Bonjour à tous
Cet article porte sur le moyens pour diminuer l’exposition des enfants aux polluants issus des matelas et des draps.
L’arrivée d’un nouvel enfant nécessite parfois de s’équiper d’un nouveau lit.
Un nouveau cadre de lit peut être acheté : les moyens de réduire les expositions aux polluants émis par ce cadre seront traitées dans un autre article.
Un nouveau matelas, ainsi que le linge correspondant (alèse, draps, etc.), peuvent également être achetés à cette occasion. Et c’est mon cas 😉
Cet article synthétise le résultat de mes recherches portant sur les expositions aux polluants émis par les matelas pour enfants et le linge correspondant.
.
Préambule : méthode retenue
Les informations et les recommandations ci-dessous proviennent d’un ensemble de sources variées, décrites dans le paragraphe « Références », à la fin de l’article. Produire un travail d’expertise critique pour chaque information et chaque recommandation représenterait un travail lourd, notamment du fait des recherches bibliographiques associées : je ne suis pas actuellement en mesure de le réaliser, principalement pour des raisons de temps disponible.
Dans ce cadre, les objectifs de cet article sont les suivants :
* informer sur les enjeux identifiés par les différents acteurs de la thématique ;
* fournir un panorama des recommandations existantes ;
* permettre un premier niveau d’analyse critique, sur la base des deux caractéristiques suivantes :
* le nombre de sources proposant la recommandation. Ces sources sont énumérées entre [] après chaque recommandation ;
* le type de ces sources : magazines/journaux, association/ONG, livres, organismes publiques, articles scientifiques revus par des pairs, etc. Le type de source est facilement identifiable à l’aide d’un code-couleurs.
.
Exposition des enfants aux polluants issus des matelas et des draps : quels sont les enjeux identifiés ?
Les jeunes enfants vont passer une grande partie de leur journée au contact direct du matelas : son choix constitue donc une priorité [4, 5, 14].
La plupart des matelas conventionnels sont garnis de mousse polyuréthane, à laquelle des retardateurs de flamme sont très souvent ajoutés. Les matelas peuvent également être traités avec plusieurs produits chimiques, leur permettant d’afficher des propriétés anti-tâches, anti-acariens, antibactériennes, etc. Ces différents éléments peuvent générer des expositions à des substances chimiques dangereuses [5, 6, 10, 12, 13, 14, 15, 19, 24], notamment : toluène, styrène, ethyl benzène, trioxide d’antimoine, certains phtalates, PBDE, etc. Ces expositions proviennent principalement :
* des Composés Organiques Volatils (COV) émis par dégazage ;
* des poussières de mousse, lorsque l’enveloppe du matelas est partiellement déchirée.
.
Le linge de lit (draps, alèses, housses de couette, taies d’oreiller, etc.) peut également être traité par plusieurs produits chimiques, permettant de le teinter et d’afficher des propriétés anti-tâches, anti-acariens, antibactériennes, anti-froissage, etc. Le linge traité peut aussi émettre des COV [5].
Certaines alèses sont fabriquées à partir de PVC, pouvant libérer des substances dangereuses (phtalates) [5, 6, 12].
.
Le recours aux retardateurs de flamme pour réduire efficacement le risque d’incendie domestique fait, depuis plusieurs années, l’objet de débats et de controverses [5, 11, 21, 23, 24]. Selon l’ANSES, compte tenu des incertitudes existantes sur leur efficacité et leurs risques pour la santé, il semble préférable d’insister sur une série de mesures alternatives [11, 21] : détecteurs-avertisseurs autonomes de fumée,