REM 98.4 FM

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REM 98.4 FM episodes

  • Sauveterre-de-Guyenne : La haie, cœur de la Fête de la Nature

    Sauveterre-de-Guyenne : La haie, cœur de la Fête de la Nature

    Dans l’atmosphère feutrée du studio, la voix de Mathieu Romain agit comme un catalyseur. Sa chronique matinale ne se contente pas de délivrer une information ; elle installe un dialogue nécessaire. Autour de lui, deux figures du territoire girondin : Patricia Schneeberger-Reignier, élue à la fibre scientifique, et Vincent Robert, gardien des traditions sylviculturelles et cynégétiques.

    La haie, ce chef-d’œuvre invisible

    Sous le questionnement incisif mais chaleureux de Mathieu Romain, le sujet s’impose : la haie champêtre. Pour Patricia Schneeberger-Reignier, biologiste de formation, la haie est une infrastructure vitale, un « bouclier » contre l’érosion et un régulateur thermique essentiel à nos vignobles. Vincent Robert, lui, en parle avec la poésie du terrain : c’est une autoroute du vivant, un refuge où le chevreuil et le pollinisateur cohabitent.

    Le pacte de Sauveterre

    Le moment fort de l’échange réside dans la sincérité des aveux. Patricia Schneeberger-Reignier confie à Mathieu sa propre métamorphose : son regard de citadine sur le monde de la chasse a évolué au contact de ces passionnés de biodiversité. Cette Fête de la Nature, qu’ils portent ensemble du 18 au 23 mai, est le fruit d’un pacte de respect. La haie devient ici la métaphore parfaite de leur alliance : un entrelacs de forces différentes tournées vers un but commun.

    Sauver le regard de l’enfant

    L’émotion s’invite lorsque Mathieu Romain interroge ses invités sur la transmission. Le constat de Vincent Robert est sans appel : certains collégiens de Sauveterre n’ont jamais mis les pieds en forêt. C’est là que réside l’urgence de leur démarche. Entre les ateliers de cuisine sauvage de Fadila et les balades pédagogiques, il s’agit de reconnecter une génération avec son propre sol.

    Mathieu Romain referme cette parenthèse radiophonique sur une note d’espoir. À Sauveterre-de-Guyenne, la nature ne se contente pas d’être protégée ; elle est le trait d’union qui réapprend aux hommes à se parler. Une invitation à l’essentiel, à savourer dès le 18 mai.

    Rédigé par Simon Bordelais

     

    19 min
  • L’Écolieu Entre2Terres : une oasis signée Florence

    L’Écolieu Entre2Terres : une oasis signée Florence

    Antoine quitte le bitume pour vous emmener à dix minutes à pied du centre de La Réole. Là, il a poussé la porte de l’Écolieu Entre2Terres. À l’instant où Florence m’accueille, le rythme change. Sa voix est celle d’une femme qui a trouvé son axe, un mélange de précision académique — elle enseigne l’économie — et de douceur terrienne.

    Ce lieu, Florence le définit comme une « oasis ». À l’origine, c’était un rêve fou partagé par quinze familles. La réalité a resserré les rangs, mais n’a pas brisé l’élan. Aujourd’hui, avec son association, elle a « ancré le projet dans la matière ». Ici, le sol ne sert pas qu’à bâtir ; il nourrit, il soigne, il rassemble.

    On y vient pour apprendre la permaculture, pratiquer le yoga, ou simplement pour « buller » loin du fracas. Mais ne vous y trompez pas : sous le calme apparent bat un cœur militant. Pour Florence, la gestion de ce havre est indissociable de l’économie sociale et solidaire. 

    On vous envoie cette chronique comme une invitation. Si le besoin de débrancher vous prend, si vous cherchez un lieu où l’on pense demain avec ses mains, passez voir Florence. Entre deux terres, elle a su créer un monde.

    Rédigé par Simon Bordelais

    6 min
  • Rogièr Gaston : L’Artisan du Souffle Occitan

    Roger Gaston : L’Artisan du Souffle Occitan

    Roger Gaston, président de l’ATP de Marmande, l’homme possède cette voix de terroir, chaude et boisée, qui semble porter en elle les murmures de la Garonne et l’écho des bals gascons. Plus qu’un responsable associatif, Roger est un artisan du ligam — ce lien invisible mais indestructible qui amarre une langue à son avenir.

    La Passem : Le Rythme du Cœur

    Pour Roger, l’Occitanie n’est pas une relique, c’est une course de fond. Il évoque la Passem, ce relais titanesque de 2 000 kilomètres, avec la ferveur de ceux qui savent que le mouvement est la seule preuve de vie. « Le témoin ne s’arrête jamais », dit-il, et l’on sent dans sa cadence verbale l’urgence de cette transmission nocturne et diurne. Sous son impulsion, la langue d’Oc quitte les livres pour investir le bitume, portée par des mains de tous âges, unies par le même frisson.

    Érudit sans être austère, Roger Gaston manie l’étymologie comme on manie l’outil. Lorsqu’il explique le boufadou, cet instrument de bois destiné à raviver le foyer, il dessine son propre portrait en creux. Il est celui qui souffle sur les braises de l’identité marmandaise pour en faire jaillir une flamme festive. Des ateliers de vannerie aux chorales polyphoniques, il transforme la tradition en un banquet sensoriel où se mêlent le goût de la fraise de pays et la sonorité des mots anciens.

    L’Horizon Partagé

    Le génie de Rogièr Gaston réside dans son refus de l’entre-soi. Pour lui, la langue est un accueil : elle s’offre au visiteur hollandais comme au patient d’Alzheimer, à qui elle rend un fragment de mémoire. En refermant ce portrait, on garde l’image d’un homme-frontière, debout entre la racine et l’élan, convaincu que tant qu’il y aura du souffle pour porter le mot, l’Occitanie restera ce qu’elle a toujours été : un horizon de fraternité.

    Un texte formulé par Simon Bordelais.

    56 min
  • Vide de rate : l’équilibre selon Guy-Arnaud Penet

    Vide de rate : l’équilibre selon Guy-Arnaud Penet

    Dans sa dernière chronique audio qu’il nous transmet avec la régularité d’un métronome, le kinésiologue Guy-Arnaud Penet pose un diagnostic subtil sur un mal contemporain : le vide de rate. En Médecine Traditionnelle Chinoise, la rate est l’alchimiste du corps. Lorsqu’elle s’épuise, la fatigue s’installe après les repas et l’esprit s’embrume de ruminations incessantes.

    L’art de la transformation

    « La rate transforme les aliments en énergie, mais aussi nos pensées en clarté », explique Guy-Arnaud. Un déséquilibre se traduit souvent par une digestion lente, des envies de sucre et ce sentiment de tourner en boucle dans ses inquiétudes. C’est un cercle vicieux où le mental épuise le corps, et inversement.

    Les clés du retour à soi

    Pour restaurer ce centre énergétique, Guy-Arnaud propose trois piliers simples :

    1. La chaleur : Préférer le cuit et le chaud pour ménager le « feu » digestif.

    2. La présence : Manger lentement, en pleine conscience.

    3. Le mouvement doux : Une marche ou un étirement pour relancer la circulation sans s’épuiser.

      Par cette capsule limpide, Guy-Arnaud Penet nous rappelle que soigner sa digestion, c’est aussi s’offrir la paix de l’esprit.

      4 min
    4. Les Piments Masqués : L’Âme Fertile du Sud-Gironde

      Les Piments Masqués : L’Âme Fertile du Sud-Gironde 

      Il existe des êtres dont la parole semble directement puisée dans le limon des terres qu’ils cultivent. Emeline est de ceux-là. Maraîchère bio le jour, elle troque volontiers sa fourche contre le micro pour orchestrer l’effervescence des Piments Masqués. Entre ses origines vosgiennes et son ancrage en Sud-Gironde, elle incarne une ruralité moderne, où l’on nourrit les corps autant que les imaginaires.

      Semer la culture en terrain rural

      Pour Emeline, l’engagement n’est pas un vain mot, c’est une respiration. À l’aube des dix ans de l’association, sa voix porte l’enthousiasme d’une renaissance. Le festival « 10 ans et pis c’est tout », prévu les 12 et 13 juin à Noaillan, n’est pas qu’une affiche : c’est un manifeste. On y devine son moteur psychologique : une gratitude immense envers ce territoire girondin qui l’a accueillie et qu’elle souhaite, en retour, faire vibrer.

      L’art de la proximité et du sensible

      Sous son impulsion, l’événement devient une expérience sensorielle totale. Elle évoque avec une douceur grave les balades contées au bord du Ciron, cette rivière qu’elle défend avec la ferveur d’une sentinelle de la biodiversité. Le festival est à son image : authentique et ingénieux. On y croise des jeux forains sculptés dans la récupération, des marionnettes géantes et une gastronomie locale qui privilégie le circuit court. Sa prose, vive et imagée, dessine une fête où le punk des Graves côtoie la poésie des spectacles de cirque, unissant toutes les générations sous un même ciel étoilé.

      L’épopée des coulisses

      Mais le cœur du récit d’Emeline bat surtout dans l’invisible : le bénévolat. Elle ne décrit pas une corvée, mais une « aventure de bande ». Un éclat brille dans son discours lorsqu’elle raconte la magie du montage, cette fraternité des mains sales et des sourires fatigués. C’est là que réside sa force principale : transformer le travail collectif en une célébration de la vie.

      Le festival des Piments Masqués n’est pas seulement un anniversaire ; c’est la preuve, portée par la détermination lumineuse d’Emeline, que la culture est le plus beau des engrais pour la solidarité humaine.

      20 min
    5. Monségur : La Foire aux Fleurs, entre Artisanat et Tradition

      Monségur : La Foire aux Fleurs, entre Artisanat et Tradition

      Le 8 mai, à Monségur, le temps semble suspendre sa course pour laisser place à une éclosion d’un autre genre. Ce n’est pas seulement le printemps que l’on célèbre sous les arcades de la bastide, mais une certaine idée de la vie, où la nature et la main de l’homme dialoguent en toute harmonie.

      Les Visages d’une Renaissance

      Derrière l’effervescence de la Foire aux Fleurs, il y a d’abord des voix. Celle d’Anne, d’abord, figure tutélaire de l’organisation. Elle incarne la racine de l’événement. Sa préférence pour la communication « en vis-à-vis » trahit une philosophie profonde : dans un monde saturé d’écrans, la foire est le dernier bastion du regard franc et de la parole partagée. Elle est celle qui tisse les liens, assurant la cohésion entre les cinquante exposants et l’âme historique du village.

      Puis, il y a Cécile. Pour elle, la fleur n’est pas seulement une tige et des pétales, c’est une inspiration que l’on pétrit. Elle apporte à Monségur la noblesse du grès et de la porcelaine. À travers elle, on comprend que la foire est aussi un conservatoire du geste, un lieu où l’artisanat d’art — du métal recyclé au liège, de la couture à la savonnerie — trouve son plus bel écrin.

      Une Synergie Sensorielle

      Cette édition 2026 possède une saveur particulière. Le 8 mai tombant un vendredi, la Foire aux Fleurs vient s’entrelacer avec le marché hebdomadaire. Cette cohabitation crée une synergie organique, transformant la rue de la Trenne et la place des Tilleuls en un vaste théâtre à ciel ouvert.

      Le 8 mai, dès 8h30, Monségur ne vous invite pas seulement à regarder des fleurs, mais à ressentir battre le cœur d’une bastide qui a choisi de fleurir, ensemble.

      16 min
    6. Isabelle Pauly : La Sérénité comme un Choix Quotidien

      Isabelle Pauly : La Sérénité comme un Choix Quotidien

      Dans le silence de son studio, Isabelle Pauly prépare bien plus qu’une chronique : elle façonne un espace de respiration qu’elle nous offre, tel un présent suspendu. Sa voix, au grain apaisant et à la cadence musicale, infuse immédiatement une forme de clarté. Elle n’enseigne pas de loin ; elle guide de l’intérieur.

      Le Corps comme Sanctuaire

      Pour Isabelle, la sérénité commence par une géographie précise du corps. D’un ton fluide, elle nous invite à l’ancrage : les pieds à plat, la colonne étirée, le visage libéré de ses masques de tension. Ce n’est pas une simple posture, c’est une déclaration d’existence. En décrivant le relâchement de la langue ou l’ouverture du regard, elle transforme l’auditeur en un être pleinement présent, ici et maintenant, que l’on soit au bureau ou dans le tumulte d’un supermarché.

      L’Art du « Pas de Côté »

      Le cœur de sa philosophie réside dans la souveraineté du choix. Face à l’imprévu — l’automobiliste discourtois ou l’embouteillage lassant — Isabelle propose une révolution silencieuse : le pas de côté. Sa voix s’éclaire d’une bienveillance contagieuse lorsqu’elle suggère de remplacer l’irritation par la gratitude. « Merci, car cela me rend attentive », glisse-t-elle. Ce n’est pas de l’effacement, mais une stratégie de haute précision pour protéger son énergie vitale, sa joie et son moral.

      La Force de l’Indulgence

      Seule face à son micro, Isabelle Pauly nous rappelle que le changement ne s’impose pas par la force, mais s’accueille avec humilité. Sans jugement ni critique, elle nous apprend à sourire, même sans envie, car le sourire est le premier levier de la détente. À travers ses mots, on comprend que la paix intérieure n’est pas l’absence de conflit, mais la capacité de rester maître de sa propre lumière, une respiration à la fois.

      Un murmure de sagesse nécessaire, une invitation à redevenir l’architecte de ses journées.

      11 min
    7. Sud-Gironde : Le souffle de la langue avec Isabèl et Catarina

       Sud-Gironde : Le souffle de la langue avec Isabèl et Catarina

      Dans le studio d’« Adishatz », une langue ancienne s’ébroue et retrouve ses couleurs. Elle ne vient pas du passé, mais du cœur. Isabèl Espagnet et Catarina Ouzeri ne sont pas venues parler d’histoire ; elles sont venues témoigner d’une vie qui palpite, entre les vignes du Sud-Gironde et les pavés de Langon.

      Une Mosaïque de Culture

      Tout commence par le récit d’Eric Astié, explorant les origines du « Blau de Gasconha ». Ce chien emblématique à la robe de brume installe le décor : ici, l’identité est un tout, mêlant faune, paysage et parole.

      Le destin de Catarina Ouzeri est celui d’une reconquête. Enfant d’instituteurs où le bilinguisme était un silence, elle a grandi avec des racines en sourdine. Aujourd’hui, sa parole est celle d’une réconciliée : elle a forcé les portes du secret familial pour se réapproprier ce lexique charnu qui donne au territoire sa profondeur.

      À ses côtés, Isabèl Espagnet est la gardienne de la flamme. Pour elle, le Gascon est un héritage charnel reçu des lèvres de sa « mémé ». Devenue régente, elle transmet ce verbe avec une joie qui désarme la nostalgie. 

      Le Galop de la Passem

      Leur engagement s’incarne dans la Passem. Cette course folle est le symbole de leur mouvement : une culture qui ne s’arrête jamais. Isabèl Espagnet évoque avec ferveur le passage de la course à Langon au cœur de la nuit. On y court pour financer des livres, des écoles, un avenir. On court pour que le temps n’efface plus rien.

      58 min
    8. La Tour Blanche : L’Avenir du Vin a un Visage

       La Tour Blanche : L’Avenir du Vin a un Visage

      Au cœur de la prestigieuse appellation Sauternes, le Lycée de la Tour Blanche n’enseigne pas seulement la vigne : il cultive l’audace. La rencontre entre Mélanie Chenard, directrice engagée, et Chelsea, élève pétillante, dessine le portrait d’un établissement où la transmission est un art vivant.

      L’Esprit d’Entreprendre

      Mélanie Chenard porte une vision claire : faire du lycée un laboratoire de projets. Chelsea en est l’illustration parfaite. De son stage en Grèce aux défis relevés face aux experts du Château d’Yquem, elle incarne cette génération agile, capable de jongler entre commerce du vin, passion pour la mode et engagement social. Ici, le vin est un passeport pour le monde.

      Le Rendez-vous du 24 Avril

      Le point d’orgue de cette année scolaire ? La Rencontre des Terroirs. Le vendredi 24 avril, de 16h à 22h, la cour du château s’ouvre au public pour une célébration inédite :

      • Dégustation : 30 références issues des lycées agricoles de France.

      • Immersion : Un parcours sensoriel ludique pour tester son nez.

      • Convivialité : Musique live (Pick Me Up), planches gourmandes et jeux géants.

        17 min
      • Isabelle Pauly : L’Art de l’Équilibre dans l’Instant Zen

        Isabelle Pauly : L’Art de l’Équilibre dans L’Instant Zen

        Il est des voix qui n’ont pas besoin de crier pour se faire entendre. Celle d’Isabelle Pauly est un murmure qui suspend la course du temps. Pour sa chronique L’Instant Zen, elle œuvre dans la solitude de son propre espace, façonnant elle-même ces bulles de décélération avant de nous les confier. Cette autonomie donne à ses mots une saveur particulière : celle d’une confidence directe, d’un sillage de paix tracé pour l’auditeur.

        L’Échafaudage de l’Être

        L’écoute d’Isabelle est une expérience sensorielle. Sa voix, ponctuée de silences habités et de respirations audibles. Pour elle, l’équilibre commence par la géométrie du corps. Elle nous invite à planter nos racines dans le sol, à redresser l’axe de notre colonne. Ce n’est pas une injonction à la raideur, mais un appel à la dignité physique. Dans ce dépouillement sonore qu’elle crée seule, chaque conseil sur la posture devient une clé pour habiter pleinement l’instant présent.

        L’Ordre Intérieur par le Geste

        Mais la méthode Pauly dépasse les frontières de la peau. Elle tisse un lien subtil entre l’architecture de notre esprit et celle de notre foyer. « Faire du tri dehors, c’est faire de la place dedans. » Jeter un objet brisé, ouvrir grand les fenêtres pour renouveler l’air : ces gestes du quotidien sont élevés au rang de rituels de purification.

        En nous envoyant ces capsules de sérénité depuis son sanctuaire, Isabelle Pauly nous rappelle que le bien-être n’est pas une destination lointaine, mais un travail d’artisan, à mener patiemment, une respiration à la fois.

         

         

        10 min

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