Séances de l'Académie des sciences morales et politiques

Séances de l'Académie des sciences morales et politiques

By Institut de FranceSociety & Culture
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Séances de l'Académie des sciences morales et politiques episodes

  • « L’histoire des hôpitaux » par Jean-Noël Fabiani, membre de l’Académie de médecine (11 janvier 2020)
    « Les hôpitaux sont en quelque sorte la mesure de la civilisation d’un Peuple » écrit le chirurgien Jacques Tenon en 1788 dans son « Mémoire sur les hôpitaux de Paris ». Et l’histoire des hôpitaux en France reflète le rôle que la société aux différentes époques, consent leur attribuer. Mais ce sont de grands changements qui finissent par façonner l’hôpital moderne, où les personnalités fortes de Louis XIV, de Napoléon Bonaparte et du Général De Gaulle prennent un relief particulier, démontrant que sans un pouvoir politique déterminé, il n’est pas de grande évolution hospitalière.
    2 hr 16 min
  • « Le pouvoir médical »
    Dans cet exposé, le Professeur Jean-François Mattéi explore les évolutions du rapport que le médecin entretient avec le patient et avec la société. S’agissant de cette dernière, il étudie plus particulièrement six mutations modifiant profondément cette relation : la révolution scientifique, l’émergence de l’éthique, la perte de la confiance absolue dans les médecins, le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, l’installation de la pensée dite postmoderne et la médicalisation croissante de la vie.
    44 min
  • " Un pouvoir reçu d’en haut ? "
    « Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu ». Cette formule de Jésus que l’on trouve dans les évangiles, entrée dans le langage commun, est habituellement considérée comme « l’alpha et l’oméga » de la doctrine chrétienne. Mais, comme le rappelle Mgr Rougé, évêque de Nanterre, elle est pourtant loin d’épuiser la conception catholique du pouvoir temporel, de sa légitimité et de son rôle.
    1 hr
  • « L’Islam et le pouvoir »
    Après avoir rappelé qu’en arabe quinze termes désignent le pouvoir avec un éventail de sens allant de la capacité d’agir jusqu’à l’influence, l’autorité judiciaire, la domination, l’auteur a toutefois souli-gné qu’une formule rituelle résume la conception islamique du pouvoir : « Il n’est de force et de puissance qu’en Dieu ». L’important est le contexte : si la formule connote l’échec des hommes à maîtriser les événements, elle est ambiguë, car elle signifie tout à la fois « en Dieu » et « par le moyen de Dieu ». Tout le problème est là : comment peut-il y avoir dans le monde créé par Dieu un autre pouvoir que celui de Dieu ? Et au cas où il existerait, comment s’articule-t-il avec le pouvoir de Dieu ?
    38 min
  • « La transmission du pouvoir dans la Bible »
    On a parfois l’impression que la Bible est une histoire de guerre du pouvoir. Qu’est-ce que le pouvoir dans la Bible ? C’est la capacité d’un homme ou d’un groupe d’hommes et de femmes à conduire les Hébreux vers le destin que le Créateur leur a proposé, à définir les moyens d’y parvenir, à édicter et faire respecter les règles pour accomplir ce projet divin. Le pouvoir est donc un pouvoir de droit divin. Mais de quel pouvoir s’agit-il ? De pouvoir spirituel ? matériel ? politique ? S’agit-il de dominer, diriger, guider ?
    40 min
  • « Peut-il y avoir encore un pouvoir souverain ? »
    Toute une littérature juridique actuelle nous invite à penser un État post-moderne, un néo-constitutionnalisme mondial mais Olivier Beaud estime, à l’instar de son confrère britannique Martin Loughlin, que la figure de l’État n’est ni périmée ni moribonde et que la théorie de État reste pour l’instant sans alternative, n’ayant perdu ni son objet, ni son territoire. Certes, le pouvoir souverain évolue en droit et en fait. En droit, il n’est plus imperméable : l’État accepte de voir son pouvoir limité au profit d’une autorité européenne ou internationale. Il est plus menacé par les faits : l’État est-il encore capable de transcender les forces économiques et sociales qui le menaceraient dans sa souveraineté ? Une logique de réseaux supplanterait donc une logique de territoires. Toutefois, pour Olivier Beaud, tant que le pouvoir souverain n’est pas menacé en droit, seul son non-usage pourrait comporter le risque de conduire à son abandon. Mais ceci relève de la politique.
    51 min
  • « Le pouvoir et la théorie des jeux »
    Dans son allocution , l’orateur propose une histoire de la théorie des jeux explique comment elle peut apporter un éclairage sur les comportements d’agents qui interagissent en compétition. Postulant que les agents prennent des décisions rationnelles, elle modélise ces interactions stratégiques. Cette théorie naît en 1944 avec Theory of games and Economic Behavior de John von Neumann et Oskar Morgenstern, qui détaille la stratégie de résolution des jeux entre deux joueurs à somme nulle. Elle est approfondie par John Nash qui, en 1950, l’étend à des joueurs multiples et introduit la notion d’« équilibre de Nash ». Elle est notamment adoptée en analyse économique et utilisée en stratégie comme ce fut le cas lors de la crise de Cuba, les conseillers du Président Kennedy ayant évalué les conséquences des options envisageables de la part des deux parties.
    38 min
  • « Bertrand de Jouvenel : pouvoir, souveraineté, principat »
    Dans son allocution, l’auteur a présenté les principales idées contenues dans trois ouvrages majeurs de Bertrand de Jouvenel. D’abord Du Pouvoir dans lequel, s’inquiétant de la dérive possiblement despotique de la « souveraineté illimitée de la loi », Jouvenel propose notamment d’imposer une véritable suprématie du droit, à l’image du rôle joué aux États-Unis par la Cour Suprême et de retrouver le sens de la liberté, assimilée à la dignité de la personne. Ensuite De la souveraineté et Du Principat où il poursuit sa critique des formes modernes d’organisation politique, trop dépourvues selon lui de contre-pouvoirs et de corps intermédiaires stables.
    44 min
  • « Raymond Aron : pouvoir et puissance »
    Après avoir souligné que toute l’œuvre de Raymond Aron, de l’Introduction à la philosophie de l’Histoire à Guerres entre les nations à Guerres entre les nations ou Penser la guerre, est dominée par les questions de pouvoir et, surtout, de puissance, l’orateur s’est attaché à établir ce qui distingue la puissance du pouvoir ; d’analyser ce qui fait de la rivalité des puissances le concept clé de l’ordre international ; enfin, d’examiner si ce paradigme explicatif demeure valide aujourd’hui.
    39 min

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Émission de culture générale. Chaque semaine, un nouvel invité (académicien, chercheur, etc) apporte des éclairages approfondis et nuancés sur un sujet tiré de sa spécialité.