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Réponse: Il est impossible que des pécheurs qui n’ont pas la foi en Jésus-Christ soient sauvés, car ils sont inexcusables pour leurs péchés. ~ Romains 1.21, 2.12-16, 10.13-17
Cette question recoupe la toute première question que nous avons posée au chapitre 1 : La Bible est-elle nécessaire pour connaître Dieu? Il est cependant important que nous reconsidérions cette question sous un nouvel angle puisque le paragraphe précédent affirme que des personnes incapables de recevoir l’appel externe seront néanmoins sauvées. Cette exception pourrait-elle s’appliquer à tout homme qui n’a jamais entendu l’appel à venir à Jésus-Christ ou est-elle restreinte spécifiquement aux enfants mourants en bas âge et aux personnes ayant un handicap les empêchant de recevoir ou de comprendre l’appel externe? Le paragraphe 4 fut ajouté pour répondre à cette question.
(Par. 4) D’autres, non-élus, peuvent être appelés par le ministère de la Parole, et peuvent être l’objet de quelques actions communes de l’Esprit. Cependant, s’ils ne sont pas efficacement attirés par le Père, ils ne voudront pas, et ne pourront pas vraiment venir à Christ, et par conséquent, ils ne pourront pas être sauvés. Il est encore moins possible que ceux qui ne professent pas la religion chrétienne soient sauvés, si assidus soient-ils à conduire leur vie selon la lumière de la nature ou les prescriptions de la religion qu’ils professent.
L’hypothèse de l’universalisme soulevée par le paragraphe 3 est immédiatement réfutée par le dernier paragraphe. Le fait que des enfants mourant en bas âge puissent être sauvés ne signifie pas que des pécheurs en âge de raison mourant dans leur rébellion seront sauvés. L’universalisme affirme que tous les hommes seront sauvés puisqu’ils ont tous été rachetés par Jésus-Christ : certains se repentent avant leur mort tandis que les autres se repentiront après. Cette théorie, bien qu’elle soit humainement attrayante, est difficilement soutenable bibliquement. Premièrement parce que l’Écriture affirme que l’enfer sera peuplé (Mt 13.40-43 ; Lc 13.28-29 ; Ap 21.8). Ensuite parce que le jugement qui suivra la mort sera basé sur ce qui aura été fait pendant la vie d’une personne (Hé 9.27 ; 2 Co 5.10). Finalement parce que l’Écriture exclut explicitement l’offre de la grâce après la mort physique et réserve l’appel à la repentance à ceux qui sont encore vivants (Lc 16.19-31).
Mais sans que tous les hommes soient au bénéfice de la rédemption, certains qui n’ont jamais entendu l’appel externe ne pourraient-ils pas eux aussi bénéficier de l’exception à la règle présentée au paragraphe 3? Pour être tenu coupable d’avoir rejeté l’Évangile, ne faut-il pas l’avoir entendu? Cette logique oublie que les hommes ne périssent pas premièrement parce qu’ils refusent de croire en Jésus-Christ, mais parce qu’ils sont pécheurs. Ceux qui n’ont jamais entendu parler de Jésus-Christ sont néanmoins coupables ; ils ne seront pas condamnés pour n’avoir pas cru au Messie, mais parce qu’ils sont transgresseurs de la Loi de Dieu qu’ils connaissent et devant laquelle ils sont sans plaidoyers (Rm 1.18-21).
L’apôtre Paul fait cette démonstration dans l’Épître aux Romains. Il affirme (Rm 2.12) : « Tous ceux qui ont péché sans la loi périront aussi sans la loi ». Puis il étaye cette affirmation en démontrant que l’absence d’une connaissance de la révélation spéciale (la Loi écrite, les alliances, la promesse du salut en Jésus-Christ) n’excuse nullement les païens puisqu’ils ont suffisamment de lumière par leur conscience pour les rendre inexcusables de leurs péchés, même s’ils n’ont pas suffisamment de lumière pour être conduits au salut.
14 Quand les païens, qui n’ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n’ont point la loi, une loi pour eux-mêmes ; 15 ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant ou se défendant tour à tour. 16 C’est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes. (Rm 2.14-16)
L’offre de l’Évangile n’est pas nécessaire pour que l’homme soit reconnu coupable, la Loi universelle suffit (Rm 3.19) : « Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu. » De plus, nous savons que « nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi » (Rm 3.20) ; il ne reste plus que la foi en Jésus-Christ sans laquelle personne ne sera sauvé (Rm 3.22-26).
La confession appelle ces hommes « d’autres non-élus » qu’elle présente en deux groupes. Le premier groupe est composé de pécheurs qui sont présents dans l’Église visible et la religion chrétienne, ils entendent l’appel externe par le ministère de la Parole sans jamais y répondre (Mt 21.28-32 ; Lc 12.47), ils professent la foi en Christ sans Le connaître (Mt 7.21-23), ils participent à l’expérience commune du Saint-Esprit sans être régénérés (Hé 6.4-6). Ils sont des « chrétiens inconvertis », des fils du royaume qui iront à la perdition (Mt 8.12) ; ils sont au milieu des croyants, mais n’en font pas partie (1 Jn 2.19).
Le deuxième groupe est composé de pécheurs qui sont en dehors de l’Église visible et de la religion chrétienne, ils appartiennent à d’autres religions ou à aucune religion et ils ignorent qui est véritablement Jésus-Christ. Ils seront jugés moins sévèrement que ceux du premier groupe (Lc 12.48), mais même leur plus grand effort à « conduire leur vie selon la lumière de la nature ou les prescriptions de la religion qu’ils professent » n’est pas suffisant pour changer l’ignorance spirituelle qui est en eux et la dureté de leur cœur face au Dieu véritable (Ep 4.17-18). L’impossibilité pour ces personnes d’être sauvées à moins d’entendre et de répondre à l’appel de l’Évangile indique la responsabilité que les croyants ont envers eux (Ez 3.17-19 ; Rm 10.12-15).
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Première publication le 1 mars 2017 @ 20 h 16 min
Réponse: Non seulement l’homme est-il justifié par l’obéissance passive dans la mort de Christ, mais également par l’obéissance active dans la vie de Christ. ~ Romains 5.19
L’objet de cette question n’est pas de savoir si nous sommes justifiés par la mort de Christ, mais si sa mort seule est suffisante pour justifier un pécheur. L’Écriture enseigne qu’un paiement pour les péchés n’est pas suffisant pour obtenir la vie éternelle, l’homme a aussi besoin d’une parfaite obéissance aux lois et aux ordonnances de Dieu puisque « l’homme qui les mettra en pratique vivra par elles » (Lv 18.5 ; Rm 10.5). En Christ nous avons à la fois le paiement des péchés et l’accomplissement positif envers toute la Loi (Mt 5.17).
Le paragraphe 1 a déjà affirmé que « ce qui est imputé, c’est l’obéissance active du Christ à toute la loi, et son obéissance passive dans sa mort ». Nous verrons maintenant pourquoi cette double imputation est essentielle à notre justification en examinant ces deux aspects de l’obéissance de Christ qui sont de nouveau présentés au paragraphe 3.
(Par. 3) Par son obéissance et sa mort, le Christ a entièrement payé la dette de tous ceux qui sont justifiés ; par le sacrifice qu’il a fait de lui même et par son sang versé sur la croix, il a encouru à leur place le châtiment qui leur revenait et il a pleinement satisfait la justice de Dieu en leur faveur. Cependant, pour autant qu’il leur a été donné par le Père, et que son obéissance et sa satisfaction ont été reçues à la place des leurs, toutes deux gratuitement et sans qu’ils y soient pour rien, leur justification est due à la pure grâce de Dieu, afin que par la justification des pécheurs, la rigoureuse justice de Dieu et son abondante grâce puissent toutes deux être glorifiées.
Que faut-il à un pécheur pour que Dieu puisse le déclarer juste? Il lui faut premièrement le pardon de ses péchés. Cependant, le pardon des péchés ne répond qu’à la moitié des exigences de la Loi. En effet, la Loi exige la mort en cas de transgression (Gn 2.17 ; Lv 16 ; Rm 6.23 ; Hé 10.28), la mort du Christ permet donc à Dieu de pardonner les péchés (Mt 26.28). Mais la Loi exige également une obéissance positive aux commandements de Dieu (Lv 19.37 ; Mt 7.12, 22.37-40). Sans cette obéissance la vie éternelle n’est pas accordée, car non seulement la Loi menace-t-elle de mort ceux qui désobéissent, mais elle promet la vie à ceux qui obéissent (Gn 2.9 ; Lv 18.5 ; Lc 10.25-28 ; Rm 2.7-8).
Conséquemment, si nous n’avions que la mort de Christ nous ne pourrions pas obtenir la vie puisque sa mort nous délivre de toute condamnation, mais elle ne nous fournit pas l’obéissance active à la Loi dont nous avons besoin pour avoir droit à la vie éternelle. La mort de Christ remet le compte de nos dettes à zéro, mais sa vie parfaite nous fournit l’obéissance active qui nous est nécessaire pour que nous soyons déclarés justes par Dieu et que nous recevions ce que méritent les justes : la vie éternelle. Sa mort nous sauve de l’enfer, sa vie nous ouvre le ciel.
Cette question se comprend mieux à la lumière du parallèle entre Adam et Christ. Si Adam avait obéi et accompli l’alliance des œuvres, il aurait obtenu la bienheureuse immortalité. Sa désobéissance lui a valu la mort ainsi qu’à toute sa postérité (Rm 5.12). Lorsque Christ, le deuxième Adam (1 Co 15.45,47), est venu ; non seulement devait-il payer l’offense du premier Adam par sa mort, mais il devait en plus fournir la parfaite obéissance exigée et attendue de l’homme depuis le commencement. C’est ainsi que l’apôtre Paul explique le fonctionnement de la justification qui donne la vie : elle procède non seulement de la mort de Jésus, mais aussi de son obéissance active à la Loi :
18 Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes. 19 Car, comme par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes. (Rm 5.18-19)
L’Écriture ne présente pas deux obéissances du Christ, mais une seule avec un aspect actif et un aspect passif. L’Écriture ne sépare pas non plus strictement ces deux aspects de l’obéissance du Christ, mais elle les présente comme une seule obéissance complète jusqu’à la mort (Ph 2.8) : « se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. »
En décrivant la mort de Jésus comme son obéissance passive, nous ne voulons pas dire qu’il était inactif, loin de là. Le mot passif vient du latin passio et indique non pas l’inactivité, mais la souffrance. L’obéissance passive de Jésus est la passion qu’il a volontairement et activement subie pour ses brebis (Jn 10.17-18). Sa passion est l’aboutissement de sa parfaite obéissance par laquelle nous avons la vie (Mt 26.39,42). Ainsi, lorsque l’Écriture parle de la justification « par son sang » (Rm 5.9), elle désigne l’entièreté de l’obéissance de Christ et non sa mort uniquement ; celle-ci étant l’expression finale et ultime de sa parfaite justice qui nous est imputée.
Cette question de l’imputation de l’obéissance active et passive de Christ fut longuement débattue par les théologiens réunis lors de l’Assemblée de Westminster. Certains rejetaient l’imputation de l’obéissance active de Christ, car ils voulaient combattre l’antinomisme. Ils craignaient que si en plus du pardon gratuit de leurs péchés les croyants recevaient l’obéissance active du Christ, leur propre obéissance deviendrait complètement futile et vaine. À leurs yeux, la seule façon de maintenir la nécessité de l’obéissance des croyants envers Dieu était en récusant l’imputation de l’obéissance active de Christ dans la justification. Les tenants de cette position semblaient moins préoccupés par le danger contraire du néonomisme qui conçoit le salut comme le fait d’être gratuitement sauvé de l’enfer par ce que Jésus a fait pour nous, mais devoir activement mériter le ciel par ce que Jésus fait en nous.
La doctrine de la justification par l’imputation de l’obéissance active et passive de Jésus ne retire aucunement le devoir d’obéissance de l’homme envers Dieu (Rm 6.1-2). Cependant elle lui retire entièrement tout sujet de se glorifier devant Dieu (Rm 3.27). C’est pourquoi la confession conclut que la justification des croyants « est due à la pure grâce de Dieu, afin que par la justification des pécheurs, la rigoureuse justice de Dieu et son abondante grâce puissent toutes deux être glorifiées ». La double imputation de l’obéissance active et passive de Christ au pécheur ne dérobe Dieu ni de l’obéissance ni de la gloire qui lui sont dues, mais révèle que Dieu est à la fois juste et miséricordieux en imputant l’obéissance parfaite de Jésus à ceux qui croient (Rm 3.26 ; Ep 1.6-7). « Grâces soient rendues à Dieu pour son don merveilleux! » (2 Co 9.15).
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Première publication le 12 avril 2017 @ 20 h 56 min
Psaume 44
RÉSUMÉ: Le Psaume 44 est une complainte du peuple d’alliance qui, au souvenir des grandes délivrances passées, n’arrive pas à comprendre les grandes souffrances présentes qui lui sont infligées alors qu’il est demeuré fidèle. Tantôt le psalmiste parle au singulier comme chef et représentant de son peuple, tantôt c’est tout le peuple qui parle en tant que reste fidèle qui souffre au côté de son roi. L’application que l’apôtre Paul fait de ce psaume en Romains 8 nous donne le cadre théologique dans lequel nous devons comprendre sa portée, mais nous débuterons notre réflexion en cherchant le contexte original derrière ce psaume.
PLAN:
1. Dieu a opéré notre salut passé (v.1-9)
2. Dieu nous laisse souffrir présentement (v.10-22)
3. Dieu se lèvera encore pour nous (v.23-27)
QUESTIONS:
1. Dans quel contexte devons-nous comprendre le Psaume 44?
2. Quels liens y a-t-il entre la Conquête et la rédemption?
3. Que devons-nous conclure concernant le rapport entre Dieu et la souffrance de son peuple?
4. En quoi le verset 23 nous donne-t-il une clé pour comprendre la souffrance?
5. Que pouvons-nous remarquer du cri final du psalmiste?
Lectures complémentaires: Psaumes 89 ; Romains 8.17-39
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Réponse: Christ est Fils de Dieu par nature, les croyants le sont par grâce. Christ est héritier par son obéissance, les croyants le sont par l’obéissance de Christ. ~ Galates 4.4-7
Le lien entre la justification et l’adoption est immédiatement mis de l’avant par la confession de foi. Ce lien est nécessaire lorsqu’on comprend l’aspect juridique de notre adoption telle que présentée par l’Écriture sainte (Jn 1.12) : « Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu ».
Le mot « pouvoir » (exousia) ne renvoie pas à une possibilité, mais à un droit. Les pécheurs ne possèdent pas naturellement ce droit puisqu’ils sont par nature des enfants de colère (Ep 2.3) et ont pour père le diable (Jn 8.44). Conséquemment, ils n’ont aucun droit naturel dans le royaume de Dieu et en sont légalement exclus (1 Co 15.50). Pour pouvoir être appelés « enfants de Dieu » et devenir ses héritiers, ils doivent obtenir ce droit qui est gratuitement octroyé à quiconque reçoit le Christ. Cette adoption consiste en deux choses : (1) être retiré de la famille d’Adam (2) être reçu dans la famille de Dieu. Il y a donc une étroite connexion entre la justification et l’adoption, car la première nous fait passer d’Adam à Christ.
La doctrine de l’adoption sert également de pont entre la justification et la sanctification. Dieu commence par régler le statut légal de ses enfants (justification), puis il les élève comme ses fils et filles bien-aimés (sanctification). Ainsi, l’adoption consiste à la fois en un droit légal d’enfant de Dieu et une expérience vivante de transformation à la ressemblance de Dieu (Hé 12.5-8). Pour nous aider à mieux comprendre notre adoption, examinons le lien entre le Fils unique de Dieu et l’adoption des enfants de Dieu en lisant la première partie de l’unique paragraphe du chapitre 12 :
(Par. 1) Tous ceux qui sont justifiés, Dieu daigne, en et à cause de son Fils unique Jésus-Christ, les rendre participants de la grâce d’adoption, par laquelle ils sont ajoutés au nombre des enfants de Dieu, et jouissent des libertés et des privilèges que ce titre leur reconnaît.
La confession référence deux textes clés des Écritures pour présenter le fondement de l’adoption. Le premier texte, Éphésiens 1.5, révèle l’origine de l’adoption : « il nous a prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté ». Ce texte nous rappelle non seulement l’origine de l’adoption (il nous a prédestinés…), mais encore sa cause (le bon plaisir de sa volonté). C’est donc par grâce que nous pouvons être appelés enfants de Dieu (1 Jn 3.1), tandis que le Christ est appelé Fils de Dieu par nature (Hé 1.2-5).
Le Fils n’est pas devenu Fils, il est éternellement Fils tout comme le Père est éternellement Père. À l’incarnation, le Fils est devenu un homme et bien qu’il dût accomplir la volonté du Père comme homme pour obtenir son héritage promis, il n’a pas eu à obtenir le statut d’enfant de Dieu d’une quelconque façon puisqu’il le possédait par nature.
Le deuxième texte cité nous montre comment Dieu a réalisé son plan éternel d’adoption par l’incarnation de son Fils éternel :
4 Mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi, 5 afin qu’il rachète ceux qui étaient sous la loi, afin que nous recevions l’adoption. 6 Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie : Abba! Père! 7 Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu. (Ga 4.4-7)
L’apôtre Paul déclare ici que nous avons reçu l’adoption, c’est-à-dire « le pouvoir de devenir enfants de Dieu » par le fait que le Fils est venu dans le monde pour accomplir la Loi. Le premier fils de Dieu parmi les hommes, Adam (Lc 3.38), devait atteindre la vie en gardant la Parole de Dieu (Lv 18.5 ; Mt 4.4). Il transgressa cette Parole, fit entrer la mort dans le monde et entraina tous ses fils après lui dans la même voie (Rm 5.12).
Pour qu’un homme puisse à nouveau être appelé fils de Dieu, la Loi devait être parfaitement accomplie. Le peuple d’Israël illustra typologiquement ce rôle de fils de Dieu appelé pour servir l’Éternel en gardant sa Loi (Ex 4.22-23, 19.5-6). Cependant, le véritable Israël Fils de Dieu c’est Christ (Mt 2.15) ; lui seul vient accomplir toute justice (Mt 3.15, 5.17), lui seul est déclaré parfaitement agréable à Dieu (Mt 3.17) et lui seul ressort vivant et vainqueur du désert de la tentation en ayant gardé et vécu de toute parole qui sort de la bouche de Dieu (Dt 8.1-3 ; Mt 4.1-11).
Cependant, c’est à la croix que Jésus a rendu son obéissance ultime et qu’il a définitivement accompli la Loi (Ph 2.8-11). Conséquemment à cette parfaite obéissance, il a obtenu l’héritage promis au Fils de David (Ps 2.7-8) et à la postérité d’Abraham (Gn 18.19). Et c’est ainsi que Christ a obtenu, en faveur des croyants, le droit de devenir enfants de Dieu, faisant d’eux des cohéritiers de son propre héritage (Rm 8.17). Nous contemplerons ce trésor dans la prochaine étude en examinant la description que nous en fait le reste de ce chapitre.
893 mots
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Première publication le 8 novembre 2017 @ 20 h 26 min
Éphésiens 5.22-33
RÉSUMÉ: Aujourd’hui, nous allons parler d’amour dans le mariage. Comment vivre ce sentiment fort, comment le comprendre alors que nous avons tellement de mal à le définir? Comment comprendre les bonheurs et les malheurs qu’il nous fait vivre? Est-ce que la Parole nous guide dans ce processus d’aimer l’autre.
PLAN:
Lectures complémentaires: Colossiens 3.1-4.5 ; Ép 5.31-32 (Cène)
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La justification des croyants est définitive et n’est pas affectée par le péché rémanent, néanmoins les vrais justifiés continuent de confesser leurs péchés et de demander pardon à Dieu. ~ 1 Jean 1.7-10
Pourquoi devrions-nous continuer de demander pardon à Dieu s’il nous a déjà pardonné tous nos péchés passés, présents et futurs? Certains suggèrent même que la confession des péchés après la conversion serait un manque de foi dans le pardon de Dieu et que par conséquent il faut uniquement remercier Dieu pour son pardon déjà obtenu lorsque nous péchons plutôt que de lui demander à nouveau pardon. On se demande alors pourquoi Jésus a enseigné à ses disciples à demander quotidiennement pardon à Dieu pour leurs péchés (Mt 6.12)…
À l’inverse, la théologie catholique romaine considère que si le pardon divin doit sans cesse être renouvelé, c’est la preuve que nous ne sommes pas déclarés justes tant que nous péchons. Ainsi, la justification n’a pas lieu avant de devenir un saint et la conception protestante de la justification par la foi seule et par l’imputation de l’obéissance de Christ n’est qu’une « fiction légale ». La vérité se trouve entre ces deux extrêmes : au lieu d’exclure mutuellement ces deux pôles, il faut les harmoniser en reconnaissant une justification définitive et un pardon renouvelé.
(Par. 5) Dieu continue de pardonner les péchés de ceux qui sont justifiés ; bien que ces derniers ne puissent jamais déchoir de l’état de justification, ils peuvent néanmoins, par leurs péchés, encourir le déplaisir paternel de Dieu. Dans cette condition, ils ne retrouvent généralement la lumière de sa face qu’après s’être humiliés, avoir confessé leurs péchés, imploré le pardon de Dieu et renouvelé leur foi et leur repentance.
Dans ce paragraphe nous retrouvons une distinction entre le pardon des péchés et la justification proprement dite. Le pardon des péchés et la justification sont inséparables, mais ne sont pas identiques : le pardon doit être renouvelé alors que la justification est définitive. La justification est un statut ou un état pour reprendre le langage de la confession de foi. Le pardon peut être considéré à la fois comme un état : l’état d’être pardonné, mais il relève également de la relation, c’est pourquoi il doit être renouvelé.
Cette distinction entre le statut et la relation se comprend mieux en utilisant l’analogie du mariage. Le mariage est le statut définitif des époux, tandis que leur relation, qui est déterminée par le mariage, doit être entretenue et renouvelée continuellement. La justification c’est le mariage, et le renouvellement du pardon c’est l’entretien de la relation entre Dieu et son enfant.
Voici une deuxième image qui permet de comprendre le rapport entre la justification définitive, le péché rémanent et le pardon renouvelé. Lorsqu’un pécheur est converti et qu’il vient à la repentance, il a affaire à Dieu en tant que juge. Dieu le déclare juste sur la base de l’œuvre de Jésus-Christ et change définitivement son statut de criminel en celui de juste. Lorsqu’un enfant de Dieu pèche, il a affaire à Dieu en tant que père. Dieu le châtie par amour dans sa conscience afin de l’amener à la repentance (2 Co 7.8-10). Il s’agit d’une correction paternelle et non d’une condamnation juridique, un rapport filial dans lequel il reprend ses fils par amour afin de les rendre semblables à lui et non un rapport légal dans lequel Dieu punirait les iniquités de ses enfants. Le rapport légal entre Dieu et le pécheur, quant à lui, est réglé une fois pour toute à la justification (Rm 8.1). Voici comment l’Écriture sainte exprime cette belle vérité :
5 Et vous avez oublié l’exhortation qui vous est adressée comme à des fils : Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend ; 6 Car le Seigneur châtie celui qu’il aime, et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. 7 Supportez le châtiment : c’est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas? 8 Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils. 9 D’ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés, et que nous les avons respectés, ne devons-nous pas à bien plus forte raison nous soumettre au Père des esprits, pour avoir la vie? 10 Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon ; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté. 11 Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice. (Hé 12.5-11)
Le statut filial est fixe tandis que la relation filiale est dynamique. L’apôtre Jean nous rappelle que l’absence d’une confession continuelle des péchés indique l’absence d’une relation et d’une justification (1 Jn 1.8) : « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. » Au verset suivant il assure ceux qui confessent leurs péchés en leur rappelant leur justification (v. 9) : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. » L’apôtre indique immédiatement ensuite sur quelle base ce pardon ponctuel est accordé : « si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste » (1 Jn 2.1). Le pardon de Dieu qui entretient notre relation avec lui n’est pas une nouvelle justification, mais une réaffirmation de notre acceptation par Dieu en Jésus-Christ.
Revenons à la question initiale : mes péchés affectent-ils ma justification? Si nos péchés n’affectent pas notre justification, ils affectent cependant notre relation avec Dieu. Celle-ci peut souffrir lourdement des conséquences de nos péchés ; notre vie devient alors misérable puisque Dieu nous voile sa face, nous retire sa paix et ne nous permet pas d’éprouver la joie que nous ressentons lorsque nous nous savons sous son regard bienveillant (Ps 32.3-4, 51.7-12 ; Jc 4.5-10). Cette réalité nous indique combien la confession des péchés est importante. Elle doit être pratiquée sur une base régulière individuellement et en Église afin de ne pas permettre à notre relation avec Dieu de se détériorer. Dieu lui-même, parce qu’il nous aime, ne permettra pas que notre relation se détériore (Jn 10.28-29 ; Rm 8.38-39 ; Hé 12.5-7).
Si l’absence de repentance et de confession des péchés est inquiétante parce qu’elle indique l’absence justification, il ne faut pas pour autant conclure que la justification dépend des confessions ultérieures à la conversion, c’est plutôt l’inverse. L’idée qu’un seul péché non confessé ruinerait le salut d’une personne n’a rien à voir avec la doctrine biblique de la justification. Le péché rémanent empoisonne la vie du chrétien, mais pas la grâce de Dieu! Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé! (Rm 5.20)
1147 mots
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Première publication le 14 juin 2017 @ 20 h 12 min
Matthieu 5.13-16
RÉSUMÉ: Dans un monde qui a perdu ses repères et qui est en quête d’identité. Il est critique que le chrétien sache qui il est et ce à quoi il est appelé, afin de ne pas s’engouffrer dans la confusion du monde.
PLAN:
1. L’identité des influenceurs (13-14a)
2. Le danger de perdre son caractère distinctif (13b, 14b-15)
3. Le but de l’influence divine (16)
Lectures complémentaires: Actes 17 ; Philippiens 2.12-18
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RÉSUMÉ: Ce psaume termine la prière de David commencée au Psaume 42 et dans laquelle il exprime sa tristesse d’être éloigné du sanctuaire de l’Éternel lorsqu’il dut fuir Jérusalem. Dans cette deuxième partie, il adresse deux demandes à Dieu: (1) Être défendu contre la nation infidèle qui a suivi son fils Absalom dans sa révolte. (2) Être soutenu par Dieu afin qu’il le ramène dans son sanctuaire. David, toujours en fuite, conclut avec l’assurance que Dieu l’exaucera.
PLAN:
QUESTIONS:
Lectures complémentaires: 2 Samuel 18.1-18 ; Hébreux 13.8–16 (Cène)
Prédicateur : Pascal Denault
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Série sur les Psaumes
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Dans ce cours nous survolerons la vie et l’oeuvre du réformateur suisse Ulrich Zwingli. Nous verrons les similitudes et les différences avec Martin Luther et comment ces deux figures sont devenues les principaux leaders de la Réforme protestante sans parvenir à s’unir entre eux.
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Histoire de la Réforme
Première publication le 19 mars 2018 @ 0 h 01 min
Psaume 42.1-12
RÉSUMÉ: Le Psaume 42 trouve un écho dans le coeur de chaque croyant qui se sent ici-bas dans une sorte d’exil loin de Dieu. Nous voyons néanmoins que la foi et l’espérance triomphent de toutes les souffrances qui affligent l’âme qui s’est attachée aux promesses divines. Ce psaume nous ouvre une fenêtre sur la vie de David par laquelle nous contemplerons Christ et tirerons des applications pour notre propre pèlerinage.
PLAN:
Introduction:
1. Les soupirs de David (v.2-6)
2. L’exil de David (v.7-12)
3. Remarques et applications du Psaume 42
QUESTIONS:
Lectures complémentaires: 2 Samuel 6.12–19 ; 15.13–30 ; Lamentations 3.19–26
Prédicateur : Pascal Denault
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