
Sign up to save your podcasts
Or


Lamentations 3.54-57
RÉSUMÉ: « Je disais: je suis perdu! » (v.54) Les épreuves et les difficultés de nos vies chrétiennes peuvent parfois être si difficiles si longtemps qu’on en vient à ressentir dans notre âme que nous sommes complètement perdus : comme si nous ne savions plus dans quelle direction aller et comme si Dieu nous avait peut-être abandonnés. Que faire dans de telles circonstances ? Le passage que nous méditons ce dimanche, non seulement nous démontre la possibilité des circonstances affligeantes, mais surtout il nous enseigne sur ce que nous devons faire afin que notre cœur ne demeure pas dans l’affliction, mais plutôt dans l’espérance en Dieu.
LIENS ET ABONNEMENTS
Suivre tous nos sermons via: Apple Podcast | RSS | Spotify | YouTube | Telegram
Ce sermon seulement: Notes PDF | Audio MP3 – Retrouvez nos prédicateurs invités ici
Soutenir par un don déductible d’impôt
TRADUCTION SIMULTANÉE: https://glossa.live/erbsj
The post Vincent Lemieux – Se sentir perdu – Lamentations 3.54-57 first appeared on Un Héraut dans le net.
Ésaie 29.13
NOUVELLE SÉRIE: Adorer Dieu sans distraction
Cette série s’inspirera de l’ouvrage du pasteur puritain Richard Steele (1629–1692) Remedy for Wandering Thoughts (publié en français sous le titre Si facilement distrait et offert gratuitement ici)
PREMIER SERMON : Dans ce premier message de cette courte série, nous introduirons le problème des pensées distraites dans l’adoration. Nous commencerons par définir la nature du problème puis nous identifierons les principales sources qui causent la distraction. Nous terminerons avec l’appel que Dieu nous adresse à devenir des adorateurs entiers.
PLAN:
QUESTIONS:
Lectures complémentaires:
Prédicateur : Pascal Denault
LIENS ET ABONNEMENTS
Suivre tous nos sermons via: Apple Podcast | RSS | Spotify | YouTube | Telegram
Ce sermon seulement: Notes PDF | Audio MP3 – Retrouvez les sermons des autres prédicateurs de l’ERBSJ ici
Soutenir par un don déductible d’impôt
The post Le problème du coeur éloigné – És 29.13 first appeared on Un Héraut dans le net.
1 Pierre 3.21
TITRE: Le baptême qui sauve – 1 Pierre 3.21
Description : Qu’est-ce que le baptême? Est-il nécessaire au salut? Quelle est son efficacité? Bien que ces questions soient d’une grande importance, les chrétiens ne s’entendent pas entre eux quant aux réponses. Dans ce message, nous verrons pourquoi, si le baptême est symbolique et non salvifique, l’Écriture en parle comme d’un baptême qui sauve. Nous nous arrêterons en particulier sur deux éléments du texte: le lien avec la résurrection et l’engagement d’une bonne conscience.
Plan
Lectures complémentaires:
Prédicateur : Pascal Denault
LIENS ET ABONNEMENTS
Suivre tous nos sermons via: Apple Podcast | RSS | Spotify | YouTube | Telegram
Ce sermon seulement: Notes PDF | Audio MP3 – Retrouvez les sermons des autres prédicateurs de l’ERBSJ ici
Soutenir par un don déductible d’impôt
The post Le baptême qui sauve – 1 Pierre 3.21 first appeared on Un Héraut dans le net.
Luc 18.1-8
Description : Dans Luc 18, Jésus raconte une parabole au disciple qui, pourrait, être tentés de se décourager en attendant la venue pleine et entière du royaume de Dieu. À travers l’histoire d’une veuve persistante et d’un juge injuste, Jésus enseigne à son peuple comment vivre dans l’attente entre la promesse et son accomplissement. À quoi ressemble une attente fidèle dans un monde où le mal semble encore prospérer et où les prières paraissent souvent sans réponse ?
Plan
Lectures complémentaires:
Prédicateur: Rob Mongeau
LIENS ET ABONNEMENTS
Suivre tous nos sermons via: Apple Podcast | RSS | Spotify | YouTube
Ce sermon seulement: Notes PDF | Audio MP3 – Retrouvez les sermons des autres prédicateurs de l’ERBSJ ici
Soutenir par un don déductible d’impôt
The post Rob Mongeau – Ne perdez pas espoir, en attendant – Luc 18.1-8 first appeared on Un Héraut dans le net.
Colossiens 1.9-11
Description : Après avoir remercié Dieu pour la grâce évidente dans l’Église de Colosses, Paul se tourne vers l’intercession. Il prie que les saints soient remplis de la connaissance de la volonté de Dieu, en toute sagesse et intelligence spirituelles, afin que leurs vies soient façonnées par l’Évangile du Christ. Cette connaissance n’est pas simplement intellectuelle, mais elle conduit à une marche digne du Seigneur, à une vie marquée de bonnes œuvres, à la croissance dans la connaissance de Dieu, et à la force nécessaire pour une persévérance ferme. Dans un monde marqué par la tentation et les faux enseignements, la prière de Paul rappelle à l’Église que la piété est formée par la Parole de Dieu, soutenue par la puissance de Dieu, et orientée vers le désir de plaire au Seigneur en toutes choses.
Plan
Lectures complémentaires:
Prédicateur : Levi Loewen
LIENS ET ABONNEMENTS
Suivre tous nos sermons via: Apple Podcast | RSS | Spotify | YouTube | Telegram
Ce sermon seulement: Notes PDF | Audio MP3 – Retrouvez les sermons des autres prédicateurs de l’ERBSJ ici
Soutenir par un don déductible d’impôt
The post Levi Loewen – Une prière pour un peuple pieux – Colossiens 1.9-11 first appeared on Un Héraut dans le net.
Psaume 59.1-18
RÉSUMÉ: Ce psaume typologique nous présente le Messie encerclé par des ennemis acharnés, mais gardé par la grâce de Dieu. David décrit les ennemis du royaume comme des chiens enragés rôdant dans la nuit, tandis que le jugement divin s’accomplit mystérieusement au milieu des circonstances qui semblent incertaines. Le psaume nous montre finalement comment la foi du juste triomphe de la peur jusqu’à chanter pendant que l’ennemi aboie encore.
PLAN:
QUESTIONS:
Lectures complémentaires:
LIENS ET ABONNEMENTS
Suivre tous nos sermons via: Apple Podcast | RSS | Spotify | YouTube | Telegram
Série sur les Psaumes
Ce sermon seulement: Notes PDF | Audio MP3
Soutenir par un don déductible d’impôt
The post Cerné, mais à l’abri – Psaume 59 first appeared on Un Héraut dans le net.
Matthieu 28.18-20
RÉSUMÉ: En quoi consiste la mission de l’Église? Chaque congrégation ne devrait-elle pas pouvoir décider par elle-même sa mission? Loin de là! Seul le Seigneur de l’Église a l’autorité de déterminer la mission de l’Église. Cette mission est des plus importante non seulement parce qu’elle fait partie des dernières instructions de Christ à ses disciples, mais parce qu’il s’agit de la mission que Christ lui-même poursuit dans le monde par son Église. Christ n’est en mission que dans les Églises qui suivent ses ordres de mission.
PLAN:
QUESTIONS
Lectures complémentaires:
Prédicateur : Pascal Denault
LIENS ET ABONNEMENTS
Suivre tous nos sermons via: Apple Podcast | RSS | Spotify | YouTube | Telegram
Ce sermon seulement: Notes PDF | Audio MP3 – Retrouvez les sermons des autres prédicateurs de l’ERBSJ ici
Soutenir par un don déductible d’impôt
The post La mission de Jésus pour chaque Église – Matthieu 28.18-20 first appeared on Un Héraut dans le net.
Question: Comment le baptême doit-il être administré?
Réponse: L’immersion au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit est la façon appropriée d’administrer le baptême à ceux qui ont professé leur foi en Jésus. ~ Matthieu 28.19 ; Romains 6.4
Lisez l’introduction à cette doctrine ici
Le fait que le nom de Dieu soit associé à la pratique baptismale indique que la manière d’administrer ce rite n’est pas superflue, mais qu’il s’agit d’une ordonnance sacrée qui doit être scrupuleusement observée. Les deux derniers paragraphes du chapitre 29 décrivent la pratique biblique du baptême.
(Par. 3) L’élément extérieur à utiliser dans cette ordonnance est l’eau, dans laquelle le candidat est baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Certains considèrent que puisque le baptême d’eau ne sauve pas, il n’est donc pas nécessaire d’être baptisé, mais uniquement de croire en Jésus. Jésus lui-même condamne une telle négligence chez les pharisiens comme l’expression de leur incrédulité (Lc 7.30) ; pourrait-elle exprimer la foi chez les chrétiens? Il est vrai que l’eau du baptême ne suffit pas à purifier le pécheur (1 P 3.21) et que c’est l’Esprit saint qui opère cette purification (1 Co 6.11). Mais l’Écriture sainte présente conjointement l’eau et l’Esprit dans le salut (Jn 3.5). Bien que le signe extérieur (l’eau) doive être distingué de la réalité intérieure (l’Esprit), il ne faut pas les séparer, car l’eau du baptême doit être administrée à ceux qui ont reçu le baptême de l’Esprit (Ac 10.47).
Avant la réforme protestante, les chrétiens employaient parfois un rite baptismal plus élaboré avec de l’huile et des formules d’exorcisme. La confession de foi restaure la simplicité de la pratique biblique. L’eau est employée à la fois comme un symbole de l’Esprit et de la purification (Éz 36.25-27). Ajoutons que l’eau du baptême n’est pas appliquée silencieusement, mais avec une formule précise : « Je te baptise au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (cf. Mt 28.19). Cette formule distingue le baptême chrétien des autres baptêmes et ablutions qui existaient chez les juifs et les païens (Hé 6.2, 9.10).
Pourquoi le baptême chrétien doit-il être administré au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit si nous sommes baptisés en la mort de Jésus-Christ (Rm 6.3)? Parce que le baptême ne nous unit pas uniquement à Jésus-Christ, mais à chacune des personnes de la Trinité par la mort et la résurrection du Rédempteur. Le salut représenté dans le baptême chrétien est l’œuvre du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi, par le baptême, nous sommes marqués comme étant la propriété particulière de Dieu lui-même.
Pourquoi alors le baptême est-il parfois associé uniquement « au nom de Jésus » (Ac 2.38, 8.16, 19.5) si la bonne formule est « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit »? Ces passages n’instituent pas une autre formule baptismale, mais identifient spécifiquement le baptême en Jésus l’unique Médiateur. Autrement dit, le baptême au nom du Seigneur Jésus, est le baptême qui vient de Jésus par qui les disciples sont unis au Père, au Fils et au Saint-Esprit. Mais ce qui compte ultimement plus que la formule employée, c’est la doctrine confessée avec le baptême. Ainsi, les baptêmes qui rejettent ouvertement la doctrine de la Trinité sont invalides, car ils ne confessent ni le vrai Dieu ni le vrai Médiateur (1 Jn 2.23, 5.12 ; 2 Jn 9).
Le dernier paragraphe de ce chapitre concerne le mode d’application du baptême. Il existe au moins trois modes baptismaux pratiqués chez les chrétiens : l’immersion, l’aspersion et l’effusion. La plupart des traditions chrétiennes considèrent que ces modes sont interchangeables et indifférents. Voici ce que la confession de foi déclare cependant à ce propos :
(Par. 4) L’immersion, ou le fait de plonger la personne dans l’eau, est nécessaire pour que cette ordonnance soit légitimement administrée.
Les défenseurs de la validité des modes multiples avancent le fait que le verbe baptizo signifie simplement laver ou nettoyer (cf. Mc 7.3-4 ; Lc 11.38) et non nécessairement immerger. Ils avancent aussi que l’immersion semble improbable pour certains baptêmes du Nouveau Testament (p. ex. les 3000 personnes baptisées à Jérusalem où peu d’eau était disponible en Ac 2.41, ou encore le geôlier baptisé chez lui en pleine nuit en Actes 16.33). Ils soulignent également que le baptême de l’Esprit, dont le baptême d’eau est le signe, vient généralement par effusion et non par immersion (cf. Ac 2.17, 33, 10.45).
Ces arguments doivent-ils nous faire conclure que le mode baptismal est sans importance du moment que l’on utilise de l’eau? Avant de répondre brièvement aux arguments avancés, précisons que le texte de la confession de foi ne signifie pas que les baptêmes par aspersion ou par effusion sont invalides, mais plutôt irréguliers et exceptionnels. De même qu’une personne peut être sauvée sans être baptisée sans que cela rende le baptême optionnel, l’immersion demeure la norme sans exclure certaines exceptions. Les premières congrégations baptistes admirent certaines exceptions à la norme qui est l’immersion.
Que le verbe baptizo signifie laver et que cela puisse parfois s’appliquer sans une immersion complète n’exclut pas le fait que ce mot a aussi le sens de plonger ou immerger. Ce sens reflète le mode baptismal par excellence du Nouveau Testament et des premiers chrétiens (Mt 3.16 ; Jn 3.23). Si l’immersion des 3000 ou du geôlier leur paraît improbable, c’est uniquement parce que le récit ne fournit aucun détail quant aux circonstances externes de ces baptêmes qui peuvent très bien avoir été administrés par immersion. De même, que l’Esprit soit parfois répandu, tout en étant aussi présenté comme un bain immersif (1 Co 12.13 ; Tt 3.5) n’implique pas que nous puissions déterminer le mode baptismal normatif sur un emploi figuratif du langage. L’Esprit souffle où il veut (Jn 3.8) et on ne baptise pas pour autant avec du vent.
Une autre raison pour la normativité de l’immersion est le symbolisme de l’ensevelissement et la résurrection avec Christ qui n’est pas communiqué par les autres modes baptismaux (Rm 6.4 ; Col 2.12). Il y a quelque chose de particulièrement puissant dans ce rite d’alliance lorsqu’il est observé de façon conforme à la Parole de Dieu. C’est une erreur, à notre avis, de banaliser la différence entre les modes en relativisant la normativité de l’immersion.
Ceci étant dit, un baptême irrégulier n’est pas automatiquement un baptême invalide. Du point de vue baptiste, ce n’est pas ultimement le mode, mais le nom confessé qui détermine la validité du baptême. Ainsi, le baptême est valide dans la mesure où il procède de la foi dans le Nom qui sauve. Sans cela, le baptême n’a pas lieu même si l’eau baptismale a été appliquée.
1096 mots
ÉCOUTER OU VISIONNER CET ENSEIGNEMENT Audio MP3 télécharger ou écouter | Texte PDF | YouTube épisode #122
Suivez cette série: de théologie systématique à partir de la Confession de foi baptiste de Londres de 1689 – Liste des questions étudiées
Abonnement via: YouTube – ApplePodcasts – RSS – Telegram
The post Comment le baptême doit-il être administré? first appeared on Un Héraut dans le net.
Colossiens 1.3-8
Description : Alors que nous poursuivons notre étude de l’épître aux Colossiens, Paul répond avec une profonde reconnaissance envers Dieu pour le fruit que l’Évangile a produit dans l’Église. Leur foi en Christ, leur amour pour tous les saints, et leur espérance réservée dans les cieux rendent témoignage à la vérité et à la puissance de l’Évangile. Ces fruits montrent que la grâce de Dieu est véritablement parvenue jusqu’à eux et qu’elle agit puissamment au milieu d’eux, tout comme elle agit dans le monde entier. La grâce de Dieu n’apporte pas seulement le salut, mais elle produit aussi la sanctification, amenant son peuple à porter du fruit pour sa gloire.
Plan
Prédicateur : Levi Loewen
Lectures complémentaires: Jean 15
LIENS ET ABONNEMENTS
Suivre tous nos sermons via: Apple Podcast | RSS | Spotify | YouTube | Telegram
Ce sermon seulement: Notes PDF | Audio MP3 – Retrouvez les sermons des autres prédicateurs de l’ERBSJ ici
Soutenir par un don déductible d’impôt
The post Levi Loewen – La grâce de la reconnaissance – Colossiens 1.3-8 first appeared on Un Héraut dans le net.
Question: Qui peut recevoir le baptême?
Réponse: La seule condition explicite donnée par la Parole de Dieu pour pouvoir recevoir le baptême est d’être disciple de Jésus-Christ. ~ Matthieu 28.19
Lisez l’introduction à cette doctrine ici
Le commandement de l’Écriture n’est pas « Faites disciples ceux que vous baptisez » mais plutôt « Baptisez ceux que vous faites disciples ». Bien sûr, les baptisés doivent continuer à être formés comme disciples (Mt 28.20), mais personne ne doit être baptisé avant d’être un disciple de Jésus-Christ. Comment reconnaître un disciple du Seigneur pour pouvoir le baptiser? Seulement lorsqu’il professe la foi et l’obéissance envers Christ (Ac 8.36-37). D’après la confession de foi, il n’existe aucune autre base prescrite sur laquelle le baptême peut être reçu ou donné. Ce point est important vis-à-vis de l’application du principe régulateur d’adoration.
(Par. 2) Ceux qui professent de fait la repentance envers Dieu et la foi et l’obéissance au Seigneur Jésus-Christ, sont les seuls sujets aptes à recevoir cette ordonnance.
Toutes les traditions chrétiennes reconnaissent la validité du baptême de croyant. L’enjeu concerne plutôt la validité du baptême des enfants qui ne professent pas encore la foi. Le but de cette étude ne sera donc pas de défendre le baptême de croyant, puisque personne ne conteste cette vérité. Le but de cette étude sera plutôt de défendre le baptême de croyant seulement. Pour établir cette défense, nous examinerons les justificatifs mis de l’avant pour administrer le baptême aux nourrissons.
La justification la plus ancienne pour le pédobaptême est la doctrine de la régénération baptismale. Si le baptême régénère et sauve, il est logique et légitime de baptiser des bébés. C’est sur cette base que l’Église chrétienne a pratiqué le baptême d’enfants pendant des siècles. L’Église réformée a cependant rejeté la doctrine de la régénération baptismale comme venant d’une erreur de la tradition que l’Écriture a éventuellement corrigée. Les réformés ont néanmoins conservé la pratique du baptême de bébé.
Pour justifier bibliquement cette pratique, les réformés pédobaptistes ont défini le baptême comme étant avant tout un signe d’appartenance à l’alliance. L’alliance de grâce, selon eux, contient non seulement les croyants, mais également leurs enfants. Tous ceux qui font partie de l’Église visible, qu’ils soient régénérés ou non, font partie de l’alliance selon eux. Le signe de cette alliance était appliqué aux enfants par la circoncision sous l’AT et continue de l’être par le baptême, qui remplace la circoncision, sous le NT. Ainsi, le baptême doit être appliqué à tous les membres de l’alliance, c’est-à-dire les croyants et les enfants sous leur autorité qui font partie de l’Église visible.
Cela est logique (pour ne pas dire théologique) mais est-ce biblique? Plusieurs arguments bibliques sont avancés pour démontrer le bien-fondé de cette doctrine et établir l’apostolicité du baptême d’enfants. Nous tenterons de synthétiser et de répondre aux principaux arguments en quatre catégories : (1) la continuité de l’alliance de grâce, (2) le parallèle entre la circoncision et le baptême, (3) la mise à part des croyants avec leurs enfants (4) l’inclusion de petits enfants dans le royaume par Jésus.
1. La continuité de l’alliance de grâce est un aspect central de la théologie réformée auquel les baptistes adhèrent. Nous contestons cependant l’identification étroite de l’alliance de grâce avec l’alliance abrahamique. Les pédobaptistes utilisent cette alliance avec le schéma suivant :
Nous contestons chacune des prémisses de ce syllogisme et nous rejetons sa conclusion. L’alliance abrahamique n’a pas été établie avec les croyants en général et leur postérité, mais avec Abraham spécifiquement et Sa postérité bien unique (Ga 3.16). Deuxièmement, il n’y a aucun doute que l’alliance abrahamique fut intimement reliée à l’alliance de grâce (Ga 3.17), mais elle comportait aussi un royaume et un héritage strictement terrestre (Gn 17.8). D’après Galates 4.22-31, deux alliances se chevauchèrent en Abraham : une alliance de servitude et une alliance de liberté. La postérité physique et la postérité spirituelle d’Abraham procèdent de ces deux alliances distinctes et ne possèdent pas le même héritage.
Il y aurait beaucoup à dire au sujet de l’alliance abrahamique et de sa relation avec l’alliance de grâce. Mais le point essentiel à retenir c’est que l’identification de l’alliance de la circoncision avec l’alliance de grâce est très incertaine. Une articulation plus nuancée des données bibliques est nécessaire et vient relativiser l’assertion d’une continuité directe entre la postérité d’Abraham et celle des croyants.
2. Le parallèle entre la circoncision et le baptême est déjà lourdement affaibli lorsque l’alliance abrahamique et l’alliance de grâce sont distinguées. Néanmoins, les pédobaptistes maintiennent que ce parallèle est établi par le NT en Colossiens 2.11-12 :
11 Et c’est en lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair: 12 ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts.
La circoncision dont l’apôtre parle ici n’est pas celle qui est faite dans la chair, mais celle « que la main n’a pas faite », c’est-à-dire la circoncision du cœur. La circoncision physique ne trouve pas son accomplissement dans le baptême, mais dans la circoncision du cœur (cf. Rm 2.28-29). Le baptême n’est donné, d’après la théologie baptiste, qu’à ceux qui manifestent la circoncision du cœur par leur profession de foi.
Mais si la circoncision dans la chair pointait vers la nécessité d’être circoncis de cœur (Dt 30.6), le baptême ne pourrait-il pas aussi pointer vers la nécessité de mourir et ressusciter avec Christ? Autrement dit, ne pourrait-on pas baptiser des bébés qui sont appelés à expérimenter la réalité symbolisée dans le baptême comme c’était le cas avec la circoncision? La différence entre les deux signes est que la circoncision anticipait ce qui devait être fait tandis que le baptême déclare ce qui a déjà été fait. Les baptisés ne sont jamais considérés comme devant naître de nouveau, mais comme étant actuellement morts et ressuscités avec Christ (Rm 6.3-11). La circoncision était une ordonnance de la loi qui exigeait, mais ne donnait point, tandis que le baptême est une ordonnance de l’Évangile qui donne ce que Dieu ordonne (Rm 8.3-4). Confondre ces deux signes c’est risquer de confondre la loi et l’Évangile (Ga 5.2-6).
3. La mise à part des croyants avec leurs enfants est l’idée que non seulement les croyants font partie du peuple de Dieu, mais aussi leurs enfants puisque le royaume de Dieu intègre les structures familiales. Ainsi, lorsqu’un chef de famille se convertit, toute sa maisonnée suit et doit conséquemment recevoir le signe de l’alliance. Ce principe serait démontré par les baptêmes de maisonnées (Corneille en Ac 10.44-48 ; Lydie en Ac 16.14-15 ; le geôlier de Philippes en Ac 16.30-34 ; Crispus en Ac 18.8 ; Stéphanas en 1 Co 1.16). On fait également intervenir les textes d’Actes 2.39 et de 1 Corinthiens 7.14 dans la même logique voulant que les enfants de parents chrétiens soient héritiers de la promesse et saints et doivent donc être baptisés.
Concernant les baptêmes de maisonnées du NT, dans chacun des cas, nous voyons une famille entière qui croit et qui reçoit le salut avant d’être baptisée. Puisque Jésus prévoit que tous les membres d’une même famille ne seront pas toujours unis dans la foi (Mt 10.35-37), il est préférable d’affirmer que l’admission au baptême ne s’opérait pas de facto sur une base familiale, mais individuelle. Il est vraisemblable que tous les membres d’une maisonnée, enfants et serviteurs, aient suivi la foi de leur chef, mais il est improbable qu’ils aient été baptisés sans professer allégeance au Chef de la foi. Établir le baptême d’enfants sur la base des baptêmes de maisonnées, c’est ériger une pratique sur ce qui n’est pas explicitement révélé dans la Parole.
La promesse faite aux enfants en Actes 2.39 est le don du Saint-Esprit (Ac 2.33, 38). Ensuite, le baptême n’est appliqué qu’à ceux qui ont accueilli la Parole de Dieu (Ac 2.41) et cela parce qu’ils ont été efficacement appelés par l’Esprit. Cela n’est-il pas l’ordo salutis de base? Appliquer le signe de la promesse sans la réception de la promesse nous semble renverser l’ordre du salut : le signe ne précède pas le Sceau, mais le suit.
En ce qui concerne 1 Corinthiens 7.14, le contexte montre bien que la sainteté attribuée aux enfants des croyants ne confère pas plus un droit au baptême que ne le fait la sainteté attribuée au conjoint non-croyant. Dans ce passage, les termes « saints » et « sanctifiés » signifient simplement « légitimes » et non « consacrés à Dieu dans un sens religieux ». L’appendice sur le baptême qui accompagne la confession de foi fait remarquer qu’il serait étonnant que les Corinthiens se posent des questions sur la légitimité de leurs mariages mixtes et des enfants qui en résultent si ceux-ci avaient été baptisés par l’apôtre. C’est une remarque pertinente.
Le même appendice ajoute que même si on démontrait qu’une sainteté d’alliance appartenait aux enfants des chrétiens, ce qui n’est pas complètement ridicule puisqu’ils doivent être élevés « dans le Seigneur » (Ép 6.4), il n’en découle pour autant aucun commandement de les baptiser. Cette absence est très significative d’après l’appendice puisque : « Tout culte institué [incluant la pratique du baptême] tient son autorité du précepte, et c’est le précepte qui doit en régler toutes les circonstances nécessaires. »
4. L’inclusion de petits enfants dans le royaume par Jésus s’ajoute aux autres arguments avancés par les pédobaptistes. Jésus a béni les jeunes enfants qu’on lui apportait et a déclaré que le royaume était pour ceux qui leur ressemblent (Mt 19.13-15). Certains considèrent qu’en faisant cela, Jésus a admis ces enfants dans son royaume et qu’il faut conséquemment les baptiser. C’est une déduction qui nous apparaît à nouveau dépasser significativement ce que l’Écriture dit. Jésus a bien montré qu’il fallait accueillir les enfants qui sont au milieu de ses disciples et que ceux-ci ne devaient pas mépriser les petits, mais apprendre à devenir comme eux (Mt 18.1-10). Cet accueil des petits enfants ne change en rien les modalités d’administrations du baptême. Cette ordonnance ne doit pas être appliquée aux enfants avant qu’ils ne professent leur foi en Jésus (Mt 18.6). Et les disciples doivent tout faire pour conduire les enfants qui sont au milieu d’eux à Jésus et, par la suite, au baptême. Alors seulement ils pourront être considérés comme des membres à part entière du royaume au milieu duquel ils sont grandis.
1757 mots
ÉCOUTER OU VISIONNER CET ENSEIGNEMENT Audio MP3 télécharger ou écouter | Texte PDF | YouTube épisode #121
Suivez cette série: de théologie systématique à partir de la Confession de foi baptiste de Londres de 1689 – Liste des questions étudiées
Abonnement via: YouTube – ApplePodcasts – RSS – Telegram
The post Qui peut recevoir le baptême? first appeared on Un Héraut dans le net.
From the publisher's feed