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Anne-Cécile Bannier-Mathieu : L’excellence au nom du Moringa
Il est des vies qui se dessinent en deux actes, liés par un fil d’or : l’exigence. Pendant vingt ans, Anne-Cécile Bannier-Mathieu a plaidé le droit maritime international. De cette première vie, elle garde la rigueur et le goût des horizons lointains. Mais c’est sous le soleil de l’Afrique qu’elle a trouvé son véritable port d’attache : le Moringa, l’arbre de vie.
Le basculement est une question d’audace. Une semaine après avoir été faite Chevalier de l’Ordre du Mérite Maritime, Anne-Cécile quitte le barreau. Ce n’est pas une fuite, mais une éclosion. Elle troque les dossiers juridiques pour l’étude d’un actif millénaire. Lors d’un voyage au Sénégal, elle tombe sous le charme du Moringa oleifera. De cette rencontre naît Maison Amorine — fusion de l’Amour et du Moringa.
Anne-Cécile ne fait rien à demi-mesure. Dans sa voix, on devine la cadence d’une femme qui court après l’excellence. Elle raconte avec émotion le travail des femmes sénégalaises qui trient chaque graine à la main. C’est cette « énergie du cœur », brute et authentique, qu’elle a voulu encapsuler dans ses soins.
Chez Maison Amorine, la beauté n’est pas un artifice, c’est une droiture. Sans perturbateurs endocriniens, 100 % d’origine naturelle, chaque flacon est une promesse tenue. Pour Anne-Cécile, s’offrir un soin est un acte de reconnaissance envers soi-même.
Aujourd’hui, elle ne défend plus des navires, mais une vision : celle d’une beauté qui a du sens, qui respecte la terre et sublime l’humain. Un parcours qui prouve que lorsqu’on ose traverser ses peurs, on finit toujours par rencontrer sa propre lumière.
Un texte formulé par Simon Bordelais.
Culture · Entretien — 16 juillet 2026
Une quinzaine de musiciens, des narratrices, trois places de village. Avec Le Grand Kabarov, Franck Assemat a porté Les Misérables à Sauveterre-de-Guyenne, La Réole et Saint-Macaire. Retour sur trois ans de composition et une vie entière de bifurcations, dans l’interview matinale de Radio Entre-Deux-Mers.
Tout commence par un malentendu. Vers huit ans, sa mère demande conseil au grand-père, forgeron et bugliste dans l’harmonie municipale de Saint-Seurin-sur-l’Isle. La réponse tient en une phrase : « il a qu’à faire de la clarinette ». Conservatoire de Bordeaux, puis l’adolescence et le rangement de l’étui. Reste la guitare, les Beatles, Neil Young, l’envie de chanter. Et surtout ce que Franck Assemat appelle sa « bulle musicale » : une abstraction du monde qui l’accompagne dès qu’il prend un instrument.
En parallèle, la montagne. Frison-Roche, les cartes du massif du Mont-Blanc apprises par cœur, puis l’escalade — pour l’esthétique, la chorégraphie, l’engagement physique. Jusqu’à 35 ans, c’est son moteur premier. Un brevet d’État manqué referme la parenthèse. Éducateur en CAT, il retrouve du temps, puis un poste de professeur de clarinette à l’école de musique de Figeac. L’instrument-prison devient véhicule.
Une rencontre amoureuse l’emmène à Paris. Il y fonde l’OVNI’TendeR, orchestre amateur — l’éducation populaire le suit depuis ses années d’animateur en centre social. Et pour connaître une ville qu’il ne connaît pas, il ouvre Les Misérables. Cinq ou six jours de lecture quasi ininterrompue, des réveils à trois heures du matin pour reprendre le livre, un freinage à la fin pour ne pas le terminer. Ce qui l’attrape : la façon dont Hugo plonge dans la profondeur de l’âme, met le doute de Jean Valjean en relief. Une montagne, dit-il.
L’idée de la création n’arrive que trois ans avant la première. Installé à Saint-Macaire depuis une dizaine d’années, il y a fait naître Le Grand Kabarov — nom né des initiales de trois fanfares réunies pour une rencontre : Karaboudjan, Barbey, OVNI’TendeR. Le collectif se stabilise, il propose Les Misérables, ils adhèrent, et acceptent trois années d’errances et de bifurcations.
La composition réelle tient en deux mois, de septembre à fin octobre, pour une première le 11 novembre. La méthode : extraire les zones qui bouleversent, lire à voix haute, chercher à la guitare ce qui peut venir étreindre le texte. Car la langue de Hugo a un rythme musical indéniable — c’est déjà une musique. Vents (flûte, hautbois, clarinette, saxophone, trombone), rythmique basse-batterie, chorégraphies de Thierno Ndiaye. Pas une comédie musicale : un écrin. « Ce que je cherche absolument, c’est faire entendre la langue de Hugo. »
Trois places publiques, trois soirées gratuites, aucun billet. Le Grand Kabarov a fait le choix de l’espace ouvert à tous, devant les mairies et en bas des remparts. C’est là que se joue quelque chose pour l’Entre-Deux-Mers et le Sud-Gironde : une œuvre exigeante, composée sur place par des musiciens dont ce n’est pas le métier, offerte sans conditions à qui passe. La culture n’a pas besoin de venir de loin pour être haute.
Nuits Atypiques : L’Âme des Mondes au Jardin d’Arlet
Il existe, dans le sillage de juillet, des instants où la musique cesse d’être un simple spectacle pour devenir un rituel de reconnexion. Céline, figure rayonnante des Nuits Atypiques, n’évoque pas son festival comme une programmation, mais comme une « cousinade » : un espace-temps où l’on réapprend à respirer ensemble.
Dès le week-end prochain, le festival se retire dans le silence protecteur du Jardin d’Arlet. Sous l’ombre d’un cèdre centenaire, cet îlot de verdure devient un « cocon de fraîcheur » où chaque note semble émerger de la terre. Ici, l’intimité n’est pas un vain mot ; elle est le liant entre l’artiste et le visiteur.
Le samedi soir, le groupe MAAAR fera vibrer la mémoire des gestes oubliés. Leurs polyphonies telluriques puisent dans les chants de travail — ceux des lavandières et des sardinières. Trois voix, des percussions, et cette force brute qui transforme la peine en une harmonie universelle. C’est un retour à la source, un hommage à la dignité du chant comme lien social.
Le dimanche, le jardin changera de polarité pour accueillir l’énergie électrique de Mitsune. Céline l’annonce avec une ferveur palpable : un néo-folk fusion où le shamisen traditionnel japonais s’embrase au contact d’une transe psychédélique. C’est un choc des mondes, une expérience visuelle et sonore où l’ancestral devient soudainement punk, porté par un charisme monumental.
Rendez-vous les 11 et 12 juillet à Saint-Macaire. Venez pour la douceur du jardin, restez pour l’ivresse des mondes.
Un texte formulé par Simon Bordelais.
Jean Lassalle : Le Verbe et la Terre
La voix de Jean Lassalle ne s’écoute pas, elle s’arpente. C’est un timbre de rocaille et de vent, une prosodie où l’accent béarnais cesse d’être un folklore pour redevenir une géographie. Chez lui, le mot est un acte de présence, une manière d’habiter le monde avec une verticalité pyrénéenne.
Avant d’être le « Berger de la République », Lassalle est un homme-pont. Son itinéraire relie les estives de Lourdios-Ichère aux sommets péruviens de Cusco, où il porta l’eau potable avec la même ferveur qu’il mène ses brebis. Cette dualité définit son archétype : un technicien de l’humain, capable de traduire les besoins de la terre en projets universels. Son regard, souvent perdu vers l’horizon, trahit une exigence de vérité que les salons parisiens n’ont jamais su apprivoiser.
Ayant délaissé l’hémicycle pour les planches, il ne s’est pas reconverti : il s’est accompli. Face à une « dictature molle » qu’il dénonce avec une mélancolie lucide, il utilise désormais le storytelling comme une arme de résistance. Sur scène, il ne récite pas, il convoque. Il fait revivre une France qu’il juge orpheline de ses maîtres et de ses mystères, transformant l’anecdote rurale en épopée métaphysique.
Qu’il tonne à l’Assemblée ou qu’il entonne un chant polyphonique, l’homme reste indivisible. Il est ce « phare allumé » dans une époque qu’il perçoit comme une nuit noire. Sa force réside dans cette capacité rare à rester commensal du peuple, gardant sous ses ongles la poussière du chemin. Jean Lassalle n’est pas un nostalgique ; il est le gardien d’une flamme qui refuse de s’éteindre : celle de l’homme libre, indissociable de sa terre et fidèle à son verbe.
Un texte formulé par Simon Bordelais.
Georgette Bastian : L’Âme du Kamishibai en Entre-deux-Mers
Georgette Bastian possède cette clarté de voix propre à ceux qui savent écouter. Ancienne sculptrice, elle a délaissé l’immobilité des galeries pour le mouvement du papier. Son médium ? Le Kamishibai, ce théâtre de rue japonais où les histoires glissent dans un castelet de bois nommé butai.
Pour Georgette, l’art ne doit pas être un sanctuaire, mais un passage. « Beaucoup n’osent pas franchir la porte d’une galerie », confie-t-elle. Le Kamishibai est sa réponse : un art nomade, capable de s’installer chez un maraîcher, dans un jardin ou au coin d’une rue. Sous ses doigts, le récit devient une expérience tactile. Le glissement d’une planche illustrée n’est pas qu’une transition technique ; c’est un rythme cardiaque qui suspend le temps.
Le profil de Georgette est celui d’une tisseuse de liens. Du 8 au 12 juillet, elle transforme l’Entre-deux-Mers en épicentre mondial du théâtre de papier. Entre les mains du collectif Ultramobile, le Kamishibai s’affranchit des contes pour enfants pour aborder la mythologie ou la philosophie, captivant les adultes par sa nudité radicale.
À l’heure des écrans saturés, Georgette propose une résistance sensorielle. Il y a une musicalité dans son approche, une précision d’orfèvre lorsqu’elle attend le « Et paf ! » complice du public pour révéler l’image suivante. Sa force réside dans cette économie de moyens : une boîte en bois, du papier et une présence habitée.
Elle ne se contente pas de raconter ; elle révèle l’invisible, prouvant qu’il suffit d’un souffle et d’une image pour faire voyager tout un village.
L’agenda de l’imaginaire :
Festival International de Kamishibai, du 8 au 12 juillet à Bagas, Neuffons et Monségur. Retrouvez la programmation sur ultramobile-kamishibai.com.
Culture – 6 juillet 2026 par Mathieu ROMAIN
Carine Butler a une règle d’or pour diriger son festival : ne jamais regarder les pièces avant le jour J. Une forme d’aveuglement volontaire et réjouissant pour préserver l’éclat de rire spontané, participer, après l’engagement d’une saison, comme une simple spectatrice, au milieu du public. Dans quelques jours, Bassanne accueillera plus du double de ses cent cinquante habitants au pied du Moulin de Piis. Entre la gestion de l’amphithéâtre de verdure et les réservations qui s’accélèrent, la présidente des Fous de BassAnne orchestre cette grande fête estivale avec une énergie communicative. L’objectif est limpide : fabriquer de la joie collective sous les étoiles.
Le Moulin de Piis n’est pas un lieu neutre. C’est une bâtisse fortifiée du treizième siècle qui se transforme chaque été en amphithéâtre romain. Quand Xavier Viton, le directeur des théâtres bordelais Le Molière et Le Trianon, y a débarqué pendant la pandémie avec ses comédiens, l’idée était de faire respirer la culture en plein air. Quatre éditions plus tard, l’événement est devenu un point de rassemblement incontournable. Et c’est Carine Butler, habitante de la commune, qui a repris la barre de l’association avec un élan indéniable.
Prendre la suite d’un événement qui rassemble plus de 300 spectateurs par soir demande une belle dose d’audace. La néo-présidente l’assume pleinement. Elle apprend la mécanique administrative et la recherche de sponsors sur le tas, portée par l’envie de faire vivre son village.
La première année, j’ai foncé tête baissée parce que c’était absolument ce que je voulais faire et vraiment relever le challenge à fond.
L’euphorie des débuts s’accompagne aujourd’hui d’une effervescence logistique positive. Les réservations affluent sur la billetterie en ligne, bien souvent dans les soixante-douze dernières heures. Un rythme qui demande à l’équipe bénévole une forte capacité d’adaptation pour accueillir le public confortablement.
On commençait à avoir des sueurs froides pour trouver les chaises pour être sûr que tout le monde puisse être assis.
L’an passé, le succès a même dépassé les espérances, forçant les organisateurs à faire preuve de créativité en piochant allègrement dans le mobilier de l’espace restauration pour installer les derniers arrivants.
Les gens arrivaient un peu au dernier moment en disant il reste de la place encore on peut rentrer encore. Et là les chaises, il reste les chaises des food-trucks.
Faire venir des acteurs professionnels à Bassanne est une affirmation de vitalité. Le village fabrique de la densité humaine immédiate. Quand le public s’installe devant les trois food-trucks salés et le stand sucré prévus cette année, on y croise des habitants des communes voisines et des citadins qui acceptent de faire cinquante kilomètres pour voir une comédie. Ce brassage repose entièrement sur l’implication d’un bureau associatif dévoué.
Carine Butler garde son téléphone allumé avec bienveillance, prête à guider les spectateurs perdus ou à renseigner sur le placement libre. Un lien direct qu’elle cultive pour maintenir l’esprit convivial du festival.
Le plus savoureux chez la programmatrice de l’événement, c’est son rapport à la scène. Xavier Viton propose les textes, mais la présidente refuse de visionner les pièces avant qu’elles ne soient jouées sur les planches du moulin.
Quand je connais le titre des pièces en général, j’évite dans la programmation d’aller voir les pièces qui vont se jouer sur la commune. Pour avoir le même effet de surprise.
Cette approche est rafraîchissante. Le 17 juillet, la scène accueillera la pièce Elle pardonne mais n’oublie jamais !, une comédie grinçante où le choix d’un couple de se dire toute la vérité se transforme en un redoutable règlement de comptes, suivie le lendemain par J’aime beaucoup ce que vous faites, l’histoire hilarante d’un couple en route pour un dîner dont les hôtes entendent toutes les critiques à cause d’un appel passé par inadvertance. Carine Butler découvrira les répliques en même temps que la rangée du fond. Une belle manière de savourer le fruit de son travail au milieu du rire partagé.
Dans quelques jours, le parc naturel vibrera à nouveau. Il reste encore des places pour participer à cette aventure collective.
Quoi : 4e édition du festival de théâtre Les Fous de BassAnne.
Gric de Prat : L’âme occitane entre souffle et mémoire
Dans le silence feutré du studio, une vibration singulière s’installe. Ce n’est pas seulement de culture qu’il est question, mais d’un enracinement qui refuse la poussière des musées. Nathalie et Éric, visages du groupe Gric de Prat, ne racontent pas l’Occitanie : ils la font respirer.
L’air se déchire d’abord sous les traits d’esprit du fifre. Éric insuffle à l’instrument une joie nerveuse, celle des Mayades et des rigodons qui faisaient danser les places de villages. C’est une musique de l’instant, solaire et bondissante.
Puis, le ton change. La bouha, cornemuse landaise autrefois disparue, s’invite au creux de l’épaule. Le son devient tellurique, profond, presque charnel. Il y a dans ce bourdonnement ancestral quelque chose qui touche à l’universel ; un chant de terre et de bois qui, d’Aliénor d’Aquitaine aux steppes d’Anatolie, rappelle que le souffle n’a pas de frontières.
L’enjeu, au-delà de la virtuosité, reste la transmission. « Former des adultes qui resteront ici », confie Éric, c’est s’assurer que le fifre ne s’éteindra pas avec la prochaine rentrée scolaire. Gric de Prat et l’Escòla forment une arche : ils puisent dans le passé non pour s’y perdre, mais pour y trouver l’énergie de demain.
Lire ce portrait, c’est entendre une promesse : tant qu’il y aura un souffle pour la bouha et une voix pour le dire, l’âme occitane ne sera jamais un souvenir. Elle sera un présent, vibrant et obstiné.
Un texte formulé par Simon Bordelais.
Nuits Atypiques : La transe et le rythme au Week-end Trad
Il reste, dans le récit de Céline Lacombe, la chaleur d’un soir de canicule sur les bords de Garonne. C’est par cette image que s’ouvre l’échange : celle d’une foule immobile, soudain saisie par le bourdon chamanique d’une vielle à roue électrique. Plus qu’un concert, une hypnose collective. C’est cette même promesse que la directrice des Nuits Atypiques porte pour le prochain Week-end Trad de Villandraut.
Pour Céline, le bal folk n’est pas une nostalgie, c’est une grammaire. Dans le sillage du pédagogue Cyril Colas, elle évoque l’apprentissage des corps : le rando, la bourrée, mais surtout l’art de la rencontre. Apprendre à inviter, à refuser, à écouter l’autre dans le tournoiement d’un cercle circassien. Sous sa voix posée, on comprend que la danse est ici un acte de civilité autant que de plaisir, une parenthèse où le code social s’efface derrière le rythme.
L’article de la programmation se lit comme un voyage sur une terre sans frontières. Il y a la poésie occitane, farouchement féminine, de Sarraï, et les polyphonies de Diluvienne. Mais le cœur battant de ce week-end réside dans l’hybridation.
L’entretien s’achève sur une vision : celle de la place Paul-Dumez, des tablées partagées sous les platanes et de l’auberge espagnole. Céline Lacombe ne vend pas des billets ; elle invite à un rituel de reconnexion. Dans un sourire que l’on devine au fil des mots, elle nous prévient : entre tradition bousculée et modernité artisanale, la transe de Villandraut ne nous laissera aucun répit.
Rendez-vous les 3 et 4 juillet pour laisser vos corps répondre à l’appel des racines.
Isabelle Pauly : La Sagesse de la Non-Discrimination
La voix d’Isabelle Pauly, chroniqueuse de L’Instance Zen sur R.E.M., ne s’impose pas ; elle enrobe. Chaque semaine, elle tisse ses réflexions avec une précision douce, suspendant le temps pour mieux nous atteindre.
Isabelle incarne la spiritualité qu’elle partage. Inspirée par l’œuvre d’Idris Lahore, elle explore les « cinq attitudes nobles » des Bodhisattvas. Pour elle, la non-discrimination est le sommet de cette quête : être tel le soleil, dispensant lumière et chaleur à tous, sans distinction. Cette exigence est portée par sa voix posée, presque mélodieuse, d’une humilité désarmante.
Sa force réside dans son authenticité. Loin d’un idéalisme distant, Isabelle partage ses propres « dérapages », comme cette altercation avec un vendeur. Elle transforme l’anecdote en leçon de sagesse concrète : la capacité de prendre du recul, de respirer, et de choisir la bonté face au conflit.
Seule à la confection de ses chroniques, Isabelle cultive une relation intime avec son auditoire. Elle nous rappelle l’importance de prendre soin de soi et de nos proches. En ces temps d’extrêmes, sa voix est un murmure rafraîchissant, une invitation à irriguer nos esprits et à toujours sourire, quoi qu’il arrive.
Guy-Arnaud Penet : La Vessie, Miroir de nos Peurs et de notre Élan
Lorsque Guy-Arnaud Penet prend la parole, sa voix possède cette texture rare, à la fois grave et fluide, qui semble apaiser le système nerveux avant même que le sens des mots ne nous parvienne. Kinésiologue et explorateur des ponts entre Orient et Occident, il nous livre, seul face à son micro, une chronique qui ressemble à une méditation active.
Pour Guy-Arnaud, la vessie n’est pas qu’un simple réservoir organique. En médecine traditionnelle chinoise, elle est le Méridien de la Vessie, le plus long du corps, une véritable colonne vertébrale énergétique courant des yeux aux orteils. C’est le « grand protecteur », intimement lié à l’élément Eau et à nos reins.
Il nous rappelle avec une précision presque poétique que ce trajet physique est aussi un chemin psychologique : celui de notre capacité à avancer malgré nos peurs.
Qui n’a jamais ressenti cette urgence physique avant un examen ou une prise de parole ? Guy-Arnaud décrypte ce lien viscéral entre nos émotions et notre biologie. Le stress chronique place notre système nerveux en alerte permanente, figeant notre capacité à « laisser couler ».
L’invité nous invite à voir dans le déséquilibre de ce méridien — anxiété, hypervigilance, difficulté à tourner la page — non pas une fatalité, mais un signal. Un appel à la fluidité.
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