REM 98.4 FM

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REM 98.4 FM episodes

  • Le Coquelicot des cendres : l’audace d’un film d’époque

    Le Coquelicot des cendres : l’audace d’un film d’époque

    Réunir les apparats du XIXe siècle sans budget de cour d’école relève d’une douce folie. C’est pourtant ce miracle d’artisanat que signent Bruno Lacombe et Sébastien Saint-Martin avec Le Coquelicot des cendres. Derrière ce moyen-métrage vibrant se cache une alchimie singulière : la rencontre d’un passeur de mémoire et d’un orfèvre du cadre.

    D’un côté, la voix posée de Bruno Lacombe raconte la terre, le fleuve et la pierre. Féru de patrimoine, il exhume un drame feutré au temps où se creusait le canal latéral à la Garonne. De l’autre, la pudeur fiévreuse de Sébastien Saint-Martin trahit l’angoisse des perfectionnistes. « Je suis trop exigeant », comme pour excuser ce refus obstiné du médiocre. Chez lui, chaque plan doit tenir de la toile de maître. Pour capter les brumes d’automne.

    Pourtant, cette rigueur plastique n’aurait rien été sans une ferveur toute collective. Ni subventions fastueuses, ni machinerie hollywoodienne : ici, l’élan est né d’une vingtaine de volontaires, de maires ruraux prêtant leurs charrettes, et d’une confiance mutuelle chevillée au corps.

    Au cœur de cette bourgeoisie rurale blessée par la fatalité, le film pose une question morale et intemporelle : qui porte la faute du drame ? Mais il offre aussitôt sa réponse en allégorie. Comme ce coquelicot sauvage qui est la première fleur à percer les laves refroidies des volcans, l’œuvre choisit la renaissance plutôt que l’amertume.

    Dans cette aventure, Bruno aura patiemment déposé les cendres du passé ; Sébastien, de son œil affûté, y a fait éclore l’éclat vermillon de la vie. Une leçon d’épure et de cinéma.

    Un texte formulé par Simon Bordelais.

    22 min
  • Les vendredis éclectroniques #15 nuage musical et sensoriel

    Pour cette émission, je serai votre guide pour une odyssée musicale, sensorielle et émotionnelle. Les tracks que je vous propose nous emmenent dans un univers trip-hop et rock électro psychédélique. Ainsi, dans ce chemin introspectif que va prendre ce vendredi éclectronique, laissez-vous porter tout en douceur, venez vous poser et vous reposer un instant à mes côtés sur ce nuage musical, ce doux refuge qui est le mien.

    Playlist

    01. Asaf Avidan – Different pulses

    02. Björk – Hunter

    03. Youssoupha – Mourir mille fois

    04. Django Django – Sundials

    05. DJ Shadow – Six days

    06. Radiohead – Let down

    07. Django Django – Firewater

    08. Björk – Jóga

    09. Massive attack – Teardrop

    10. Jean du voyage feat Dawa Salfati – Talk to me

    11. Archive – Silent

    12. Massive attack – Angel

    13. Bjork – Venus as a boy

    14. Nitin Sawhney – Spark

    15. Massive attack – Paradise circus

    16. The smile – Teleharmonic

    17. Radiohead – Where I end and you begin

    18. Waldeck feat Zeebee – Addicted

    19. Django Django – Further

    20. Madonna – Frozen

    21. Archive – Splinters

    22. Awolnation – Sail

    23. The chemical brothers – The pills wont help you now

    24. Stromae – L’enfer

    25. Waldeck feat Zeebee – Why did we fire the gun

    26. Gaël Faye – Respire

    27. Youssoupha – Faire mieux

    28. Orange Blossom – Lost

    29. Radiohead – There there

    30. Massive attack – Psyche

    31. Broadcast – Echos answer

    32. Alanis Morissette – Thank you

    33. Youssoupha – Entourage

    34. Gael Faye – Tôt le matin

    35. Youssoupha – Espérance de vie

    2 hr 48 min
  • L’indigo selon Mademoiselle C : l’or bleu de Targon

    Des plateaux de tournage parisiens aux feuillages tinctoriaux de l’Entre-deux-Mers, il n’y a qu’un pas… guidé par la passion de la matière et des pigments vivants. Dans L’interview du jour sur REM, nous recevons Caroline Cochet, artisane teinturière installée au cœur de la bastide girondine de Targon sous le nom de L’Atelier de Mademoiselle C.

    Venue présenter la toute première édition de la Fête de l’indigo, elle nous ouvre les portes de son univers : un dialogue permanent entre la terre de Gironde, les savoir-faire ancestraux du Japon et la poésie de la couleur naturelle.

    Du cinéma à la marmite : la métamorphose de Caroline Cochet

    Pendant dix ans, Caroline Cochet a évolué dans l’effervescence du milieu cinématographique à Paris, en tant que lectrice de scénarios et assistante de production. Une première vie intense mais déconnectée de la création manuelle :

    « J’ai eu besoin de mettre les mains dans la matière. J’ai commencé par le tricot, puis j’ai rencontré des teinturières artisanales du monde entier qui m’ont dit : « Essaie, c’est facile, il suffit d’une cuisine ! » Je me suis lancée, et je suis tombée, comme Obélix, dans la marmite. »

    Dès 2012, Caroline s’affranchit de la vie citadine pour s’installer en Gironde et faire de la teinture végétale son métier d’art. Ce qui n’était au départ qu’une recherche esthétique devient rapidement une passion botanique : cultiver, récolter et transformer la plante pour en révéler l’âme chromatique.

    Le bleu indigo : une alchimie unique et vivante

    Si le monde végétal offre une infinité de nuances, c’est le bleu indigo qui a définitivement conquis l’artisane. Loin d’être un pigment ordinaire, l’indigo ne se dissout pas dans l’eau comme une infusion classique : il exige une chimie naturelle complexe par réduction et fermentation (la méthode traditionnelle japonaise du sukumo).

    Fascinée par l’artisanat d’art nippon, Caroline s’est rendue au Japon en 2015 pour s’initier aux techniques de réserve par couture, plissage et ligatures (shibori). Son terrain d’expérimentation de prédilection ? La persicaire à indigo (Persicaria tinctoria), plante dont elle extrait un bleu singulier : à la fois sombre et profondément lumineux.

    Cette transmission des savoirs l’a d’ailleurs amenée à partager son expertise auprès du grand public, aussi bien dans son atelier qu’à travers son ouvrage de référence « La magie de l’indigo » publié aux Éditions Eyrolles. Prochainement, elle sera également l’invitée du podcast de micro-aventure Le Slow Tour, animé par Donatien Le Liepvre, venu en itinérance douce à vélo à Targon pour effeuiller la plante tinctoriale.

    Rendez-vous au « Jardin de sorcière » : une fête sous le signe du Japon et de la création

    Installé sur un terrain communal mis à disposition par la commune de Targon, au 8 chemin du Petit Babo, le jardin de Caroline Cochet n’est pas seulement un lieu de culture : c’est un sanctuaire pédagogique, créatif et ouvert aux rencontres.

    Ce samedi 19 septembre, de 11h à 19h, le site accueillera la première Fête de l’indigo, un événement placé sous le signe du partage, des arts croisés et de la culture japonaise.

    Au programme de la journée :
    • Une invitée d’honneur venue du Japon : Caroline accueille Makiko Tonoga, artisane teinturière originaire de Tokushima (l’île de Shikoku, berceau historique de la culture de l’indigo au Japon), venue animer des stages exclusifs de shibori et présenter ses créations.

    • Un marché d’artisans d’art : Retrouvez les pièces uniques de céramistes pratiquant la technique du Raku, ainsi que le travail textile de Léonor (Les Artipiques), qui redonne vie aux soieries et tissus anciens japonais.

    • Concert dessiné à 15h00 (Création originale) : L’artiste carnettiste et voyageuse Sophie Bataille réalisera une performance en direct, peignant sur de grands rouleaux de papier japonais suspendus aux branches du verger, accompagnée par les compositions d’un musicien guitare-voix.

    • Fresque monumentale : Dans le hangar du terrain, venez admirer l’œuvre peinte par l’artiste urbain bordelais Rémi Gaston, retraçant les quatre saisons du cycle de l’indigo.

    • Démonstrations & Cuves de teinture : Caroline Cochet vous fera découvrir les secrets de l’oxydation de l’indigo, où le tissu ressort jaune-vert de la cuve avant de virer miraculeusement au bleu profond au contact de l’air.

    • Chantier participatif d’effeuillage : Petits et grands sont conviés à participer à la dernière récolte de l’été ! À l’ombre des arbres, venez effeuiller la persicaire à la main avant sa mise en compost pour les cuves de l’année à venir.

      Informations pratiques
      • 📅 Date : Samedi 19 septembre

      • 🕚 Horaires : De 11h00 à 19h00 (entrée libre)

      • 📍 Lieu : Le Jardin tinctorial, 8 chemin du Petit Babo, 33760 Targon (Gironde)

      • 🧺 Restauration : Option pique-nique tiré du sac sous les arbres, ou restauration sur place auprès des food trucks de la fête communale de Targon, qui se déroule en parallèle dans le village.

      • 🌐 Renseignements et contacts : Retrouvez toute la programmation sur le compte Instagram @latelierdemademoisellec ou sur le site web officiel ateliermademoisellec.fr.

        Un texte formulé par Simon Bordelais.

        14 min
      • Vivre avec un chat : réapprendre à voir à sa hauteur

        Vivre avec un chat : réapprendre à voir à sa hauteur

        Sur les ondes de Radio Entre-Deux-Mers, la voix de Catherine a la douceur ferme de ceux qui savent se taire pour mieux entendre. Présidente de l’association Du chat réolais, communicante et vigie des coursives ordinaires, elle pose au micro une invite limpide : cesser de penser nos foyers pour nous seuls et consentir, enfin, à regarder l’espace à travers la pupille d’un félin.

        Avec un bon sens teinté d’espièglerie, elle bouscule nos vanités décoratives. Elle rappelle l’instinct qui refuse de boire près du repas, l’absurdité d’une litière reléguée contre la gamelle, et ce besoin viscéral de verticalité où l’animal reconquiert son statut de guetteur. Vivre avec un chat, enseigne-t-elle, c’est respecter son territoire, sa soif d’affût et ce luxe inaliénable : le droit souverain qu’on lui fiche la paix.

        Mais sous la légèreté de la chronique affleure l’urgence du terrain. Lorsque Catherine égrène le bilan de son refuge — plus de cent cinquante détresses recueillies, quatre-vingt-une adoptions cette année —, sa voix se densifie. Chaque chiffre n’est pas un décompte, c’est une plaie refermée, une résurrection discrète arrachée à la rue.

        En quittant l’antenne, Catherine ne transmet pas de simples astuces d’aménagement. Elle restaure un pacte de délicatesse : rendre sa dignité sauvage au mystère qui dort sur notre canapé.

        Un texte formulé par Simon Bordelais.

        4 min
      • Nora et Mahéry : bâtir l’humain à l’école ÊTRE

        Nora et Mahéry : bâtir l’humain à l’école ÊTRE

        De son enfance tiraillée entre deux cultures, Nora a fait une promesse : abolir les frontières et « servir enfin à quelque chose ». Chez Mahéry, le déclic est né d’un refus viscéral de l’injustice et d’une soif d’action concrète. Unis par une complicité joyeuse et le sens du bien commun, ils animent le tiers-lieu Le Petit Village et incarnent le cœur battant de l’école ÊTRE Gironde.

        Leur pédagogie fuit les estrades pour s’enraciner dans la matière.

        À travers leur formation gratuite « Terre et Bois », ouverte aux jeunes en marge comme aux adultes en reconversion, ils réhabilitent le travail manuel écologique comme instrument d’émancipation. On y pétrit l’argile crue, on taille le chêne, on pose le chanvre et la chaux. En éprouvant la résistance des matériaux biosourcés, chacun réapprend le pouvoir d’agir. L’estime de soi ne se théorise plus : elle se maçonne.

        Mais leur vraie signature tient au soin apporté au groupe. Grâce à l’immersion et à l’hébergement partagé, ils offrent un sas d’accueil inconditionnel où le rire désamorce l’angoisse de l’échec. En apprenant à préserver le vivant, leurs stagiaires ne découvrent pas seulement un métier d’avenir : aux côtés de Nora et Mahéry, ils trouvent enfin leur juste place.

        24 min
      • Le jeûne démystifié : entre science et mémoire du corps

        Le jeûne démystifié : entre science et mémoire du corps 

        Il y a, dans l’amorce de la chronique Be Happy, une gaieté contagieuse qui ne tarde pas à s’effacer devant une profonde clarté de vue. L’orateur pose sa voix avec cette élégance mesurée des pédagogues qui préfèrent éclairer plutôt qu’éblouir : le jeûne n’est ni une invention contemporaine, ni un remède magique. Il est un dialogue retrouvé avec notre biologie originelle.

        À l’échelle de l’évolution, l’abondance permanente et les réfrigérateurs saturés font figure d’exception. De l’animal en migration aux traditions séculaires, l’organisme vivant a toujours su faire du vide un temps de régénération. Lorsque le glucose s’épuise, le corps commute : il brûle ses réserves, reprogramme ses cellules et active une formidable mécanique de nettoyage que la recherche mondiale sur la longévité commence à peine à sonder.

        Mais là où l’époque aime les panacées, le praticien oppose une sage prudence. Le jeûne prolongé n’est ni anodin ni universel. Il exige le discernement plutôt que le dogme, la mesure plutôt que l’excès.

        4 min
      • Le 5 à 7 du vendredi : Dropt’Art, stand-up au château et une gare devenue scène

        Podcasts · Le 5 à 7 du vendredi — émission n° 2, diffusée le vendredi 11 septembre 2026

        Deux heures en direct du Café des Sports, sous les arcades de Monségur, pour préparer un week-end où il y a trop à faire. Quatre rendez-vous, sept invités, une chronique musicale.

        Dropt’Art : Josy Moderne et Georgette Bastien

        La photographe Josy Moderne et la plasticienne Georgette Bastien ouvrent l’émission. Toutes les deux participent à Dropt’Art, qui réunit 57 artistes dans 22 ateliers et lieux d’exposition de la vallée du Dropt jusqu’au 20 septembre.

        Josy Moderne travaille le paysage et la macrophotographie, et transfère ses images sur la pierre, le métal, l’or. Georgette Bastien assemble des créatures mi-humaines mi-animales, les Panimours et les Gastéropithèques, à partir de bois et de matériaux récupérés. Son exposition couvre trois périodes : des gravures des années 1980, des photographies, puis ces créatures.

        Sur le public qui pousse la porte des ateliers, elles disent la même chose. « C’est fondamental, le public. C’est la nourriture. »

        Bon plan musique : Maggy Bolle

        Raphaël Poutchi consacre sa chronique à Maggy Bolle. Chanteuse française sur la route depuis 2016, des cafés associatifs aux grandes salles, adoptée par la scène punk et alternative. Chanson française sur le papier, esprit punk dans la pratique.

        Régula Comedy Show : Anthony Ronzani et Armand Sanches

        Cap sur La Réole. Anthony Ronzani préside le collectif artistique et culturel Anima Regula. Armand Sanches est humoriste bordelais et co-organisateur du gala. Ensemble, ils installent le premier Régula Comedy Show au château des 4 Sos, un monument rarement ouvert au public.

        Six humoristes à l’affiche, cinq Bordelais et un Rochelais, choisis dans un vivier d’une centaine d’artistes. La Réole vit du stand-up depuis quatre ou cinq ans, et la demande du public a décidé du projet.

        L’Atelier Acoustique : Marine Sciana et Mickaël Amouroux

        Direction Neuffons. Marine Sciana, clarinettiste, et Mickaël « Mike » Amouroux, multi-instrumentiste et professeur de musique, ont installé dans une grange un lieu consacré aux musiques traditionnelles et aux musiques du monde. Concerts, résidences, chorales, ateliers dans les écoles, après-midis jeux de société.

        L’association est portée par un collectif d’habitantes, sans présidence. Le plus jeune adhérent a trois ans et danse en bal dans le dos de sa mère. La doyenne, Yvette, en avait quatre-vingt-dix.

        Le duo qu’ils forment s’appelle Aïla. Il est né d’une recherche sur la transmission du son sans électricité, à travers des tuyaux et des pavillons.

        La Gare de La Mothe-Landerron : Xavier Bartab

        Dernier invité, Xavier Bartab. Auteur, compositeur et chanteur, il a racheté à la SNCF la gare de La Mothe-Landerron, fermée depuis des années. Désamiantage, électricité, réaménagement complet du hall des pas perdus.

        Le bâtiment abrite aujourd’hui un café associatif, une salle de diffusion et des résidences d’artistes. Le quai, lui, reste actif : les TER s’y arrêtent tous les jours. Les voyageurs voient de la lumière, entendent de la musique, et entrent.

        Les rendez-vous annoncés
        Date
        Rendez-vous
        Lieu
        Samedi 12 septembre, dès 15 h
        Régula Comedy Show : visite guidée, spectacle de clown à 16 h 30, stands, goûter, gala à 20 h
        Château des 4 Sos, La Réole
        Samedi 12 septembre, 18 h
        Exposition de Georgette Bastien, dégustation et concert de gongs
        Sous la halle
        Samedi 12 septembre, 19 h
        Auberge espagnole dans le jardin, puis concert de Socam à 20 h
        L’Atelier Acoustique, Neuffons
        Vendredi 18 septembre, 19 h 30
        Exposition de Josy Moderne, dégustation
        Salle des Amis, Monségur
        Jusqu’au 20 septembre
        Dropt’Art, 8e édition, vendredis, samedis et dimanches de 11 h à 19 h
        Vallée du Dropt
        3 octobre
        Vals’Avec Sireba, puis jam
        L’Atelier Acoustique, Neuffons

        L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

        Les titres diffusés

        Jocelyn Brown, Somebody Else’s Guy · Diane Dufresne, Ne tuons pas la beauté du monde · Triangle Sun, Beautiful · Charles Aznavour, Je m’voyais déjà · Maggy Bolle, Beau pain dans ta gueule · Steve Miller Band, The Joker · GiedRé, Jacky le nain · The Turtles, Happy Together · Aïla, Barjak · Buika, Loca · KT Tunstall, Black Horse and the Cherry Tree · Bartab.

        Cet épisode contient des chansons et des propos réservés à un public averti.

        L’équipe

        Animation : Jean-Christophe Cabut et Laura Foucaud. Réalisation : Damien Grouhel. Chronique Bon plan musique : Raphaël Poutchi. Émission enregistrée au Café des Sports à Monségur, avec les remerciements de REM à Frédo et à son équipe.

        Le 5 à 7 du vendredi, tous les vendredis de 17 heures à 19 heures sur REM, 98.4 FM, et en podcast sur remradio.fr.

        2 hr
      • Bien-être animal à La Réole : kinésiologie et écoute du vivant
        Bien-être animal à La Réole : kinésiologie et écoute du vivant
        Le bien-être animal prend une dimension singulière au cœur du Sud Gironde. Sur le plateau de REM Radio, Guy-Arnaud et Catherine présentent leur démarche commune pour apaiser les animaux de compagnie. Installés dans le bassin réolais, ils associent la kinésiologie animale et la communication intuitive. Leur méthode repose sur le principe du transfert énergétique. Catherine sert de relais corporel entre le praticien et l’animal pour détecter les blocages physiques ou émotionnels. Cette pratique s’adresse aux propriétaires de chiens, de chats ou de chevaux confrontés à des troubles du comportement. Ce travail exige une rigueur comportementale stricte et une écoute fine des signaux biologiques. L’engagement de Catherine au sein de l’association Le Chat Réolais illustre cette volonté d’agir sur le terrain local.
        Le principe du transfert corporel en kinésiologie animale
        La kinésiologie animale contourne l’absence de parole verbale par un relais humain direct. Guy-Arnaud applique cette méthode de transfert pour évaluer l’état de santé des bêtes de compagnie. Catherine intervient comme intermédiaire physique pendant chaque séance d’évaluation énergétique. Le praticien effectue des tests musculaires sur Catherine pendant qu’elle touche le pelage de l’animal. Cette manipulation révèle les tensions musculaires ou énergétiques du sujet examiné. Les corrections s’exécutent ensuite directement sur l’animal ou sur l’intermédiaire humaine. Catherine décrit son rôle sans ambiguïté : « Je ne suis à ce moment-là que le pont entre Guy-Arnaud et l’animal. » Cette coopération évite de contraindre des bêtes craintives ou agitées. Le protocole s’adapte au tempérament de chaque bête observée. Les signaux neuromusculaires indiquent précisément la source du blocage fonctionnel. Cette approche douce préserve la tranquillité de l’animal au sein de son environnement familier.
        Les interventions à distance résolvent les blocages physiques insolubles en cabinet de consultation. Un animal refuse parfois le contact physique d’un inconnu ou s’enfuit dans la pièce. Guy-Arnaud transfère alors l’information énergétique du sujet vers son binôme sans manipulation directe. La séance s’opère sur Catherine sans perturber le milieu de vie du compagnon. Cette pratique s’exécute même si le maître réside dans une commune limitrophe du Sud Gironde. Guy-Arnaud détaille cette démarche singulière face aux animaux agités. « Je transfère alors l’énergie sur Catherine pour travailler directement sur elle », explique-t-il. Les propriétaires constatent souvent un apaisement postural immédiat après l’intervention. Les réactions biologiques confirment l’efficacité du test musculaire indirect. Le praticien enregistre les modifications de tonus corporel sans imposer de contention pénible. La méthode garantit ainsi une intervention sereine pour les maîtres et leurs compagnons.
        Une approche empirique issue de l’ingénierie et des sciences appliquées
        La validation des soins énergétiques repose sur l’observation factuelle plutôt que sur des certitudes théoriques. Guy-Arnaud a exercé le métier d’ingénieur en électronique avant de se consacrer aux soins holistiques. Son activité industrielle concernait l’optimisation des antennes de transmission et la propagation des signaux. Cette culture scientifique rigoureuse le pousse à chercher des explications rationnelles aux phénomènes observés. Aucun modèle académique ne décrit encore les mécanismes physiques précis du transfert kinésiologique chez les animaux. Guy-Arnaud assume ce constat avec franchise : « On ne sait pas comment ça marche, mais on constate que ça fonctionne. » Le praticien refuse d’inventer des théories séduisantes mais invérifiables en laboratoire. Seule l’amélioration de la mobilité ou de la sérénité de l’animal confirme la validité du protocole.
        Cette posture pragmatique trouve des parallèles dans d’autres disciplines thérapeutiques reconnues. Des psychiatres hospitaliers emploient le principe de représentation corporelle dans les constellations familiales. L’intervenant y capte des informations émotionnelles sans disposer de dossier clinique préalable sur les participants. Le constat clinique supplante l’absence de modélisation mathématique du transfert d’informations. Catherine partage cette priorité accordée au résultat tangible plutôt qu’à la théorie pure. Elle l’exprime avec clarté : « Moi, ce qui m’intéresse, c’est plutôt le résultat. » Les retours positifs des familles girondines attestent d’une amélioration durable du comportement de leurs bêtes. Les animaux retrouvent souvent leur appétit ou leur sommeil après une seule séance de travail. Cette approche complète les soins prescrits par les cliniques vétérinaires du secteur sans jamais s’y substituer.
        Rigueur comportementale contre dérives mercantiles sur internet
        L’étude de l’éthologie fondamentale constitue le prérequis obligatoire à toute communication animale sérieuse. Catherine dénonce avec force les offres douteuses qui prolifèrent sur les réseaux sociaux actuels. Des personnes sans formation prétendent traduire mot à mot les pensées des animaux de compagnie. « Un animal ne vous dira rien avec des mots d’humain », avertit la praticienne réolaise. Les bêtes s’expriment à travers des postures corporelles, des odeurs et des vocalisations précises. Un praticien doit comprendre les besoins biologiques propres à chaque espèce avant toute connexion subtile. Un chat d’appartement n’exprime pas les mêmes priorités qu’un cheval de selle ou un chien de chasse. Négliger les lois du comportementalisme animal expose les maîtres à de graves contresens éducatifs.
        La réception des signaux intuitifs demande une discipline d’écoute comparable au réglage d’une fréquence radio. Catherine capte des impressions brutes sous forme d’images fugaces, de sons étouffés ou de gênes physiques. L’intensité émotionnelle transmise par l’animal requiert une vigilance mentale absolue. Cette présence attentive évite toute confusion avec ses propres émotions personnelles. La communicante décrit son processus d’analyse : « Nous ne sommes pas des traducteurs, nous venons reconstituer un puzzle. » Un état de fatigue excessive brouille la réception de ces signaux subtils chez le praticien. Il convient de refuser une consultation si les conditions de concentration ne sont pas réunies. La rigueur éthique interdit de romancer les ressentis pour rassurer artificiellement les propriétaires. Cette exigence professionnelle assainit la pratique et protège les adoptants contre les dérives commerciales.
        L’ancrage territorial à La Réole et l’action pour la protection féline
        Le cadre naturel de La Réole offre l’environnement idéal pour développer une écoute profonde du vivant. Catherine a trouvé le long de la Garonne un espace d’apaisement indispensable à son activité quotidienne. Les berges boisées et la présence d’oiseaux sauvages nourrissent son attention aux rythmes biologiques. Les traversées régulières du pont suspendu réolais marquent son rituel d’ancrage dans le paysage local. Cet environnement préservé favorise le silence intérieur nécessaire à la pratique de la communication intuitive. Catherine y puise la stabilité indispensable après un parcours de vie marqué par des changements majeurs. « C’est à La Réole où je comprends qu’il faut que je fasse ça », confie-t-elle au micro de REM Radio. La connexion avec les éléments naturels consolide sa pratique thérapeutique auprès des foyers du Sud Gironde.
        L’engagement bénévole au sein de l’association Le Chat Réolais démontre l’utilité sociale de cette vocation. Cette structure locale œuvre pour la stérilisation, l’identification et les soins d’urgence des chats errants. Catherine met sa connaissance du comportement félin au service des bêtes recueillies par les bénévoles. Son travail sur le terrain permet de comprendre les traumatismes subis par des bêtes sauvages ou abandonnées. Elle s’inspire des ouvrages de référence de Laila Del Monte pour perfectionner sa méthode d’approche. Les membres de l’association constatent une diminution des conflits territoriaux chez les colonies de chats suivis. Cette action collective contribue à la salubrité publique et à la protection animale dans l’Entre-Deux-Mers. Les soins apportés aux félins sans foyer renforcent les liens de solidarité citoyenne entre les habitants de la commune.
        Cat-sitting professionnel et rencontres citoyennes dans le Sud Gironde
        Le cat-sitting professionnel offre une réponse adaptée aux besoins territoriaux spécifiques de l’espèce féline. Catherine anime les comptes « Catmadi et les moustachus » sur Facebook et Instagram pour informer les propriétaires. Garder un chat à son domicile habituel préserve ses repères spatiaux pendant les congés de ses maîtres. La prestation dépasse la simple distribution de nourriture ou le nettoyage de la litière quotidienne. Catherine analyse l’agencement du lieu de vie pour repérer d’éventuelles sources de tensions spatiales. « Le cat-sitting demande un investissement complet dans le domaine du félidé, car nous entrons chez lui », précise-t-elle. Les adoptants reçoivent des comptes-rendus réguliers sur l’état émotionnel et physique de leur compagnon. Cette prise en charge individualisée évite le stress destructeur souvent engendré par les séjours en pension collective.
        Deux rendez-vous publics permettront d’approfondir ces questions avec Guy-Arnaud durant le mois d’octobre. Le praticien animera une conférence consacrée aux bienfaits du jeûne le 3 octobre à la mairie de La Réole. Il accueillera ensuite les visiteurs dans son cabinet lors de journées portes ouvertes les 6 et 7 octobre. Les personnes intéressées peuvent explorer son site internet labyrinthe-kinesiologie.fr pour découvrir le déroulement d’une consultation. Ces moments d’échange favorisent une meilleure compréhension des approches alternatives de santé humaine et animale. L’écoute du vivant commence par un dialogue ouvert et sans tabou entre les habitants de notre région. Retrouvez plus d’informations dans nos journaux sur 98.4 FM et sur notre site remradio.fr. Contactez la rédaction pour partager vos initiatives : [email protected].
        21 min
      • Lancer de cruche à Sadirac : la glaise et le cœur

        Lancer de cruche à Sadirac : la glaise et le cœur

        Il y a dans la voix de Jean-Marie Darmian la rondeur chaude du Sud-Ouest et la fidélité des gens de terre. Quand il parle de Sadirac, ancien cœur potier de France aux cent fours oubliés sous le béton des lotissements, il ne convoque pas la nostalgie : il réveille la vie. Créé il y a seize ans avec son frère Alain, le Championnat du monde de lancer de cruche n’est pas une simple farce rurale. C’est un acte de résistance poétique, une manière d’arracher l’histoire locale à l’amnésie en lui donnant des ailes.

        Deux kilos de terre cuite, les pieds scellés au butoir, sans élan : seul parle le fouet du bras tendu vers le ciel. Les athlètes y traquent le record des vingt-trois mètres, mais le véritable chef-d’œuvre de la journée s’écrit le matin, lors de l’« Handi-cruche ». Lorsque des résidents lourdement handicapés s’emparent de la poterie pour braver l’isolement, le débit de Jean-Marie s’adoucit d’une pudeur émue. Autour du banquet qui suit, il n’y a plus d’ombres ni de marges : chacun partage le même éclat de rire et le même pain.

        Vient ensuite le tour des élus locaux, dont l’orgueil trébuche souvent à trois mètres de la ligne sous les quolibets affectueux de la foule. Des caméras du journal Le Monde aux cris joyeux des enfants, Jean-Marie Darmian orchestre une kermesse républicaine où les statuts s’effacent, où le burlesque répare le monde, et où l’argile ancestrale, ne servant plus à contenir l’eau, relie enfin les hommes.

        14 min
      • Les Cycles du Bazadais : L’échappée belle en Sud-Gironde

        Les Cycles du Bazadais : L’échappée belle en Sud-Gironde

        À Bazas, là où l’ombre des forêts landaises vient flirter avec la pierre altière de la cité médiévale, un atelier échappe à l’impatience du siècle. Depuis mars 2019, Les Cycles du Bazadais ne se contente pas d’aligner des bicyclettes : le lieu réapprend aux voyageurs à respirer au rythme du paysage.

        L’endroit fonctionne comme une évidence à deux voix. D’un côté, Gilles, l’artisan méticuleux, veille sur les rouages et les moteurs électriques dans la pénombre rassurante de l’atelier. De l’autre, Christelle. Guide diplômée et dessinatrice d’itinéraires, elle possède ce talent rare de faire d’une carte géographique une promesse poétique. « Créer des parcours, c’est ce que je préfère », glisse-t-elle d’une voix douce. Sa matière première n’est pas l’acier, mais l’espace, le temps retrouvé et l’horizon.

        Cet ancrage n’a rien d’une posture de carte postale. En adoptant « la Gemme », la monnaie locale citoyenne, Christelle et Gilles choisissent de faire circuler la valeur là où elle naît, avec cette franchise lucide qui admet que changer les réflexes humains demande de la patience.

        Mais c’est au bord de l’eau que leur démarche prend toute sa résonance. Lorsqu’elle emmène ses groupes en trottinettes tout-terrain le long des gorges ombragées du Ciron, Christelle se fait sentinelle. Elle montre cette rivière mystérieuse dont les brumes enfantent le sauternes, un écosystème aussi souverain que fragile. Au fil des sous-bois, le coup de guidon cesse d’être un simple loisir : il devient une leçon d’attention au vivant, une manière tendre et résolue d’habiter la terre. 

        8 min

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