Séances de l'Académie des sciences morales et politiques

Séances de l'Académie des sciences morales et politiques

By Institut de FranceSociety & Culture
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Séances de l'Académie des sciences morales et politiques episodes

  • « L’École pratique des hautes études (1868-2018) : l’érudition dans le débat public et ses rapports avec l’opinion. »
    Cette communication a été prononcée, le 11 juin 2018. Elle concluait la journée d’étude organisée conjointement par l’Académie des sciences morales et politiques et l’École pratique des hautes études, à l’occasion du 150e anniversaire de cette dernière, sur le thème « De l’érudition à l’opinion ». L’orateur a notamment souligné que « si l’EPHE a joué un rôle dans l’opinion, ce n’est pas dans le domaine des débats d’idées animés par la presse et les médias, mais plutôt dans sa contribution aux évolutions fondamentales et lentes, par sa manière de reposer et de penser à nouveaux frais certaines questions en revenant aux sources ». Et de citer, à titre d’exemple, le rôle joué crucial joué par l’École dans le développement de nouvelles disciplines - la sémantique (Bréal), la sociologie (Mauss), l’anthropologie (Lévi-Strauss) - ou le renouvellement des plus anciennes.
    1 hr 31 min
  • « L’opinion et les intellectuels : exorde à ceux qui nous détestent ».
    Dans son intervention, l’orateur est revenu sur la dialectique du peuple et des élites, dans laquelle il voit le moteur de la contestation populiste et dont il situe l’apparition dans le débat politique contemporain au moment du référendum sur le traité de Maastricht, avant qu’elle ne s’impose définitivement avec la victoire du « non » français au traité constitutionnel européen de 2005. Pour Alain Minc, ce cadre mérite toutefois d’être remis en cause. En effet, selon lui, la notion de « peuple », représenterait une pure construction ne prenant corps que dans l’opposition à des élites également fantasmées. Il insiste, dans ce sens, sur le caractère psychologique de la césure entre le « peuple » et les « élites », qui de son point de vue dépasse les enjeux purement matériels. Il passe en revue ce qui pourrait s’opposer à ce « mythe du peuple » – les classes sociales, le communautarisme, la nation, la construction européenne même – pour conclure que la solution se trouve sans doute dans l’émergence de ce qu’il qualifie de « populisme mainstream », associant au renouvellement des formes de la vie politique la défense des idées portées par les anciens partis de gouvernement.
    33 min
  • « L’opinion et les intellectuels : exorde à ceux qui nous détestent ».
    Dans son intervention, l’orateur est revenu sur la dialectique du peuple et des élites, dans laquelle il voit le moteur de la contestation populiste et dont il situe l’apparition dans le débat politique contemporain au moment du référendum sur le traité de Maastricht, avant qu’elle ne s’impose définitivement avec la victoire du « non » français au traité constitutionnel européen de 2005. Pour Alain Minc, ce cadre mérite toutefois d’être remis en cause. En effet, selon lui, la notion de « peuple », représenterait une pure construction ne prenant corps que dans l’opposition à des élites également fantasmées. Il insiste, dans ce sens, sur le caractère psychologique de la césure entre le « peuple » et les « élites », qui de son point de vue dépasse les enjeux purement matériels. Il passe en revue ce qui pourrait s’opposer à ce « mythe du peuple » – les classes sociales, le communautarisme, la nation, la construction européenne même – pour conclure que la solution se trouve sans doute dans l’émergence de ce qu’il qualifie de « populisme mainstream », associant au renouvellement des formes de la vie politique la défense des idées portées par les anciens partis de gouvernement.
    1 hr 35 min
  • Cérémonie d’installation de Jean-Marc Bustamante à l’Académie des beaux-arts.
    Jean-Marc Bustamante a été officiellement installé au sein de l’Académie des beaux-arts, le mercredi 23 mai dernier. Au cours de cette cérémonie sous la Coupole de l’Institut de France, Henri Loyrette a prononcé le discours d’installation de Jean-Marc Bustamante avant d’inviter ce dernier à faire, selon l’usage, l’éloge de son prédécesseur, le peintre Zao Wou-Ki décédé le 9 avril 2013.
    54 min
  • « La presse à la barre du tribunal »
    Vice-bâtonnier du barreau de Paris et spécialiste du droit des médias, Maître Ader a notamment souligné une singularité française en la matière : alors que la presse est moins florissante en France qu’à l’étranger, les procès de presse y sont près de dix fois plus nombreux. Il voit dans ce paradoxe un trait culturel, qui fait du procès de presse une institution nationale. Il offre en effet un cadre de débats sans équivalent, dans lequel la procédure accusatoire garantit aux différentes parties un traitement transparent, à armes égales. Il est aussi une agora, véritable caisse de résonnance de tous les sujets qui occupent l’opinion publique, des plus graves aux plus légers. Il est, enfin, un lieu d’apprentissage de la déontologie journalistique. Autant de traits qui conduisent l’orateur à préserver les équilibres de la loi de 1881 permettant, aujourd’hui encore, de garantir des « procès équitables […] parce que pénaux ».
    1 hr 40 min
  • « La presse à la barre du tribunal »
    Vice-bâtonnier du barreau de Paris et spécialiste du droit des médias, Maître Ader a notamment souligné une singularité française en la matière : alors que la presse est moins florissante en France qu’à l’étranger, les procès de presse y sont près de dix fois plus nombreux. Il voit dans ce paradoxe un trait culturel, qui fait du procès de presse une institution nationale. Il offre en effet un cadre de débats sans équivalent, dans lequel la procédure accusatoire garantit aux différentes parties un traitement transparent, à armes égales. Il est aussi une agora, véritable caisse de résonnance de tous les sujets qui occupent l’opinion publique, des plus graves aux plus légers. Il est, enfin, un lieu d’apprentissage de la déontologie journalistique. Autant de traits qui conduisent l’orateur à préserver les équilibres de la loi de 1881 permettant, aujourd’hui encore, de garantir des « procès équitables […] parce que pénaux ».
    36 min
  • « Le journal Le Monde, prescripteur d’opinion »
    A l’issue d’une présentation de l’histoire du Monde et d’une analyse de son statut de « journal de référence », l’orateur a estimé qu’il n’est pas sûr qu’un magistère comme celui exercé par Le Monde dans le passé soit encore possible à l’heure des chaînes d’information continue et des réseaux sociaux, qui imposent à l’ensemble des médias leur tempo et une dictature de l’émotion. Il est toutefois convaincu que, dans ce contexte, les médias de presse écrite peuvent tirer leur épingle du jeu, en revenant aux règles fondamentales du métier : la mise en perspective, la hiérarchisation des faits et l’approfondissement... sans renoncer, comme dans le cas du Monde, à déranger. Une conviction ainsi résumée : « À défaut d’être prescripteur d’opinion, il lui faut, au moins, être prescripteur de débats. »
    1 hr 28 min
  • « L’influence de l’émotion et de l’opinion dans la loi pénale »
    « En grossissant à dessein le trait, on pourrait presque soutenir que tout fait divers traité par un journal de 20 h est aujourd’hui virtuellement une loi ! Il suffit que ce sujet suscite la compassion, la passion ou l’indignation pour qu’aussitôt les responsables politiques jugent qu’il s’impose de prendre sans délai en considération l’émotion qui s’exprime, de la relayer en déposant un projet ou une proposition de loi et de donner à ce texte la priorité dans le calendrier parlementaire », a notamment déploré l’orateur. Il souligne également que l’aspect symbolique des lois tend à l’emporter, désormais, sur leur efficacité. D’où son appel à « ne pas confondre la loi et ce qui ne relève que d’une circulaire d’application » de façon à « garder au droit sa minceur et aux interventions du législateur une certaine rareté pour leur conserver une force intacte ».
    53 min
  • « L’influence de l’émotion et de l’opinion dans la loi pénale »
    « En grossissant à dessein le trait, on pourrait presque soutenir que tout fait divers traité par un journal de 20 h est aujourd’hui virtuellement une loi ! Il suffit que ce sujet suscite la compassion, la passion ou l’indignation pour qu’aussitôt les responsables politiques jugent qu’il s’impose de prendre sans délai en considération l’émotion qui s’exprime, de la relayer en déposant un projet ou une proposition de loi et de donner à ce texte la priorité dans le calendrier parlementaire », a notamment déploré l’orateur. Il souligne également que l’aspect symbolique des lois tend à l’emporter, désormais, sur leur efficacité. D’où son appel à « ne pas confondre la loi et ce qui ne relève que d’une circulaire d’application » de façon à « garder au droit sa minceur et aux interventions du législateur une certaine rareté pour leur conserver une force intacte ».
    1 hr 58 min
  • Séance solennelle d’installation de Denis Kessler
    Le président François d’Orcival a introduit la séance, consacrée à la lecture de la Notice sur la vie et les travaux de Michel Albert (1930- 2015) par Denis Kessler, qui lui a succédé le 11 janvier 2016 au fauteuil I de la section Économie politique, statistique et finances. Il a rappelé l’origine et le sens de cette tradition, qui est un rituel de passage. Il a souligné, dans le même temps, le caractère inédit revêtu par la cérémonie de ce jour, puisqu’elle se tenait, pour la première fois, au cours d’une séance solennelle sous la Coupole. Le discours d’accueil de Denis Kessler a été prononcé par Michel Pébereau, également membre de la section Économie politique, statistique et finances, qui a évoqué les différentes facettes de sa personnalité, unifiées par un même amour de la rationalité, de la liberté et du savoir : le chercheur académique internationalement reconnu, le stratège et porte-parole du monde des entreprises, enfin l’entrepreneur à succès, à la tête de la quatrième société de réassurance au monde. Denis Kessler a alors pris la parole, pour évoquer la figure de Michel Albert, à travers les nombreux engagements qui ont tissé son existence.
    1 hr 34 min

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Émission de culture générale. Chaque semaine, un nouvel invité (académicien, chercheur, etc) apporte des éclairages approfondis et nuancés sur un sujet tiré de sa spécialité.