REM 98.4 FM

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REM 98.4 FM episodes

  • Les Nuits d’Hure : festival de jazz du 4 au 6 septembre

    Les Nuits d’Hure : le jazz s’installe dans un séchoir à tabac

    Du vendredi 4 au dimanche 6 septembre, le festival Les Nuits d’Hure revient à Hure, près de La Réole, pour sa troisième édition. Au programme : trois jours de musique mélodique au cœur d’un séchoir traditionnel, ponctués par un « Jazzy Brunch » dominical.

    Une acoustique unique en pleine campagne

    Installé au 295 chemin de Marchez, l’événement fondé par Thierry Wellhoff accueille le public au domaine de Marchesse. Les concerts se déroulent dans un séchoir à tabac réaménagé, bordé par les bois et les champs de tournesols. La structure en bois offre une sonorité chaude et sans réverbération, particulièrement prisée des musiciens.

    Trois jours de concerts et un brunch dominical

    Le festival s’ouvre le vendredi 4 septembre à 19 h avec le duo Jean-Pierre Como et Javier Girotto (Parfum d’Azur), suivi du groupe Akoda Kreol Jazz emmené par Valérie Chane Tef et Géraldine Laurent. Le samedi 5 septembre accueille le guitariste-chanteur brésilien Will Santt, puis le Baptiste Herbin Trio (avec Jean Toussaint, Pierre de Bethmann, Sylvain Romano et le batteur Mathieu Chazarenc).

    Dimanche 6 septembre, la journée débute dès 12 h avec un « Jazzy Brunch » animé par la fanfare B FONK-Brass Band. L’après-midi se poursuit à 14 h 30 avec l’Adrien Moignard Gipsy 4tet (avec Benji Winterstein, Julien Cattiaux et Fabricio Nicolas-Garcia), avant de s’achever à 16 h 30 avec le duo Antonio Faraò et Stéphane Belmondo (Do It !).

    Un texte formulé par Simon Bordelais.

    21 min
  • Les marchés de l’été 2026 – Cadillac

    Marché de Cadillac : cinq rencontres pour ouvrir la rentrée

    Vie locale — Cadillac-sur-Garonne — samedi 22 août 2026

    REM a posé son studio au milieu des étals du marché de Cadillac-sur-Garonne, samedi 22 août. Deux heures de direct, cinq rencontres : une éleveuse de moutons, deux choristes, un écrivain, deux habituées du samedi matin et une vendeuse de pâtes fraîches. Un même fil rouge : ce que le marché fabrique comme lien.

    Manon, éleveuse de moutons : « Il n’y a plus d’herbe »

    Manon élève des moutons à Langoiran. Elle a commencé il y a cinq ans par l’écopâturage, c’est-à-dire l’entretien des espaces verts par des animaux qui broutent à la place des tondeuses. Elle a ensuite trouvé un terrain doté d’un verger. Aujourd’hui, elle produit des agneaux vendus en caissettes et, une année sur deux, du jus de pomme. Ses pommiers ne reçoivent aucun traitement : ils ne donnent vraiment que tous les deux ans. Cette année, la récolte sera trop faible pour aller au pressoir.

    La sécheresse pèse. Son troupeau vit dehors toute l’année et dépend de la pousse de l’herbe. « Je suis obligée de donner du foin depuis déjà un mois et demi », explique-t-elle. Des quantités qu’elle n’avait jamais connues. Ses brebis, rustiques, complètent en allant chercher des arbustes en forêt.

    Autre constat, plus large : la laine ne trouve pas preneur. Aucune filière n’existe sur le secteur. Elle est stockée, parfois récupérée pour le maraîchage ou l’isolation, le plus souvent donnée. Un gisement local qui part à la perte, alors que la demande en artisanat textile existe ailleurs.

    À ses côtés au micro, Mickaël, éleveur ovin lui aussi, mais orienté lait et fromage. Il salarie Manon à mi-temps sur sa ferme, le temps que son activité dégage un revenu suffisant. Les deux exploitations s’entraident pour le foin et le soin des bêtes. Leur stand se trouve rue Cazeaux-Cazalet, la rue des producteurs bio du marché, aux côtés d’un boulanger au four à bois et d’un jeune maraîcher installé à Gornac.

    Théâtre et chorale : l’Atelier Expression des 2 Rives cherche des voix

    Jean-Paul, trésorier, et Didier, choriste, sont venus présenter l’Atelier Expression des 2 Rives. L’association est née en 1987, fondée par Sylvie Massiot, professionnelle du théâtre et de l’animation, qui l’a présidée de longues années avant de passer la main. Son idée de départ : relier culturellement les deux rives de la Garonne, Cadillac et Cérons. D’où le nom.

    Aujourd’hui, l’atelier réunit plus de soixante-dix adhérents, de 4 ans à plus de 80 ans, autour de sept groupes de théâtre et d’une chorale adultes créée en 2016. La chorale se produit en église, sur les marchés, lors de la Fête de la musique. Elle pratique aussi la « chorale-apéro » : une intervention surprise au milieu des étals, cinq ou six chansons avec musiciens, puis un verre offert au public. Pour ces occasions, l’association s’associe aux Choraleurs, chorale intercommunale de Quinsac.

    La saison écoulée a été consacrée à un bal chanté : un répertoire de chansons qui se dansent, interprétées pendant que le public danse. Rock, twist, cha-cha-cha, valse, tango. Quatre dates sont déjà calées pour la saison qui vient.

    Didier, arrivé il y a deux ans au moment de la retraite, lance un appel très direct. « Chantant faux clairement moi-même tout seul », dit-il en riant, il a découvert qu’un chef de chœur et un groupe suffisent à remettre une voix dans le droit chemin. L’effectif masculin est au minimum chaque année. Les jeunes, eux aussi, sont attendus.

    Où les retrouver : Forum des associations de Cadillac-sur-Garonne, samedi 5 septembre, 10h-15h, parking des remparts. Puis Forum des associations de Cérons le même jour, 16h30-19h. Adhésions également possibles via HelloAsso.

    Bals chantés : 19 septembre à Saint-Caprais-de-Bordeaux, 18 octobre au Pian-sur-Garonne, 8 novembre à Targon, 22 novembre à Landiras.

    Sébastien Delanes, l’écrivain qui change de genre à chaque livre

    En face du marché, à la librairie Jeux de Mots, l’écrivain Sébastien Delanes dédicaçait ses romans. Treize titres publiés à ce jour : des polars, trois romans historiques, un roman d’anticipation. Le refus de refaire deux fois la même chose est assumé. « J’aime bien repartir à zéro », résume-t-il.

    Son premier livre, Les Âmes libres, est né d’un licenciement. Commercial en matériel médical pendant vingt ans, il décrit une fin de parcours devenue intenable, sous pression permanente. Au chômage, il commence à écrire un jour de novembre 2013. Le manuscrit est bouclé en deux mois. « À croire que toute l’énergie était stockée. » Le roman, une enquête criminelle sur le Bassin d’Arcachon, sort fin 2014 et trouve son public.

    Il écrit à partir d’un scénario tenant sur une page : première scène, grandes étapes, fin. Le reste s’improvise en chemin. Pour un polar, il note tout, sous peine d’incohérences. « Il faut laisser des indices, mais pas trop. »

    Son quatrième roman historique est en cours et se déroulera dans le Sud-Ouest. L’action démarre juste après la mort d’Aliénor d’Aquitaine et s’achève un peu après la bataille de Bouvines, en 1214. Un point l’intéresse particulièrement : la barrière de langue. Les seigneurs du Sud parlaient la langue d’oc et la langue d’oïl ; ceux du Nord, souvent, seulement la langue d’oïl. Quand ils descendaient, ils ne se faisaient pas comprendre. Ses livres sont disponibles chez Jeux de Mots, 18 place de la République à Cadillac-sur-Garonne.

    Julie et Céleste : le marché comme rituel de famille

    Elles regardaient l’équipe travailler. Elles se sont retrouvées au micro. Julie, 17 ans, prothésiste ongulaire, et Céleste, 34 ans, menuisière, viennent au marché tous les samedis, en famille. Toujours le même parcours : les chichis d’abord, « les meilleurs de Gironde », puis un verre, puis l’observation des passants.

    À rebours du cliché sur les jeunes et les grasses matinées, Julie défend son rendez-vous hebdomadaire. « On se lève tôt le matin, même si on est fatigués, on profite. Ça, c’est la vraie vie, et après ça fait des souvenirs. » Le marché, ici, tient autant du ravitaillement que du théâtre de rue.

    Mélanie : « Il y a des gens qui sont à la recherche de lien »

    Dernière invitée de la matinée, Mélanie tient le stand de Luigi Pasta Fresca, une entreprise ambulante qui vend sur les marchés du secteur des pâtes fraîches, des raviolis, de la charcuterie et des fromages venus d’Italie. Elle y travaille depuis un an. Mais ce n’est pas son métier : elle est assistante sociale de formation, et formatrice.

    Elle explique ce choix sans détour. Le travail social mobilise beaucoup, psychologiquement et émotionnellement. Le marché lui offre autre chose : une activité physique, une autre façon de rencontrer les gens. Au bout d’un an, les visages reviennent, les échanges se creusent.

    Son observation rejoint celle de toute la matinée. « Nous sommes en milieu rural, il y a des personnes âgées qui viennent aussi rencontrer les commerçants. » Le marché n’est pas seulement un lieu d’achat. C’est, pour une partie des habitants, le rendez-vous social de la semaine.

    Un enjeu qui concerne notre territoire

    Une éleveuse qui donne du foin en plein été, une laine sans débouché, une chorale qui peine à recruter des hommes, un écrivain qui vit de ses livres après un licenciement, une travailleuse sociale qui se ressource derrière un étal. Ces cinq histoires tiennent sur cinquante mètres de rue, un samedi matin. Elles disent l’état d’un territoire mieux que bien des rapports. C’est précisément pour cela que REM sort du studio : ce qui se raconte sur un marché ne se raconte nulle part ailleurs.

    REM poursuit sa tournée des marchés avec, à chaque fois, le programme de la rentrée de la radio au menu des discussions.

    Émission enregistrée en direct du marché de Cadillac-sur-Garonne le samedi 22 août 2026. Animation : Cédric Labarbe et Mathieu Romain. Recherche d’invités : Élisabeth. Merci à la mairie de Cadillac-sur-Garonne pour l’accueil.

    1 hr 50 min
  • Les marchés de l’été 2026 — Langon

    Les marchés de l’été 2026 — Langon : le podcast est en ligne

    Série « Les marchés de l’été 2026 » · Épisode Langon · Vendredi 21 août 2026

    Tout l’été, REM a déplacé son studio sur les marchés du territoire. À Langon, c’était sous un barnum, entre une averse colossale et un retour du ciel bleu. Deux heures de direct, cinq rencontres, un café torréfié devant nous et un château habité depuis mille ans. L’épisode est disponible en réécoute, chapitré.

    Une série, un principe simple

    Le principe des Marchés de l’été tient en une phrase : on installe le studio là où les gens se croisent déjà. Pas d’invités convoqués en studio, pas de sujets préparés trois semaines à l’avance. On arrive à six heures du matin, on branche, et on va voir qui est là.

    Ce jour-là à Langon, c’était un torréfacteur, une châtelaine, deux élus et un fromager. Aucun n’était prévu.

    Un café torréfié devant les clients

    Premier arrêt : Michel, de La Rose des Cafés. Il torréfie ses grains sur place, dans un petit tambour installé à même le stand. Les clients voient le café passer du vert au brun, puis à la tasse.

    Il tient ce marché depuis une quinzaine d’années. Il fait aussi La Réole. Dans sa gamme : Brésil, Éthiopie, Colombie pour les classiques, mais aussi Ouganda, Tanzanie, Burundi, Nicaragua, et même un café du Yunnan. Son dernier assemblage s’appelle « L’Africain ». Il l’a créé pour des bureaux où les jeunes se lassaient de ses mélanges habituels.

    Roquetaillade, mille ans sous le même toit

    Une visiteuse s’arrête au stand avec une idée d’invitée. C’est Ariane de Baritault, du château de Roquetaillade, à dix minutes de Langon comme de Bazas.

    Sa particularité : il est habité par la même famille depuis sa construction, il y a mille ans. Jamais vendu. « On appartient au château plutôt qu’il nous appartient », résume-t-elle. Viollet-le-Duc, l’architecte qui a restauré Notre-Dame de Paris et la cité de Carcassonne, y a travaillé une quinzaine d’années autour de 1870. Il a redessiné le rez-de-chaussée. La pièce préférée d’Ariane de Baritault reste la salle à manger, bleu turquoise, décorée de la faune et de la flore locales. Le château ouvre tous les jours à partir de 10 h, sans réservation.

    Le marché du dimanche relancé en vingt-quatre heures

    Yves Madrenne est adjoint au commerce et à l’économie à Langon, et vice-président de la communauté de communes. Premier mandat, après quinze ans passés à exploiter un supermarché du centre-ville.

    Il raconte son apprentissage du temps public. Dans une entreprise, on décide en un quart d’heure. Dans une collectivité, il faut convaincre, faire valider techniquement, attendre. Sauf une fois : le marché du dimanche, allée Jean Jaurès. Une décision prise un jour, appliquée le lendemain. Aux producteurs se sont ajoutés des artisans locaux — bois, bijouterie. Six exposants au départ, douze aujourd’hui. L’expérience est prolongée jusqu’à fin septembre.

    Du lait de vache travaillé comme du chèvre

    Juste en face du studio, Fabrice tient le stand d’Oh la Vache. Sa compagne Amanda est fromagère. Ils achètent le lait cru à la ferme Patachon, à Langon, et le transforment en fromages lactiques — la texture du chèvre, mais avec du lait de vache.

    L’activité a un an. Elle déménage dans quinze jours à Pian-sur-Garonne, au château La Piolette, chez des viticulteurs. Objectif : marier vin et fromage, ouvrir une boutique à la ferme, élever des cochons pour travailler les vignes. On les trouve à Saint-Macaire le jeudi, Langon le vendredi, Bazas le samedi. Et en soirée guinguette au château, les jeudis et vendredis.

    « La ressource, c’est de ne pas renoncer »

    Dernier invité : Jérôme Guillem, maire de Langon, réélu pour un deuxième mandat. Il fait son marché tous les vendredis, de 8 h à midi. Il appelle ça sa bulle d’air. C’est là qu’il explique, qu’il encaisse les critiques, qu’il fait de la pédagogie.

    Il décrit un mandat sous contrainte : dotations en baisse, demandes en hausse, chaleur et incendies. La commune a renaturé une école et climatisé des réfectoires pour créer des îlots de fraîcheur. Le projet d’ensemble du mandat sera présenté au débat d’orientation budgétaire, en décembre ou janvier. Sur les services, il cite le bus Sud Gironde Mobilités, financé par les employeurs publics et privés. Sur la santé, il rappelle que les seules urgences du territoire sont à Langon. Sa conclusion tient en une phrase : rester curieux et critique, dans sa consommation comme dans ses choix politiques.

    REM a besoin de vous

    Un mot aussi sur nos flyers, distribués tout au long de l’émission. La subvention publique qui fait vivre la radio arrivera cette année en décembre, et non en août comme les années précédentes. L’argent viendra. Il arrivera simplement plus tard. En attendant, il faut tenir quatre mois.

    D’où une collecte citoyenne, avec un objectif de 12 000 €. Les dons ouvrent droit à une réduction d’impôt de 66 % : un don de 100 € revient à 34 € après réduction, un don de 300 € à 102 €. Le don moyen est aujourd’hui de 60 €. Le record à battre est de 300 €. Une fois la subvention versée, les sommes collectées serviront de trésorerie de sécurité.

    Soutenir REM : notre collecte sur HelloAsso

    Les autres marchés de l’été

    La série se poursuit et s’achève à la fin du mois. Prochaines étapes : Cadillac, Sauveterre-de-Guyenne, puis La Réole le samedi 29 août, de 9 h à 11 h à chaque fois. Ce dernier épisode servira aussi à présenter la nouvelle grille des programmes et le retour de la matinale.

    Retrouvez tous les épisodes de la série : Les marchés de l’été 2026

    Un enjeu qui concerne notre territoire

    Un marché, ce n’est pas seulement un endroit où l’on achète des tomates. C’est un des derniers lieux où un maire, un torréfacteur, une châtelaine et un fromager se croisent sans rendez-vous. C’est exactement pour ça que nous y avons passé l’été. Une radio locale a naturellement sa place dans ces lieux-là : elle enregistre ce qui se dit, et le rend au territoire.

    Série « Les marchés de l’été 2026 ». Épisode enregistré en direct du marché de Langon, vendredi 21 août 2026. Animation : Cédric Labarbe et Mathieu Romain. Invités trouvés par Élisabeth Delcamp Minvielle. Photo : Nathan, adhérent REM. Merci à la ville de Langon et à madame Ray, placière, pour l’accueil et le barnum.

    1 hr 53 min
  • Les vendredis éclectroniques #14 summer party

    L’été est là : il fait chaud, il fait beau, et je ne sais pas pour vous, mais pour moi ce temps me donne furieusement envie de faire la fête et de danser toute la nuit sur du gros son ! Alors faute de pouvoir être en teuf ou en festoche, Je vous ai donc mitonné une émission aux airs de soirée d’été, chaleureuse, lumineuse, solaire et sensuelle. Attention donc, le thermomètre va grimper sur REM ! Et comme à mon habitude, j’ai mis à l’honneur ce soir un artiste que j’aime écouter en toutes circonstances et qui me met une patate d’enfer : l’Entourloop. Car qui mieux que ce duo mystérieux de beatmakers pour enflammer ce vendredi éclectronique, comme ils le font depuis 2015 sur les scènes de France et d’ailleurs!

    Playlist

    01. L’entourloop feat Capleton – Burn dem down

    02. O.B.F – Poorman Life

    03. Shaggy – Boombastic

    04. Outkast – Ms. Jackson

    05. Spice – So me like it !

    06. L’entourloop – Muffin kings

    07. L’entourloop feat Skarra Mucci – Da Legacy

    08. Thornato – Out Here

    09. La gallera social club – Moroka Jia

    10. Oumou Sangaré – Fadjamou (twotek remix)

    11. Justice vs Simian – We are your friends

    12. Scratch Bandits Crew feat Gavlyn – Do It Do It

    13. Nathalie Froehlich – Fantasy

    14. Taylor Swift – …Ready for it

    15. The chemical brothers – All Rights Reversed

    16. O.B.F feat Charlie P – Sixteen tons of pressure

    17. L’entourloop Skarra Mucci – Dreader than dread

    18. Xican – In yolia

    19. Sara Hebe – A.C.A.B.

    20. Baja Frequencia feat Blimes Brixton – Piranha

    21. L’entourloop – Tour de force

    22. L’entourloop – Florilege

    23. Smoky D – No hate

    24. Pendulum – Tarantula

    25. Ammar 808 – AH Yallila

    26. Acid Arab feat Radia Menel – Staifia

    27. George FitzGerald feat Lil Silva – Roll back

    28. Massive attack – What your soul sings

    29. Portico feat Joe Newman – 101

    30. George FitzGerald – Burns

    31. The Blaze – Territory

    32. Hoax – Deep inside

    33. Formula – Baiana dub

    34. Chase & Status and Hedex feat ArrDee – Liquor & Cigarettes

    35. Veni vici – Free tibet

    36. Vandal – Dreadlocks

    37. Daft punk – Veridis quo

     

     

     

    2 hr 49 min
  • Confituriades de Beaupuy : L’alchimie gourmande de Francis Martin

    Confituriades de Beaupuy : L’alchimie gourmande de Francis Martin

    À Beaupuy, le temps ne s’écoule pas : il confit. À la tête de cette alchimie, Francis Martin préside les Confituriades avec la bonhomie tranquille de ceux qui transforment le fruit en mémoire.

    L’Écho du Chaudron

    Écouter Francis Martin, c’est s’inviter dans une cuisine de grand-mère où le cuivre chante sous la cuillère en bois. Sa voix, chaleureuse et habitée, porte en elle la nostalgie joyeuse des doigts trempés furtivement dans l’écume brûlante. Pour lui, la confiture n’est pas un produit, c’est un lien. Un pont jeté entre la rigueur d’un Championnat du Monde — où s’affrontent des artisans de Cuba ou du Japon — et la simplicité d’un petit-déjeuner dominical.

    L’Art de la Précision et de l’Audace

    Derrière le sourire se cache un esthète du goût. Francis parle du « Brix » (le taux de sucre) avec une précision d’horloger, mais son regard s’illumine dès qu’il évoque l’imprévu : une macération au Sauternes pour sublimer l’abricot, ou ces noyaux de prune grillés au four qui libèrent un arôme de caramel boisé. Dans son univers, la tradition n’est jamais figée ; elle est une matière vivante, une « adolescence turbulente » qui fête ses dix-huit ans avec une audace intacte.

    Gardien du Geste

    Profondément ancré dans sa terre occitane, il défend une certaine idée de la transmission. Contre l’uniformisation du goût, il érige le « pays des enfants », des ateliers où les plus jeunes réapprennent le poids d’un fruit mûr et la patience d’une cuisson lente.

    Aux Confituriades, Francis Martin ne se contente pas de célébrer le sucre. Il veille sur un patrimoine invisible : celui des souvenirs que l’on tartine, et de cette enfance qui, grâce à lui, ne finit jamais de se déguster.

    Un texte formulé par Simon Bordelais.

    56 min
  • Ludovic Corjial : Le Cœur battant de la Fête des Vins

     Ludovic Corjial : Le Cœur battant de la Fête des Vins

    Sous le ciel de plomb d’un mois de juillet caniculaire, la Bastide de Sauveterre-de-Guyenne s’apprête à rompre son silence. À la manœuvre, un homme au timbre posé et au regard déjà tourné vers l’horizon : Ludovic Corjial. Président du Comité d’Animation Culturelle (CAC), il est le chef d’orchestre d’une partition où se mêlent la ferveur du terroir et l’exigence de l’organisation.

    L’Équilibre entre Fatigue et Passion

    Au micro, la voix de Ludovic trahit une fatigue noble. Entre la gestion du 14 juillet et les préparatifs de la Fête des Vins, l’homme ne compte plus ses heures. Pourtant, dès qu’il évoque la mobilisation de ses bénévoles ou l’arrivée des « 38 tonnes » de matériel, son débit s’anime. Il n’est pas qu’un gestionnaire ; il est le garant d’une tradition qui, depuis plus de 50 ans, soude les générations. Sa force ? Une résilience teintée de bienveillance, capable de transformer les contraintes logistiques en un théâtre de fête.

    Une Bastide en Mutation

    Pour Ludovic, la Fête des Vins est une symphonie en trois temps. Il y a l’énergie électrique du vendredi, l’hommage rock aux Beatles le samedi, et enfin, la solennité dominicale. On sent, à travers ses mots, un respect profond pour le sacré : la messe des vignerons et l’intronisation par les Compagnons du Bordeaux ne sont pas de simples protocoles, mais le cœur battant de l’identité locale.

    L’Hymne à la Convivialité

    « On ne le fait pas pour embêter les gens », rappelle-t-il avec une pointe de douceur, conscient des rues barrées et du tumulte nécessaire. Ludovic Corjial incarne cette élégance du service : derrière le polo rouge du CAC, il y a la volonté farouche d’offrir une parenthèse où l’on se retrouve pour « rigoler bien ».

    Alors que le chapiteau de 600 m² s’élève sur la place, Ludovic reste la figure de proue de ce navire festif. Un homme de l’ombre qui, chaque année, redonne à la pierre de la Bastide sa lumière et sa joie.

    Un texte formulé par Simon Bordelais.

    15 min
  • Christian Leduc : Le Chant des Barricades et de la Mémoire

    Christian Leduc : Le Chant des Barricades et de la Mémoire

    Christian Leduc possède la voix posée de ceux qui préfèrent la lumière du foyer au faste des projecteurs. De retour d’une tournée en clair-obscur, où il a chanté aussi bien pour dix que pour cent personnes, l’artiste ne garde aucune trace d’amertume. Pour ce passeur d’histoire, l’essentiel est ailleurs : dans la vibration d’un message qui traverse les époques.

    Le laboratoire de la dignité

    Le 19 juillet prochain, à Lucmau, il célèbrera les 90 ans de la Révolution Sociale Espagnole. Loin de l’image d’Épinal d’un chaos destructeur, Christian raconte 1936 comme un « kiff » idéologique, un laboratoire de dignité humaine. Sa voix s’anime lorsqu’il énumère les conquêtes de l’époque : l’autogestion des terres, l’accès à l’école pour tous et l’audace de Mujeres Libres. Pour lui, l’anarchie n’est pas le désordre, mais la coopération horizontale, une promesse de justice qu’il refuse de voir s’éteindre.

    L’utopie au présent

    À Lucmau, l’événement a muté organiquement. Ce qui devait être un concert est devenu un festival improvisé, porté par une grange prêtée et des volontés croisées. C’est là que réside la force de Leduc : transformer la nostalgie des luttes en une expérience collective immédiate.

    Christian Leduc ne donne pas de leçon d’histoire ; il tend un miroir. En chantant les invisibles de 1936 ou de la Commune, il nous rappelle que si les révolutions peuvent être écrasées, le souffle qui les a portées, lui, reste une partition toujours prête à être rejouée.

    Un texte formulé par Simon Bordelais.

    22 min
  • Nuits Atypiques 2026 : L’ultime vibration de Céline Lacombe

    Nuits Atypiques 2026 : L’ultime vibration de Céline Lacombe

    Dans le studio, la voix de Céline Lacombe possède cette texture rare : un mélange de fatigue heureuse et de ferveur intacte. Alors que s’achève la saison 2026 des Nuits Atypiques, elle ne dresse pas un bilan, elle ranime des brasiers. Pour elle, la musique n’est jamais un décor, c’est un « décollage ».

    L’Alchimie des Contraires

    Céline est une bâtisseuse de ponts suspendus. Sa programmation est un manifeste contre l’indifférence. Lorsqu’elle évoque Interzone, on sent dans son débit une retenue admirative. Elle décrit ce dialogue entre la guitare électrique de Serge Teyssot-Gay et l’oud de Khaled AlJaramani comme un « clair-obscur » politique et poétique. Sa force ? Transformer une performance technique en une expérience de « transmagnétisme », où l’Occident et le Moyen-Orient ne font plus qu’un seul souffle.

    Le Rythme et le Rite

    Mais la directrice des Nuits sait aussi lâcher prise. Son enthousiasme s’éclaire au moment d’aborder le projet Vortex. Ici, la voix devient plus vive, presque dansante, pour narrer la rencontre incendiaire entre le groove toulousain de Pulcinella et les incantations colombiennes de La Perla. Elle nous dessine un univers de « transe urbaine », où les flûtes traditionnelles se frottent à des synthétiseurs rétro-futuristes. Pour Céline, la fête est un sérieux magnifique, une « machine à danser » qui laisse, au petit matin, le sourire aux lèvres et « mal aux jambes ».

    La Beauté du Fugace

    Au-delà des notes, Céline Lacombe cultive l’humain. Elle s’attarde sur les silences, sur l’œuvre éphémère d’un graphiste sur un mur, sur le plaisir de l’apéritif partagé. Elle sait que tout cela finit, et c’est ce qui donne son prix à la rencontre.

    Elle quitte le micro comme on quitte une scène : avec l’élégance de celle qui s’efface pour laisser la place à l’émotion. Le festival s’arrête, mais l’horizon qu’elle a ouvert, lui, reste grand angle.

    Un texte formulé par Simon Bordelais.

    16 min
  • Occitan en Gironde : Le nouveau souffle d’Eli et Thomas

    Occitan en Gironde : Le nouveau souffle d’Eli et Thomas

    Il existe en Gironde un souffle qui ne s’apprend pas seulement dans les livres, mais qui se respire, se chante et se danse. Dans le studio d’Adishatz, Éli et Thomas n’incarnent pas une nostalgie poussiéreuse ; ils sont les visages d’une culture en mouvement, une langue qui court des salles de classe aux scènes de rock londoniennes.

    Éli est un trait d’union vivant. Professeur de biologie le jour, rocker au sein du groupe Daphnis la nuit, il perçoit l’occitan comme une matière organique, vibrante. Pour lui, enseigner la langue d’Oc au collège de Pian-sur-Garonne, c’est transmettre une « sensibilité » plus qu’une grammaire. Sa musique, hybride de pop-rock et de racines gasconnes, prouve que le local est le plus court chemin vers l’universel : en chantant à Londres ou à Berlin, il rappelle que l’identité est une ouverture, pas un repli.

    À ses côtés, Thomas est le « régent caminaire », l’instituteur itinérant qui sème des sonorités dans l’oreille des plus jeunes. Son parcours est celui d’une reconquête : ayant appris la langue à l’âge adulte, il témoigne qu’il n’est jamais trop tard pour se réapproprier son héritage. Par le jeu et le rythme — notamment avec le célèbre morceau Pimpé qui fait fureur dans les cours de récréation — il transforme l’apprentissage en une fête des sens.

    Ensemble, avec l’énergie du collectif Cric de Prat, ils réinventent la transmission. Leur projet de CD pédagogique n’est pas un simple support scolaire, c’est un outil de joie. Pour ces deux passeurs, l’occitan est une « manière de savoir d’où l’on vient pour mieux savoir où l’on va ». Tant que leurs guitares électriques feront écho aux fifres traditionnels, la langue de cette terre ne sera pas un souvenir, mais un avenir qui galope. Adishatz !

    Un texte formulé par Simon Bordelais.

    56 min
  • Saint-Laurent-du-Bois : une fanfare pour connaître son voisin
    Saint-Laurent-du-Bois : une fanfare et des stands pour enfin connaître le prénom de son voisin

    Territoire – 14 juillet 2026 par Mathieu ROMAIN

    Maxime Izaute sourit devant le micro. L’année dernière, pour la deuxième édition de leur nouvelle formule, il a couru avec son équipe entre les tables en priant pour que les stocks de nourriture tiennent le coup face à l’affluence. La fête de village a basculé vers autre chose, recréant un espace joyeux où les habitants sont presque obligés de se croiser pour de vrai.

    Finis les repas assis, place aux rencontres

    Maxime Izaute a grandi ici, jusqu’à ses 18 ans. Ses années d’école, il les a passées sur le RPI qui lie Saint-Laurent-du-Bois, Saint-André et Sainte-Foy-la-Longue. Puis, il y a trois ans, le besoin de revenir aux sources s’est fait sentir. Son ami d’enfance, Axel, aujourd’hui président du comité des fêtes, l’a embarqué pour réveiller la fête communale.

    Le constat de départ était limpide : les anciens formats s’essoufflaient. Les longs repas, où seuls les habitués historiques se retrouvaient, ne faisaient plus recette auprès des nouvelles générations. Maxime, ancien DJ dans des soirées locales, savait qu’il fallait du rythme et de la circulation.

    « On a pris du coup la décision de ne plus forcément faire le repas à table avec un service comme au restaurant, voilà, quelque chose d’un peu plus dynamique. »

    La deuxième édition de ce format ouvert, a surpris tout le monde. Les bénévoles du comité se sont retrouvés débordés par un public inattendu, frôlant la rupture de stock. Mais cette énergie a payé. Séduits par l’initiative, trois nouveaux habitants ont proposé de rejoindre l’équipe dans la foulée pour prêter main-forte cette année.

    Un enjeu qui concerne notre territoire

    Saint-Laurent-du-Bois illustre le paradoxe de la campagne d’aujourd’hui. On quitte la métropole pour le calme, on dit bonjour par-dessus la haie, mais on ne se connaît pas vraiment. L’épicerie n’est plus là, le bar non plus. Les riverains démarrent leur voiture tôt le matin pour travailler à trente ou cinquante kilomètres, réduisant parfois le village à un lieu où l’on ne fait que dormir.

    La fête communale, soutenue par la mairie de Saint-Laurent-du-Bois, ne se résume plus à une simple animation estivale. C’est devenu une mission locale de premier plan : fabriquer de la convivialité à la main, pour que l’on découvre enfin que le voisin d’en face s’appelle Julien et qu’il pointe à la pétanque avec talent.

    Deux jours de fanfare, de frites et de rebonds

    Les 17 et 18 juillet, l’esplanade et la salle des fêtes serviront de cadre à ces grandes retrouvailles. Le vendredi soir ouvrira le bal avec une séance de cinéma en plein air. Le samedi, dès 13h30, le traditionnel concours de pétanque en doublette prendra possession du terrain. La Grignote s’occupera du stand sucré, pendant que le domaine Comau Frérot assurera le service au stand de vin.

    Dès 18h, la fanfare Y’a pas l’feu, venue en voisine depuis Saint-Pierre-d’Aurillac, donnera la cadence.

    « Il faut presque les cadrer, c’est limite à nous de leur dire « faites une pause, allez boire un coup ! » »

    Côté restauration, l’efficacité est de mise : moules-frites ou jambon braisé aux pommes de terre, pour réunir tout le monde. La soirée se prolongera avec le duo Be’N Jane, un feu d’artifice si la météo le permet, et un DJ set replié à l’intérieur pour préserver la quiétude de l’extérieur. Et sur la place, le redoutable taureau mécanique des années passées a définitivement cédé sa place à un grand château gonflable. Une belle façon de faire rebondir le village.

    Pratique

    Quoi : Fête communale de Saint-Laurent-du-Bois
    Où : Autour de la salle des fêtes (repli en intérieur si pluie)
    Quand : Vendredi 17 juillet 2026 (cinéma en plein air) et samedi 18 juillet 2026 (pétanque dès 13h30, concerts le soir)
    Tarifs : Entrée libre, restauration sur place, inscription à la pétanque sur place

     

    17 min

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