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Or


Salon du livre Sauveterre : Christian Lavergne raconte
Il y a dans la voix de Christian Lavergne cette retenue propre aux bâtisseurs discrets. Pas d’emphase, nulle posture : un débit tranquille, presque feutré, où affleure l’humilité de ceux qui préfèrent faire naître des ponts plutôt que d’occuper l’espace. Secrétaire des Amis de la Bastide, cheville ouvrière d’un Salon du livre qui fête sa dix-huitième édition, il porte la vie culturelle de Sauveterre-de-Guyenne avec une élégance coutumière, presque pudique.
Dans cette commune de deux mille âmes où l’on compte pourtant cinq auteurs, le livre n’est pas un monument poussiéreux. C’est une matière vivante. Lavergne en tisse les liens avec une grâce artisanale.
Mais sous le costume de l’archiviste bienveillant veille un esprit d’anticipation. Quand le romancier prend le pas sur l’organisateur, le ton se densifie. Face aux vertiges de l’Anthropocène, Christian Lavergne refuse le cynisme facile comme la naïveté aveugle. Il projette ses fictions à deux millénaires d’ici, choisissant l’utopie comme un acte de courage tranquille.
À Sauveterre, derrière les remparts médiévaux, cet homme ne garde pas le passé : il l’ensemence. Entre les mains de passeurs comme lui, la littérature redevient ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : un abri lucide, ouvert aux vents du large et aux promesses de demain.
Un texte formulé par Simon Bordelais.
Kevin Rouzier : l’instinct de la scène
Il y a des hommes faits d’une étoffe que l’immobilité use. Chez Kevin Rouzier, le verbe est vif, le regard franc et l’énergie contagieuse. Depuis trois décennies, cet artisan de la voix n’a qu’un métier : allumer des lumières dans les yeux des autres, faire danser les foules et transformer une soirée ordinaire en fête mémorable. Pourtant, après des années d’un succès rodé, une tentation familière l’a rattrapé : le goût du large, ce besoin viscéral propre aux bâtisseurs de se frotter à l’inconnu.
Direction la Vendée, face à l’océan. Kevin accepte la direction adjointe d’un immense camping de quatre mille âmes. Loin des micros, le voilà propulsé « maire » d’une cité éphémère, orchestrant les urgences, la sécurité et les audits sur trois écrans simultanés. Les spectateurs le croyaient sur scène ; il apprenait la rigueur des coulisses. Une expérience dense, formatrice, mais qui allait bientôt buter sur l’essentiel : les tableurs ne vibrent pas, et le vent marin ne remplacera jamais la chaleur d’une salle qui chante à l’unisson.
Il faut du courage pour partir ; il en faut bien plus pour admettre qu’un détour a livré sa leçon et qu’il est temps de rentrer. Sans fausse pudeur ni amertume, Kevin tranche. Avec sa femme et sa fille, le cap est remis sur le Sud-Ouest. « Je ne reviens pas vaincu, je reviens plus riche », confie-t-il dans un sourire.
À peine rentré en Gironde, l’évidence s’impose : le public ne l’avait pas oublié. L’agenda s’embrase de nouveau, de Frontenac à Rauzan. L’homme se dit « éternel insatisfait », doutant encore après chaque set pour mieux se réinventer demain. Mais qu’importe l’inquiétude : en quittant la scène pour quelques mois, Kevin Rouzier n’a rien perdu. Il a simplement mesuré la force du lien qui l’y attache. Sa vraie place est là, debout dans la lumière, là où les cœurs battent à son tempo.
Un texte formulé par Simon Bordelais.
Thierry Parssat : l’écho vivant du conte gascon
Il y a des hommes dont la voix semble taillée à même le paysage. Dans l’intimité feutrée d’un studio de radio girondin, Thierry Parssat s’avance sans apprêt. Silhouette calme, regard bienveillant : rien chez lui ne trahit l’artifice de la scène. Pourtant, qu’il fasse vibrer les refrains rocailleux du groupe Igor ou qu’il s’en remette au souffle fragile d’un récit, il réveille une émotion ancestrale que notre époque croyait éteinte.
Depuis trois décennies, Thierry Parssat promène sa voix sur les routes d’Occitanie. Mais lorsque cesse la musique et que vient le conte, le temps change de substance. Son débit ralentit, le grain de son timbre se fait plus dense, enveloppant comme un feu d’hiver.
L’artiste ne déclame pas : il dépose. Avec une précision d’artisan, il installe ses silences, laissant grandir l’image d’un roi tyran dérouté par un enfant, ou la candeur de Jantou, le naïf du village grimpant la colline avec une échelle d’acacia sur le dos pour toucher le ciel. Chez lui, la fable n’est jamais mièvre. Elle a le tranchant de l’évidence et la douceur d’un remède contre l’oubli.
Dans ses histoires, le mystère se partage comme du pain. Une moitié de fruit pour celui qui narre, une autre pour celui qui écoute, et le reste lancé d’un geste large vers l’horizon — pour celui qui, dans cent ans, reprendra le fil du récit lorsque les vivants d’aujourd’hui ne seront plus.
Conter, pour Thierry Parssat, n’est pas exhumer un passé poussiéreux ; c’est offrir un espace d’asile à nos solitudes. Entre le français quotidien et le gascon natal, les langues chez lui ne s’opposent pas : elles se relaient pour dire l’essentiel. En quelques phrases dépouillées de tout éclat vain, il rappelle que la parole donnée n’a qu’un but : rendre les hommes un peu plus proches, et le monde un peu plus vaste.
Un texte formulé par Simon Bordelais.
Sauveterre-de-Guyenne : l’artisanat d’art à fleur de peau
À l’antenne, les voix d’Amélie Tisserand et de Dorothéa Chaplain résonnent d’une franchise sans apprêt. Ni fard ni emphase : ces femmes parlent le langage de l’atelier, fait de patience tenace, de gestes répétés et d’un amour jaloux pour la matière brute. À l’heure où les objets se standardisent et s’oublient sitôt acquis, la Rencontre des Savoir-Faire de Sauveterre-de-Guyenne fait office de manifeste silencieux mais tenace : ici, la main humaine reste la seule mesure du beau.
Sur les pavés de la bastide, la transformation n’est pas un concept, c’est une pulsation. Elle s’entend dans le choc sec du marteau de William sur son enclume de forgeron ; elle s’observe dans la rondeur d’un tour de potier ingénieusement arraché au mécanisme d’une vieille Singer par Hélène Woods. De la motte d’argile informe au fer incandescent, du cuir dompté à la calebasse sculptée, l’objet s’extrait du néant sous le regard des passants. On n’achète pas une marchandise : on assiste à un enfantement.
Cet art du trait d’union s’adresse d’abord aux enfants. Dès la veille, les écoliers désertent les écrans pour plonger leurs doigts dans la tiédeur de la laine feutrée ou la fraîcheur de la terre. Puis le dimanche s’ouvre comme une fête de village à l’ancienne : musique sur échasses, effluves gourmandes de canard poêlé et de crêpes dorées, parfums d’un terroir où le cresson voisine avec la charpente navale.
Au fond, ce que défendent Les Art’s Typiques et Les Ateliages, c’est le mystère de la rencontre. Ce moment suspendu où l’on croise sur un étal une pièce singulière — rugueuse, imparfaite, habitée — et où l’on ressent, intacte, la présence de celui qui l’a créée. En quittant Sauveterre, on ne rapporte pas un bibelot. On emporte avec soi le souffle de ceux qui donnent encore une âme à la matière.
Un texte formulé par Simon Bordelais.
Chat en appartement : les secrets du bonheur félin
Au micro de l’émission « Entre deux moustaches », sur les ondes de REM, la voix de Catherine possède cette clarté douce des interprètes passionnés. Comportementaliste et présidente de l’association Du chat réolais, elle prête ses mots aux silences feutrés de nos compagnons. Sa certitude ? Un chat peut s’épanouir en appartement, à condition de cesser de penser son espace à notre échelle.
Pour un félin, le monde s’arpente d’abord à la verticale. Délaissant le sol aux humains, il conquiert buffets, étagères et arbres à chat. Une simple fenêtre sécurisée devient sa vigie, son écran sur le monde où l’agitation d’une branche nourrit sa vigilance innée. Sous l’animal de salon persiste toujours l’affût d’un fauve : quelques minutes quotidiennes à poursuivre un ruban réveillent sa grâce vive.
Mais Catherine rappelle aussi une règle d’or, formulée avec un sourire complice : le droit fondamental à la solitude. Une boîte en carton ou une niche abritée valent tous les coussins précieux lorsqu’il s’agit d’exiger qu’on lui « fiche royalement la paix ».
Au-delà des conseils, son engagement s’enracine dans l’urgence du cœur. En rappelant que son association cherche des familles d’accueil, Catherine trace un pont entre nos intérieurs soignés et la vulnérabilité de la rue. Avec elle, aimer un chat redevient une leçon d’humilité : offrir un toit, mais surtout, respecter le mystère d’une présence libre.
Un texte formulé par Simon Bordelais.
Rééquilibrage alimentaire : l’art de durer
Dans les chroniques qu’il nous confie, seul face à son micro, Guy-Arnaud Penet pose une voix qui apaise d’emblée. Son rituel « Be Happy » n’a rien d’une formule convenue : c’est une respiration. Installé comme kinésiologue à La Réole, il préfère la réconciliation aux injonctions du sacrifice.
Pour illustrer le piège des régimes punitifs, il convoque la figure de « Sophie », lancée dans une perte de dix kilos en un an. Que pèse un croissant dominical face à cette trajectoire ? Rien, rappelle-t-il, sinon le sel d’une vie normale. Pour Guy-Arnaud, le chemin de la santé n’est jamais une ligne droite ; il tolère les détours, pourvu qu’on ne confonde pas écart passager et renoncement complet.
Au fil d’une métaphore végétale lumineuse, il résume sa vision en quatre repères : la détermination, un objectif réaliste comme cap GPS, la souplesse face aux imprévus, et surtout le temps long. Car l’assiette s’apprivoise comme un marathon, non comme un sprint.
Le praticien partagera cette approche lors de deux rendez-vous à La Réole :
Conférence sur le jeûne (mécanismes et avancées scientifiques) : samedi 3 octobre à 11 h, salle Marc-Morell (mairie).
Journées portes ouvertes : 6 et 7 octobre, avec séances découvertes offertes sur réservation (labyrinthe-kinesiologie.fr).
Une parole intime et bienfaisante, qui réapprend à négocier en douceur avec son corps.
Cook Elo : le batch cooking à domicile avec Elodie Boone
Il y a dans la voix d’Elodie l’assurance feutrée des artisans qui n’ont plus rien à prouver. Pas de discours apprêté, pas d’effets de manche : chez elle, le geste culinaire relève d’une évidence forgée par vingt années passées au feu. Du lycée hôtelier aux rigueurs de l’événementiel haut de gamme, des truffes festives aux cadences de cheffe de brigade, la cuisine n’a jamais été une parenthèse. C’est sa colonne vertébrale.
Puis est venu un troisième enfant, et avec lui l’impérieux besoin d’harmoniser le temps. Comment continuer d’exercer un métier exigeant sans lui sacrifier les siens ? La réponse a pris le nom de Cook Elo : une manière d’importer la précision des brigades directement au cœur des foyers de Gironde.
Le principe est limpide. Une fois par semaine, Elodie entre dans votre cuisine et s’empare des fourneaux. Pas de barquettes anonymes ni de raccourcis industriels : ici, les pâtes brisées se pétrissent du bout des doigts, les purées ignorent les flocons et les mijotés d’automne prennent le temps de confire doucement. Guidée par les saisons et les maraîchers locaux, elle élabore l’ensemble des dîners de la semaine avant de laisser le plan de travail immaculé, flanqué d’une feuille de route précise pour chaque soir.
Au-delà de l’assiette, c’est un soulagement invisible qu’elle dépose dans le réfrigérateur : la fin de l’éternel casse-tête de dix-huit heures, ce poids diffus de la charge mentale qui pèse sur les parents, les convalescents ou les journées trop pleines.
Éligible au crédit d’impôt des services à la personne, son approche réconcilie le bon sens du terroir et le luxe d’un soir sans contrainte. Elodie Boone n’a pas quitté son art : elle l’a simplement ramené à l’essentiel, là où un plat fumant suffit à apaiser le tumulte d’une journée.
Un texte formulé par Simon Bordelais.
Ce vendredi, CABUT et Laura Foucaud reçoivent les acteurs culturels et associatifs de l’Entre-deux-Mers. Entre musiques anciennes, patrimoine vivant, nouveaux tiers lieux et expos, le week-end s’annonce chargé.
En direct du Café des Sports à Monségur, l’équipe rend d’abord un vibrant hommage à Catherine Ringer et aux Rita Mitsouko.
Place ensuite aux rendez-vous culturels du week-end. Jean-Christophe Candau présente la 18e édition des Riches Heures de La Réole, un festival de musiques anciennes placé sous le signe du souffle, qui se tiendra du 25 au 27 septembre avec entre autres des chants corses et une recréation mondiale.
À Saint-Macaire, Maryse Bernard détaille le programme des Journées du patrimoine des 19 et 20 septembre. Au menu : déambulations, visites matrimoniales aux lavoirs, balades naturalistes et liens avec Malagar autour de la Garonne.
L’émission fait une halte ensuite à Pondaurat avec Léonie et Alex, qui inaugurent La Stalla. Cette ancienne grange transformée en lieu culturel et éco-responsable propose désormais des concerts, des ateliers et des rencontres pour dynamiser la vie rurale.
Enfin, un point est fait sur Le diner en blanc sous la halle de Monségur et sur le final du festival Dropt’Art au HOME à Saint-Hilaire-de-la-Noaille.
Des habitants peuvent devenir producteurs d’énergie, avec leur commune. Coline, du réseau CIRENA, explique comment démarrer un projet citoyen en Nouvelle-Aquitaine.
CIRENA est le réseau régional des énergies citoyennes. L’association aide les collectifs déjà formés à monter leurs projets. Là où il n’y en a pas, elle sensibilise les habitants pour qu’un groupe émerge. Elle présente aussi l’énergie citoyenne aux collectivités.
Coline s’appuie sur les études du réseau national Énergie Partagée. Un projet citoyen travaille avec des prestataires locaux. Loyers et fiscalité restent dans la commune. Il permet aussi de comprendre d’où vient son électricité, et il se prête à l’éducation populaire, notamment dans les écoles.
Pour un toit d’école ou de salle des fêtes, CIRENA rencontre la collectivité, l’école et les habitants. Le principe : le groupe citoyen reste maître de ses décisions. Plus on réunit de monde autour de la table, plus le projet est accepté.
La page « Énergie Partagée Investissement » permet de placer son épargne dans un projet citoyen près de chez soi. Une carte de France recense ces projets. CIRENA propose aussi un documentaire, accessible par un formulaire sur la page « Actualités » de son site. L’association aide à organiser une projection.
Chronique de la série « Les acteurs de la transition écologique », avec le Pôle territorial Sud Gironde, chaque vendredi sur REM. Sources : CIRENA, Énergie Partagée.
Le 18 septembre 2026, l’émission Électro District a exploré la culture de la musique électronique et du vinyle. Mary Bach, artiste et DJ, et Toche, DJ passionnée depuis trente ans, étaient les invitées de REM. Au programme : l’histoire des free parties, la place des femmes aux platines et l’agenda local.
Toche mixe de la musique électronique depuis 1996. Elle a découvert cet univers lors des premières free parties, des fêtes libres et clandestines. Cette époque marquait une liberté totale pour les organisateurs et le public, qui participaient sur le principe de la donation libre.
La DJ refuse aujourd’hui de passer au format numérique. Elle utilise exclusivement des platines traditionnelles et des disques physiques. « La musique qui est sortie sur vinyle est intemporelle », résume Toche.
Elle construit ses prestations comme une histoire continue, sans laisser de pause aux danseurs. Pour son récent passage au festival Festifl’Art, elle a fait nettoyer ses disques les plus anciens par un professionnel.
Le magasin parisien Techno Import fournit les DJ depuis plus de trente ans. Son fondateur, Mazen, a connu les débuts de la scène underground. Il voyageait alors en train à travers l’Europe pour dénicher de nouveaux disques en Belgique ou en Allemagne.
L’arrivée du numérique a bouleversé la profession. Le mixage s’est démocratisé grâce aux logiciels de synchronisation. Mazen constate que le réseau social d’un artiste compte désormais davantage que sa technique pure.
Le vinyle reste toutefois un objet de collection prisé pour les affrontements amicaux entre platinistes. Le disquaire continue de conseiller des classiques, comme les morceaux de Laurent Garnier, aux côtés des nouveautés.
La scène électronique accueille de plus en plus de femmes. La chanteuse bordelaise Sopycal a récemment franchi le pas. Elle propose des sélections radicales, composées uniquement de morceaux produits par des femmes.
Cette démarche vise à mettre en valeur des artistes issues de la culture berlinoise ou d’Amérique latine. L’artiste Umbree confirme cette évolution des programmations. Elle mélange la hard techno, un style électronique rapide et puissant, avec des sonorités sénégalaises.
« Plus on voit de femmes, plus d’autres femmes se lancent », explique Umbree. La jeune femme a vu sa carrière décoller après avoir remplacé le rappeur Damso devant douze mille personnes. La musicienne Mary Bach suit le même chemin en intégrant ses textes à ses mix.
Les artistes adaptent constamment leurs méthodes de composition. Mary Bach a d’abord écrit ses textes seule à la guitare avant de collaborer avec des arrangeurs. Elle part désormais d’une production musicale pour y poser ses mots.
Elle a également cofondé le collectif Sector 4 avec deux autres musiciens. Le producteur Ando, alias APH4ZE, fait partie de cette nouvelle structure. Il puise son inspiration dans ses émotions immédiates.
Il envisage ses morceaux comme des scènes de film. Chaque création doit comporter un début, un point culminant et une fin pour embarquer le public. Le collectif ambitionne de créer son propre label, une structure d’édition discographique.
Les musiques électroniques sortent des grandes métropoles pour animer les territoires ruraux. La soirée Ritual_2 prouve que la campagne attire aussi les amateurs de ce style musical.
L’événement s’installe à Tonneins, aux portes du Sud-Gironde. Cette date offre une alternative aux soirées bordelaises du Hangar DS ou de la Rock School Barbey.
Elle rassemble le public autour des musiques actuelles, loin des grands centres urbains. « C’est très important que ce genre d’événements existe », confie Mary Bach.
📍 Soirée Ritual_2, cours de Verdun, Tonneins
🕐 10 octobre 2026
📍 Concert de La P’tite Fumée, Rock School Barbey, Bordeaux
🕐 16 octobre 2026
📍 Soirée avec Contrefaçon et Hathora, Hangar DS, Bordeaux
🕐 23 octobre 2026
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