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Or


60'000 suisses décèdent chaque année. Ils laissent derrière eux un joli bas de laine : 60 milliards de francs, selon certaines études. Ce pactole n'est pas pour tout le monde : la grande majorité des helvètes hérite rarement de plus de 50'000 francs. Et quand l'argent vient se mêler à l'émotionnel, rien ne va plus. L'héritage n'est pas toujours un cadeau, souvent source de conflits et parfois même, le dernier coup de couteau asséné aux survivants.
En Suisse et en Europe, les normes de qualité des carburants sont ultra-strictes pour préserver la qualité de l'air et notre santé. Une évidence depuis des années. Cette enquête de Temps Présent révèle que de puissantes compagnies de trading suisse fabriquent sciemment des carburants sales, qui seraient interdits chez nous, pour les transporter, puis les vendre en Afrique de l'Ouest. La stratégie commerciale rapporte, c'est légal, mais c'est choquant.
Selon les sondages, 70% des Romands sont satisfaits de leur vie sexuelle. Les magazines, les pubs, le porno aussi, mettent la pression et vouent un véritable culte à la performance sexuelle : nous devons tous être des bêtes de sexe. Seulement voilà : il existe un énorme décalage entre ce qu'on dit faire sous la couette et ce que l'on fait vraiment, comme le confirme les témoignages francs et sincères recueillis par Temps Présent. En réalité, les problèmes sexuels sont de plus en plus fréquents et les sexologues ont une patientèle toujours plus jeune.
A Genève, le videur d'un bar branché a provoqué le décès d'un client à coups de poings. A Lausanne, ils seraient la cause de 8% des admissions nocturnes du CHUV. Epinglés par les médias pour de tragiques faits divers, les videurs passent parfois pour des brutes épaisses et dangereuses. Mais au-delà des faits divers, la réalité de ce métier exposé et peu encadré est plus complexe. La Suisse risque un accident nucléaire majeur de type Fukushima, au coeur d'une des régions les plus peuplées du pays. C'est ce qu'affirment les anti-nucléaire, alors que le peuple va se prononcer cet automne sur l'avenir du nucléaire. Car autour de la vénérable centrale de Beznau (AG), dont un réacteur est à l'arrêt, la tension monte. En 2015, un millier d'irrégularités sont découvertes dans la cuve du réacteur 1. Cette pièce cruciale contient les barres d'uranium. Elle ne peut être ni changée, ni réparée. Reste à savoir si ces irrégularités fragilisent ou non la cuve d'une centrale nucléaire mise en service en 1969, ce qui fait d'elle la plus plus vieille du monde.
Un drôle de match a commencé en Suisse. D’un côté, les nouveaux retraités, issus du baby-boom, la période la plus féconde de l’histoire. Ils raccrochent, depuis cinq ans, par cohortes entières, avec des conditions de départ héritées de l’âge d’or de l’économie helvétique. De l’autre, la génération montante, relativement peu nombreuse, qui affronte un monde du travail toujours plus dur, un coût de la vie jamais atteint, et qui est destinée à financer l’assurance vieillesse des premiers… Le pays saura-t-il éviter un conflit de génération ?
A la base aérienne d'Air-Glaciers, à Sion, des équipages spécialisés sont en veille 24h sur 24 pour porter secours aux accidentés de la montagne. Une équipe de Temps Présent a filmé le bal des hélicoptères et le quotidien de ces professionnels. Blessures ordinaires sur les pistes, avalanches, tout peut s'enchaîner très vite. Même si l'essentiel des interventions finissent bien, la montagne peut être cruelle et imprévisible. Chaque mission comporte ses risques et celles qui tournent mal, laissent des traces profondes dans la mémoire des sauveteurs.
Elles sont mamans. Précarisées, souvent seules face à la maternité, elles peuvent difficilement se mobiliser pour leur bébé. Des lieux d'accueil en Suisse Romande leur proposent des séjours encadrés, pour renforcer le premier lien avec leur enfant. Mais cela ne va pas sans conditions. Durant le séjour, ces mamans doivent en quelque sorte prouver leurs capacités. Sans quoi, elles peuvent être privées de la garde de leur enfant. Immersion exceptionnelle dans deux centres de Suisse romande. Les Allemands les appellent « Les Anges Jaunes ». Avec ses 1,6 million de membres et ses 400'000 pannes traitées par année, le Touring Club Suisse est une véritable institution nationale, malgré la concurrence croissante des marques de voitures et des assurances, qui développent leurs propres services de sauvetage routier. Immersion avec des patrouilleurs, qui ne chôment pas et pour qui les journées sont souvent longues.
Le homejacking, c'est la version hard du cambriolage. Etre victime de cambrioleurs violents, dans son propre logement, c'est souvent considéré comme un viol, avec les mêmes séquelles psychologiques. Phénomène marginal mais persistant, il arrive que ces malfrats, après les insultes et les tortures, finissent par tuer, comme en 2008, à Epalinges (VD). Ces délinquants sont des jeunes venus souvent de France ou des pays de l'Est. La Suisse, vitrine de toutes les richesses, est souvent sur leur route.
C'est la nouvelle addiction qui déboule dans les centres de désintoxication : les jeux vidéo, qui sont en train de concurrencer le cannabis, l'alcool et la cigarette. Tuer des civils à la kalachnikov ne défoule pas les ados, au contraire. Il est maintenant établi de manière scientifique que les jeux de tir à la première personne et les scénarii guerriers augmentent l'agressivité, désensibilisent à la violence et diminuent l'empathie. Certes, les jeux vidéo violents, toujours plus réalistes et immersifs, ne fabriquent pas des tueurs, mais leur impact n'est pas que virtuel. Et même si selon l'industrie, ces jeux sont réservés à un public adulte, beaucoup de mineurs y sont « accros ».
Le système de santé suisse est l'un des meilleurs du monde, mais il repose tout entier sur une profession menacée : les médecins généralistes. Dans les dix ans qui viennent, 48% d'entre eux vont atteindre l'âge de la retraite. Et la relève n'est pas assurée. Dans certaines régions périphériques, la pénurie se fait déjà sentir. Temps Présent est allé dans le Jura découvrir une situation qui préfigure sans doute celle du pays tout entier. En Suisse, l'infertilité masculine reste un tabou. Et pourtant, un quart des jeunes hommes en Suisse est touché par cette maladie, comme le confirme une étude menée sur plus de 3'000 d'entre eux. Suspectés comme première cause de cette épidémie, les perturbateurs endocriniens. Quatre hommes Romands vivant au quotidien avec leur infertilité, une maladie qui touche souvent en profondeur leur masculinité, ont accepté de se confier.
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