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Le 22 août 2025, Mike Borowski proposait un direct sur Géopolitique Profonde pour aborder un sujet piquant.
Macron, Darius Rochebin et les réseaux d’influence médiatique
Le choix d’Emmanuel Macron de s’entretenir avec Darius Rochebin, journaliste vedette de LCI et plume de Paris Match, n’était pas anodin. Pro-Ukraine et critique de Moscou, Rochebin incarne un relais idéal pour renforcer la ligne diplomatique de l’Élysée.
Sa présence dans l’avion présidentiel témoigne d’un niveau élevé de proximité. L’enjeu n’est pas ici de confronter des idées, mais de sécuriser un récit. Peu importe les polémiques passées : l’essentiel est son utilité politique.
Cette relation illustre le fonctionnement d’un système où médias et pouvoir s’entrelacent. Un journaliste fragilisé devient paradoxalement plus fiable : conscient de ce qu’il doit à ses appuis, il s’autocensure. L’interview présidentielle n’est plus un échange critique mais une vitrine maîtrisée. Le principe est simple : visibilité contre loyauté.
Scandales et logique d’impunité
Rochebin a quitté la télévision publique suisse en 2020 après des accusations de comportements déplacés et d’usage de faux profils. Malgré le scandale, il a très vite rebondi en France, preuve que dans certains cercles, les controverses n’empêchent pas les promotions.
Mieux encore : elles renforcent parfois la dépendance envers ceux qui tendent la main. Un journaliste marqué devient un partenaire idéal, car son avenir dépend désormais de ses protecteurs.
Ce double standard saute aux yeux. Un inconnu serait écarté sans appel ; une figure bien connectée est replacée aussitôt. L’éthique médiatique affichée masque une solidarité de clan : on protège les siens, on règle en interne, et on poursuit comme si de rien n’était. Le système ne corrige pas les dérives, il les recycle.
La compromission comme ciment du pouvoir
Donner une tribune présidentielle à Rochebin n’est donc pas une erreur, mais un choix réfléchi. Ayant survécu à une tempête médiatique, il sait ce qu’il doit aux réseaux qui l’ont réhabilité. Cette dette réduit sa capacité d’indépendance. Résultat : une interview docile, qui sert surtout l’image du président.
La logique est claire : la compromission est un outil de stabilité. Candace Owens, critique des élites américaines, l’explique souvent : ceux qui chutent et reviennent dans le jeu deviennent les plus malléables.
Le cas Rochebin illustre ce mécanisme : fragilisé, il est devenu un allié fiable. Le pouvoir ne fuit pas les polémiques : il les exploite. Plus un journaliste est redevable, plus il est utile. Dans cet échiquier, Rochebin est une pièce stratégique : contrôlable, loyal, parfaitement intégré.
Support the show
Ne vous laissez plus manipuler par des élites déconnectées du réel. Découvrez la revue mensuelle Géopolitique Profonde.
https://geopolitique-profonde.com/
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Macron, Darius Rochebin et les réseaux d’influence médiatique
Le choix d’Emmanuel Macron de s’entretenir avec Darius Rochebin, journaliste vedette de LCI et plume de Paris Match, n’était pas anodin. Pro-Ukraine et critique de Moscou, Rochebin incarne un relais idéal pour renforcer la ligne diplomatique de l’Élysée.
Sa présence dans l’avion présidentiel témoigne d’un niveau élevé de proximité. L’enjeu n’est pas ici de confronter des idées, mais de sécuriser un récit. Peu importe les polémiques passées : l’essentiel est son utilité politique.
Cette relation illustre le fonctionnement d’un système où médias et pouvoir s’entrelacent. Un journaliste fragilisé devient paradoxalement plus fiable : conscient de ce qu’il doit à ses appuis, il s’autocensure. L’interview présidentielle n’est plus un échange critique mais une vitrine maîtrisée. Le principe est simple : visibilité contre loyauté.
Scandales et logique d’impunité
Rochebin a quitté la télévision publique suisse en 2020 après des accusations de comportements déplacés et d’usage de faux profils. Malgré le scandale, il a très vite rebondi en France, preuve que dans certains cercles, les controverses n’empêchent pas les promotions.
Mieux encore : elles renforcent parfois la dépendance envers ceux qui tendent la main. Un journaliste marqué devient un partenaire idéal, car son avenir dépend désormais de ses protecteurs.
Ce double standard saute aux yeux. Un inconnu serait écarté sans appel ; une figure bien connectée est replacée aussitôt. L’éthique médiatique affichée masque une solidarité de clan : on protège les siens, on règle en interne, et on poursuit comme si de rien n’était. Le système ne corrige pas les dérives, il les recycle.
La compromission comme ciment du pouvoir
Donner une tribune présidentielle à Rochebin n’est donc pas une erreur, mais un choix réfléchi. Ayant survécu à une tempête médiatique, il sait ce qu’il doit aux réseaux qui l’ont réhabilité. Cette dette réduit sa capacité d’indépendance. Résultat : une interview docile, qui sert surtout l’image du président.
La logique est claire : la compromission est un outil de stabilité. Candace Owens, critique des élites américaines, l’explique souvent : ceux qui chutent et reviennent dans le jeu deviennent les plus malléables.
Le cas Rochebin illustre ce mécanisme : fragilisé, il est devenu un allié fiable. Le pouvoir ne fuit pas les polémiques : il les exploite. Plus un journaliste est redevable, plus il est utile. Dans cet échiquier, Rochebin est une pièce stratégique : contrôlable, loyal, parfaitement intégré.
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