Un Héraut dans le net

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Un Héraut dans le net episodes

  • Histoire Réforme #18 – Jean Calvin 1538-1541 – Calvin réfugié à Strasbourg

    Après avoir été banni de Genève, Calvin trouva refuge à Strasbourg aux côtés du réformateur Martin Bucer. Ce dernier fut très instrumental dans la progression de la Réforme et dans la vie de Calvin. C’est à Strasbourg que Calvin se mariera avec Idelette de Bure et qu’il posera les fondations de certaines de ses oeuvres magistrales pour la Réforme.

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    Histoire de la Réforme

    Description: Dans le cadre de son 500e anniversaire, nous vous présentons l’histoire de la Réforme protestante: un réveil qui a changé le monde. (2017-2018)
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    Première publication le 21 mai 2018 @ 12 h 00 min

    43 min
  • Le Roi qui s’est fait pauvre – Psaume 41

    Psaume 41.1-14

    RÉSUMÉ: Béni soit Jésus-Christ, le Roi qui s’est dépouillé lui-même afin de nous revêtir de sa justice! Dans le Psaume 41, nous verrons que David préfigurait ce Roi issu de sa propre lignée, mais nos regards se porteront non sur David, mais sur son Fils.

    PLAN:

    1. Un Roi bon (v.1-4)
    2. Un Roi persécuté (v.5-10)
    3. Un Roi justicier (v.11-14)

    QUESTIONS:

    1. Qu’est-ce que le premier mot du Psaume 41 nous apprend?
    2. De qui est-il question dans ce psaume?
    3. Qu’est-il dit au sujet des pauvres exactement?
    4. Quelle promesse est-elle faite pour celui dont l’intégrité sera parfaite?
    5. Qu’est-ce que le verset 5 nous apprend au sujet du péché?
    6. Que sait-on sur les ennemis du roi-messianique?
    7. Quelle fut la réponse de Dieu face aux persécutions de son Messie?
    8. Quelles applications pouvons-nous faire du Psaume 41?

    Lectures complémentaires: Psaume 72 ; 1 Pierre 2.21-24 (Cène)

    Prédicateur : Pascal Denault

     

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    Série sur les Psaumes

    Exposition du livre des Psaumes de manière suivie (2023-2025) – Liste des autres titres et URL
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  • Question #61 – Que contient l’héritage des enfants de Dieu?

    Réponse: Toutes les grâces du salut sont l’héritage acquis par Christ pour les enfants de Dieu ~ Romains 8.17

    Maintenant que nous avons examiné la base légale de l’adoption des enfants de Dieu, examinons le privilège filial qui l’accompagne. Être enfant de Dieu signifie être héritier de Dieu par union avec Christ (Rm 8.17). L’héritage éternel que nous possédons nous a été donné sous la forme d’un testament : le testament de Jésus-Christ en sa mort (Hé 9.15-17). Examinons comment la confession de foi décrit cet héritage.

    (Par. 1) Tous ceux qui sont justifiés, Dieu daigne, en et à cause de son Fils unique Jésus-Christ, les rendre participants de la grâce d’adoption, par laquelle ils sont ajoutés au nombre des enfants de Dieu, et jouissent des libertés et des privilèges que ce titre leur reconnaît ; son nom est mis sur eux, ils reçoivent l’Esprit d’adoption, ont accès au trône de la grâce avec assurance, et peuvent s’écrier « Abba, Père ». Ils sont l’objet de la compassion, de la protection, du secours et du châtiment de Dieu comme d’un Père ; sans pourtant être jamais rejetés, car ils sont scellés pour le jour de la rédemption, et héritent des promesses en tant qu’héritiers du salut éternel.

    La doctrine de l’adoption est le fondement de la liberté chrétienne ; c’est parce que nous sommes fils que nous sommes libres (Jn 8.34-36 ; Ga 4.7, 30-5.1). Nous regrouperons en six éléments les libertés et les privilèges que le titre d’enfant de Dieu reconnaît.

    « Son nom est mis sur eux ». Une même famille porte un même nom. Notre nom de famille indique à quelle famille nous appartenons. Quand un enfant est adopté, il reçoit un nouveau nom qui révèle un lien filial d’appartenance. En mettant sur nous son nom (Ap 3.12) et en nous appelant ses enfants (2 Co 6.18), Dieu nous déclare membres à part en entière de sa famille. Cette adoption est déclarée publiquement lorsque nous sommes baptisés « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Mt 28.19). Le Père nous a élus pour devenir ses enfants d’adoption (Ep 1.5) ; le Fils nous a rachetés afin d’assurer notre adoption (Ga 4.4-5) et l’Esprit nous a convaincus de notre adoption (Rm 8.15-16).

    « Ils reçoivent l’Esprit d’adoption ». Le don de l’Esprit est la grâce la plus concrète dans la manifestation actuelle de l’héritage du salut. La vie immortelle et incorruptible est d’abord donnée sous la forme d’une espérance, mais pour garantir la réalité de cette espérance, Dieu donne les prémices de la gloire par le Saint-Esprit à ceux qu’il adopte afin qu’ils persévèrent jusqu’à leur héritage promis et réservé. L’Esprit de gloire leur atteste qu’ils possèdent déjà l’héritage céleste (Rm 8.23,30 ; 1 P 1.3-4 ; 4.13-14). Dans l’attente de la pleine révélation de la gloire à venir, l’Esprit nous soutient, nous console, nous éclaire et nous convainc de la véracité de notre espérance et de notre salut (Rm 5.5 ; Jn 14.26).

    « Ils ont accès au trône de la grâce avec assurance, et peuvent s’écrier: Abba, Père ». Pourquoi le croyant est-il porté à voir en Dieu une figure paternelle bienveillante plutôt qu’une force cosmique impersonnelle, ou une divinité capricieuse qui exige de vaines offrandes en échange de ses faveurs? Pourquoi le croyant sent-il qu’il peut se présenter devant Dieu et oser implorer le Maître de l’univers sans craindre de l’importuner avec les banalités de sa vie? Parce qu’il est fils! « Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie : Abba! Père! » (Ga 4.6). Cela ne signifie pas que le chrétien n’a pas à lutter pour résister aux réflexes païens de son cœur et pour s’approprier ses privilèges d’enfant de Dieu, mais l’impulsion de se confier en Dieu comme Père par la foi en Jésus-Christ vient de la régénération de l’Esprit. Tous les hommes n’ont pas accès au trône de la grâce, mais ceux-là seuls qui sont ses enfants (Es 59.2 ; Ep 2.18 ; Hé 4.16).

    « Ils sont l’objet de la compassion, de la protection, du secours et du châtiment de Dieu comme d’un Père ». Si la bénédiction précédente concernait la disposition du croyant envers son Père céleste, celle-ci présente la disposition de Dieu envers son enfant. Dieu a compassion de ses enfants (Ps 103.13), il pourvoit à leurs besoins et assure leur protection (Lc 7.11-13). De plus, l’affection paternelle s’accompagne du châtiment de Dieu comme Père qui est distinct du châtiment de Dieu comme juge (Rm 8.1 ; Pr 3.11-12). La discipline paternelle à laquelle Dieu soumet ses enfants est non seulement une marque d’affection, mais une preuve d’appartenance puisqu’un père ne châtie que ses propres enfants (Hé 12.6-8).

    « Sans pourtant être jamais rejetés, car ils sont scellés pour le jour de la rédemption ». Le châtiment de Dieu comme Père ne peut jamais conduire au déshéritement de ses enfants puisque l’adoption est permanente et irrévocable. Bien sûr certains tombent pour ne plus se relever et d’autres sont déchus de la grâce (Hé 6.4-6 ; Ga 5.4), mais cela ne peut pas arriver aux enfants de Dieu (1 Jn 2.19, 3.9). Parce qu’il les aime et les garde jalousement (Jc 4.5), Dieu ramène toujours ses enfants à Lui, même si cela passe parfois par beaucoup de souffrance (2 Co 7.8-11). L’Esprit d’adoption, en plus d’attester la réalité du salut, est un sceau qui est donné à tous ceux qui ont part à ce salut (Ep 4.30).

    « Ils héritent des promesses en tant qu’héritiers du salut éternel ». L’expérience d’enfant de Dieu ne se réduit pas à l’existence présente puisque la création entière continue de souffrir en attendant la révélation finale des fils de Dieu dans la gloire (Rm 8.19,21). Autrement dit, le meilleur de l’héritage des enfants de Dieu est encore à venir (1 Jn 3.2-3 ; 2 Co 5.1-5). Voilà pourquoi nous soupirons en nous-mêmes en attendant ce qui manque à notre adoption (Rm 8.23-25).

    965 mots

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    Description: Une série de théologie systématique à partir de la Confession de foi baptiste de Londres de 1689 – Liste des questions étudiées
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    Première publication le 22 novembre 2017 @ 20 h 35 min

    0 min
  • Levi Loewen – Le Pain de Vie partie 4 : L’offense qui donne la vie – Jean 6.52-58

    Levi Loewen – Jean 6.52-58

    RÉSUMÉ: Le peuple de Dieu est uni au Christ par la foi, et il doit consommer le Christ comme il consomme la nourriture pour la vie éternelle. La Cène est le signe et le sceau de cette union spirituelle que nous avons avec le Christ par le ministère du Saint-Esprit qui fortifie et nourrit nos âmes lorsque nous y participons.

    PLAN:

    1. La véritable nourriture du Christ
    2. La vie promise par le Christ
    3. Le repas qui confirme notre foi

    Lectures complémentaires: Colossiens 3 ; Galates 2.15-21

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    59 min
  • L’Église selon Jésus – Matthieu 18.15-20

    Matthieu 18.15-20

    RÉSUMÉ: Jésus lui-même a fondé l’Église sur la terre et a donné des instructions pour le fonctionnement de chaque assemblée locale. Dans ce message nous revisiterons un texte clé qui sert de constitution à l’Église.

    PLAN:

    1. La nature de l’Église
    2. La discipline de l’Église
    3. Le pouvoir de l’Église

    QUESTIONS:

    1. Qu’est-ce que le mot ecclésia nous indique à propos de l’Église et de sa nature?
    2. Quelles sont les étapes à suivre dans l’exercice de la discipline d’Église?
    3. Qu’est-ce que les clés du royaume?
    4. Quels sont les éléments importants concernant l’exercice du pouvoir de l’Église?
    5. Quelle promesse est-elle faite à une Église qui exerce fidèlement le pouvoir des clés?

    Lectures complémentaires: 1 Corinthiens 5 ; Actes 2.41-47

     

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    0 min
  • Histoire Réforme #13 – Bilan de la réforme luthérienne

    Dans ce cours nous analyserons la réforme luthérienne sous cinq angles: (1) la réforme de la sotériologie (2) la relation Église/Écriture (3) la relation Église/État (4) le ministère chrétien (5) la catholicité et l’unité de l’Église.

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    Histoire de la Réforme

    Description: Dans le cadre de son 500e anniversaire, nous vous présentons l’histoire de la Réforme protestante: un réveil qui a changé le monde. (2017-2018)
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    Première publication le 5 mars 2018 @ 10 h 00 min

    50 min
  • Question #67 – Une foi faible et chancelante peut-elle me sauver?

    Réponse: La vraie foi peut être faible, mais puisqu’elle est l’œuvre de Dieu elle est indestructible ~ 1 Jean 5.4-5

    Au paragraphe 1 nous avons vu que la foi qui sauve est l’œuvre de Dieu dans le cœur du croyant. Ensuite, au paragraphe 2, nous avons examiné l’aspect objectif de la foi : ce qu’il faut croire pour être sauvé. La foi à salut ne s’exerce pas dans le vide ou sur des croyances ésotériques, mais elle se fonde entièrement et exclusivement sur la révélation biblique. Le prochain paragraphe s’intéresse au degré de la foi : y a-t-il un degré minimal que la foi doit atteindre pour pouvoir sauver?

    (Par. 3) Bien que cette foi puisse être diverse en degrés, être faible ou forte, cependant, en son degré le plus petit, elle est différente en son espèce ou sa nature de la foi et de la grâce commune des croyants temporaires. Ainsi, elle peut être souvent assaillie et affaiblie, mais elle obtient la victoire ; chez beaucoup, elle grandit jusqu’à atteindre une pleine assurance par Christ, qui en est à la fois l’auteur et celui qui la mène à la perfection.

    La confession commence par admettre que la vraie foi, tout en variant en degré, demeure la même en essence. Nous pouvons faire ce constat en comparant plusieurs croyants qui, tout en possédant la même foi, n’ont pas le même degré d’assurance dans la foi. Une même personne verra généralement sa foi varier en degré par sa clarté ou sa compréhension d’une période de sa vie à l’autre, sans pour autant que l’essence ou la nature de sa foi ait changée puisqu’il n’y a qu’une seule foi (Ep 4.5).

    La foi n’est donc pas une force statique, mais une confiance du cœur qui peut être plus faible ou plus forte. Ceci étant dit, comment peut-on distinguer une vraie foi d’une foi fausse? Ce n’est pas le degré qui distingue la foi authentique, mais la nature et la durée. Une fausse foi peut manifester temporairement beaucoup d’intensité comme le fait un feu de paille, mais s’éteindre rapidement par la suite. Jésus présente une telle foi dans la parabole du semeur avec l’exemple de la semence qui tombe dans les endroits pierreux :

    20 Celui qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c’est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie; 21 mais il n’a pas de racines en lui-même, il croit pour un temps, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il y trouve une occasion de chute. (Mt 13.20-21)

    La durée est une importante différence entre la foi qui justifie et la foi vaine, mais elle n’est pas la seule différence. Si ces deux fois étaient identiques sauf pour la durée, cela signifierait que l’on pourrait avoir une vraie foi pour ensuite la perdre. Ce n’est pas ainsi que la confession interprète les données bibliques concernant la vraie foi qui « est différente en son espèce ou sa nature de la foi et de la grâce commune des croyants temporaires ».

    La foi temporaire n’est pas une vraie foi qui dure seulement un certain temps. Elle est plutôt une foi fausse qui ressemble à la vraie, mais qui est fondamentalement différente par sa nature. Elle vient de la chair par une persuasion psychologique et une motivation purement humaine. Elle ne recherche pas Christ et son salut, mais autre chose. Et elle n’est pas accompagnée par la repentance. Par exemple, nous voyons que plusieurs qui « eurent la foi en Jésus » dans les évangiles ou dans les Actes sans avoir une foi à salut (Jn 2.23-25, 6.14-15, 6.26, 6.64, 8.30-59 ; Ac 8.13).

    Après avoir fait ces distinctions, la confession revient sur le degré de la vraie foi qui est souvent faible puisque le Seigneur nous appelle « gens de peu de foi » (Mt 6.30). Néanmoins, une foi qui s’attache véritablement à Christ, qui lui voue une obéissance complète et non sélective et qui persévère jusqu’à la fin, est assurément l’œuvre du Saint-Esprit et non celle de la chair. Le plus petit degré d’une telle foi sauve entièrement et éternellement, même si elle ne produit pas une assurance complète chez tous ceux qu’elle sauve.

    Il n’est pas nécessaire de croire que l’on est sauvé pour être sauvé, il suffit de croire en Jésus. Le salut et l’assurance du salut sont deux bénédictions distinctes. Tous ceux qui possèdent la première ne possèdent pas nécessairement la seconde. Cependant, à mesure que la foi grandit et se fortifie par l’action du Saint-Esprit et le ministère de la Parole, l’assurance du salut augmente et peut atteindre la complète assurance de la vie éternelle.

    Notre foi a des ennemis qui cherchent à l’étouffer et à la détruire, comme le diable ou l’incrédulité de notre propre mauvais cœur contre lesquels nous avons à combattre (Ep 6.16). Mais sachons que cette foi, si vacillante soit-elle, est indestructible et elle sera victorieuse, car Jésus-Christ en est à la fois l’auteur et celui qui la mène à la perfection (Hé 12.2 ; 1 Jn 5.4-5).

    861 mots

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    Description: Une série de théologie systématique à partir de la Confession de foi baptiste de Londres de 1689 – Liste des questions étudiées
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    Première publication le 10 mai 2018 @ 0 h 00 min

    25 min
  • Question #102 – Quel est le rôle du chrétien sous un gouvernement?

    Réponse: Le chrétien a un devoir de soumission et d’intercession envers les autorités ~ 1 Pierre 2.13-17

     

    La vie du croyant sous un gouvernement variera grandement en fonction du degré d’influence chrétienne qui y est exercée. Dans les pays où les chrétiens sont en minorité ou sans réelle influence, le rapport aux autorités est très différent des endroits où le christianisme et les traditions judéo-chrétiennes impactent les structures et le fonctionnement de l’État. Les chrétiens doivent savoir vivre sous un gouvernement, qu’ils soient en minorité ou en majorité. Le prochain paragraphe donne des principes qui devraient s’appliquer aux chrétiens dans toute situation.

    (Par. 3) Puisque les magistrats sont établis par Dieu aux fins susmentionnées, nous devons leur être soumis dans le Seigneur en toutes choses légitimes qu’ils ordonnent, non seulement par crainte de la colère, mais par motif de conscience. Nous devons faire des supplications et des prières pour les rois ainsi que pour tous ceux qui occupent des positions d’autorité, afin que sous eux nous puissions mener une vie tranquille et paisible, en toute piété et honnêteté.

    Nous pouvons simplifier les devoirs du chrétien envers le gouvernement en deux catégories : (1) la soumission envers les autorités, (2) la prière envers les autorités. Avant d’examiner chacun respectivement, soulignons la raison fondamentale qui nous est donnée pour exécuter ces devoirs. La confession précise que notre soumission s’exécute « dans le Seigneur » et « non seulement par crainte de la colère, mais par motif de conscience ». Autrement dit, notre amour et notre soumission envers le Seigneur sont la raison première de notre soumission envers les hommes. Le chrétien ne désire pas simplement éviter les problèmes avec les autorités, mais il veut par-dessus tout faire ce qui est bien et ce qui plait à son Seigneur. Tel est le motif de conscience qui le pousse au civisme et à l’obéissance (Rm 13.5 ; Col 3.22-24).

    Concrètement, le devoir de soumission envers les autorités exige trois choses. Il faut premièrement honorer les personnes en autorité. Il n’est pas suffisant de respecter la fonction, il est également nécessaire de respecter la personne qui l’occupe (Ac 23.2-5 ; 1 Pi 2.17 ; Jd 8-10). Aucune injure ni insulte envers les autorités, même s’il s’agit de tyrans, n’est acceptable de la part des chrétiens. Les critiques, désapprobations et jugements envers une personne en autorité doivent être émis de façon respectueuse (Dn 4.27 ; Mt 14.4 ; Lc 13.32).

    Deuxièmement, il faut payer les taxes et les impôts aux différentes autorités qui ont le pouvoir de les imposer. Indépendamment de sa gestion, du taux d’imposition ou de ses orientations morales, il faut rendre à César ce qui lui revient (Mc 12.14,17 ; Rm 13.6-7). La soumission volontaire à ce devoir ne nous rend pas complices de ce que le gouvernement fait avec notre argent.

    Troisièmement, la soumission implique que nous devions obéir à l’autorité civile. Transgresser les lois d’un pays, enfreindre les règles qui nous sont légitimement imposées par une autorité quelconque constitue une désobéissance envers Dieu (Rm 13.1-2). Ce principe d’obéissance s’applique non seulement envers les autorités civiles, mais envers toutes les autorités. La confession limite cependant l’obéissance due en la restreignant aux « choses légitimes ». Lorsqu’une autorité exige quelque chose d’illégitime, le chrétien peut désobéir en toute bonne conscience (Ac 5.28-29). La désobéissance légitime n’implique pas une rébellion et demeure compatible avec le devoir d’honneur et de respect envers l’autorité (Dn 3.18). Dans une telle situation, le croyant accepte simplement les conséquences de sa désobéissance légitime.

    Cette triple soumission d’honneur, d’impôts et d’obéissance est accompagnée d’un devoir d’intercession pour les autorités (1 Tm 2.1-4) :

    J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté. Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité.

    Les chrétiens prient d’abord pour le salut de ceux qui les gouvernent, comme Daniel qui appelait Nebucadnetsar à la repentance (Dn 4.27) ou Néhémie qui souhaitait la vie éternelle à son souverain (Né 2.3) ou encore l’apôtre Paul qui cherchait à convertir les magistrats chargés de l’examiner (Ac 26.27-29) et qui conduisit son geôlier à Christ (Ac 16.29-34). Cet apôtre sollicitait ardemment la prière de l’Église afin qu’il puisse rendre témoignage de l’Évangile que ce soit sur la place publique ou devant les tribunaux (Ep 6.19-20 ; Ac 23.11).

    Les chrétiens prient également afin que la gouvernance des autorités soit favorable à la prospérité de l’Église et au progrès de l’Évangile. Paul voit un lien direct entre la prière « pour tous ceux qui sont élevés en dignité » (v.2) et le salut de « tous les hommes » (v.4). Ce salut dépend de la quiétude dont jouit l’Église pour progresser dans son mandat missionnaire. Ainsi, nous devons prier afin que les gouvernements préservent la liberté qui nous est nécessaire pour bien gouverner l’Église et prêcher l’Évangile aux hommes.

    807 mots

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  • Question #101 – Quel est le rôle du chrétien dans un gouvernement?

    Réponse: Puisque les croyants doivent cohabiter avec les non-croyants, ils sont appelés à participer avec eux au gouvernement de la société. Ils le font comme chrétiens en étant la lumière du monde ~ Matthieu 5.14-16

     

    La question du rôle du chrétien dans un gouvernement soulève toute la question du rapport entre l’Église et l’État. Devraient-ils être absolument séparés? Y a-t-il un ordre hiérarchique entre les deux? Faut-il souhaiter un gouvernement chrétien? Bien sûr, nous ne pourrons pas répondre en détail à l’ensemble de ces questions, mais espérons que nous pourrons fournir des éléments de réponse satisfaisants.

    (Par. 2) Il est légitime pour des chrétiens d’accepter et de s’acquitter de la charge de magistrat quand ils y sont appelés. Dans l’exercice de cette fonction, comme ils doivent spécialement maintenir la justice et la paix, selon le droit de chaque État et royaume, ils peuvent, sous le Nouveau Testament, faire légitimement la guerre lorsque les circonstances le justifient et l’imposent.

    Le gouvernement politique n’est pas une institution proprement chrétienne, car il doit gouverner la sphère commune de la société où les enfants du royaume de Dieu cohabitent avec ceux du siècle présent. Certains considèrent que la cohabitation pacifique est impossible, lorsque vient le temps d’établir un gouvernement, en raison de l’incompatibilité religieuse entre les enfants de ce siècle et ceux du siècle à venir. Tôt ou tard, l’une des deux postérités cherchera à dominer l’autre en contrôlant le gouvernement.

    Devant cette difficulté, les chrétiens ont tenté différentes solutions. À un extrême, il y a ceux qui optent pour la séparation. Parfois pour fonder une société chrétienne parallèle avec son propre gouvernement. Mais le plus souvent en affirmant qu’il n’est pas légitime pour un chrétien de participer au gouvernement d’un monde impie au sein duquel il nous faut plutôt accepter de souffrir que d’aspirer à le gouverner. À l’autre extrême, il y a ceux qui proposent la domination. Puisque ce monde appartient à Dieu, il revient à ses enfants de le gouverner et d’en faire un royaume pour Christ. Cette approche peut prendre différente forme entre la théonomie stricte et le principe d’établissement de la vraie religion par l’État.

    Entre ces deux postures antithétiques, il existe une troisième approche qui partage à la fois le réalisme des uns et l’optimisme des autres : la cohabitation. Cette approche affirme qu’aucun gouvernement ne peut être proprement chrétien, ni n’est appelé à l’être, car Christ n’est pas venu fonder un pays, mais une Église et celle-ci n’appartient à aucune nation tout en étant composée de toutes les nations (Mt 28.19 ; Col 3.11 ; Ap 5.9-10). L’Église est un royaume en soi, mais qui n’est pas de ce monde. Cette approche voit le monde comme un champ missionnaire qui ne doit jamais être confondu avec l’Église, mais les deux cohabiteront jusqu’à la fin du monde (Mt 13.38-39). Les chrétiens ne doivent pas sortir du monde, mais vivre comme la lumière du monde (Jn 17.15 ; Mt 5.14-16).

    Ainsi, les chrétiens peuvent légitimement exercer un rôle au sein d’un gouvernement non-chrétien en agissant comme chrétiens. Le rôle d’un chrétien dans un gouvernement est le même que celui du chrétien dans la société : exercer une influence chrétienne qui a pour but de préserver l’ordre moral dans le monde et de favoriser la réconciliation avec Dieu (1 P 2.12-17). Un chrétien doit gouverner en tant que chrétien ; il peut servir un souverain idolâtre, mais il ne peut se prosterner que devant Dieu (Dn 3.12, 17-18, 6.13). Il peut chercher les intérêts d’un royaume terrestre, mais jamais au détriment du royaume de Dieu (Né 2.1-5) et sans chercher partialement les intérêts de l’Église, il défendra publiquement la cause de celle-ci (Ps 105.14-15 ; 1 Co 6.4). En connaissant la sagesse d’en haut, il sera d’une grande utilité pour la vie dans le siècle présent en vue de la paix et de la justice (Ps 82.3-4 ; Tt 2.12). Il ne peut y avoir de meilleure bénédiction pour une nation, qu’un gouvernement qui craint Dieu (2 S 23.3-4).

    Il est important de préciser, cependant, que s’il « est légitime pour des chrétiens d’accepter et de s’acquitter de la charge de magistrat », cela n’implique pas que l’Église en tant que telle ait une fonction politique. Il est impératif de distinguer le rôle du chrétien dans la société de celui de l’Église. Il faut maintenir la spiritualité de cette dernière, c’est-à-dire le caractère non politique de l’Église et sa vocation exclusivement religieuse. Que l’Église ait une doctrine du gouvernement et un idéal politique n’implique pas qu’elle soit partisane ou engagée au service d’une cause en dehors de son mandat missionnaire. Un chrétien peut, quant à lui, défendre une cause qu’il croit juste, mais tout militantisme devrait être évité au sein de l’assemblée (Rm 14.1).

    Certains croyants contestent toute légitimité pour un chrétien de participer à un gouvernement politique puisqu’ils considèrent qu’il est impossible de ne pas devenir complice du mal fait par un gouvernement. Plus spécifiquement, les chrétiens pacifistes croient qu’il est impossible d’obéir fidèlement à Dieu tout en participant à un effort de guerre. La guerre implique qu’il faille tuer des hommes, peut-être même des chrétiens du camp adverse et cela est radicalement incompatible avec l’éthique du Nouveau Testament. Sous l’Ancien Testament, les choses étaient différentes, puisqu’il s’agissait « des guerres de l’Éternel ». Le paragraphe 2 termine en répondant spécifiquement à cette question.

    La confession s’appuie simplement sur le fait que lorsque des soldats ont demandé ce qu’ils devaient faire pour se repentir et obéir à Dieu, Jean-Baptiste leur répondit (Lc 3.14) : « Ne commettez ni extorsion ni fraude envers personne, et contentez-vous de votre solde. » Le fait qu’il ne leur fut pas commandé d’abandonner cette profession pour pouvoir entrer dans le royaume des cieux est une indication de la compatibilité entre leur vocation civile et céleste. Ils ne furent pas les seuls militaires à avoir reçu un bon accueil dans le royaume de Christ (Mt 8.9-10 ; Ac 10.1-2).

    La confession n’autorise pas les chrétiens à faire n’importe quelle exaction, du moment qu’ils le font au service du gouvernement (cf. 1 S 22.16-17) ; mais en parlant des « circonstances qui le justifient et l’imposent », elle fait référence à ce que les théologiens ont appelé « la guerre juste ». De plus, la légitimité de prendre les armes pour le bien public repose sur une distinction entre la vengeance privée qui est interdite (Rm 12.17-21) et la vengeance publique qui est commandée (Rm 13.3-4). C’est aussi le rôle d’un chrétien de rappeler ce principe fondamental de justice non seulement au sein d’un gouvernement, mais à toute la société. Remettons toute injustice à chaque autorité compétente établie par Dieu pour gouverner la sphère sociale, ecclésiale et familiale.

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  • Question #97 – Quand et comment est-il légitime de jurer?

    Réponse: Il ne faut jurer que lorsque cela est nécessaire en ne déclarant que la vérité et en utilisant le nom de Dieu, autrement il s’agit d’un péché. ~ Deutéronome 6.13

     

    Puisque le Seigneur déclare « de ne jurer aucunement » (Mt 5.34) et que cet enseignement est répété par Jacques dans son épître (Jc 5.12), certains chrétiens considèrent qu’il n’est jamais légitime de jurer et s’abstiennent de toute forme de serment par motif de conscience. La première chose que la confession de foi fait dans ce chapitre est d’affirmer la légitimité des serments et de définir ce qu’ils sont :

    (Par. 1) Un serment légitime fait partie du culte religieux lorsque la personne qui le prête dans la vérité, la justice et le jugement, prend Dieu à témoin de ce qu’elle affirme et s’en remet à son verdict quant à la vérité ou à la fausseté de ce qu’elle déclare.

    La légitimité des serments peut être démontrée positivement par au moins trois arguments. Premièrement par des passages bibliques qui commandent implicitement ou explicitement de jurer par le nom de Dieu (Dt 6.13, 10.20). Non seulement la loi requérait-elle un serment dans certains contextes (Ex 22.11), mais ces mêmes préceptes sont clairement réaffirmés dans le Nouveau Testament (Mt 18.16 ; 1 Tm 5.19). Deuxièmement, l’exemple de saints, de prophètes et d’apôtres utilisant des formules de serments dans les deux testaments établit aussi la légitimité de cette pratique (Gn 24.3, 47.30-31 ; 2 Chr 6.22-23 ; Né 13.25 ; 2 Co 1.23 ; Ac 18.18). Ajoutons les oracles prophétiques qui sont fréquemment introduits par une formule de type serment et qui incitent même à jurer légitimement (1 R 17.1 ; Es 45.23). Troisièmement, Christ lui-même a parlé sous serment lors de son procès et Dieu jure fréquemment dans sa Parole (Mt 26.63-64 ; Hé 6.13-16).

    Si l’Écriture ne peut se contredire, cela signifie que Jésus et Jacques ne condamnent pas de manière absolue tout usage des serments pour les chrétiens, comme si cela n’était dorénavant plus permis. En fait, ils condamnent plutôt des pratiques qui étaient courantes à leur époque (et la nôtre) où les hommes passaient leur temps à jurer à la légère et sans toujours dire la vérité en s’appuyant sur des distinctions qui, selon eux, leur permettaient de ne pas être liés par leurs serments (cf. Mt 23.16-22). L’interdiction de Christ à ses disciples n’avait pas pour but de les empêcher de jurer, mais de les préserver de devenir un peuple qui parle avec légèreté et de faire d’eux des hommes de parole qui honorent en tout temps la vérité par leur bouche.

    Ajoutons le paragraphe suivant avant de compléter la réponse à la question initiale :

    (Par. 2) Les hommes ne peuvent prêter serment que par le nom de Dieu, qui doit être prononcé avec sainte crainte et respect. C’est pourquoi prêter un serment en vain ou de façon précipitée, sur ce nom glorieux et redoutable ou sur quoi que ce soit d’autre, est un péché et doit être exécré. Cependant, relativement à certaines questions ou en des occasions importantes, pour la confirmation de la vérité ou dans le but de mettre fin à des querelles, prêter un serment est autorisé par la Parole de Dieu, si bien qu’en de telles matières, il faut prêter le serment légal imposé par l’autorité légitime.

    Commençons par le premier élément de la question : quand doit-on jurer? Il ne faut pas jurer sans raison, pour impressionner ou de manière précipitée, même si ce qu’on dit est vrai, car cela est un péché. L’Écriture nous dit quand un serment doit intervenir : uniquement quand une garantie est nécessaire pour dissiper tout doute quant à la vérité ou nos intentions, en particulier s’il y a des soupçons ou des accusations ou s’il y a une nécessité circonstancielle pour le faire. Hébreux 6.16 indique quand et pourquoi les hommes doivent parfois jurer : « Or, les hommes jurent par celui qui est plus grand qu’eux, et le serment est une garantie qui met fin à tous leurs différends. »

    Il peut arriver qu’on doive prêter serment devant un tribunal ou offrir un serment d’allégeance envers une autorité. Les vœux de mariage ne sont-ils pas une promesse solennelle d’engagement et de fidélité qui nous lie formellement devant Dieu et devant les hommes? N’est-ce pas là un serment? On peut également imaginer qu’un serment soit nécessaire dans le contexte d’un litige dans l’Église (1 Tm 5.19) ou encore dans une circonstance domestique (Nb 5.19, 30.4-6) ou parfois même pour parler avec plus de solennité (Ph 1.8 ; 1 Th 2.5).

    Refuser de jurer, lorsqu’une autorité légitime le requiert, est-il un péché? La Confession de Westminster l’affirme au paragraphe 3 contre les anabaptistes, les quakers et autres groupes dissidents qui refusaient catégoriquement tout serment. Par égard pour les consciences plus faibles, les baptistes n’ont pas affirmé qu’un tel refus était nécessairement un péché. Ils ont cependant rejeté la conception anabaptiste des serments et ont maintenu qu’« il faut prêter le serment légal imposé par l’autorité légitime ».

    À propos du « comment il faut jurer ? », la confession décrit cette pratique comme faisant « partie du culte religieux » (par. 1). L’idée générale est que tout serment est fait devant Dieu et implique toujours un élément religieux puisque Dieu en est toujours le témoin (Mt 23.22 ; Hé 6.16). Que l’on soit athée ou que l’on craigne Dieu, le Seigneur est nécessairement l’autorité ultime de ce que nous jurons ; assurons-nous de ne pas prendre son nom en vain. Conséquemment, « les hommes ne peuvent prêter serment que par le nom de Dieu » et aucun autre. Les autres personnes ou objets que les hommes invoquent en jurant viennent du malin (Mt 5.37).

    Nous pouvons également comprendre la place d’un serment dans un culte religieux de manière plus spécifique. Par exemple, lorsqu’il y a des vœux de membriété, il s’agit d’un serment solennel qui est fait devant Dieu entre un membre et l’Église ; cela se fait lors du culte. De même, un culte d’ordination inclura nécessairement des vœux et des serments. Une cérémonie de mariage, qui contient des vœux sacrés, est également un culte religieux. Ainsi, le paragraphe 1 connecte la pratique des serments et vœux légitimes avec le culte légitime décrit au chapitre précédent.

    Finalement, le « comment jurer » contient également la disposition qui doit caractériser celui qui fait serment devant Dieu : avec sincérité, prudence et vérité et en étant animé d’une sainte crainte face au Nom qu’il ne faut surtout pas prononcer en vain (Ex 20.7).

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