REM 98.4 FM

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REM 98.4 FM episodes

  • Esquinance stories : Invité Thomas Boudat ancien coureur cycliste professionnel et chamion du monde sur piste

    C’était l’effervescence dans les studios de REM 98.4 FM ce vendredi. L’équipe d’Esquinance Story, l’émission phare du collège Paul Esquinance, a pris les commandes pour une heure de direct riche en enseignements. Franck, Théo, Marcus et toute la bande ont démontré que la valeur n’attend point le nombre des années en menant des interviews dignes de professionnels.

    Thomas Boudat : entre guidon et vignoble

    L’invité fil rouge, Thomas Boudat, ancien champion du monde de cyclisme sur piste, s’est prêté au jeu des questions-réponses avec une franchise désarmante. Loin de se cantonner à ses 21 titres de champion de France, le coureur girondin a évoqué sa « double vie ». Car s’il épingle à nouveau un dossard ce dimanche à Saint-Aubin du Médoc pour retrouver l’adrénaline de la compétition, son quotidien est désormais rythmé par les saisons de la vigne.

    Interrogé par les élèves sur l’impact du réchauffement climatique, Boudat n’a pas éludé la réalité du terrain : adapter les cépages, gérer la sécheresse et protéger un terroir familial précieux. Mais le champion n’oublie pas le cœur. Il a détaillé son engagement associatif avec « La Thomas Boudat », un événement solidaire qui soutient le Club Cœur et Santé, et bientôt la lutte contre Alzheimer, une cause qui touche personnellement sa famille.

    La leçon d’histoire de Lilian Thuram

    L’émission a pris un tournant plus grave et nécessaire avec la diffusion du reportage réalisé il y a quelques jours par les élèves de 3ème. La venue de Lilian Thuram au collège, orchestrée par Mesdames Bia et Gama dans le cadre d’un projet interdisciplinaire, a marqué les esprits.

    L’ancien champion du monde de football a livré aux collégiens un message puissant : le racisme n’est pas une fatalité, mais une construction historique qu’il faut déconstruire. « L’égalité ne se donne pas, elle se gagne », a-t-il martelé, invitant les élèves, garçons comme filles, à questionner les conditionnements sociaux et l’histoire de la suprématie blanche pour mieux bâtir un avenir commun.

    De la rigueur de l’entraînement cycliste à la discipline intellectuelle nécessaire pour combattre les préjugés, les élèves d’Esquinance Story ont offert aux auditeurs une belle démonstration de maturité. Une émission qui prouve que le sport et l’éducation sont les meilleurs vecteurs pour comprendre le monde.

    58 min
  • Pas d’affolement nous voilà : Catherine Marquez animatrice socio culturel Hôpital de Cadillac

    C’est une émission pas tout à fait comme les autres qui résonne sur les ondes du 98.4 FM. Avec « Pas d’affolement, nous voilà », l’Atelier Radio de l’hôpital de Cadillac ne se contente pas de divertir : il soigne. Diffusé sur Radio Entre-Deux-Mers (RE2M), ce rendez-vous mensuel est devenu une bouffée d’oxygène, un espace où la psychiatrie s’ouvre sur la cité et où les étiquettes s’effacent derrière les voix.

    La culture, bien plus qu’une distraction

    Au micro, Catherine Marquez, coordinatrice socioculturelle de l’établissement, insiste sur un point crucial : ici, la culture n’est pas là pour « passer le temps ». C’est un levier thérapeutique puissant. Son métier ? Tisser des liens. Elle orchestre la rencontre entre l’univers hospitalier et le monde artistique extérieur.

    Loin d’être passifs, les patients deviennent acteurs de leur parcours. Comme l’explique Catherine, monter un projet culturel nécessite de la coopération, de l’écoute et une participation active. C’est une manière de se projeter, de sortir de l’isolement et de retrouver une place dans le collectif. C’est ce travail de fond, soutenu par la direction et le comité « Culture et Santé », qui permet de faire tomber les murs de l’hôpital.

    Quand la parole se libère : le témoignage de Steve

    L’émotion était palpable lorsque Steve, nouveau venu à l’atelier, a pris la parole. Originaire de la Réunion, il a partagé son histoire avec une franchise bouleversante. Pour lui, la radio est une expérience inédite, presque vertigineuse, mais surtout libératrice.

    « C’est un grand geste d’amour », confie-t-il à propos de son passage à l’antenne. Steve ne cache pas ses failles, évoquant sa dépression et sa tentative de suicide avec pudeur. Mais derrière le micro, il se redresse. Il choisit de diffuser « L’Enfer » de Stromae, un morceau qui fait écho à sa propre chute, mais surtout à sa volonté de se relever. Pour Steve, cet atelier est une renaissance, une façon de laisser le passé derrière lui et de dire : « Je suis là ».

    De la nostalgie à la passion : les multiples visages de l’atelier

    L’émission est aussi le reflet de la diversité des patients. On passe des larmes aux sourires avec Hugo, un collectionneur passionné. Son truc à lui ? Disneyland Paris et… les jetons de caddie ! Avec une innocence rafraîchissante, il raconte ses souvenirs de Marne-la-Vallée et sa quête inlassable d’objets collector.

    Ces échanges, qu’ils soient profonds ou plus légers, montrent toute l’humanité qui règne dans ces ateliers. Béatrice, Valérie, ou encore Jean-Marie interviennent pour parler poésie, slam ou peinture, prouvant que l’art est un langage universel qui transcende la maladie.

    Un agenda culturel foisonnant

    L’hôpital de Cadillac ne vit pas en vase clos. Catherine Marquez et son équipe multiplient les événements ouverts au public. Après le succès des « Nuits de la lecture », l’établissement prépare son « Printemps de la culture » le 20 mars prochain. Au programme : colloques, expositions aux Carmes, théâtre et danse.

    Ces initiatives sont essentielles. Elles permettent aux patients de montrer leurs talents – souvent insoupçonnés – et au grand public de changer de regard sur la santé mentale. Comme le résume si bien Catherine : « Je ne peux pas travailler sans les autres ». C’est peut-être ça, la véritable définition du soin : refaire société, ensemble.

    57 min
  • Christian Maizeret : Raviver la flamme gasconne

     Christian Maizeret : Raviver la flamme gasconne

    À un « Bonjour » protocolaire, Christian Maizeret oppose un « Adishatz » solaire. Ce n’est pas une simple salutation, c’est un acte de résistance. Président de l’association  l’AUSERON de BUDOS (« Nous oserons »), cet homme enraciné en Sud-Gironde ne préside pas seulement une structure locale ; il veille sur une braise que le temps menace d’éteindre.

    Son engagement prend racine dans l’angoisse d’un autre : celle de Jean Dartigolles, figure de Budos disparue en 2017, qui craignait d’être le dernier à parler la langue de son village. Pour conjurer ce silence, Christian a édité le travail d’une vie : un lexique vibrant, illustré de centaines de photos, conçu non pas pour dormir sur une étagère, mais pour circuler dans les mains des écoliers.

    Car Christian Maizeret est un lucide. Il observe avec inquiétude la « créolisation » du gascon, cet affadissement insidieux où le mot français faucheuse vient écraser la dalhadera ancestrale. Son combat est là : préserver la rugosité et la précision des mots d’origine, ceux qui racontent véritablement la terre.

    Pourtant, sa méthode n’a rien de l’austérité académique. Son arme secrète, c’est la joie. Sa stratégie tient en un verbe magnifique : Arribiscular. Raviver. Redonner souffle.

    Loin du folklore figé, il mise sur la convivialité moderne. Des « Apéro-Cantèras » où les chants traditionnels défilent en karaoké, aux courses relais de La Passem traversant la nuit gasconne, Christian crée des espaces où la langue respire encore. Il a compris que pour sauver un patrimoine, il ne faut pas le mettre sous verre, mais le remettre en bouche, le verre à la main et le cœur battant.

    17 min
  • Gaming Campus : L’Art Invisible de Créer le Jeu

    Gaming Campus : L’Art Invisible de Créer le Jeu

    Il existe une frontière subtile, presque invisible, qui sépare le joueur du créateur. C’est cette ligne que l’on franchit au Gaming Campus de Bordeaux. Au micro de Simon, trois voix s’élèvent pour nous raconter non pas le jeu, mais la fabrique du rêve.

    L’Horlogerie de l’Ombre

    Charles, intervenant technique, possède la sagesse de celui qui connaît l’envers du décor. Pour lui, le code est une poésie muette. « Notre boulot, s’il est bien fait, on ne le remarque pas, » confie-t-il. Il décrit le développeur non comme une star, mais comme un horloger méticuleux. Le moteur du jeu est une fondation souterraine qui doit tourner à la perfection pour que l’illusion opère. Sa voix porte cette exigence : la gloire du technicien réside dans la fluidité absolue, dans le silence d’une machine qui s’efface au profit de l’expérience.

    De la Passion à la Rigueur

    Face à lui, Guillaume, étudiant en développement, incarne la métamorphose. Il y a encore dans son ton l’étincelle du fan de RPG, mais son discours a mûri. Il raconte avec une honnêteté désarmante sa confrontation avec la réalité mathématique. La 3D ne pardonne pas ; elle exige vecteurs et trigonométrie. Guillaume a compris que pour bâtir les mondes de demain, il ne suffit pas d’avoir de l’imagination : il faut maîtriser la langue complexe de la physique. Il n’est plus spectateur, il est bâtisseur.

    La Vitrine du Rêve

    Mais le plus beau des mondes n’existe pas s’il reste inconnu. C’est là qu’intervient Maxime, étudiant en business. Son débit est vif, stratégique. Il rappelle brutalement que le jeu vidéo est aussi une industrie de l’image. « Sans la vitrine, on n’entre pas, » semble-t-il dire en évoquant l’importance cruciale des trailers et du marketing. Pour Maxime, même un tableau Excel ou une compétition d’Esport amateur relèvent de la performance. Il est le pont nécessaire entre l’art brut du codeur et l’attente du public.

    La Fusion

    Ce qui lie ces trois hommes, c’est la conscience que le jeu vidéo est une œuvre symphonique. L’école n’est pas un lieu de compétition solitaire, mais un creuset où tech et business fusionnent, notamment lors des intenses « Game Jams ».

    Leur message est une invitation claire pour les portes ouvertes à venir : ne venez pas seulement pour jouer. Venez pour apprendre la rigueur derrière la magie, et pour devenir, à votre tour, un architecte de l’imaginaire.

    24 min
  • L’Odyssée de Jean-Luc Bouillac : Le Side-Car, l’Hiver et l’Âme Occitane

     L’Odyssée de Jean-Luc Bouillac : Le Side-Car, l’Hiver et l’Âme Occitane

    Il est des hommes dont la parole épouse le rythme de leur passion. Chez Jean-Luc Bouillac, le verbe est lent, posé, lesté de cette patience indispensable à ceux qui traversent l’Europe en side-car. Il ne raconte pas son histoire, il la dépose avec la modestie des vrais voyageurs.

    Ce n’est pas la vitesse qu’il traque, mais l’épaisseur du temps. Au guidon de sa Moto Guzzi attelée, mécanique italienne de caractère, il s’élance chaque février vers les terres brumeuses du Pays de Galles pour le mythique Dragon Rally. Là-bas, dans le froid mordant de Conwy, il ne cherche pas le confort, mais la confrérie des éléments. Manchons, tablier, toiles de tente plantées dans la boue glacée : son équipement raconte une ascèse mécanique, une lutte courtoise contre l’hiver où l’inconfort devient une forme de méditation.

    Mais la route de Jean-Luc est aussi intérieure. S’il file vers le nord, c’est pour y trouver un écho de son Sud. Dans la signalétique bilingue galloise et la fierté d’un peuple pour sa culture, le motard salue le militant. Ce respect pour la langue celte ravive sa propre flamme pour l’occitan. Qu’il contemple les mégalithes de Stonehenge ou qu’il s’engage, baskets aux pieds, dans la Passem pour défendre le gascon, sa démarche est d’une cohérence absolue.

    Rouler à gauche sur le bitume anglais ou courir la nuit pour la linga nòstra, le geste est le même. C’est celui d’un gardien silencieux, avançant tranquillement à contre-courant de l’uniformité, guidé par une boussole qui pointe invariablement vers ce qui est rude, vrai et vivant.

    56 min
  • Architectes du Rêve : L’envers du décor au Gaming Campus

    Architectes du Rêve : L’envers du décor au Gaming Campus

    L’écran s’éteint, et la machine se révèle. Au micro de l’émission Le Petit Pixel, l’atmosphère n’est pas au simple divertissement, mais à la dissection d’un miracle industriel. Trois voix s’élèvent au Gaming Campus pour raconter ce que le joueur ne voit jamais : la métamorphose d’une idée en monde virtuel.

    La Gravité du Réel
    D’emblée, Aymeric Castaing impose la lucidité de l’expérience. Producteur exécutif derrière le succès de Dordogne, il ne vend pas d’illusions ; il les finance. Sa voix, posée et pragmatique, rappelle que derrière chaque évasion numérique se cache une bataille économique. Des dossiers du CNC aux négociations feutrées des salons professionnels, il dépeint l’art de convaincre. Pour lui, la magie narrative d’un Life is Strange n’est pas un hasard, mais une victoire arrachée à la réalité du marché. Sans ce squelette financier solide, le rêve s’effondre avant même d’avoir existé.

    Le Souffle de la Matière
    Si Aymeric construit les fondations, Alexandre et Emma élèvent les murs. Le dialogue entre l’intervenant technique et l’étudiante artiste illustre la friction créatrice du milieu. Alexandre décrit avec une poésie mécanique le « pipeline » 3D : ce moment Frankensteinien où le rigging transforme une sculpture inerte en créature vivante. Emma, quant à elle, injecte l’âme par la couleur. Inspirée par la superbe d’Arcane, elle manie le digital painting pour donner visage à l’imaginaire.

    Une Symphonie de Compétences
    Ce qui émane de cet échange, c’est l’harmonie inattendue entre la calculette, le code et le pinceau. Le jeu vidéo n’est pas qu’un loisir, c’est une œuvre totale où la rigueur technique d’un Witcher 3 ne peut exister sans la vision artistique et la viabilité commerciale. Aymeric, Alexandre et Emma ne sont pas de simples passionnés ; ils sont les artisans patients d’une industrie qui fabrique nos souvenirs.

    12 min
  • L’Instant Zen : Trouver son ciel bleu au cœur de la tempête

     L’Instant Zen : Trouver son ciel bleu au cœur de la tempête

    Dehors, les éléments se déchaînent. La pluie bat, le vent souffle, le réseau vacille. Mais au cœur de ce tumulte, la voix d’Isabelle Pauly s’élève avec une lenteur délibérée, créant un espace où le chaos n’a plus prise. Elle ne lutte pas contre le vacarme du monde ; elle le transcende.

    Dans cet Instant Zen, Isabelle nous offre un changement d’altitude vertigineux. Son enseignement tient en une image d’une simplicité absolue : la distinction entre la météo et le firmament. Nos peurs, nos colères, cette tempête émotionnelle qui nous secoue parfois, ne sont que des nuages. Ils sont gris, ils sont lourds, mais ils ne font que passer.

    Derrière eux, invisible à l’œil nu mais vibrant de certitude, règne le « Je conscient ». Ce grand ciel bleu, vaste et inaltérable.

    Isabelle Pauly ne nous demande pas de chasser l’orage — tâche épuisante et vaine. Elle nous invite à devenir l’observateur. À reculer d’un pas pour réaliser que si la tristesse nous traverse, elle ne nous définit pas. Nous sommes le contenant, pas le contenu. Nous sommes l’espace qui accueille la pluie, pas la pluie elle-même.

    C’est une résilience douce, ancrée dans la physiologie : un sourire esquissé pour apaiser le système nerveux, un « merci » murmuré au corps malgré les intempéries. En l’écoutant, la pression retombe. La tempête est toujours là, mais le regard a changé. Nous ne sommes plus la victime trempée par l’averse ; nous sommes redevenus l’azur, intouchable et serein, qui la regarde passer.

    10 min
  • Fatigue de Printemps : Quand le Corps Résiste au Réveil

     Fatigue de Printemps : Quand le Corps Résiste au Réveil

    Sur les ondes de REM, la voix de Guy-Arnaud Penet n’interpelle pas, elle installe. Un timbre posé, une bienveillance palpable, et ce mantra, « Be Happy », qui résonne moins comme une injonction que comme une promesse.

    Face à l’accélération soudaine du printemps, le kinésiologue de La Réole choisit l’éloge du rythme. Il décrypte avec finesse ce paradoxe biologique : cette lumière naissante qui devrait nous galvaniser mais qui, parfois, nous épuise ou nous agite. Pour Guy-Arnaud, il ne s’agit pas d’un défaut de la machine humaine, mais d’une valse complexe entre mélatonine et cortisol, un langage chimique que le corps ne peut parler sans transition.

    Là où l’époque exige une performance immédiate dès les premiers rayons, lui plaide pour la patience. Si l’hiver a été lourd, si le stress a saturé le système, le réveil sera lent. C’est une résistance saine, une demande de temps pour recalibrer l’horloge interne.

    Son message est limpide : le printemps est une proposition, pas une obligation. En nous guidant à travers ce « Labyrinthe » intérieur, Guy-Arnaud Penet nous rappelle que la santé n’est pas l’absence de fatigue, mais la capacité gracieuse de s’ajuster au changement. Respirer, s’exposer au jour, et laisser la vie reprendre ses droits, à son propre tempo.

    2 min
  • Coup de pouce : 26 02 2026

    L’ambiance était électrique dans le studio pour cette dernière émission avant la pause hivernale. Si Esther a laissé sa place à Arnaud et à la stagiaire Mélissa pour l’occasion, l’énergie des « loulous », elle, est restée intacte. Au menu du jour ? Un tour de table haut en couleur sur le programme des vacances de février. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça part dans tous les sens !

    Des destinations qui font rêver (ou pas)

    Quand on tend le micro aux enfants, on voyage instantanément. Il y a ceux qui visent l’exotisme, comme cette auditrice qui prépare ses valises pour un déménagement à Hawaï, rien que ça ! D’autres, comme Karam, s’envoleront pour l’Algérie profiter de la famille et du football.

    Mais les vacances, c’est aussi le plaisir simple de rester chez soi. Pour Youssef et ses copains, le programme est tout tracé : direction l’Italie… ou plutôt le canapé pour des sessions intensives de Roblox et Fortnite. « Tsunami Brenrot », ça vous parle ? Eux, visiblement, c’est leur destination numéro un.

    La montagne vs la plage

    Février rime souvent avec ski. Plusieurs enfants ont déjà testé la poudreuse, évoquant la luge et même la moto de neige. Pourtant, tout le monde n’est pas fan du froid. Tineo, pragmatique, envisage plutôt la plage, peut-être en Espagne, pour manger sur le pouce.

    Mais attention, vacances ne rime pas forcément avec liberté totale. La réalité des devoirs rattrape vite nos écoliers. « Ma mère va quand même m’en faire faire », soupire Tineo avec une honnêteté désarmante, tandis qu’une autre prévoit de s’avancer dans ses lectures pour être tranquille à la rentrée. Une sagesse qu’on ne peut que saluer !

    Le grand débat de la Chandeleur

    Impossible de parler de février sans évoquer les crêpes. C’est là que le débat culinaire s’est enflammé. Arnaud a lancé le sujet, et les experts en herbe ont sorti leurs meilleures recettes. Si la base « lait, farine, œufs » fait l’unanimité, c’est la garniture qui divise.

    Oubliez le classique sucre ou la confiture. Ici, on ne jure que par la pâte à tartiner. Et pas n’importe laquelle ! Karam a tenu à préciser sa touche secrète : la « El Mordjene », cette fameuse crème noisette qui fait fureur. Tineo, lui, a tenté de nous livrer sa recette technique incluant une balance, trois œufs et… beaucoup d’hésitation, pour le plus grand plaisir des auditeurs.

    En bref, que ce soit à la montagne, à Hawaï ou devant la console, les vacances s’annoncent bien remplies. Rendez-vous au mois prochain pour savoir si les devoirs ont vraiment été faits !

    13 min
  • Historya : Le royaume de Kamelot – Les Celtes

    Roi Arthur : Entre légende magique et réalité historique

    Qui n’a jamais rêvé de brandir Excalibur ou de s’asseoir à la Table Ronde ? L’histoire du Roi Arthur est sans doute l’une des plus fascinantes du patrimoine mondial. Mais derrière la magie de Merlin et les amours contrariées de Lancelot, que reste-t-il si l’on gratte le vernis de la légende ? Comme souvent, la réalité est bien plus terre-à-terre, mais tout aussi passionnante.

    Britannia : Le terreau historique

    Pour comprendre Arthur, il faut oublier les châteaux de contes de fées et revenir vers le Ve siècle. À cette époque, la Grande-Bretagne (Britannia) est une province romaine abandonnée à son sort. L’Empire s’effondre et l’île est assaillie de toutes parts : les Pictes et les Scots au nord, et surtout les Saxons venus de la mer.

    C’est dans ce chaos que la figure historique émerge. Arthur n’était probablement pas un roi couronné d’or, mais un Dux Bellorum, un chef de guerre brutal et efficace. Sa mission ? Unifier des tribus celtes désunies pour repousser les envahisseurs barbares. Les chroniques anciennes, comme celles de Nennius, lui attribuent une victoire décisive au Mont Badon. Pas de magie ici, juste du fer et du sang pour survivre.

    Quand la plume transforme le glaive

    Si Arthur est devenu immortel, ce n’est pas grâce à ses batailles, mais grâce aux poètes. C’est au XIIe siècle, notamment sous la plume de Chrétien de Troyes, que le chef de guerre devient une icône courtoise.

    Les auteurs du Moyen Âge ont « relooké » l’histoire. Ils ont transformé un druide sauvage nommé Myrddin en Merlin l’enchanteur, fils d’un démon et conseiller des rois. Ils ont inventé la Table Ronde, ce symbole d’égalité parfaite où le roi n’est qu’un chevalier parmi les autres (en théorie, car Arthur reste le patron). C’est la naissance du mythe tel qu’on le connaît : une quête d’idéal, de Graal et d’honneur.

    Lancelot, Guenièvre et la fin d’un monde

    Ce qui rend cette légende si humaine, c’est sa fin tragique. Le royaume de Camelot ne s’effondre pas sous les coups d’une armée ennemie, mais à cause des passions humaines. Lancelot, le meilleur chevalier du monde, éduqué par la Dame du Lac, tombe éperdument amoureux de la Reine Guenièvre.

    Cet amour interdit, couplé à la trahison de Mordred, sonne le glas de la fraternité des chevaliers. C’est toute la force de ce récit : il nous montre que même les plus grands héros sont faillibles. Arthur finit par rendre son épée à l’eau, partant pour l’île d’Avalon, laissant derrière lui l’espoir d’un retour futur.

    Pourquoi le mythe perdure-t-il ?

    Si nous continuons de raconter cette histoire mille ans plus tard, c’est parce qu’elle mélange nos racines historiques avec nos aspirations les plus hautes. Arthur représente l’ordre face au chaos, la lumière face aux ténèbres. Qu’il ait été un simple soldat romain ou un grand roi celte importe peu finalement : il est devenu le visage de l’héroïsme intemporel.

    50 min

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