Un Héraut dans le net

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Un Héraut dans le net episodes

  • Joël Labrecque – Une adoration digne d’un Dieu infini

     

    DESCRIPTION : Dieu est digne de recevoir de la part de Ses créatures une adoration digne d’un Dieu infini. Or puisqu’il est impossible pour une créature de Lui offrir une adoration infinie, comment Dieu peut-Il donc recevoir Son juste dû, à savoir celui d’être adoré d’une manière infinie? Nous répondrons à cette question en deux volets : 1) une adoration peut être infinie lorsqu’elle est d’une valeur infinie; et 2) une adoration peut être infinie lorsqu’elle est d’une durée infinie. Nous utiliserons quatre textes bibliques pour nous diriger: Ps 145.3 ; Né 9.5-6 ; Ph 2.6-11 ; Ap 4.11-5.14

    PLAN:

    1) Aucune créature ne peut offrir une adoration digne du Dieu infini
    2) Christ seul a offert une adoration digne du Dieu infini
    3) Christ a mérité, par Sa propre adoration, que toute créature Lui offre une adoration digne du Dieu infini

    Lectures complémentaires:

    1) Convocation : Ps 145.1-13, 148.1-14

    2) Après la prédication : Ap 7.9-12

    Prédicateur: Joël Labrecque

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    49 min
  • Trahi par un ami – Psaume 55

    Psaume 55.1-24

    RÉSUMÉ: La prière haletante de David dans le psaume 55 est aussi agitée que son âme. Nous ne chercherons pas une structure ou un ordre particulier dans cette prière, mais nous l’écouterons comme elle se présente. L’agitation du roi David trahi par un intime est le prélude de la prière agonisante du Messie trahi par Judas, complice de ses ennemis mortels. Malgré l’intensité de l’épreuve, la foi demeure ferme, car elle voit avec assurance ce que l’œil ne discerne pas encore.

    PLAN:

    1. La prière tremblante (v.1-6)
    2. La fuite désirée (v.7-9)
    3. La cité divisée (v.10-12)
    4. L’ami ennemi (v.13-16)
    5. La prière confiante (v.17-20)
    6. L’hypocrisie du traitre (v.21-22)
    7. La fin du juste et de l’impie (v.23-24)

    QUESTIONS:

    1. Qu’est-ce que la prière de David nous apprend sur lui, sur Christ et sur ses ennemis?
    2. Pourquoi David veut-il s’envoler?
    3. De quelle ville parle-t-il au verset 10 et qu’est-ce qui la caractérise?
    4. Qui est le traître?
    5. Qu’est-ce qui a changé avec la prière de David à partir du verset 17?
    6. Qu’est-ce que les versets 21 et 22 révèlent au sujet du traître?
    7. Comment le juste et l’impie sont-ils contrastés à la fin du psaume 55?

    Lectures complémentaires:

    – Avant le culte: 2 Samuel 15.10-15, 31-37, 16.15-17.7, 23
    – Après la prédication: Jean 13.18-32

     

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    48 min
  • Qu’est-ce que la communion des saints?

    Question: Qu’est-ce que la communion des saints?

    Réponse: Par une véritable union à Christ dans son humiliation et sa gloire, les croyants sont unis entre eux dans l’amour fraternel et cherchent leur bien mutuel. ~ 1 Jean 1.3, 3.16-18

    Lisez l’introduction à cette doctrine ici

     

    La doctrine de la communion des saints découle directement de l’union à Christ qui a été mise de l’avant dans plusieurs sections de la confession de foi (cf. 2.3, 13.1, 17.2). Que signifie le fait d’être uni à Jésus-Christ et de partager cette union avec tous ceux qui lui sont unis? C’est ce que le chapitre 27 présente.

    (Par. 1) Tous les saints qui sont unis à Jésus-Christ, leur chef, par son Esprit et par la foi, ont communion avec lui en ses grâces, ses souffrances, sa mort, sa résurrection et sa gloire, même s’ils ne sont pas en cela rendus une seule personne avec lui. Étant unis les uns aux autres dans l’amour, ils se partagent leurs dons, leurs grâces, et sont dans l’obligation d’accomplir, de façon ordonnée, ces devoirs publics et privés qui contribuent à leur bien mutuel, tant dans l’homme intérieur que dans l’homme extérieur.

    Tous les saints sont unis à Jésus-Christ. En théologie réformée, les saints désignent les croyants qui ont été efficacement appelés. Les saints sont saints en vertu de leur union à Christ et non en eux-mêmes. L’union à Christ se fait par l’Esprit Saint au moyen de la foi. De cette union découle l’imputation de la justice du Seigneur (Rm 4.24-25 ; 1 Co 1.31) et l’effusion de son Esprit (1 Co 6.11 ; 1 P 1.2). Ces deux opérations distinctes, mais inséparables, correspondent à la double grâce de la justification et de la sanctification qui fait de nous des saints.

    Les saints font un avec Jésus-Christ (Jn 17.21-23); ils sont les membres de son corps (1 Co 12.27) et participent ainsi à la nature divine (2 P 1.4). La confession s’empresse de rappeler que cette union n’efface pas l’individualité ni la distinction entre le Créateur et la créature : « ils ne sont pas en cela rendus une seule personne avec lui ». Comme les époux qui deviennent une seule chair tout en demeurant deux personnes distinctes (Mc 10.8), l’union mystique nous lie à Christ sans qu’il n’y ait une fusion métaphysique.

    Si l’on reste dans l’analogie du mariage, l’union avec Christ est pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur concerne sa résurrection et sa gloire. Mais y avoir part implique également une participation à ses souffrances et sa mort. Nous retrouvons ces deux aspects de notre communion avec Christ à plusieurs endroits dans la Bible; en particulier dans ces passages des épîtres de l’apôtre Paul :

    10 Ainsi je connaîtrai Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, 11 si je puis, à la résurrection d’entre les morts. (Philippiens 3.10-11)

    11 Cette parole est certaine: Si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui; 12 si nous persévérons, nous régnerons aussi avec lui; si nous le renions, lui aussi nous reniera. (2 Timothée 2.11-12)

    La confession de foi présente ensuite le fait que l’union à Christ, bien qu’elle se fasse sur une base individuelle, se vit nécessairement de manière commune avec ceux qui lui ont aussi été unis. La communion des saints est donc l’union commune des saints en Christ. Cette communion est à la fois un privilège et un devoir. Tous ceux qui font un avec Christ doivent aussi faire un en Christ. Ils sont unis les uns aux autres par un lien d’amour qui vient de Dieu (Rm 5.5 ; Col 1.8). Les saints doivent s’efforcer de préserver l’unité de l’Esprit afin de vivre l’édification commune (Ép 4.3, 16). Lorsque l’unité et la diversité du corps sont préservés, la communion des saints se manifeste dans toute sa beauté (Rm 12.4-5 ; Jn 13.34-35).

    Voici quelques caractéristiques de cette communion qui nous sont présentées en trois pairs. Tout d’abord les saints se partagent leurs dons et leurs grâces. Les dons sont ceux que Christ donne à l’Église pour l’édification commune, en particulier les ministères de la Parole (Ép 4.11-12). Les grâces comprennent les fruits de l’Esprit et les bénédictions spirituelles que les croyants mettent au service les uns des autres au travers des liens d’amitié fraternelle.

    La deuxième caractéristique délimite la sphère de cette communion comme étant publique et privée. Autrement dit, la communion se vit dans les rassemblements publics des saints comme dans les rencontres privées. Les deux sont nécessaires et doivent se faire de façon ordonnée. Le christianisme individualiste est une aberration que l’Écriture ne reconnaît pas (1 Co 12.21).

    Finalement, la troisième caractéristique indique la nature des bienfaits qui en découlent : ils sont pour l’homme intérieur et l’homme extérieur. C’est-à-dire que la communion des saints est spirituelle et matérielle et cherche à la fois le bien de l’âme et celui du corps (1 Jn 3.16-18).

    828 mots

     

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    32 min
  • Caché parmi les Ziphiens – Psaume 54

    Psaume 54

    RÉSUMÉ: Même parmi les siens, l’enfant de Dieu peut se retrouver au milieu d’étrangers. Ainsi David, trahi par les Ziphiens de sa propre tribu, voit ceux qui partagent son héritage chercher sa mort. Ce rejet de l’oint de l’Éternel annonce celui de Jésus-Christ, venu chez les siens, et que les siens n’ont point reçu (Jn 1.11). Le Psaume 54 nous fait entendre la prière du Messie entouré de ses adversaires — et devient aussi la nôtre au cœur des détresses du présent siècle mauvais.

    PLAN:

    Introduction: David caché parmi les Ziphiens (v.1-2)
    1. Prière dans la détresse (v.3-5)
    2. Assurance dans la détresse (v.6-9)

    QUESTIONS:

    1. Comment les psaumes 52 à 55 sont-ils reliés?
    2. Qu’est-ce que la prière de David nous apprend au sujet de la prière?
    3. Pourquoi David désigne-t-il ses ennemis comme des étrangers?
    4. Quelle est la double assurance de David même dans la détresse?
    5. Qu’est-ce que l’offrande promise au verset 8 a de particulier?
    6. Que voyons-nous à l’avance?
    7. Comment ce psaume se rapporte-t-il à Christ et à nous?

    Lectures complémentaires: 1 Samuel 23 (intro) ; 1 Pierre 2.4-25 (Cène)

    Notes PDF: https://prechelaparole.sermon.net/pdf/22494609

    PDF Série Psaumes: https://prechelaparole.sermon.net/pdf/22207057

    Prédicateur : Pascal Denault

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    50 min
  • Quand l’homme rejette Dieu – Psaume 53

    Psaume 53

    RÉSUMÉ: David reprend, avec des accents différents, les paroles du Psaume 14 par lesquelles il avait exposé la pensée de l’insensé. Ce psaume nous montre que le problème fondamental de l’être humain est qu’il rejette Dieu. Cet athéisme n’est ni intellectuel ni neutre : il est moral, volontaire, et lourd de conséquences.

    PLAN:

    1. L’insensé en son coeur (v.2)
    2. Dieu du haut des cieux (v.3-5)
    3. Épouvante et allégresse (v.6-7)

    QUESTIONS:

    1. L’athéisme est-il neutre?
    2. Pourquoi ce psaume est-il répété?
    3. Comment la dépravation totale est-elle présentée dans ce psaume?
    4. Qu’est-ce que Dieu cherche et le trouve-t-il?
    5. Qu’arrivera-t-il à ceux qui persécutent le peuple de Dieu?
    6. Comment ce psaume termine-t-il?
    7. Quelles applications pouvons-nous faire de ce psaume?

    Lectures complémentaires: Genèse 6.1-7.9 ; 2 Thessaloniciens 1.3-10

    Notes PDF: https://prechelaparole.sermon.net/pdf/22492259

    PDF Série Psaumes: https://prechelaparole.sermon.net/pdf/22207057

    Prédicateur : Pascal Denault

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    51 min
  • Rob Mongeau – Viens et meurt: l’appel de la croix – Luc 14.25-35

    Luc 14.25-35

    Description : Jésus n’a jamais couru après les foules, il les confrontait. Dans Luc 14, il s’adresse à une foule grandissante et lance l’un des appels au discipulat les plus profonds de l’Écriture. Que veut véritablement dire « suivre Jésus »? Dans ce message, nous regarderons quel est le coût de l’engagement que Jésus demande.

    Plan

    1. Le discipulat requière une allégeance suprême à Christ (vv.25-27)
    2. Le discipulat requière un calcul de coût délibéré (vv.28-32)
    3. Le discipulat requière un abandon indivisé (v.33)
    4. Le discipulat doit perdurer, sinon il est inutile (vv.34-35)

    Textes complémentaires : Ruth 1

    Prédicateur: Rob Mongeau

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    0 min
  • Question #29 – Quelle est la relation entre la providence et le péché?

    Réponse: Dieu contrôle le péché sans que la responsabilité morale soit annulée; il le fait concourir au plus grand bien, c’est-à-dire la manifestation de sa gloire. ~ Genèse 50.20

     

    Quelle est la relation entre la providence et le péché? Les paragraphes 4 à 6 de la confession de foi répondent à cette question sous trois angles différents. Le paragraphe 4 donne l’angle général de la relation entre la providence de Dieu et le péché des créatures. Les paragraphes 5 et 6 appliquent spécifiquement cette réalité à deux catégories de personnes : les enfants de Dieu (par. 5) et les réprouvés (par. 6). Regardons dans cet ordre les trois angles.

    (Par. 4) La toute‑puissance de Dieu, sa sagesse insondable et sa bonté infinie se manifestent dans sa providence, de sorte que son conseil déterminé s’étend même jusqu’à la première chute et à toutes les autres actions coupables des anges et des hommes. Et cela, non en les permettant seulement, mais il les tient en bride selon sa très grande sagesse et puissance, les ordonne et les gouverne de multiples façons, à ses fins, qui sont très saintes. Cependant, il le fait de manière à ce que le caractère pécheur des actes vienne seulement des créatures et non de Dieu, qui est très saint et très juste, et ne peut ni être l’auteur du péché, ni l’approuver.

    Bien sûr en affirmant l’universalité de la providence divine aux paragraphes 1 à 3, les péchés étaient de facto inclus. Cependant les théologiens qui ont écrit cette confession de foi ont jugé qu’il était nécessaire d’être plus précis sur cette question. Retenons trois choses. Premièrement, la providence de Dieu s’exerce sur le péché de l’homme, non pas sur certains péchés, mais sur tous les péchés de la « première chute » jusqu’à « toutes les autres actions coupables des anges et des hommes. » Deuxièmement, le mal n’arrive pas par une simple permission de Dieu. Ces péchés, Dieu « les ordonne et les gouverne de multiples façons ». C’est beaucoup plus qu’une permission passive ou une volonté tacite, le bras de Dieu y est entièrement souverain, mais « à ses fins, qui sont très saintes ». Troisièmement, seules les créatures sont pécheresses, Dieu demeure saint, juste et opposé au péché.

    Notre logique voudrait qu’un Dieu saint, bon et tout-puissant ait empêché le mal d’exister. Mais la logique du Dieu saint, bon et tout-puissant a voulu que le mal existe sans qu’il en soit l’auteur et dans le but de manifester sa gloire. Ainsi, « la toute‑puissance de Dieu, sa sagesse insondable et sa bonté infinie se manifestent dans sa providence » non seulement par le bien, mais aussi par le péché. Notre compréhension de la providence divine doit nous amener à reconnaître, non pas que le mal est bon, mais bien que ce soit une bonne chose que le mal existe, car Dieu l’a voulu ainsi et l’utilise pour le bien.

    Nous ne disons pas felix culpa (heureuse faute) ; le péché de l’homme est maudit. Cependant, ce que les hommes ont médité en mal, Dieu l’a médité en bien : le péché originel (Rm 5.16), le péché des frères de Joseph (Gn 50.20) ; la mort de Jésus (Ac 2.23). Le péché n’a rien de bon en lui-même, mais la puissance, la bonté et la sagesse de Dieu sont telles que le péché, tout en étant absolument mal, devient une bonne chose dans le plan de Dieu. N’est-il pas digne de toutes les louanges lui qui fait de telles merveilles? Voici comment Dieu utilise le péché dans la vie de ses enfants :

    (Par. 5) Dans sa très grande sagesse, sa justice et sa grâce, Dieu, souvent, expose, pour un temps, ses propres enfants à de multiples tentations et aux corruptions de leurs propres cœurs, afin de les châtier pour leurs péchés antérieurs, ou pour leur révéler la force cachée de la corruption et de la tromperie de leur cœur, afin qu’ils en soient humiliés. Son but est de les amener à une dépendance plus étroite et constante de lui et de son appui ; il les rend plus vigilants face à toutes occasions futures de péché, et pour d’autres objectifs justes et saints. Ainsi, tout ce qui arrive à ses élus leur arrive selon son dessein, pour sa gloire et leur bien.

    Il est important de faire la distinction entre la colère de Dieu contre le péché et le châtiment paternel de Dieu. L’Écriture enseigne qu’il n’y a « aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » (Rm 8.1) ; tout en enseignant que : « le Seigneur châtie celui qu’il aime, et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils » (Hé 12.6). Il y a une différence éternelle entre ces deux réalités. Donc, Dieu utilise la corruption rémanente de ses fils et de ses filles pour faire grandir leur sainteté, leur humilité et leur dépendance envers leur Père. Si ses enfants ne peuvent jamais dire : « Péchons afin que la grâce abonde! » (Rm 6.1) ; en revanche, ils s’écrient : « Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu! » (Rm 8.28). La providence agit cependant différemment avec le péché de ceux qui n’aiment pas Dieu et, bien qu’elle le fasse concourir à la gloire du Seigneur, elle le fait concourir à la ruine du pécheur.

    (Par. 6) Quant à ces personnes méchantes et impies que Dieu, le juste juge, aveugle et endurcit pour leur péché antérieur, non seulement il leur refuse sa grâce par laquelle elles auraient pu avoir l’intelligence éclairée et le cœur travaillé, mais parfois, il leur reprend les dons qu’elles avaient et les livre à des réalités que leur corruption transforme en occasions de péché. De plus, il les abandonne à leurs propres convoitises, aux tentations du monde et au pouvoir de Satan, en vertu de quoi elles s’endurcissent elles‑mêmes, par les mêmes moyens dont Dieu se sert pour en assouplir d’autres.

    Je me souviens du commentaire humoristique d’un chrétien qui ne croyait pas à la souveraineté de Dieu. Il me dit : « Eh bien! je remercie Dieu de ne pas m’avoir prédestiné à être calviniste… » Je lui rétorquai : « Tu as tort, car Dieu ne tient pas pour innocents ceux qu’il livre à l’endurcissement! » Dieu utilise l’endurcissement de ses enfants pour les rendre plus humbles par l’effet de sa grâce. Mais pour ceux qui n’ont pas reçu la grâce de Dieu, leur cœur est endurci par l’effet du péché qui attire sur eux la condamnation. Et bien sûr, cela n’échappe pas à la main providentielle de Dieu selon ce que l’Écriture enseigne d’un bout à l’autre : Ex 8.15, 32 ; Dt 2.30, 29.4 ; Ps 81.11-13 ; Es 6.9-10 ; Mt 13.11-13 ; Rm 1.24, 26, 28 ; 2 Th 2.10-12. Certains diront : « Dieu n’est-il pas injuste de blâmer des pécheurs? » L’Écriture répond (Rm 9.20) : « O homme, toi plutôt, qui es-tu pour contester avec Dieu? Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé: Pourquoi m’as-tu fait ainsi? »

    Les réprouvés pourraient être vus comme des victimes de la providence de Dieu, si Dieu était tenté par le mal et tentait lui-même les hommes, mais ce n’est pas le cas (Jc 1.13). N’oublions pas que la main souveraine, en opérant la réprobation, « le fait de manière à ce que le caractère pécheur des actes vienne seulement des créatures et non de Dieu ». Souvenons-nous que la providence divine qui endurcit les hommes pour les condamner s’opère « sans faire violence à la volonté de sa créature, et sans que la liberté, la contingence ou les causes secondes soient exclues ». Tremblons devant un tel Dieu! Implorons sa miséricorde afin qu’il ne nous livre pas à notre péché. Même nous qui sommes ses enfants, supplions-le de nous préserver de notre mauvais cœur.

    1269 mots

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    Description: Une série de théologie systématique à partir de la Confession de foi baptiste de Londres de 1689 – Liste des questions étudiées
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    Première publication le 29 octobre 2015 @ 10 h 06 min

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    30 min
  • Levi Loewen – Espérance pour les croyants affligés – Jean 11.21-27

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    Jean 11.21-27

    Description : Quelle est votre seule espérance lorsque vous vous trouvez face à face avec la mort ? Devant elle, nous sommes totalement impuissants et incapables de nous délivrer nous-mêmes. Pourtant, Jésus-Christ seul possède le pouvoir sur la mort et seul peut donner une véritable espérance. Bien qu’Il ne nous ait pas encore retirés de la présence de la mort dans ce monde, Il se révèle à son peuple au milieu de sa souffrance et de son deuil. Par sa Parole, Il console les croyants affligés et leur donne une espérance vivante, dans la mort comme dans la vie, par la foi en Celui qui est la résurrection et la vie.

    Plan

    – Espérance dans la mort (v.21-24)
    – Espérance dans la vie (v.25-26)
    – Espérance de la foi (v.27)

    Textes complémentaires :1 Corinthiens 15, 2 Corinthiens 1.3-6

    Prédicateur : Levi Loewen

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    0 min
  • Question #34 – Comment l’homme pouvait-il mériter la vie éternelle devant Dieu?

    Réponse: L’homme ne pouvait rien mériter naturellement devant Dieu, mais par le moyen de l’alliance des oeuvres Dieu s’est engagé à récompenser l’obéissance de l’homme par la vie éternelle. ~ Romains 10.5

    Nous arrivons à une doctrine fondamentale à la théologie réformée : l’alliance de Dieu. Nous ne pouvons comprendre l’histoire de la rédemption sans saisir cette doctrine puisqu’elle lui sert de cadre théologique. Autrement dit, l’histoire de la rédemption révélée dans la Bible est la mise en œuvre de l’alliance de grâce faite par Dieu pour sauver ses élus. Le chapitre 7 de la Confession de foi baptiste de Londres de 1689 est également très important puisqu’il constitue un point de rupture avec la théologie réformée pédobaptiste. C’est à partir de ce chapitre que se révèle l’approche distincte réformée baptiste.

    Le chapitre sur l’alliance contient trois paragraphes. Les deux premiers sont quasi identiques à ceux que nous retrouvons dans les confessions de foi de Westminster et de Savoie (Westminster est la confession des presbytériens et Savoie celle des congrégationalistes). Le troisième paragraphe est complètement original à la théologie baptiste. Nous exposerons l’enseignement de ce chapitre avec quatre questions dont voici la première : Comment l’homme pouvait-il mériter la vie éternelle devant Dieu?

    Le but de l’alliance de Dieu était d’amener l’homme à la vie éternelle. Au chapitre précédent, nous avons présenté l’alliance des œuvres en expliquant qu’elle fut donnée à l’homme « en vue de la vie s’il l’avait observée » (6.1). Adam devait donc, en accomplissant l’alliance des œuvres, mériter la vie éternelle ; c’est-à-dire sceller sa communion avec Dieu dans une justice incorruptible et atteindre l’immortalité (Jn 17.3 ; 1 Co 15.53-54). Mais l’homme pouvait-il vraiment mériter la vie éternelle devant Dieu? Le premier paragraphe du chapitre 7 répond à cette question en expliquant un peu plus ce qu’est l’alliance des œuvres :

    (Par. 1) La distance entre Dieu et la créature est si grande que des créatures rationnelles qui, pourtant, lui doivent obéissance du fait qu’il est leur Créateur, n’auraient jamais obtenu la vie comme récompense, n’eût été une condescendance de la part de Dieu, qu’il s’est plu à exprimer par le moyen de l’alliance.

    La distance entre Dieu et l’homme, ce que l’on appelle la distinction Créateur/créature, est si grande qu’il est impossible de mériter la vie. Qu’est-ce que cet énoncé signifie? Simplement que Dieu ne doit rien à l’homme et que l’homme doit tout à Dieu. Si l’on fait fi de l’alliance entre Dieu et l’homme, quelle serait la nature du rapport entre les deux? L’homme devrait obéissance à Dieu du fait qu’il est une créature et que Dieu est le Créateur, cependant l’obéissance de l’homme ne pourrait jamais rien mériter. Autrement dit, l’homme doit naturellement l’obéissance à Dieu, mais l’obéissance de l’homme n’est pas méritoire par nature.

    L’Écriture enseigne cette vérité sous deux considérations. Premièrement, Dieu ne peut rien devoir à l’homme : « De qui suis-je le débiteur? Je le paierai. Sous le ciel tout m’appartient. » (Jb 41.11). C’est également ce que l’apôtre Paul enseigne en déclarant : « Qui lui a donné le premier, pour qu’il ait à recevoir en retour? » (Rm 11.35). Deuxièmement, en montrant que, tout en devant obéissance à Dieu, l’homme ne peut rien mériter en retour :

    9 Doit-il de la reconnaissance à ce serviteur parce qu’il a fait ce qui lui était ordonné? 10 Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites : Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire. (Lc 17.9-10)

    Dieu ne peut d’aucune façon avoir besoin de l’homme ou lui être en dette, celui-ci ne peut donc rien mériter de Dieu (Jb 35.7-8). Pourquoi disons-nous alors qu’Adam devait mériter la vie éternelle par son obéissance? C’est précisément ici qu’intervient l’alliance des œuvres : Dieu condescend, malgré l’incommensurable distance entre Lui et l’homme, à récompenser l’obéissance de sa créature par la vie en établissant une alliance avec l’homme.

    Illustrons cet enseignement par un exemple de la vie courante. Si je dis à mon fils de faire la vaisselle ; le simple devoir d’un fils envers son père l’oblige à l’obéissance. Cependant, son obéissance n’est pas en soi méritoire, je ne lui dois pas un salaire en échange de sa tâche. Par contre, comme père, j’ai la liberté d’ajouter « une alliance des œuvres » entre lui et moi. Ainsi, je pourrais promettre à mon fils 100$ s’il obéit à ma parole. C’est ce que vient faire l’alliance des œuvres entre Dieu et l’homme. Le rapport naturel entre le Créateur et la créature oblige celle-ci à l’obéissance à la Loi du Créateur. La désobéissance à la Loi entraine une sanction naturelle, mais l’obéissance ne mérite pas une récompense naturelle. Dans sa bonté, le Créateur condescend à rémunérer l’obéissance de l’homme par la vie. Évidemment, la récompense est infiniment au-dessus de la valeur de l’obéissance de l’homme.

    Afin que nous comprenions la nature et la fonction de l’alliance des œuvres, Dieu en a donné une deuxième édition (l’Ancienne Alliance) après que la première fut transgressée. Ainsi, l’Ancienne Alliance était une alliance des œuvres qui avaient pour but de montrer ce qui était arrivé dans la première alliance avec Adam et ce qui arriverait dans la Nouvelle Alliance avec Christ. L’Ancienne Alliance fut donc donnée à Israël pour « mériter » la vie en Canaan. Israël ne pouvait pas mériter la terre promise, elle lui était donnée par grâce (Dt 9.4-6). Néanmoins, l’Éternel fit dépendre la vie en Canaan de l’obéissance à sa Loi afin de révéler le principe de l’alliance des œuvres :

    4 Vous pratiquerez mes ordonnances, et vous observerez mes lois : vous les suivrez. Je suis l’Éternel, votre Dieu. 5 Vous observerez mes lois et mes ordonnances : l’homme qui les mettra en pratique vivra par elles. Je suis l’Éternel. (Lv 18.4-5)

    Ce passage, qui d’après l’apôtre Paul révèle la fonction de la Loi sous l’Ancienne Alliance (Rm 10.5), applique le principe de l’alliance des œuvres au peuple d’Israël en Canaan. Il lui est rappelé que l’Éternel est son Dieu et que par conséquent Israël est obligé d’obéir. Mais par cette alliance, Dieu offre la vie à ceux qui gardent sa Loi et menace de mort les transgresseurs (Dt 27.26 ; Ga 3.10). Dans le contexte de l’Ancienne Alliance, « la vie » référait à la vie en Canaan, symbolisant le paradis et le repos céleste (la vie éternelle). Mais dans le contexte des réalités célestes elles-mêmes, le principe « fais cela et tu vivras » réfère à la vie éternelle (Lc 10.28 ; Mt 19.16-17 ; Ga 3.12). Ce principe vient de l’alliance des œuvres donnée à Adam (Gn 2.9-17), explicitée par Israël (Dt 30.19-20) et accomplie par Christ (Mt 5.17).

    L’homme devait mériter la vie éternelle, mais l’homme ne l’a pas méritée (Gn 3.22-24). Dans la prochaine question, nous verrons comment l’homme pécheur a néanmoins obtenu la vie éternelle.

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    Première publication le 3 février 2016 @ 21 h 19 min

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  • Question #51 – Peut-on résister à l’appel de Dieu?

    Réponse: L’homme ne peut que résister à l’appel de Dieu car il est mort jusqu’à ce qu’il soit régénéré et irrésistiblement attiré à Dieu. ~ Jean 5.25

    Précisons qu’il n’est pas question de n’importe quel appel de Dieu en vue d’un service quelconque, mais de l’appel au salut. Nous reviendrons sur la distinction entre l’appel général et l’appel efficace qui nous permettra d’apporter d’importantes précisions. Regardons premièrement comment le paragraphe 2 décrit ce que nous appelons parfois la grâce irrésistible de Dieu.

    (Par. 2) Cet appel efficace procède de la seule grâce de Dieu, libre et spéciale, et en rien de quelque chose qui aurait été vu à l’avance en l’homme, ni d’un pouvoir ou d’une opération quelconques en la créature coopérant avec sa grâce spéciale. L’homme est entièrement passif, puisqu’il est mort dans ses péchés et dans ses transgressions, jusqu’à ce qu’il soit vivifié et renouvelé par le Saint-Esprit. Il est alors rendu capable de répondre à cet appel et d’accueillir la grâce qui y est offerte et communiquée, et cela, par une puissance non moins grande que celle qui a ressuscité Jésus d’entre les morts.

    L’arminianisme explique la prédestination au salut par la prescience divine. Autrement dit, les élus sont ceux que Dieu a choisis d’avance parce qu’il a vu d’avance qu’ils accepteraient sa grâce lorsqu’elle leur serait offerte. La confession de foi rejette ce point de vue en affirmant que la conversion procède exclusivement de la libre grâce de Dieu « et en rien de quelque chose qui aurait été vu à l’avance en l’homme ».

    Pourtant l’Écriture ne dit-elle pas que nous avons été « élus selon la prescience de Dieu le Père » (1 P 1.2)? Le mot prescience ne signifie pas simplement savoir d’avance, mais connaître et aimer d’avance. L’idée n’est pas que Dieu a su d’avance qui allait croire, mais plutôt qu’il fut d’avance en communion avec ceux qui allaient croire. Dieu n’a pas prédestiné ce qu’il a su d’avance, mais il a aimé ceux qu’il a choisis d’avance puisque « le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent » (2 Tm 2.19). Connaître, dans l’Écriture sainte, ne se réduit pas à savoir, mais signifie aimer ou encore être en communion (Gn 4.1 ; 1 Co 8.3 ; Ga 4.9 ; 1 Jn 3.1).

    Une des raisons pour laquelle l’élection au salut est inconditionnelle est l’incapacité de l’homme déchu pour se convertir. Avant d’être régénéré pour pouvoir répondre à l’appel de Dieu, « l’homme est entièrement passif, puisqu’il est mort dans ses péchés et dans ses transgressions ». Qu’est-ce qu’un inconverti? Un inconverti est quelqu’un qui retient coupablement la vérité captive (Rm 1.18), qui ne peut rien recevoir de l’Esprit de Dieu puisqu’il considère l’Évangile comme une folie repoussante (1 Co 1.18,23, 2.14 ; 2 Co 2.16). Il est incapable d’obéir à Dieu et de croire en Lui (Rm 8.7) car il n’a pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvé (2 Th 2.10). Comment un tel homme, qui d’après le verdict des Écritures est mort dans son péché (Ep 2.1), pourrait-il se convertir ou même se préparer à la conversion?

    La condition de l’homme est telle qu’il ne peut que résister à l’appel de Dieu à moins d’être efficacement appelé. La distinction entre l’appel général (externe) et l’appel efficace (interne) nous permet d’expliquer comment d’un côté il est possible de résister au Saint-Esprit (Ac 7.51 ; Mt 23.37) et comment, de l’autre côté, cela est impossible (Jn 3.8, 6.37). La régénération est comparée à une naissance irrésistible. La naissance n’est pas un acte de la volonté de celui qui est engendré, naître de Dieu non plus (Jn 1.12-13, 3.6). La confession rappelle que la régénération est non seulement une naissance, mais une résurrection (Ez 37.12-14 ; Jn 5.25 ; Ep 2.5-6) puisqu’elle s’opère « par une puissance non moins grande que celle qui a ressuscité Jésus d’entre les morts » auprès de gens qui étaient morts.

    Est-ce que tous ceux que Dieu appelle viennent à Lui? Si nous parlons de l’appel externe, la réponse est non, puisque Jésus dit : « il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus » (Mt 22.14). Beaucoup de ceux qui sont appelés par Dieu ne viennent pas à Lui. Cependant, il y a d’autres passages où les appelés ne peuvent pas être définis simplement comme étant ceux qui entendent l’Évangile, mais sont nécessairement ceux qui ont été efficacement appelés par Dieu et irrésistiblement régénérés par Lui. Autrement dit, dans ces passages, appelés est synonyme de sauvés (cf. Rm 1.6, 8.28,30 ; 1 Co 1.23-24 ; Jd 1.1). La seule façon d’expliquer ces deux sortes d’appelés est la distinction entre les deux sortes d’appels : résistible et irrésistible.

    Il est important de préciser que l’appel efficace produit une réponse libre et volontaire chez l’homme. L’irrésistibilité de la grâce ne signifie pas la coercition de la grâce ; la grâce irrésistible n’est pas contraignante, mais vivifiante. Tout comme l’être vivant ne peut s’empêcher de respirer, de penser et de vivre, l’homme spirituel ne peut s’empêcher de venir au Christ et d’avoir la vie éternelle. Il ne le fait pas contre sa volonté cependant, il le fait parce qu’il le veut et ne peut s’empêcher de le vouloir, Dieu ayant créé en lui ce vouloir nouveau (Ph 2.13).

    La confession exprime cette vérité au paragraphe 1 en disant : « C’est cependant très librement qu’ils viennent, Dieu produisant leur vouloir par sa grâce. » Le paragraphe 2 développe davantage cette idée en présentant l’appel efficace en deux phases. Dans la première phase « l’homme est entièrement passif », puisqu’il s’agit de la vivification opérée par le Saint-Esprit. Cette régénération précède la deuxième phase dans laquelle l’homme est actif et où il est « rendu capable de répondre à cet appel et d’accueillir la grâce qui y est offerte et communiquée ». Il est donc vrai que seuls ceux qui acceptent le Seigneur en répondant à son appel sont sauvés (Jn 3.36), mais nul ne peut faire une telle chose à moins d’être efficacement appelé par le Père (Jn 6.44,65) et nul ne peut résister à un tel appel (Jn 6.37-39).

    985 mots

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    Première publication le 15 février 2017 @ 20 h 13 min

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