Compagnie Tendresse du Gravier abordera la question des sans-abris avec une délicatesse clownesque, soutenue par l’association locale Les Maraudes.
Le Kami-Chat-Baï de Camille transportera les plus jeunes dans un théâtre d’images japonaises revisité.
Ateliers et scènes ouvertes permettront à chacun — enfant comme adulte — de débusquer le clown qui sommeille en lui.
Le point d’orgue ? Un « Bal de Clown » le dimanche soir. Imaginez une playlist, une montagne de costumes jetés au sol et une invitation à se perdre pour mieux se retrouver. On se costume, on danse, on s’oublie.
À 8€ l’assiette (concoctée par l’autre Bruno, le cuistot), la Clownzinade reste fidèle à ses racines : accessible, solidaire et profondément vivante. Comme le dit Mag dans un dernier éclat de rire : « C’est vivant, on est ensemble. » Et c’est sans doute là l’essentiel.
Un texte formulé par Simon Bordelais.
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