
Sign up to save your podcasts
Or


De La Réole à Cadillac, CABUT et Laura parlent monnaie locale, théâtre, cirque et patrimoine avec leurs invités. Vous entendrez aussi Renaud Jean sur l’avenir des vins de Bordeaux et Charlotte sur la difficulté à dire non.
CABUT et Laura animent le 5 à 7 en direct du Café des Sports. Au programme : monnaie locale, théâtre, cirque et patrimoine.
À La Réole, Emeric Sevin présente La Porte des Épices. Il explique son engagement dans la GEMme et le rôle de sa boutique comme comptoir de change. Adhésion, billets et portefeuille numérique : il détaille les façons d’utiliser cette monnaie locale.
Frédéric Vern et Jean-Christophe Robert racontent le travail de la compagnie l’Aurore. Leurs liens avec le Cambodge nourrissent Malis, la vieille femme et la joie, un spectacle sur la mémoire et la transmission. Ils évoquent aussi la reprise des cours de La Fabrique et leur création pour les tout-petits.
Elia Puzeaux et Christina parlent de Cir’Cambrousse, à Puybarban. Elles expliquent les difficultés des familles pour accéder aux ateliers en milieu rural. Elia évoque également ses cours à Monségur, avec Les Dés rangés.
Au château ducal de Cadillac, Jeanne Martinel revient sur la demeure ducale devenue prison pour femmes. Elle présente l’exposition Drôles de meubles, où des artistes transforment du mobilier déclassé. Elle raconte aussi la redécouverte d’une tapisserie et annonce les animations des vacances.
Deux chroniques complètent l’émission. Le viticulteur Renaud Jean interroge l’avenir des vins de Bordeaux et leur relation aux consommateurs. Charlotte aborde l’art de dire non, la peur de décevoir et la culpabilité qui accompagne parfois un refus.
Avant de jeter un objet, la Recyclerie du Bazadais propose de le regarder une minute. Anne Troquart explique comment le réemploi réduit les déchets et crée des emplois locaux.
Créée il y a une dizaine d’années par deux habitantes de Bazas, la recyclerie poursuit une mission d’intérêt général. Elle réduit les déchets, crée des emplois locaux, rend les biens courants accessibles à prix modiques et sensibilise à une consommation plus responsable. L’association est reconnue d’éducation populaire.
Bibelots, gros meubles, livres, vêtements, CD, DVD, électroménager, vaisselle, bricolage : tout se trouve à petit prix. Une partie des objets est gratuite. Des ateliers apprennent à relooker, réparer ou détourner un objet.
Anne Troquart le rappelle : prise de conscience ne veut pas dire passage à l’action. Un objet dont on n’a plus besoin peut servir à quelqu’un d’autre. Les recycleries ajoutent à la réduction des déchets un support d’insertion professionnelle.
Ne rien jeter sans se poser les bonnes questions. Puis-je le donner, le prêter, l’apporter à une association, le faire réparer, le réparer moi-même, ou le garder six mois de plus ?
La recyclerie est installée dans une zone d’activité de Bazas, au 12 chemin de Barraou. Elle informe le public de ses arrivages sur Facebook, Instagram et LinkedIn.
Chronique de la série « Les acteurs de la transition écologique », avec le Pôle territorial Sud Gironde, chaque vendredi sur REM. Sources : Recyclerie du Bazadais.
Festival Mascaret : l’onde vive de l’Occitanie en Gironde
Dans la pénombre feutrée du studio d’enregistrement, le mot d’accueil fuse comme une poignée de main : « Adishatz ! » Au micro de l’émission, Miquèu Mourany ne cherche ni l’emphase ni l’effet de tribune. Sa voix, teintée de la rondeur chaleureuse du Sud-Ouest, porte l’assurance tranquille de ceux qui ne défendent pas un vestige, mais nourrissent un foyer vivant. Porté par l’Institut d’Études Occitanes (IEO 33), le festival Mascaret célèbre sa quinzième édition : une onde culturelle qui, à l’image du fleuve dont elle emprunte le nom, remonte le cours des habitudes pour réveiller la Gironde.
De Bordeaux à Lacanau, de Bazas à Pessac, Mascaret refuse l’enclos du musée. Entre projections de cinéma, joutes poétiques et bals endiablés, la programmation tisse une présence concrète, vibrante.
L’enjeu dépasse le seul folklore. Au fil des chroniques radiophoniques — qu’il s’agisse des réflexions écologiques reliant diversité biologique et richesse linguistique, ou de l’étymologie paysanne révélée avec verve —, une même certitude s’impose : perdre une langue, c’est dépeupler notre regard sur le monde.
Miquèu Mourany incarne cet archétype précieux du semeur modeste. Face aux contraintes budgétaires et à l’indifférence moderne, il oppose la force inépuisable de la transmission populaire : celle des écoles Calandretas, des ateliers du soir et des chants transmis de bouche à oreille.
Quand l’antenne se referme sur les derniers accords d’une polyphonie vibrante, une évidence demeure : tant que des voix lucides et généreuses porteront cette parole, la terre de Gascogne ne sera jamais muette.
Un texte formulé par Simon Bordelais.
Territoire du chat : l’univers secret révélé par Catherine
Au micro de Radio Entre-Deux-Mers, la voix de Catherine possède l’inflexion complice de ceux qui savent regarder au-delà des évidences. Communicante animalière et présidente de l’association Du Chariot Ailé, elle ouvre sa chronique par une malice qui bouscule nos vanités de propriétaires : votre maison vous appartient-elle vraiment, ou votre chat tolère-t-il simplement votre présence sur son domaine ?
En quelques phrases feutrées, le salon se dépouille de son agencement humain pour révéler sa véritable géographie. Pour l’animal, l’espace n’est ni décoratif ni géométrique ; il est sensoriel, intime, balisé d’odeurs et de vigies secrètes. Lorsqu’un félin effleure un meuble ou frôle une cheville, rappelle Catherine d’un ton rassurant, il n’émarge pas à la tendresse : il dépose un alphabet de phéromones, une cartographie rassurante dont le moindre grand nettoyage efface les repères vitaux.
L’éthologie, sous sa plume orale, devient une politesse de l’attention. Comprendre l’importance d’une litière à l’écart, d’un carton providentiel ou du temps incompressible d’acclimatation avant d’ouvrir le jardin : chaque conseil traduit une exigence de stabilité. Pour un chat, la routine n’est pas une contrainte, mais l’armature même de son sentiment de sécurité.
Puis, dans un rire franc qui dissipe un bref bafouillage sur le nom des ondes, l’éducatrice cède le pas à la militante de terrain. L’appel à la collecte de Mazères, le besoin pressant de croquettes et de familles d’accueil ramènent l’élégance du propos à l’urgence du refuge.
Catherine n’enseigne pas de haut ; elle prête sa voix à ceux qui n’en ont pas. En nous quittant jusqu’au mardi suivant, elle ne laisse pas seulement une leçon de comportement, mais une invitation silencieuse à observer autrement l’animal qui s’étire sur nos tapis : le véritable maître des lieux, indulgent et souverain.
Un texte formulé par Simon Bordelais.
Aidants familiaux : s’accorder une trêve à Portets
On ne choisit pas d’être aidant. On le devient à pas de loup : un regard qu’il faut guider, un traitement que l’on surveille, une vigilance de chaque seconde qui grignote le sommeil. Par amour ou par pudeur, on s’efface derrière la vulnérabilité d’un père, d’une épouse, d’un voisin. Jusqu’à l’épuisement silencieux.
C’est cette solitude sourde qu’Edwige castaing (Convergence Garonne) et Séverine Moudar (Sud Gironde Aide et Soins à Domicile) sont venues désamorcer au micro. Leurs voix de terrain, douces et résolues, rappellent une vérité souvent balayée par la culpabilité : pour continuer à tenir debout aux côtés de l’autre, il faut d’abord réapprendre à respirer soi-même.
Le 9 octobre, la salle La Forge, à Portets, se muera en havre fraternel pour la 4ᵉ édition du Forum des aidants. Loin du colloque austère, la journée est pensée comme une respiration. Dès le matin, le plateau radio de Bonjour les Hirondelles et une quinzaine de partenaires locaux ouvriront l’espace aux paroles trop longtemps retenues. Pour que personne ne reste captif de son isolement, le réseau Sud Gironde Mobilité assurera un accès direct, tandis qu’un repas chaleureux préparé par l’ESAT de Verdelais réunira aidants et aidés autour d’une même table.
Une parenthèse précieuse pour déposer son fardeau sur le pas de la porte et se souvenir que le dévouement n’est pas un sacrifice.
Un texte formulé par Simon Bordelais.
Constellations familiales : habiter sa juste place
Il suffit d’un fichier audio reçu sans préambule pour que le silence change de texture. Seule devant son micro, Isabelle Pauly enregistre sa chronique comme on confie un secret précieux : d’une voix basse, déliée, où chaque souffle semble faire respirer la pièce. Dans L’Instant Zen, elle ne professe rien ; elle ouvre un passage.
Son regard embrasse le vertige des ensembles. De l’orbite des astres jusqu’à l’intimité de l’ADN, l’univers n’est que correspondance. L’être humain s’y inscrit tout entier, façonné d’abord par son système originel : un père, une mère, une rencontre d’où jaillit une lignée.
Pour dénouer ces fidélités silencieuses, Isabelle propose un rituel simple : le génogramme. Jeter sur le papier trois générations, les noces, les adieux et l’ordre des naissances. Cet acte n’est pas un inventaire, mais une libération. Nommer les siens et leur rendre leur juste place, c’est déposer ce qui ne nous appartient pas.
Dans cette parenthèse solitaire qu’elle offre aux auditeurs, Isabelle Pauly rappelle avec une pudeur infinie que guérir de son passé commence par un consentement : reconnaître la rivière qui nous précède pour enfin tracer son propre lit.
Régime d’élimination : l’approche de Guy-Arnaud Penet
Seul face à son micro, Guy-Arnaud Penet nous livre ses chroniques comme on glisse une confidence rassurante. Kinésiologue à La Réole, il pose une voix calme, presque feutrée, sur un mal universel et souvent tu : ces ventres douloureux, gonflés et fatigués par des repas devenus pesants.
Loin des régimes d’exclusion anxiogènes, il défend une méthode à la fois simple et rigoureuse : le régime d’élimination sélectif. L’idée ? Choisir un seul aliment du quotidien, s’en détacher deux à trois semaines, et tenir le journal intime de ses sensations corporelles. Si l’inconfort s’éteint pour ne renaître qu’à la réintroduction, l’indice est là. Pas un verdict médical brutal, mais un signal précieux pour rétablir le dialogue avec son organisme.
L’artisanat de sa voix, sans artifice ni jargon, dit tout de sa philosophie : nul besoin de se battre contre son corps, il suffit d’apprendre à l’écouter. Une invitation à la patience qu’il prolonge jusqu’à sa prochaine conférence sur le jeûne à La Réole, rappelant que la santé commence toujours par ce regard attentif et bienveillant posé sur soi-même.
Journée des plantes insolites : Rimons plante le décor de l’automne
Podcast · Sortir · 27 septembre 2026
Le dimanche 4 octobre, Rimons accueille la quatrième Journée des plantes insolites. Hélène, qui coordonne l’événement, et Laetitia, présidente du comité des fêtes, étaient les invitées de REM. Au programme : des pépiniéristes venus de loin, un jardin intimiste et un message clair, il faut planter en automne.
[LECTEUR AUDIO]
Rimons compte environ 180 habitants. L’an dernier, près de 2 000 personnes sont venues à la Journée des plantes. C’est la quatrième édition, et la deuxième à Rimons, organisée avec le comité des fêtes.
Une vingtaine de bénévoles font tourner la journée. Beaucoup ne connaissaient rien aux fêtes des plantes au départ. Des voisins, des amis, de la famille. « Je suis très reconnaissante qu’ils se soient investis comme ça », confie Hélène.
Le secret tient aussi à l’accueil. Les pépiniéristes qui viennent de loin dorment au gîte communal dès le samedi. Un repas partagé les attend le soir. On fait connaissance, on prépare le dimanche.
La journée se tient dans le jardin du gîte communal. Un lieu petit et chaleureux. « On a l’impression de rentrer dans un jardin », ont souvent dit les visiteurs l’an passé. Les pépiniéristes ont aimé aussi : tous ont dit oui pour revenir.
Certains arrivent d’Espagne, un autre de Bretagne, les autres du grand Sud-Ouest. Parmi les Espagnols, un des meilleurs créateurs de nouvelles variétés de camélias d’Europe. Il a préféré Rimons à une grande fête des plantes à Bilbao.
Le but reste le même : trouver ce qu’on ne connaissait pas. « On est toujours contents de ramener chez soi quelque chose auquel on ne s’attendait pas », résume Hélène.
Pourquoi une fête des plantes en octobre ? Parce que c’est le bon moment pour planter. La terre est encore chaude. Les pluies peuvent revenir. Planter au printemps oblige souvent à arroser tout l’été.
L’année a été dure pour les pépiniéristes. Tempêtes et inondations en février, puis un été très sec et très chaud. Beaucoup arrivent avec moins de plantes. Ils gardent celles qui ont tenu le coup.
Hélène insiste sur un point. Il faut des plantes qui supportent le manque d’eau, mais aussi la chaleur. Certaines tiennent à 38 degrés. Au-delà de 40, elles ne survivent pas toujours.
Autour des pépiniéristes, d’autres stands complètent la journée. Une libraire avec des livres de jardin. Un exposant de lombricompost, un engrais naturel fabriqué par des vers de terre. Un puisatier, parce que l’eau, c’est la vie.
On trouvera aussi un stand de graines, du safran cultivé localement et la Société d’Horticulture de la Gironde, partenaire de l’événement. Nouveauté cette année : Nathalie Vidal et ses créations en fleurs séchées. Tableaux, petits bouquets, chapeaux.
À l’automne, les fêtes des plantes sont rares en Gironde. Rimons comble ce vide avec un rendez-vous à taille humaine. Soutenir ces petits producteurs, c’est aussi préparer des jardins qui résisteront mieux aux étés qui viennent.
Infos pratiques
📍 Jardin du gîte communal, le Bourg Nord, 33580 Rimons
Sources : interview réalisée pour REM 98.4 FM, 25 septembre 2026 ; site de la Journée des plantes insolites de Rimons ; Société d’Horticulture de la Gironde.
Solévent est née de huit citoyens. La coopérative compte aujourd’hui plus de 320 bénévoles qui équipent en panneaux solaires des écoles et des bâtiments publics de Gironde.
Pierre présente les trois missions de Solévent : sensibiliser la population, équiper en photovoltaïque les toitures d’écoles, de bâtiments publics et de logements sociaux, et conseiller les particuliers qui veulent se solariser. Ses valeurs : transparence, action collective et horizontalité. Chaque personne pèse autant dans les décisions.
Pour une école, la coopérative travaille avec la mairie, qui met le toit à disposition. Elle associe aussi les équipes pédagogiques et les parents. Chacun apporte ses compétences : communication, montage de projet, gestion, finances. Le projet reste très local.
Beaucoup de collectivités n’ont plus les moyens d’équiper tous leurs bâtiments. Solévent les accompagne pour accélérer la transition énergétique.
Pierre conseille d’installer une multiprise pour couper les veilles la nuit. Selon lui, éteindre sa box internet la nuit représente environ 50 € d’économie par an.
Tout est sur solevent.org : carte des projets, accompagnement des particuliers, réunions publiques, devenir sociétaire. La coopérative est aussi sur Facebook et LinkedIn.
Chronique de la série « Les acteurs de la transition écologique », avec le Pôle territorial Sud Gironde, chaque vendredi sur REM. Sources : Solévent.
Depuis Monségur, Cabut a dû recevoir les invités du 5 à 7… tout seul. « Bloquée », le mot est faible, Laura n’a pas pu rejoindre l’équipe pour l’enregistrement de l’émission. Vous saurez tout dès son retour la semaine prochaine ! C’est donc esseulé mais grâce à la préparation de Laura, que Cabut a pu questionner leurs invités pour parler de théâtre en Pays Foyen, de chant collectif, de vendanges et d’histoire locale. Vous entendrez aussi le choix musical de Raphaël Pucci et la recette de magret au bourru de Lolo la Cuisto.
Cabut présente le quatrième numéro du 5 à 7 du vendredi, enregistré le 25 septembre 2026. L’émission se déroule au Café des Sports, à Monségur.
Corinne Yvars présente le Festival de théâtre en Pays Foyen, à Sainte-Foy-la-Grande. Des tableaux de peintres prennent vie sur scène. Plusieurs troupes proposent aussi leur mise en scène d’un même texte. Les comédiens échangent sur leurs pratiques et rencontrent le public.
La chanteuse Kalima Yafis Koh raconte son parcours et son installation à Monségur. Elle présente la psychophonie et La Meute, son ensemble vocal ouvert à tous. Il y est question d’écoute, de respiration et d’improvisation.
À Roquebrune, le Château Les Maubats fête la Saint-Vincent les 26 et 27 septembre. Christophe Cadis annonce les concerts, le bal traditionnel, les randonnées et le repas vigneron. Il explique aussi comment il adapte le travail de la vigne à la chaleur et au manque d’eau.
Stéphane Barry, historien et éditeur chez Memoring à Saint-Macaire, explique comment rendre l’histoire accessible au grand public. Il annonce un rendez-vous mensuel avec des auteurs pour raconter des figures de Nouvelle-Aquitaine.
Côté chroniques, Raphaël Pucci fait écouter le funk rock des Osmonds. Dans « Aux petits oignons », Lolo la Cuisto prépare un magret laqué au bourru. L’émission fête aussi son anniversaire et celui de Cabut. Les cadeaux en vinyle de Raphaël déclenchent les rires.
Laura aura manqué à cette émission mais l’équipe se retrouvera au complet la semaine prochaine. Bonne écoute !
From the publisher's feed