REM 98.4 FM

REM 98.4 FM

Download on the App Store

REM 98.4 FM episodes

  • Isabelle Pauly : Méditer pour Sculpter l’Architecture du Bonheur

     Isabelle Pauly : Méditer pour Sculpter l’Architecture du Bonheur

    Dans le flux incessant du quotidien, la voix d’Isabelle Pauly agit comme une décélération nécessaire. Son « Instant Zen » n’est pas une simple chronique, c’est une brèche temporelle où l’urgence de faire cède enfin la place à la douceur d’être.

    Sa méthode est d’une humilité désarmante. Elle ne propose pas d’évasion, mais un ancrage radical dans le réel à travers trois clés : le corps, le souffle, et ce geste qu’elle érige en technologie intérieure, le sourire. « Même sans envie », précise-t-elle. Pour Isabelle, le sourire n’est pas une simple émotion, c’est une commande biologique, un piratage bienveillant du système nerveux qui ordonne au corps de déposer les armes.

    Ce qui donne à sa parole une telle résonance, c’est qu’elle ne prêche pas depuis une tour d’ivoire, mais depuis la tranchée de son propre vécu. En confessant ses anciennes nuits blanches et le « vacarme » de ses pensées passées, elle transforme sa vulnérabilité en preuve. Elle incarne cette vérité scientifique qu’elle chérit : la neuroplasticité.

    Le cerveau n’est pas une fatalité de marbre, mais une pâte à modeler. Isabelle Pauly nous rappelle que nous sommes les sculpteurs de notre propre matière grise. La sérénité n’est pas un don, c’est un muscle. Trente secondes ou vingt minutes, peu importe : chaque instant de conscience est un coup de ciseau qui redessine, lentement mais sûrement, une nouvelle architecture de joie intérieure.

    12 min
  • Chorale Point d’Orgue : l’exigence du chœur à La Réole de Queen à Haendel
    Chorale Point d’Orgue : l’exigence du chœur à La Réole de Queen à Haendel

    Olivier ne transige pas avec la justesse. S’il a dû demander à une choriste de partir par le passé, c’est que l’harmonie a cappella ne tolère aucun « vibrato » parasite. C’est brutal, mais c’est le prix de l’excellence à La Réole.

    Il préside l’association Point d’Orgue depuis des années. Pourtant, il se décrit d’abord comme un amateur. Arrivé en 1976 sans savoir lire une partition, il a appris sur le tas, en déchiffrant les notes une à une. Aujourd’hui, il adapte lui-même du Haendel pour ses douze choristes, transformant des menuets instrumentaux en choeurs français.

    Hervé, lui, apporte la rondeur de sa voix de basse et un enthousiasme plus communicatif. Il ne cache pas sa fierté d’avoir attiré Barbara Bajor, une chef de choeur professionnelle et baroque, pour diriger les répétitions du mardi soir. L’ambiance est plus moderne qu’autrefois, moins poétique, plus éclectique.

    Le répertoire est un grand écart permanent. On y croise les Beatles, Queen avec « Bohemian Rhapsody », mais aussi des Negro spirituals ou de la Renaissance. C’est ce mélange qui fait l’identité de ce groupe de douze passionnés : quatre sopranos, quatre altos et quatre hommes.

    L’adhésion coûte 50 euros par an. C’est dérisoire pour un encadrement pro, grâce au soutien d’un sponsor discret. Mais attention, l’entrée n’est pas automatique. Olivier et Barbara font passer une audition. Ce n’est pas pour intimider, c’est pour s’assurer que la nouvelle voix ne fera pas vaciller l’édifice.

    Ils cherchent du monde, surtout des hommes. Si vous savez chanter juste, ou presque, ils vous attendent à 21h le mardi. Pour le reste, les fichiers audio de répétition feront le travail pour vous aider à apprendre les trente morceaux du catalogue.

    20 min
  • ESAT, etc. : « L’Esprit du Corps »
    ESAT, etc. – Émission de Janvier 2026 : « L’Esprit du Corps »

    C’est dans la boîte ! Pour démarrer l’année 2026, toute l’équipe de l’atelier radio de la STP Saint-Brice a repris le chemin des studios de REM Radio pour un nouvel enregistrement de notre émission « ESAT, etc. ».

    Au programme ce mois-ci, on s’attaque à un vaste sujet : « L’Esprit du Corps ».

    C’est un thème qui nous tient à cœur car il touche à tout ce qu’on vit ici : le sport, la santé, mais aussi l’image de soi et la façon dont on bouge sur scène. Damien et Guillaume ont pris les commandes de l’animation pour guider les auditeurs à travers les chroniques et les échanges.

    Le grand entretien : 40 ans de passion avec Isabelle Arribé

    Le moment fort de cette émission, c’est la rencontre avec Isabelle. Psychomotricienne à l’ESAT depuis quatre décennies, elle est venue nous raconter comment son métier a évolué. Mais plus que de la technique, Isabelle nous a parlé d’émotion.

    Elle nous explique comment, à travers le théâtre et le « Groupe Expression », elle aide chacun à se réconcilier avec son corps. On a beaucoup parlé du spectacle de Noël, ce moment charnière de l’année où le travail de l’ombre prend la lumière. Comme le dit si bien Albert au micro : Isabelle est un peu comme un médecin, mais un médecin qui soigne par le mouvement et l’écoute.

    Les chroniqueurs donnent de la voix

    Autour de la table, les langues se sont déliées :

    • Lucas nous a partagé sa routine sportive du mercredi (muscu et cardio au programme !).

    • Loïc nous a transmis son énergie débordante quand il parle de Zumba.

    • Aurélie nous a rappelé l’importance capitale du sommeil pour recharger les batteries.

    • Et bien sûr, Albert, avec sa touche philosophique habituelle, nous a offert une belle réflexion sur le labyrinthe intérieur et le fait de monter sur scène.

      Les coulisses de l’atelier

      Ce que vous entendez à l’antenne, c’est l’aboutissement de tout un processus. En amont, on se retrouve à la STP de l’ESAT Saint-Brice pour des ateliers de préparation que Mathieu anime avec Laëtitia Maurice.

      On y travaille l’écriture, on apprend à poser sa voix, à écouter l’autre et à gérer le stress du direct. C’est un vrai travail d’équipe qui colle parfaitement aux missions de la STP : créer du lien, valoriser les compétences de chacun et s’ouvrir sur l’extérieur grâce à notre partenariat avec REM Radio.

      La bande-son de l’émission

      Pour rythmer nos discussions, l’équipe a choisi trois morceaux qui déménagent :

      • Going Under – Evanescence (La touche rock de Damien)

      • Est-ce que tu m’aimes ? – Maître Gims

      • Brocéliande – Fabien Da Silva

        Bonne écoute sur les ondes de REM ou directement ici via le player ! 👇

        52 min
      • On est pas des enfants : 05 02 2026

        C’est reparti pour une nouvelle année sur les ondes du 98.4 FM ! L’équipe de l’émission « On n’est pas des enfants » a fait sa rentrée 2026 avec une énergie débordante. Animée par Francis et portée par les voix des résidents du Foyer Lévite, cette première session de l’année a balayé l’actualité culturelle et personnelle des chroniqueurs avec l’humour et la spontanéité qu’on leur connaît.

        Des pistes de ski aux salles obscures

        L’émission a démarré sur les chapeaux de roues (ou plutôt sur les carres) avec Christopher. De retour de La Mongie, notre spécialiste de la glisse a partagé ses exploits : marche arrière, figures libres et quelques gamelles inévitables. Si le voyage en Italie à Cortina d’Ampezzo n’a pas pu se faire, la neige pyrénéenne a suffi à son bonheur, même si la sécurité avalanche reste un sujet sérieux, pelle et détecteur à l’appui.

        Changement d’ambiance avec Caroline, la mémoire vivante du cinéma. Toujours aussi pointue, elle a évoqué les acteurs marquants, de Jean Dujardin à des figures plus historiques. Son coup de cœur ? Le film de guerre « 1917 » et la performance de l’acteur Jean-Jérôme Esposito. Elle n’a pas manqué non plus de revenir sur le film culte « Tatie Danielle », rappelant avec justesse que la méchanceté du personnage principal contraste avec la gentillesse de ses neveux. Une analyse fine qui prouve, une fois de plus, sa grande culture cinématographique.

        Musique live et talents cachés

        L’ambiance est montée d’un cran grâce aux talents musicaux du groupe. Samuel a fait vibrer le studio avec « Belle Demoiselle » de Christophe Maé, tandis que Fanny, fidèle à ses idoles, a replongé les auditeurs dans la nostalgie de « Notre-Dame de Paris » avec Hélène Ségara. Petite anecdote gourmande : Fanny a avoué s’être fait une « moustache » de chocolat en dévorant le gâteau du Nouvel An !

        Mais le clou du spectacle fut sans conteste la prestation de Jean-Marc. Pour la première fois à l’antenne, il a gratifié l’équipe d’un morceau de guitare en live, interprétant les premières notes de « Jeux Interdits ». Un moment suspendu, salué par Francis et applaudi par Xavier, le « roi du football » qui s’est récemment découvert une passion pour le tir à l’arc (pour viser la taupe plutôt que les buts, d’après les mauvaises langues !).

        L’importance de la parole

        Cette émission était aussi l’occasion d’accueillir Raphaëlle Pister, directrice de l’ADAPEI de la Réole. Présente pour célébrer les 5 ans de l’atelier radio, elle a souligné à quel point ce rendez-vous mensuel est vital. Au-delà du divertissement, c’est un espace où Damien, Morgane, Sophie et les autres prennent confiance en eux. Comme le dit si bien Morgane : « On a la chance de le faire, de parler devant tout le monde ». Damien, batteur à ses heures et passionné par l’histoire de la Cour d’Angleterre, a confirmé se sentir « très bien » derrière le micro.

        Entre la passion de Victor pour les mangas (Naruto en tête) et les playlist éclectiques allant de Patrick Bruel à Frank Sinatra, cette émission de rentrée prouve que la radio est un formidable vecteur d’existence.

        Rendez-vous le premier jeudi du mois prochain pour de nouvelles aventures, et comme le rappelle le jingle : « Quand le handicap n’empêche pas de parler, on n’est pas des enfants, on est la preuve ».

        59 min
      • Miels du Lysos : L’Or et le Bleu au Cœur de Grignols

         Miels du Lysos : L’Or et le Bleu au Cœur de Grignols

        Aux confins de la Gironde, là où le terroir de Grignols flirte avec le Lot-et-Garonne, se joue une partition apicole singulière. Les Miels du Lysos ne sont pas qu’une exploitation ; c’est un écosystème de cinq passionnés qui réinventent le lien entre la ruche et la cuillère.

        De l’Anonymat à la Signature
        L’histoire récente de la ferme est celle d’une reconquête. Fini le temps du miel en vrac, anonyme et voyageur. Ici, l’équipe a fait le pari de la mise en pot, un acte fort qui signe l’identité du produit et ancre le travail dans son territoire.
        L’accueil se fait d’ailleurs au cœur du réacteur : un bureau-boutique où les dossiers administratifs côtoient les pots dorés. Pas de mise en scène, juste la réalité brute et chaleureuse d’artisans au travail qui vous ouvrent leur intimité sur rendez-vous.

        Tisser des Liens : La Force du Réseau
        Si les abeilles butinent, Fleur, elle, connecte. C’est elle qui porte la voix des Miels du Lysos vers les épiceries fines bordelaises et les Biocoops engagées. L’adhésion à La Gemme, la monnaie locale, n’est pas un détail comptable : c’est le prolongement logique de leur philosophie. Produire ici, vendre ici, échanger ici. Une boucle vertueuse qui redonne du sens à l’acte d’achat.

        L’Audace Chromatique : Le « Wow »
        Mais la tradition n’interdit pas l’audace. La véritable surprise de la visite est d’un bleu profond. Fruit d’une collaboration avec La Spiruline de Julie à La Réole, l’équipe a créé le « Wow ». En mariant le miel à la phycocyanine (l’or bleu de la spiruline), ils offrent une pâte à tartiner onirique, visuellement stupéfiante et gourmande, délestée de l’amertume de l’algue.

        Entre rigueur du bio et créativité débridée, les Miels du Lysos prouvent qu’à Grignols, l’apiculture est un art bien vivant.

        5 min
      • La Passem : 2 0000 km de relais pour faire vivre l’occitan

        La Passem : 2 0000 km de relais pour faire vivre l’occitan

        Jean-Louis Bouillac n’est pas seulement un retraité originaire d’Illats ; il est l’architecte d’une ligne de vie. Au micro de Radio Lenga, sa voix, humble mais déterminée, porte un message clair : la langue occitane est vivante, à condition que l’on continue de se la passer.

        Cette transmission prend une forme physique spectaculaire : La Passem. Une chaîne humaine de 2 000 kilomètres qui traverse la Gascogne, de jour comme de nuit, pendant six jours. Au cœur de ce cortège circule le Ligam (le lien), un témoin passé de main en main contenant un message secret qui ne sera révélé qu’à l’arrivée à Pau. Plus qu’un objet, c’est le symbole d’une culture qui refuse de rompre le fil.

        Mais derrière la ferveur festive, Jean-Louis Bouillac affiche un pragmatisme lucide. On court pour la moneda, dit-il avec franchise. Chaque kilomètre acheté finance concrètement l’avenir : les écoles Calandretas et les projets culturels. C’est une prouesse logistique — un cortège roulant à 8 km/h encadré par la gendarmerie — mise au service d’une urgence vitale.

        Loin de la performance solitaire, c’est une œuvre collective. « Tout le monde peut courir », insiste-t-il. En l’écoutant, on comprend que tant qu’il y aura des mains pour saisir le Ligam, la langue continuera d’avancer. La Passem ne fait pas que traverser le pays : elle le réveille.

        46 min
      • Isabelle Pauly : L’art de ralentir pour habiter l’instant

        Isabelle Pauly : L’art de ralentir pour habiter l’instant

        Sa voix est une décélération. Là où le monde sature l’espace sonore par la vitesse et le volume, Isabelle Pauly choisit le chemin inverse : elle dépose ses mots avec une lenteur délibérée, transformant sa chronique en une respiration physiologique. L’écouter, c’est déjà commencer à s’arrêter.

        Dans cette époque fragmentée par le numérique, elle se pose en architecte du calme. Son diagnostic est précis : nous sommes malades du verbe « F-A-I-R-E », qu’elle épelle lentement comme pour mieux nous en détacher. Nous courons après un temps qui nous échappe, oubliant que la seule réalité tangible est celle de l’instant.

        Sa méthode est d’une humilité radicale. Elle ne nous demande pas de fuir le quotidien, mais de l’habiter autrement. La méditation, selon Isabelle, quitte les hautes sphères pour s’ancrer dans la matière : sentir ses pieds sur le sol, le poids du corps sur une chaise, l’eau sur les mains. C’est une spiritualité du concret, un retour au corps comme antidote à l’agitation mentale.

        Elle conclut par une invitation qui ressemble à un secret : sourire, même sans raison, même sans envie. Ce n’est pas une façade, mais un signal biologique de paix envoyé à soi-même. Isabelle Pauly nous laisse ainsi, dans un silence qui n’est plus un vide effrayant, mais un espace enfin disponible pour être.

        10 min
      • Fatigue post-stress : Quand le corps refuse de déposer les armes

        Fatigue post-stress : Quand le corps refuse de déposer les armes

        « Be Happy ». L’accroche est solaire, mais la voix de Guy-Arnaud Penet se fait vite plus grave, plus confidentielle. Le kinésiologue de La Réole touche ici à un paradoxe moderne : pourquoi restons-nous épuisés alors que l’orage est passé ?

        Il y a une dissonance que Guy-Arnaud connaît bien. Le dossier est clos, le conflit réglé, et pourtant, le corps continue la guerre. Avec une patience pédagogique, il démonte l’illusion de l’interrupteur. Non, l’organisme ne s’éteint pas sur commande. Face au stress, il déleste le superflu pour devenir une pure machine de survie. C’est un mécanisme brillant, mais qui a le défaut de l’inertie : le danger disparaît, mais l’alerte, elle, reste bloquée.

        De la survie à la sécurité

        Dans son analyse, Guy-Arnaud Penet se fait l’avocat de notre biologie. Cette fatigue persistante qui résiste au sommeil ? Ce n’est pas une faiblesse, martèle-t-il, c’est une protection. Un excès de zèle d’un système nerveux qui guette encore un prédateur invisible.

        Pour ce « traducteur du corps », la volonté ne suffit pas. On ne force pas la détente. Pour que le système accepte enfin de basculer vers la réparation, il lui faut des preuves tangibles de sécurité, pas des mots. Un souffle plus lent, un mouvement non compétitif, une douceur délibérée.

        En kinésiologie, l’objectif n’est donc pas d’effacer le stress, mais de comprendre où l’histoire s’est grippée. Guy-Arnaud nous invite simplement à compléter le cycle, à rassurer la bête intérieure pour qu’elle accepte, enfin, de baisser la garde.

        4 min
      • Pas d’affolement nous voilà : Pascale Petel atelier d’art 29 01 2026

        C’était un jeudi pas comme les autres sur les ondes du 98.4 FM. L’équipe de l’émission « Pas d’affolement, nous voilà » s’est réunie pour une session marquée par l’émotion, la découverte de métiers d’art et des tranches de vie fascinantes. Entre les adieux touchants à une voix familière et les témoignages d’artisans passionnés, voici ce qu’il fallait retenir de ce rendez-vous radiophonique.

        Un au revoir émouvant à Josiane

        L’émission a débuté sur une note nostalgique. Valérie et toute l’équipe ont tenu à rendre un vibrant hommage à Josiane, animatrice emblématique qui quitte l’antenne pour de nouvelles aventures. Les témoignages ont afflué, saluant son courage, son sourire et son « impertinence » bienveillante. Daniel lui a même dédié quelques mots poétiques, tandis que Valérie a poussé la chansonnette sur un air de Jean-Jacques Goldman, rappelant que malgré le départ, l’histoire continue. « Repose ton âme et repose en paix », a glissé Daniel, soulignant l’impact qu’elle a eu sur les auditeurs et l’équipe.

        Pascale Pétel : L’art de guérir les tableaux

        L’invitée fil rouge de cette émission, Pascale Pétel, a ouvert les portes de son atelier de restauration de tableaux et de peintures murales. Avec 42 ans de métier, elle ne parle pas de travail, mais de vocation. Formée initialement pour être antiquaire, c’est finalement la magie de la peinture qui l’a happée.

        Pascale a captivé l’auditoire avec une anecdote incroyable survenue lors de la restauration d’un tableau de Sainte-Marguerite d’Antioche. En retirant la toile de son châssis, elle a découvert une seconde œuvre cachée dessous, représentant la même sainte, mais datant du siècle précédent ! Elle a également insisté sur la déontologie de son métier : utiliser des matériaux réversibles pour ne jamais altérer l’œuvre originale. Une véritable « médecine » de l’art qui demande patience et humilité.

        Guendouz : Une vie vue d’en haut

        Changement d’ambiance avec Guendouz, un grutier à la retraite fort de 30 ans d’expérience. Il a partagé ses souvenirs vertigineux, notamment sur le chantier du « Tripode », où il opérait à plus de 35 mètres de hauteur. Si le vertige n’a jamais été un problème, il a rappelé que l’ennemi numéro un du grutier reste le vent. Il a décrit la « girouette », ce mécanisme qui permet à la grue de suivre le vent à l’arrêt pour ne pas tomber. Un témoignage rare sur un métier solitaire et exigeant où la vigilance doit être totale.

        La terre comme thérapie avec Sylvie

        Sylvie, ergothérapeute à l’hôpital de Cadillac, est venue présenter sa seconde passion devenue un métier à part entière : la poterie. Elle travaille principalement la porcelaine, une terre « capricieuse » mais d’une finesse incomparable. Elle a expliqué le processus apaisant mais technique du tournage, évoquant le « centrage » nécessaire de la terre, qui demande aussi un centrage de soi-même. Les auditeurs pourront retrouver ses créations, notamment ses bols aux lignes épurées, sur les marchés de potiers de la région, comme à Sadirac.

        Chroniques locales et bonne humeur

        L’émission n’aurait pas été complète sans les interventions de l’équipe. Hugo a conté l’histoire de la galette des rois, Morgane (bien qu’absente physiquement) a partagé via un enregistrement les meilleures sorties en Gironde pour janvier 2026, et Steve, pour sa grande première au micro, a assuré le point rugby avec les résultats du Top 14, malgré un léger stress bien vite dissipé par la bienveillance du groupe.

        Une émission dense, humaine et variée qui prouve une fois de plus que la radio locale reste un formidable vecteur de lien social.

        59 min
      • Esquinance stories : Elèves du théâtre 30 01 2026

        C’est une véritable bouffée d’air frais qui a soufflé sur les ondes de REM 98.4 FM ce vendredi. L’émission Esquinance Story, animée par les élèves du collège Paul Esquinance de La Réole, a mis en lumière la richesse de la vie scolaire pour cette année 2026. Entre culture, technologie et initiatives personnelles, les collégiens ont prouvé qu’ils ne manquaient ni de talent, ni d’audace.

        Le théâtre : bien plus qu’un simple jeu

        Naël et Maël, deux élèves de 6ème, ont ouvert le bal en partageant leur passion pour les planches. Sous la houlette de Madame Mage et de la metteuse en scène Chloé Bidou, l’atelier théâtre n’est pas qu’une récréation : c’est une école de la confiance. « On peut s’exprimer en toute liberté », confient les jeunes acteurs.

        Cette année, la troupe travaille sur des pièces humoristiques comme Inspecteur Toutou de Pierre Gripari et Musée haut, musée bas de Jean-Michel Ribes. Au-delà de l’apprentissage des textes, c’est l’aisance à l’oral qui est visée, un atout majeur pour les futures épreuves du brevet. Les élèves préparent d’ailleurs une représentation prévue pour le 5 juin au gymnase Colette Besson.

        L’école du micro : vaincre sa timidité

        L’exercice radiophonique est une mise en abyme intéressante. Zoé et Patricia, au micro de Franck, ont témoigné de leur évolution. Pour Zoé, la radio a été un catalyseur : « Avant, je n’arrivais pas à parler devant tout le monde ». L’atelier leur apprend une compétence subtile : ne plus lire un texte, mais le vivre pour qu’il « s’entende » à la radio. Une belle leçon d’assurance pour ces collégiennes.

        Un projet de résilience par la voile

        L’émission a également ouvert ses portes à Jean-Pierre Rozès, porteur d’un projet touchant. Après un coup dur personnel, il a entrepris la restauration d’un voilier mythique de 1972, un Amel Euros 39. « Sauver ce bateau pour se sauver soi-même », voilà la philosophie qu’il souhaite transmettre. Son objectif est pédagogique : montrer aux jeunes que face aux épreuves de la vie, avoir un projet concret permet de remonter la pente et de fédérer les gens autour de soi.

        La Techno brise les clichés

        Côté innovation, Ilyes et Théo ont présenté l’atelier techno dirigé par M. Bayle-Soulard. Ici, on prépare la « RoboCup », on fabrique des porte-clés et on conçoit des jeux de morpion. Mais le message principal est sociétal : l’atelier lutte activement contre les stéréotypes de genre. Les métiers de l’ingénierie et de la robotique sont ouverts à tous, et les filles y ont toute leur place, comme l’a rappelé Ilyes en évoquant la volonté de leur professeur de briser ces barrières.

        Prix SaYONNE’ara : les mangas en herbe débattent

        Pour clore l’émission, M. Picot, professeur documentaliste, a animé un débat passionné autour du prix manga SaYONNE’ara. Les élèves jurés (Augustine, Mana, Noam et Théo) ont critiqué plusieurs œuvres en compétition.

        Les discussions ont été vives, notamment autour de Teacher in the Destruction Classroom, un shonen fantastique, et Tatari, une histoire plus sombre mêlant démons et vengeance. Le shojo Bloom, une romance entre deux lycéens de mondes opposés, a particulièrement touché Mana, illustrant la diversité des lectures proposées aux élèves, du récit d’action à l’intrigue psychologique comme dans le manga français Brille.

        Cette émission prouve une chose : au collège Paul Esquinance, l’apprentissage dépasse largement les murs de la salle de classe.

        54 min

      About REM 98.4 FM

      From the publisher's feed

      Bienvenue sur la Page Podcast de REM Située au cœur de la Gironde, dans la dynamique région de l’Entre-Deux-Mers, REM est votre radio associative de proximité. Nous sommes fiers de vous présenter…