Bonjour à tous
Cet article porte sur les polluants issus des meubles. Il fait partie du défi que je me suis lancé, lorsque l’arrivée de mon second enfant a été confirmée par l’échographie du premier trimestre. Cliquez sur le lien suivant pour consulter les autres articles de mon défi Santé des enfants et environnement publiés à ce jour.
L’arrivée d’un nouvel enfant nécessite parfois d’augmenter la capacité de rangement de la maison. De nouveaux meubles peuvent être achetés à cette occasion. C’est mon cas 😉
Cet article synthétise le résultat de mes recherches sur les meubles pour enfants. Plus particulièrement, il porte sur les expositions aux polluants que ces meubles peuvent générer.
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Préambule
Les informations et les recommandations ci-dessous proviennent d’un ensemble de sources variées, décrites dans le paragraphe « Références », à la fin de l’article. Produire un travail d’expertise critique pour chaque information et chaque recommandation représenterait un travail lourd, notamment du fait des recherches bibliographiques associées : je ne suis pas actuellement en mesure de le réaliser, principalement pour des raisons de temps disponible.
Dans ce cadre, les objectifs de cet article sont les suivants :
* informer sur les enjeux identifiés par les différents acteurs de la thématique ;
* fournir un panorama des recommandations existantes ;
* permettre un premier niveau d’analyse pour chaque recommandation existante, sur la base des deux caractéristiques suivantes :
* le nombre de sources proposant la recommandation. Ces sources sont énumérées entre [] après chaque recommandation ;
* le type de ces sources : magazines/journaux, association/ONG, livres, organismes publiques, articles scientifiques examinés par des pairs, etc. Le type de source est facilement identifiable à l’aide d’un code-couleurs.
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Polluants issus des meubles : quels sont les enjeux identifiés pour les meubles d’enfants ?
Les colles utilisées pour fabriquer des meubles émettent des Composés Organiques Volatils (COV). Les meubles en bois aggloméré, stratifié ou contreplaqué sont ceux qui contiennent le plus de colle [1, 3, 4, 10,-12, 14-23, 25-39].
Les revêtements des meubles (peintures, vernis, etc.) peuvent également émettre des COV [1, 3, 4, 11, 12, 14, 15, 17, 18, 20, 22, 23, 25-39].
Le formaldéhyde se trouve souvent parmi ces COV. Cette substance est classée « cancérigène certain » depuis 2004 par le Centre International de Recherche contre le Cancer (CIRC). Le Haut Conseil de Santé Public (HCSP) a demandé aux pouvoirs publics de mettre en place des mesures de gestion [18], permettant de diminuer les concentrations actuellement mesurées dans les logements français [2].
Certains composants des meubles, s’ils ne résistent pas à la salive et à la transpiration, pourraient à l’usage générer des poussières contenant des produits dangereux, comme par exemple les phtalates de certains plastiques [11, 20].
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié un avis en 2015 [20], dont voici deux extraits :
* « Plus de 600 substances ont été recensées comme pouvant être émises par les produits d’ameublement » ;
* « Le CES [Comité d’experts spécialisés] recommande [de] prévenir l’exposition de la population générale aux substances prioritaires identifiées émises par les produits d’ameublement compte tenu du caractère cancérogène, mutagène, et/ou reprotoxique de ces substances. »
Les lieux de vie d’enfants et d’adolescents sont plus particulièrement concernés,