REM 98.4 FM

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REM 98.4 FM episodes

  • Historya : Les Berbères
    Qui sont vraiment les Amazighs ?

    Ils sont là depuis plus de 3000 ans. Bien avant l’arrivée de l’Islam ou la colonisation française, un peuple occupait déjà les vastes étendues de l’Afrique du Nord. On les appelle souvent les Berbères, un terme dérivé du grec et du latin « barbare », mais eux se nomment fièrement les Amazighs, ce qui signifie « les hommes libres ».

    Aujourd’hui, cette identité est toujours vivante. Du Maroc à l’Égypte, en passant par l’Algérie, la Tunisie, la Libye et jusqu’au Sahel avec les Touaregs, des millions de personnes revendiquent cette culture. Ils partagent une langue, le tamazight, et un alphabet millénaire, le Tifinagh. Mais ce qui les unit par-dessus tout, c’est un trait de caractère forgé par les siècles : une farouche volonté d’indépendance.

    L’Antiquité : une civilisation ouverte mais rebelle

    Contrairement aux idées reçues, les Berbères n’étaient pas isolés. Dès l’Antiquité, ils commerçaient avec les Pharaons d’Égypte et côtoyaient les Carthaginois. La Numidie, terre prospère, a vu naître de grandes figures intellectuelles et politiques. Saviez-vous que Saint Augustin, l’un des pères de l’Église, ou l’empereur romain Septime Sévère étaient d’origine berbère ?

    Pourtant, Rome a souvent dû batailler ferme. La guerre menée par Jugurtha contre les légions romaines reste un modèle de résistance. Refusant la soumission, ce roi numide a tenu tête à la puissance impériale, prouvant que ce peuple ne se laisserait jamais dominer sans combat.

    Face aux conquêtes arabes : La Kahina, reine légendaire

    Lorsque les armées arabes déferlent sur le Maghreb au VIIe siècle, elles ne trouvent pas une terre offerte, mais une forteresse de piques. La résistance s’organise d’abord autour du chef Kusayla, qui parvient à écraser l’armée du général Oqba Ibn Nafi.

    Mais la figure la plus emblématique de cette époque reste sans conteste la Kahina (Dihya). Reine guerrière des Aurès, elle est décrite comme une prophétesse capable de prédire l’avenir. Elle unifie les tribus et inflige de lourdes défaites aux troupes omeyyades, pratiquant la politique de la terre brûlée pour décourager l’envahisseur. Sa mort, près d’un puits qui porte encore son nom, marque la fin d’une ère, mais pas celle de l’esprit berbère. Même convertis à l’Islam, les Berbères garderont leur autonomie, n’hésitant pas à se révolter contre les califats orientaux lorsqu’ils se sentaient traités en citoyens de seconde zone.

    Des grands empires à la colonisation française

    L’Histoire a prouvé que les Berbères pouvaient aussi être de grands bâtisseurs d’empires. Les dynasties des Almoravides et des Almohades, parties du Maroc actuel, ont régné sur une immense partie du Maghreb et de l’Andalousie. C’est d’ailleurs aux Almoravides que l’on doit la fondation de Marrakech, « Mour Yakouch », littéralement la terre de Dieu.

    Le cycle de la résistance reprendra brutalement en 1830 avec le débarquement français à Alger. Si l’émir Abd el-Kader est la figure la plus connue de cette lutte, la Kabylie et les Aurès furent des bastions imprenables pendant des décennies.

    Il faut citer le courage inouï de Lalla Fatma N’Soumer. Surnommée la « Jeanne d’Arc du Djurdjura », cette jeune femme de 27 ans a défié les maréchaux français dans les années 1850. Après la défaite de l’insurrection de 1871 menée par El Mokrani, la répression fut terrible : terres confisquées et déportation massive de Kabyles vers la Nouvelle-Calédonie.

    Le combat continue : Guerre d’Algérie et reconnaissance culturelle

    Au XXe siècle, les Berbères ont joué un rôle central dans la guerre d’indépendance algérienne (1954-1962). Des architectes de la révolution comme Abane Ramdane ou Krim Belkacem étaient issus de ces montagnes rebelles. Pourtant, après l’indépendance, l’identité amazighe a souvent été marginalisée au profit d’une arabisation forcée.

    Il aura fallu attendre le « Printemps berbère » de 1980 et des décennies de militantisme pacifique pour que la langue et la culture soient enfin reconnues officiellement au Maroc et en Algérie. Aujourd’hui, l’Amazigh ne se cache plus : il s’écrit, se chante et se transmet, fidèle à l’héritage de ces hommes et femmes libres qui n’ont jamais plié le genou.

    41 min
  • La Cuisine de Johanna : L’art de nourrir la terre et les esprits

    La Cuisine de Johanna : L’art de nourrir la terre et les esprits

    Johanna n’a pas besoin de hausser le ton pour se faire entendre ; ses plats parlent pour elle. Installée à Cocumont après cinq ans de restauration à Bordeaux, elle a choisi le métier de traiteur pour redonner du sens à l’assiette.

    Une invitation végétale
    Loin des discours moralisateurs, Johanna propose une cuisine de la main tendue. Son but ? Prouver qu’un repas sans viande – à base de lentilles, pois chiches et produits bio – est une fête pour les papilles, pas une privation. C’est une cuisine colorée qui invite à la découverte, idéale pour des déjeuners légers et énergisants.

    L’engagement par la preuve
    Sa cohérence se lit jusque dans son porte-monnaie. Bien qu’ancrée dans le Lot-et-Garonne, elle utilise La Gème, la monnaie locale girondine. Une évidence pour elle : ses clients sont en Gironde, ses maraîchers sont ses voisins. Payer en monnaie locale, c’est « boucler la boucle » et soutenir concrètement une économie humaine et circulaire.

    Transmettre le feu sacré
    Johanna ne se contente pas de nourrir, elle sème aussi des graines pour l’avenir. À l’École Être du « Petit Village » près de la Réole, elle forme des jeunes de 16 à 25 ans à la cuisine végétale. Elle leur apprend que s’alimenter est un acte citoyen, liant plaisir et transition écologique.

    Le secret du bouche-à-oreille
    Pas de marketing agressif ici. Johanna fonctionne à la confiance et au bouche-à-oreille. Pour goûter sa cuisine lors de vos événements ou séminaires, il suffit de la chercher un peu. La récompense en vaut largement l’effort.

    7 min
  • Thierry Parsat : Le bluesman qui réveille l’âme du Périgord

    Thierry Parsat : Le bluesman qui réveille l’âme du Périgord

    Sa voix porte la poussière des chemins et la clarté des rivières. Loin de l’image du gardien de musée veillant sur une langue ancienne, Thierry Parsat s’impose au micro d’Adishatz comme un artisan sonore moderne, fusionnant la malice du conteur d’autrefois avec la mélancolie électrique du bluesman.

    Son génie singulier éclate lorsqu’il passe de la parole au chant. Avec son groupe Igor, il ne se contente pas de préserver l’occitan ; il le fait groover. En osant l’improbable « Blues de la Vache », il plaque les symboles de la ruralité la plus brute sur une rythmique américaine. Il ne chante pas le passé figé, mais la « glaise » qui colle aux bottes, rappelant avec une énergie contagieuse que le blues du Mississippi et la complainte périgourdine partagent le même ADN d’humanité et de labeur.

    Thierry Parsat est la preuve vivante que la langue d’oc n’est pas une relique. Dans sa bouche, elle devient une matière rock, drôle et tendre. Il est ce maillon indispensable qui transforme la mémoire des anciens en une vibration résolument actuelle.

    57 min
  • Notre-Dame de Lorette : Le sauvetage miraculeux d’une église girondine

    Notre-Dame de Lorette : Le sauvetage miraculeux d’une église girondine

    C’est l’histoire d’un édifice qui refusait de mourir. À Saint-Michel-de-Lapujade, Notre-Dame de Lorette n’est pas une église comme les autres : c’est un secret architectural que Christian Boissoneau dévoile avec la fierté d’un gardien de trésor.

    Son histoire commence par une légende médiévale — deux bergers, une apparition, et une statue qui revient obstinément sur son rocher — mais c’est son architecture qui la rend unique. Au XIXe siècle, pour protéger la modeste chapelle originelle, on a construit une seconde église par-dessus. Le résultat ? Une « Santa Casa » girondine, deux églises emboîtées l’une dans l’autre.

    La course contre la montre

    Mais ce joyau se brisait. Bâti entre rocher et marécage, le mur Sud s’enfonçait, menaçant d’emporter les voûtes. Pour ce village de 220 habitants, la facture était impossible. C’est là que la ténacité de Christian Boissoneau a tout changé.

    En un mois seulement, un dossier est monté pour la Mission Stéphane Bern. L’église est sélectionnée, le Loto du Patrimoine s’active, et le sauvetage financier devient réalité.

    Une source sous le béton

    Le chantier a réservé une surprise digne des origines mystiques du lieu. Alors qu’on cherchait à assainir l’humidité rongeant les murs, un coup de marteau piqueur a libéré une eau vive. La source originelle, oubliée sous le béton, jaillissait à nouveau à 300 litres par heure. Elle coule désormais à ciel ouvert dans l’église, rendue à la lumière.

    « On ne rénove pas, on restaure, » insiste Christian. L’âme du lieu a été préservée, ses cicatrices soignées. Le 31 janvier 2026, au son des Chœurs de France, Notre-Dame de Lorette rouvrira ses portes, sauvée des eaux et de l’oubli.

    25 min
  • Entre-deux-Mers : Se réinventer face à la crise viticole

    Entre-deux-Mers : Se réinventer face à la crise viticole

    Le constat est posé sans fard par José Martin, vice-président du Pôle Territorial : « On est un peu dans le mur ». Dans sa voix, nulle résignation, mais la lucidité de celui qui a vu le paysage changer. Les vignes arrachées, cicatrices actuelles du Bordelais, ne doivent pas devenir des friches, mais le terreau d’une nouvelle ère.

    Ce que José et Lucile, sa chargée de mission, dessinent, c’est le retour au bon sens. José se souvient d’un temps où la monoculture ne régnait pas, où vergers et troupeaux cohabitaient. C’est cette mémoire qui éclaire l’avenir : truffières, oliviers, chanvre pour l’écoconstruction… L’agriculteur de demain ne sera plus seulement viticulteur ; il sera bâtisseur et nourricier, garant d’une autonomie alimentaire territoriale qui ne tient aujourd’hui qu’à un fil de 21 jours.

    Mais comme le souligne Lucile avec justesse, « on ne s’invente pas éleveur du jour au lendemain ». La diversification est un bouleversement intime autant qu’économique. Contre l’angoisse et la solitude, le Pôle Territorial oppose la force du collectif.

    Le Forum de la Diversification, ce mercredi 21 janvier au Lycée de Créon, est une main tendue. Il ne s’agit pas de nier l’histoire viticole, mais de l’élargir. Pour que chaque agriculteur trouve, non pas une solution miracle, mais des alliés pour écrire la suite.

    22 min
  • Isabelle Pauly : L’Art de la Non-Dualité pour 2026

     Isabelle Pauly : L’Art de la Non-Dualité pour 2026

    Il y a des voix qui courent après le temps ; celle d’Isabelle Pauly le dilate. Sur les ondes de R d’Autan, ses vœux pour 2026 ne sont pas une liste de résolutions, mais une atmosphère. Par sa diction délibérément lente et ses silences habités, elle agit comme un filtre contre l’urgence, nous invitant à déposer les armes pour entrer dans « L’instant Zen ». Son souhait le plus cher n’est pas la performance, mais l’acceptation radicale : accueillir le corps et la situation « comme ils sont », transformant la résignation en une forme noble de paix intérieure.

    Au cœur de son message réside une « diplomatie du quotidien ». Isabelle propose de naviguer nos relations à travers le prisme de la non-dualité. Plutôt que le conflit, elle suggère de visiter le « monde de l’autre » avec curiosité. Dire « je t’écoute » devient alors une stratégie d’apaisement, une manière d’acter la différence sans jamais briser le lien.

    Pourtant, cette spiritualité reste profondément ancrée dans le réel du Sud-Gironde. Pour Isabelle, l’attitude du « Bodhisattva » ne se trouve pas dans les hauteurs éthérées, mais dans un sourire à la caissière ou la sensation de la pluie sur le visage. Elle nous offre une permission essentielle pour cette année : celle d’arrêter de courir après demain pour habiter pleinement le seul temps qui existe, le présent.

    9 min
  • Retour vers le Futur – Décider dans l’incertitude
    Retour vers le futur : la psychologie du voyage temporel

    Découvrez l’analyse de Cinécure sur Retour vers le futur : micro-décisions, constellations familiales et physique quantique au service de votre avenir.

    Le moteur de la DeLorean vrombit à nouveau sur les ondes de Radio Entre-deux-Mers. Pour le lancement de la saison 2026 de l’émission Cinécure, Laurent Goudet nous invite à bord du bolide de Doc Brown. Mais au-delà du divertissement culte de Robert Zemeckis, c’est une véritable exploration de l’âme humaine et des mécanismes du choix qui s’est jouée au micro du 98.4 FM à Sauveterre-de-Guyenze.

    La vie comme un laboratoire d’expérimentations

    Et si Marty McFly n’était pas seulement un adolescent en retard, mais le cobaye idéal d’une méthode de développement personnel ? Le podcast tisse un lien fascinant avec les travaux d’Anne-Laure Le Cunff. Dans son ouvrage « Petite expérience pour vivre en grand », elle suggère de délaisser les objectifs figés pour une approche par micro-choix.

    C’est précisément ce que Marty expérimente en 1955. En modifiant une simple conversation ou une réaction face à l’oppresseur Biff Tannen, il ne change pas seulement le passé : il teste de nouvelles trajectoires. Cette philosophie nous rappelle que l’incertitude n’est pas un frein, mais une donnée fondamentale de la vie.

    Guérir du rejet : le cas George McFly

    L’analyse psychologique du podcast s’arrête sur une blessure universelle : le rejet. George McFly, le père de Marty, incarne cette posture défensive. Pour éviter de souffrir, il s’efface, se soumet, disparaît. Marty, lui, hérite de cette charge émotionnelle à travers sa réaction épidermique au qualificatif de « mauviette ».

    Le voyage temporel devient alors une métaphore du processus thérapeutique. En retournant à la source du traumatisme, Marty agit comme un révélateur. Il aide son père à transformer une réaction automatique en une décision consciente. C’est le passage de la survie à l’affirmation de soi.

    Constellations familiales et physique quantique

    L’émission explore également la dimension systémique de l’œuvre. À travers le prisme des constellations familiales, on comprend que Marty ne répare pas qu’une erreur technique, il rééquilibre tout un clan. En libérant George de ses peurs, il s’autorise lui-même à réussir.

    Enfin, Laurent Goudet nous plonge dans les mystères de la physique quantique. Entre le chat de Schrödinger et l’interprétation d’Everett, le film illustre une réalité fascinante : chaque choix crée une nouvelle branche de l’univers. Marty ne revient pas dans son 1985 d’origine, il accède à une version optimisée de sa réalité, prouvant que le futur n’est jamais écrit d’avance.

    Comme le rappelle Doc Brown en conclusion : le futur appartient à ceux qui osent ouvrir la boîte et agir, ici et maintenant.

    49 min
  • Espoir sans tremblement : Le cerveau prédictif le freezing

    C’est reparti pour une nouvelle année sur les ondes de REM avec l’émission Espoir sans tremblement. Si Gérard manquait à l’appel pour cette rentrée 2026, Olivier et Francis ont assuré le service pour aborder un sujet qui touche le quotidien de près de 70% des parkinsoniens : ce fameux « bug » du cerveau qui fige le corps, le freezing.

    Mais saviez-vous que ce blocage n’est pas musculaire ? Il vient d’un défaut d’anticipation de votre propre cerveau. Plongée au cœur du « cerveau prédictif ».

    Quand le GPS interne perd le signal

    Imaginez votre cerveau comme un GPS ultra-sophistiqué. En temps normal, il calcule tout à l’avance, sans que vous n’ayez à y penser : la hauteur d’une marche, le rythme de vos pas, la distance d’une porte. C’est ce qu’on appelle le cerveau prédictif.

    Dans la maladie de Parkinson, la dopamine, cette hormone du plaisir et du mouvement, vient à manquer. Or, elle sert aussi à ce timing précis. Résultat ? Le système d’anticipation déraille. Votre corps se fige, souvent devant un obstacle bête comme un seuil de porte ou un passage étroit. Ce n’est pas que vos jambes ne fonctionnent plus, c’est que la commande automatique ne répond plus.

    Le piège classique ? La panique. Se sentir observé (le regard des autres pèse lourd) ou pressé (un taxi qui attend) augmente le stress, ce qui renforce le blocage. C’est un cercle vicieux : plus on veut forcer le mouvement, moins on y arrive.

    La neuroplasticité : créer des chemins de traverse

    Heureusement, rien n’est fatal. Si l’autoroute principale de l’information est bouchée, on peut emprunter les départementales. C’est le principe de la neuroplasticité : on peut entraîner son cerveau à créer de nouvelles connexions.

    Olivier a partagé durant l’émission cinq stratégies concrètes, testées et approuvées, pour débloquer la marche :

    1. Reprogrammer le démarrage : Créez un petit rituel avant de vous lancer. Ne démarrez pas à froid.

    2. L’intention visuelle : Ne marchez pas « dans le vide ». Fixez un objectif précis (un arbre, un panneau, une ligne au sol). Certains utilisent même des pointeurs laser fixés sur leur déambulateur pour créer une ligne visuelle à franchir. Ça paraît magique, mais ça marche : le cerveau change de mode de traitement.

    3. Décomposer le mouvement : Oubliez l’automatisme. Pensez chaque étape : je pose le talon, puis le plat du pied, je plie les orteils. En intellectualisant la marche, vous contournez la zone du cerveau qui bugge.

    4. Le rythme et la musique : C’est prouvé cliniquement (notamment par le CHU de Montpellier), le cerveau se cale instinctivement sur le rythme. Mettez un casque, écoutez une playlist adaptée ou utilisez un métronome. Si vous n’avez rien sous la main, comptez mentalement « 1-2, 1-2 ».

    5. Le mot-clé : Créez votre propre « kit anti-freezing ». Un mot simple comme « Go ! » prononcé à haute voix peut suffire à déclencher l’action.

      Sommeil et intelligence artificielle : les nouveaux espoirs

      L’émission a aussi souligné l’importance capitale du sommeil. Attention aux apnées du sommeil ! Elles privent le cerveau d’oxygène et créent un stress oxydatif qui accélère la dégénérescence neuronale. Si vous ronflez ou que vous êtes épuisé au réveil, parlez-en : traiter l’apnée peut réellement améliorer vos symptômes.

      Enfin, une note d’optimisme pour l’avenir : l’intelligence artificielle. Elle accélère la recherche de manière exponentielle, permettant de modéliser des molécules et de trouver des points communs entre différentes maladies neurodégénératives. L’espoir de traitements ultra-personnalisés n’a jamais été aussi proche.

      Comme le disent si bien les animateurs : la maladie change le rythme de la vie, mais elle ne doit pas empêcher la musique de continuer.

      59 min
    6. Gérard Brice : L’âme voyageuse d’un troubadour moderne

      Gérard Brice : L’âme voyageuse d’un troubadour moderne

      Gérard Brice n’est pas une star, c’est un artisan de l’émotion. Sa présence tranquille impose le respect : celui d’un troubadour moderne dont le parcours dessine une carte vivante, reliant les palais de Monaco à la terre franche du Lot-et-Garonne.

      L’Enfant de la Frontière
      Né par « accident » à Nice, ce Monégasque a grandi rue Bellevue, sur la ligne invisible séparant la France de la Principauté. Témoin du faste des palaces où il travaillait adolescent tout en restant fils du « petit peuple », il en a gardé une lucidité tranchante et une soif d’authenticité qui ne le quitte plus.

      Une Voix Caméléon
      Si sa musique est née avec Brassens, son âme, elle, est polyphonique. Sans être Corse, il s’est laissé habiter par l’île de Beauté au sein du groupe Awa Corsica, affirmant avec ferveur : « Quand je chante corse, je suis Corse ». Qu’il entonne un chant tahitien, une ballade médiévale ou l’Hallelujah de Cohen, Gérard Brice ne joue pas, il incarne.

      L’Ancrage à Virazeil
      Aujourd’hui installé à Virazeil par amour, il a trouvé son équilibre loin du tumulte azuréen. Sa guitare est un passeport qui efface les frontières : avec lui, l’identité n’est pas une racine qui fige, mais un chant qui voyage et rassemble.

      1 hr 3 min
    7. Laetitia Duprat : Du marketing à la basse, le nouveau tempo de Musique en Bastide

      Laetitia Duprat : Du marketing à la basse, le nouveau tempo de Musique en Bastide

      Au micro, la voix de Laetitia Duprat opère une mue fascinante. D’abord hésitante sur les formalités, elle trouve sa pleine résonance dès qu’il s’agit d’évoquer Musique en Bastide. Pour cette professionnelle du vin devenue vice-présidente de l’association, 2026 n’est pas une simple année : c’est celle de l’abondance et de l’alignement.

      Son profil est celui de la Passeuse. Elle n’est pas née sur les planches, elle y a été invitée par son fils. « Maman, quand est-ce qu’on joue ensemble ? » : cette question a suffi pour qu’elle saisisse une basse et rejoigne le studio familial. Cette audace tardive est sa force ; elle comprend intimement le frisson des amateurs qu’elle programme, car elle partage désormais leur trac et leur passion.

      Sa stratégie ? Appliquer à la culture la philosophie du vignoble : le circuit court. Avec la soirée « La Parcelle », Laetitia ne vend pas seulement des concerts, elle cultive un terroir sonore. Elle défend les groupes locaux de Marmande ou de Langon comme on défend un bon cépage, le tout arrosé de « Ginger Wine » maison pour ancrer l’expérience dans le sol girondin.

      De la transe du Bal Trad à l’énergie brute de « Bastid’in Rock » en mai — son projet de cœur piloté avec son mari —, Laetitia ne se contente pas de gérer la communication. Du bureau associatif aux répétitions, elle vit la matière qu’elle promeut, prouvant que la musique se ressent autant qu’elle s’organise.

      18 min

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