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  • Recyclerie du Bazadais : 10 ans à fêter à Bazas

    Dix ans de la recyclerie du Bazadais : trois jours pour fêter la seconde vie des objets

    L’interview locale | 10 septembre 2026

    La recyclerie du Bazadais fête ses 10 ans. Rendez-vous les 10, 11 et 12 septembre à Bazas, avec une conférence, des visites guidées et une grande fête gratuite. Anne, coordinatrice de l’association depuis quatre ans, était l’invitée de la Matinale ce mardi. Son interview est à réécouter en podcast, dans notre nouvelle rubrique L’interview locale.

    Anne, un parcours tourné vers l’environnement

    Anne a grandi en région parisienne, dans une famille originaire du Sud-Ouest. Après un passage en Normandie, elle reprend ses études à Caen pour se former à l’environnement.

    Pendant douze ans, elle coordonne des projets d’éducation à l’environnement pour le GRAINE Nouvelle-Aquitaine. Ce réseau forme les animateurs nature de toute la région.

    En 2022, elle rejoint la recyclerie du Bazadais comme coordinatrice. Elle gère l’équipe, les finances et les projets de l’association. Un poste plus local, dit-elle, mais dans la continuité de son engagement.

    Réparer plutôt que jeter

    Un objet dure souvent moins longtemps qu’il y a vingt ans. C’est ce qu’on appelle l’obsolescence programmée : des produits pensés pour être remplacés vite, plutôt que réparés. La loi impose désormais aux fabricants de fournir des pièces détachées pendant plusieurs années. Un progrès, selon Anne, mais qui ne suffit pas face à la pression constante à l’achat.

    La recyclerie propose une autre voie. Réparer, détourner, relooker un meuble ou un vêtement pour lui donner une deuxième vie, parfois une troisième. Anne cite l’exemple d’un canapé des années 80 : poncer les accoudoirs, changer les housses, et il repart pour vingt ans.

    Sur le textile, elle avance un chiffre frappant. Si toutes les usines de vêtements du monde s’arrêtaient aujourd’hui, le stock existant suffirait, selon elle, à habiller la planète pendant cinquante ans. De quoi interroger nos armoires.

    Six emplois créés sur le territoire

    La recyclerie du Bazadais fait le choix de l’emploi durable. L’activité de vente finance aujourd’hui cinq postes à temps plein et un temps partiel, soit six personnes employées sur le territoire. Une réussite portée presque entièrement par les ventes en boutique, avec quelques subventions en complément.

    Pour Anne, une recyclerie ne se limite pas à réduire les déchets. Elle crée de l’emploi local et coopère avec les collectivités, les entreprises et les autres associations. C’est tout le sens de l’économie sociale et solidaire, un modèle économique qui met l’humain avant le seul profit.

    Trois jours pour les 10 ans
    Quand
    Quoi
    Où
    Jeudi 10 septembre, 18 heures
    Conférence « Le réemploi, un outil pour dynamiser le territoire », par Aurore Médieu, chargée de mission chez ESS France
    Médiathèque de Bazas
    Vendredi 11 septembre, 10 heures, midi et 15 heures
    Visites guidées : le parcours des objets, de l’apport jusqu’à la seconde vie. Places limitées, réservation au 09 53 48 86 19
    12, chemin de Barraou, 33430 Bazas
    Samedi 12 septembre, de 9 heures à 18 heures
    « Bienvenue place du réemploi » : ateliers vélo et machines à coudre, rémouleur, restauration de meubles, atelier papier recyclé animé par le Sictom du Sud-Gironde, food truck, promotions en boutique et tombola
    12, chemin de Barraou, 33430 Bazas
    Les trois rendez-vous sont gratuits. Samedi 12, aucun apport d’objets n’est accepté et le parking est réservé aux exposants.
    Un enjeu qui concerne notre territoire
    19 min
  • Marc BRISTIEL : de la science à la ferveur occitane

    Marc BRISTIEL : de la science à la ferveur occitane

    Il y a chez Marc Bristiel la retenue tranquille des scientifiques. Une parole sans emphase, posée, où chaque mot semble d’abord soumis à l’épreuve du doute. Professeur de physique-chimie au lycée polyvalent de Marmande, rien ne semblait prédestiner cet homme de laboratoire à devenir une voix de la renaissance occitane en Lot-et-Garonne.

    Nommé à Marmande pour des raisons de correspondances ferroviaires, il prend le temps d’écouter cette terre gasconne. En 2011, le pas est franchi : il pousse la porte des cours d’adultes des ATP (Arts et Traditions Populaires). Dès lors, la rigueur de l’analyste se met au service d’une langue millénaire.

    À sa fenêtre, il hisse la croix sang et or — amusé des passants qui lui crient « Toulousain ! », confondant l’emblème d’une culture avec les frontières d’une région administrative. La course relais pour la langue d’oc, il court sous les couleurs associatives avec la même fidélité sans bruit, soutenu par la certitude que la survie d’un idiome ne relève pas du folklore, mais du lien civique.

    Lucide face au déclin de la transmission familiale, Marc observe l’essor des classes bilingues locales avec l’optimisme mesuré du chercheur : le patrimoine n’est pas une relique, c’est une matière vivante qui s’enseigne, se dispute et se réinvente. Pour ce voyageur enfin posé, l’occitan ne fut pas un héritage du sang, mais une élection du cœur.

    Un texte formulé par Simon Bordelais.

    56 min
  • Le 5 à 7 du vendredi : la première émission, quatre invités

    Le 5 à 7 du vendredi : la première émission, quatre invités et deux chroniques

    Podcasts · Le 5 à 7 du vendredi — émission n° 1, diffusée le vendredi 4 septembre 2026

    Laura Foucaud, Damien Grouhel et Jean-Christophe Cabut ont lancé le tout premier « 5 à 7 du vendredi » sur REM. Deux heures d’antenne, quatre invités du Sud-Gironde et du Pays du Dropt, deux chroniques. L’émission est disponible en podcast.

    Sur le conducteur, il est écrit « émission n° 000001 ». Il reste donc un peu de marge avant la cent-millième. Le principe tient en une phrase : deux heures le vendredi, de 17 h à 19 h, pour donner le micro à celles et ceux qui font vivre le territoire. Culture, économie locale, initiatives de village. Et un ton qui ne se prend pas au sérieux.

    Du jazz dans un ancien séchoir à tabac

    Thierry Wellhoff est venu parler des Nuits d’Hure. Ancien professionnel de la communication installé à Hure, près de La Réole, il a transformé un séchoir à tabac en salle de concert. Le bâtiment agricole est resté tel quel. L’acoustique, elle, a changé de métier.

    Le festival défend un jazz mélodique, avec des musiciens venus de plusieurs continents. L’édition 2026 s’est tenue les 4, 5 et 6 septembre. L’émission est donc passée à l’antenne le soir même de l’ouverture.

    Jugeote, un média qui raconte La Réole

    Isabelle Camus dirige Jugeote, un média local installé à La Réole. Journaliste passée par Sud Ouest, France Bleu Gironde ou Rue89 Bordeaux, elle a quitté la métropole pour l’Entre-deux-Mers. Elle y publie des portraits, des articles de fond et le suivi de la vie locale.

    Deux médias du même territoire face à face au micro : la conversation a aussi porté sur la façon de raconter la campagne quand les moyens sont comptés.

    La gemme, une monnaie qui reste sur place

    Antoine Reis est venu pour la gemme, la monnaie locale de la Gironde. Le principe est simple. Vous échangez un euro contre une gemme. Vous la dépensez chez les commerçants et les producteurs du réseau. L’argent circule ici au lieu de partir ailleurs.

    Les auditeurs le connaissent déjà : Antoine Reis tient une chronique chaque jeudi matin dans la matinale de REM.

    Dropt’Art : 57 artistes ouvrent leur atelier

    Pascal Gicquel, sculpteur, est venu présenter Dropt’Art. Depuis 2019, l’association organise un parcours d’ateliers d’artistes en Pays du Dropt. L’idée : entrer chez les artistes plutôt que les regarder derrière une vitrine.

    Pour l’édition 2026, 57 artistes accueillent le public dans 16 ateliers et 6 espaces d’exposition, répartis dans 15 villages et bastides. C’est ouvert du 4 au 20 septembre, du vendredi au dimanche, de 11 h à 19 h. En semaine, sur rendez-vous.

    Deux chroniques pour finir

    Lolo le cuistot et Raph Pucci signent les deux chroniques de l’émission. Elles reviendront chaque semaine.

    Rendez-vous vendredi prochain

    Le 5 à 7 du vendredi s’installe dans la grille, chaque semaine de 17 h à 19 h, sur 98.4 FM et sur remradio.fr. Chaque émission est ensuite disponible en podcast. Vous portez un projet, une association, un commerce ou un festival dans l’Entre-deux-Mers ou le Sud-Gironde ? L’antenne vous est ouverte.

    Source : Le 5 à 7 du vendredi, émission n° 1, diffusée le vendredi 4 septembre 2026 sur REM 98.4 FM. Animation : Laura Foucaud, Damien Grouhel et Jean-Christophe Cabut.

    2 hr
  • Béhourd à Gabarnac : le Tournoi d’Aquitaine 2026

    Gabarnac : le Tournoi d’Aquitaine de béhourd au château Faugas

    Le château Faugas à Gabarnac accueille la nouvelle édition du Tournoi d’Aquitaine de béhourd les 12 et 13 septembre 2026. Ce sport de combat en armure rassemble des équipes de toute la région pour deux jours de mêlées, duels et profight.

    Un sport de combat d’équipe ancré dans l’Histoire

    Le béhourd s’inspire des combats de mêlée des XIVᵉ et XVᵉ siècles. Les pratiquants, vêtus d’armures métalliques de 25 à 40 kilos, s’affrontent avec des armes émoussées dans un cadre strictement arbitré. L’objectif est de faire tomber l’équipe adverse au sol.

    En raison de la révision du cahier des charges par la Fédération France Béhourd, la compétition délaisse temporairement son statut de Coupe de France pour revenir à sa formule originale de Tournoi d’Aquitaine.

    Le samedi est consacré aux rencontres de Ligue 2 en 5 contre 5, suivies des duels individuels à la touche. La soirée propose du profight, un format s’apparentant à du MMA en armure.

    Le dimanche met à l’honneur les épreuves de Ligue 1 et féminines en 5 contre 5, ainsi que les combats en 12 contre 12. Des animations du Judo Club de Cadillac, des Archers des Pernons et des Écuries du Val de Tursan rythment le week-end.

    Infos pratiques

    📍 Lieu : Château Faugas, Gabarnac

    🗓️ Date et horaire : Samedi 12 et dimanche 13 septembre 2026, dès 10 h

    19 min
  • Apprendre par le corps : la méthode Guy-Arnaud Penet

    Apprendre par le corps : la méthode Guy-Arnaud Penet

    Il y a dans le timbre de Guy-Arnaud Penet cette rondeur bienveillante propre aux voix radiophoniques qui rassurent et éclairent. Au micro de sa chronique Be Happy sur REM, ce kinésiologue établi à La Réole ne dispense pas de froides leçons d’efficacité : il réhabilite une vérité oubliée. L’apprentissage n’est pas un labeur immobile retranché dans le crâne ; c’est une symphonie vivante qui traverse le corps tout entier.

    À rebours du gavage intellectuel et des veillées d’angoisse, il prône l’intelligence du rythme. Le cerveau ne grave rien dans la contrainte continue : il s’épanouit dans l’espace, les silences et les retours patients. Relire sans cesse n’est qu’une illusion de maîtrise. Pour que l’esprit s’approprie une idée, il faut refermer l’ouvrage, se confronter au vide et la formuler avec ses mots propres — ou mieux encore, l’expliquer à un tiers avec la limpidité du cœur.

    Mais le véritable secret réside sous nos pieds. L’immobilité anémie la pensée ; le mouvement la ranime. Boire un verre d’eau, s’étirer, respirer amplement, ou pratiquer ces mouvements croisés — le fameux cross crawl où la main vient effleurer le genou opposé — suffisent à reconnecter les deux hémisphères cérébraux et dissiper la brume mentale.

    Pour Guy-Arnaud Penet, apprendre n’est pas le fardeau des écoliers, mais la sève d’une vie curieuse. En unissant sommeil réparateur, nutrition juste et conscience corporelle, il rappelle à chacun que comprendre le monde commence toujours par écouter son propre vivant.

    Un texte formulé par Simon Bordelais.

    6 min
  • Théâtre à Sauveterre : « Sur le marché ! » le 18 septembre
    Théâtre à Sauveterre : la comédie « Sur le marché ! » le 18 septembre

    Reportée cet été en raison de la canicule, la pièce « Sur le marché ! » arrive à Sauveterre-de-Guyenne. La Compagnie Volancia joue cette comédie le vendredi 18 septembre à 20 h 30 à la salle Saint-Romain. Écrit par Sébastien Cauhapé et interprété en duo avec Patricia Anglada, le texte aborde la quête amoureuse sous un angle burlesque. Une femme fait irruption dans le cabinet de son ami médecin pour bousculer son quotidien. Entre speed dating improvisé et confidences directes, l’intrigue mise sur le rire et la proximité. Cette date soutient la vitalité du spectacle vivant en Entre-Deux-Mers.

    Un report estival devenu rendez-vous de rentrée

    La canicule de l’été a contraint les organisateurs à reporter la date initiale. Les températures rendaient la salle impraticable pour les comédiens comme pour les spectateurs. L’équipe municipale de Sauveterre-de-Guyenne et la troupe ont validé le créneau du 18 septembre. « La canicule est venue refroidir nos ardeurs », souligne Patricia Anglada. Les acteurs montent sur les planches à 20 h 30 dans la salle Saint-Romain.

    Trente ans de planches et un ancrage à Porte-de-Benauge

    Le jeu théâtral guide le parcours de Patricia Anglada depuis trente ans. Ancienne infirmière, elle a conçu des ateliers d’expression en milieu hospitalier pour soutenir les patients. Son apprentissage s’est développé au sein des troupes de Langon, Toulenne et Coimères. La comédienne a ensuite fondé la Compagnie Volancia à Porte-de-Benauge, où la municipalité met une salle à sa disposition. Après une tournée en solo avec Le Démon de midi, encouragée à Bordeaux par Michèle Bernier, elle retrouve le travail à deux.

    Une quête amoureuse menée sur un rythme vif

    Le spectacle traite de la solitude par le ressort comique. Sébastien Cauhapé a rédigé les dialogues en intégrant des confidences réelles confiées par sa partenaire. L’histoire s’enclenche lorsqu’une femme surgit en consultation chez son médecin traitant pour lui réclamer de l’aide. L’intrigue enchaîne les situations absurdes jusqu’à une séance de speed dating déroutante. Le texte esquive les clichés du genre avec un dénouement inattendu.

    Modalités pratiques et réservations

    L’accès en salle est proposé à tarif modéré. L’entrée s’élève à 10 € pour les adultes et à 5 € pour les enfants de moins de 12 ans. L’ouverture des portes a lieu à 20 h 00 au 4 quater, rue Saint-Romain. Les réservations s’effectuent par téléphone au 06 84 19 21 49.

    Retrouvez plus d’informations dans nos journaux sur 98.4 FM et sur notre site re2m.org. Contactez la rédaction pour partager vos initiatives : [email protected].

    19 min
  • Ferme de Champagnac : semer le vivant en Gironde

    Ferme de Champagnac : semer le vivant en Gironde

    À Saint-Sulpice-de-Guilleragues, le paysage ne se conquiert pas : il s’apprivoise. Sur ces coteaux discrets de l’Entre-deux-Mers, Simon s’est arrêté il y a deux ans devant une prairie nue de près de cinq hectares. Il n’y avait là ni eau courante, ni électricité. Rien d’autre qu’une herbe rase battue par les vents et la promesse silencieuse d’un nouveau départ. C’est ainsi qu’est née la Ferme de Champagnac.

    Dans sa voix calme, sans éclat superflu, se devine la patience propre à ceux qui travaillent avec le temps plutôt que contre lui. Originaire de Gradignan, fuyant la flambée des terres périurbaines, ce jeune paysan a choisi une voie exigeante : le maraîchage sur sol vivant, labellisé bio. Ici, le fer ne violente plus la glèbe. Ni bêche, ni motoculteur. Simon nourrit la surface de fumier équestre local et de compost bien décomposé, laissant à la faune souterraine le soin d’aérer et d’ourdir la fertilité. Le légume n’y pousse pas sous assistance ; il puise sa sève dans un humus nourricier, dense et vivant.

    L’autonomie s’y gagne à pas comptés. Arroser avec l’eau de ville était une contrainte coûteuse ; Simon a creusé un bassin de rétention à ciel ouvert, attendant les prochaines récoltes pour financer la pompe qui libérera son réseau. Chez lui, chaque outil acheté est la récompense directe d’une caisse de carottes ou de tomates vendue.

    Cette cohérence écologique trouve son écho naturel dans la communauté. Ses légumes alimentent le marché de La Réole le mercredi soir, l’épicerie paysanne de Roquebrune, les tables bordelaises et, bientôt, les étals de Monségur. Adhérent convaincu de La Gemme, la monnaie locale, Simon tisse des liens plutôt que de simples flux marchands : ses paniers financent sa baguette artisanale ou sa place de cinéma de proximité.

    Encore seul sur ses planches de culture, il bâtit chaque jour, serre après serre, une oasis nourricière à échelle humaine. Une leçon d’épure et de courage tranquille, où la terre, enfin respectée, recommence à faire des merveilles.

    Un texte formulé par Simon Bordelais.

    9 min
  • Targon : le comité des fêtes relance la fête locale

    Le comité des fêtes de Targon reprend du service après vingt années d’interruption. Du vendredi 18 au dimanche 20 septembre, trois jours d’animations rassemblent le village autour de concerts, d’épreuves sportives et d’un banquet. Une nouvelle équipe de vingt bénévoles assure l’organisation avec l’appui des services municipaux.

    Un passage de relais associatif

    L’arrivée de nouveaux habitants a relancé la dynamique locale. Installés depuis cinq ans sur la commune, Manon Fernandez et Dimitri Caille ont porté le projet. « On était prêts, on avait des idées et de l’expérience », indique Dimitri Caille. Le couple avait déjà animé des comités ruraux avant de s’installer en Gironde.

    L’ancien bureau a transmis ses réseaux pour faciliter ce redémarrage. Dominique Dumas, précédent président associatif et actuel élu municipal, a appuyé l’initiative. « Les gens ont besoin de moments partagés en famille », rappelle l’élu targonnais. L’équipe rassemble vingt bénévoles de toutes générations. Ce collectif représente 1 % des 2 400 habitants recensés par la commune de Targon.

    Trois jours d’animations populaires

    Le week-end débute le vendredi 18 septembre par un vin d’honneur en musique. Une banda ouvre les festivités avant un set de la DJ Karine Dupuy à 20 h. Des conducteurs désignés et un bar sans alcool sécurisent les retours nocturnes.

    Le samedi 19 septembre valorise le sport et les produits locaux. Une randonnée de 7 kilomètres part de la mairie à 10 h. À 14 h, des olympiades gratuites opposent des équipes de quatre participants sur des jeux accessibles. « L’objectif est de fédérer tout le monde dans un esprit bon enfant », souligne Manon Fernandez. À 21 h, le banquet sert poulet rôti et haricots blancs avant la soirée du collectif La Savane.

    Le dimanche 20 septembre clôture les festivités au centre-bourg. Le vide-greniers débute à 7 h, suivi d’un réveil musculaire déguisé à 10 h. Un thé dansant commence à 15 h. À 16 h, la mairie et l’association ACROCS Productions proposent un spectacle vivant près du presbytère. La sono associative fermera le site à 20 h.

    Calendrier des rendez-vous
    Jour
    Horaire
    Animation
    Vendredi 18 sept.
    19 h 00
    Vin d’honneur, banda et DJ set
    Samedi 19 sept.
    10 h 00
    Randonnée pédestre (7 km)
    Samedi 19 sept.
    14 h 00
    Olympiades par équipes de quatre
    Samedi 19 sept.
    21 h 00
    Repas assis et soirée dansante
    Dimanche 20 sept.
    7 h 00
    Vide-greniers communal
    Dimanche 20 sept.
    16 h 00
    Spectacle arts de la rue (presbytère)
    Pratique et inscriptions

    Les inscriptions pour le banquet et le vide-greniers sont ouvertes. Les réservations s’effectuent sur les réseaux sociaux du Comité des fêtes de Targon. L’équipe tient également un stand au forum des associations le samedi matin.

    Retrouvez plus d’informations dans nos journaux sur 98.4 FM et sur notre site remradio.fr.

    Contactez la rédaction pour partager vos initiatives : [email protected].

    20 min
  • L’Occitan : Un Souffle Millénaire entre Racine et Modernité

    L’Occitan : Un Souffle Millénaire entre Racine et Modernité

    L’occitan ne se conjugue plus seulement au passé. Sous le bruissement des flûtes et le rythme des mots, il se révèle comme une matière vivante, une « pulse » qui relie l’intime à l’universel. Dans cet échange, trois voix se font l’écho d’un héritage qui refuse de se figer.

    L’archéologue du nom
    Joan de Rigouste, avec la précision de l’orfèvre, nous rappelle que nos noms sont des paysages. En exhumant le sens de Sengarac ou Dupiol, il ne fait pas qu’étymologie ; il réveille une géographie humaine. Sa parole est une archéologie nécessaire : chaque patronyme est une racine qui s’enfonce dans le terreau latin pour fleurir dans le présent.

    La passeuse de mémoire
    Pour Marianne Chateaureynaud, la langue est un atavisme tendrement retrouvé. Passée du secret des grands-parents à la rigueur de l’enseignement, elle incarne cette transmission qui sauve. Son enthousiasme est un appel : enseigner l’occitan, c’est offrir aux nouvelles générations une clé pour comprendre leur propre sol, tout en s’ouvrant au monde.

    L’horizon européen
    De son côté, Marco Robecchi hisse la « lenga » sur les cimes de la recherche internationale. Depuis Bruxelles, il dessine un occitan tourné vers l’avenir, où l’intelligence artificielle croise les manuscrits médiévaux. L’occitan devient alors un modèle de résilience, une preuve que la diversité linguistique est le véritable moteur de la culture européenne.

    La cadence finale
    L’entretien s’achève sur l’énergie d’un rap occitan. C’est le point final d’une démonstration magistrale : la culture d’oc n’est pas une relique, c’est une création continue. Elle est ce souffle qui, de la lande girondine aux algorithmes bruxellois, continue de chanter la vie.

    Un texte formulé par Simon Bordelais.

    56 min
  • Marché de La Réole : deux heures en direct avec REM

    Marché de La Réole : deux heures en direct, huit voix du territoire

    Podcasts · Les marchés de l’été — publié le 1er septembre 2026

    Samedi 29 août, REM a installé son studio au milieu des étals de La Réole. De neuf heures à onze heures, huit invités se sont succédé au micro de Cédric Labarbe et Mathieu Romain. L’émission est disponible en podcast.

    C’était la dernière étape des marchés de l’été. Le stand était installé face à celui de la Fée des Souliers, à deux pas de la chocolatine de Monségur. Une enceinte diffusait les échanges aux passants. Plusieurs sont venus s’asseoir sans prévenir.

    Le marché de La Réole a été élu plus beau marché de France en 2023, devant Garéoult et Arras. Cent vingt commerçants s’y installent chaque samedi matin.

    Des producteurs qui encaissent une année dure

    Yohan Musseau cueille et distille des plantes sauvages depuis bientôt vingt ans, à Bazas. Il vend des huiles essentielles, des eaux florales et du jus de pomme. Cet été, la météo lui a fait annuler trois semaines de cueillette. Il estime avoir perdu au moins un tiers de sa production. Il décrit aussi une baisse des ventes installée depuis les années Covid, qui ne s’est jamais résorbée.

    Virginie, elle, fabrique du fromage de chèvre à Pompéjac depuis trois ans. Elle était agent technique territorial dans une école de Saint-Pierre-d’Aurillac. Elle a tout quitté sans formation agricole. « Financièrement ce n’est pas toujours la joie », dit-elle, avant d’ajouter que le confort de vie compense.

    Réparer plutôt que jeter

    Deux invitées vivent de la réparation. Florence tient La Fée des Souliers, une cordonnerie ambulante. Reconvertie en 2011 après quinze ans de restauration, elle travaille le cuir, les sacs, les blousons. Son stand porte le label Répar’Acteurs de la Chambre de métiers.

    Céline répare des machines à coudre à Langon. Elle a repris une entreprise fondée en 1975, formée quatre mois par l’ancienne propriétaire. Une machine contient entre mille et trois mille pièces. Les plus anciennes fonctionnent encore avec des disquettes. Son atelier déménage dans une quinzaine de jours, de la rue Maubec à la place Kennedy.

    Manuel fabrique des savons depuis cinq ans sous le nom Passe-moi un savon. Une quinzaine de variétés, saponifiées à froid, à partir d’huiles végétales bio. L’histoire a commencé vingt ans plus tôt, pour la peau très sèche de sa fille. On le retrouve à Sauveterre-de-Guyenne un mardi sur deux.

    Deux rendez-vous à noter

    Vincent, professeur d’histoire-géographie au collège de La Réole, préside les Amis des Essintes. L’association dormait depuis deux ans. Elle organise un bistrot éphémère le samedi 5 septembre, sous la halle du village, avec des planchas de produits locaux et le groupe funk Funky Tape. Les Essintes comptent deux cent cinquante habitants et n’ont ni école ni commerce.

    Marine est venue au micro avec sa boîte d’œufs sous le bras. Elle anime L’Atelier Acoustique, à Neuffons. Au programme : un bal trad le 12 septembre avec le groupe Socam, auberge espagnole à dix-neuf heures, bal à vingt heures. Puis un concert klezmer le 3 octobre.

    Ce que ce marché raconte de notre territoire

    Sept des huit invités ont changé de métier en cours de route. Ingénieur devenu kinésiologue, serveuse devenue cordonnière, salariée du vin devenue réparatrice. Le marché du samedi n’est pas seulement un lieu d’achat. C’est l’endroit où ces reconversions tiennent debout, semaine après semaine, grâce à une clientèle qui revient. Quand un producteur perd un tiers de sa récolte, c’est là que ça se voit en premier.

    REM remercie la mairie de La Réole et le placier pour l’accueil. Rendez-vous mardi 1er septembre au marché de Sauveterre-de-Guyenne.

    Source : émission REM en direct du marché de La Réole, samedi 29 août 2026. Réalisation Cédric Labarbe et Mathieu Romain, recherche des invités Nathan. 

    1 hr 58 min

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