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Or


Pour la narratrice, à une déclaration d'amour entre deux enfants de quatre ans, pendant une classe de musique.
Ou à leur rencontre en plein hiver, quarante ans plus tard, dans une rue de Paris.
On pourrait aussi évoquer un rock'n'roll acrobatique, la mort d'une mère, une exposition d'art contemporain, un mariage pour rire, une journée d'été à la campagne ou la vie secrète d'un gigolo.
Ces scènes - et bien d'autres encore - sont les images où viennent s'inscrire les moments d'une existence qui, sans eux, serait irrévocablement vouée à l'oubli.
Conjurer l'oubli : tel nous apparaît l'un des sens de ce roman animé d'une extraordinaire vitalité, alternant chutes et rebonds, effondrements et triomphes, mélancolie et exaltation.
OEuvre majeure d'une romancière passionnée par l'invention des formes, L'Eternel Fiancé confirme son exceptionnel talent : celui d'une auteure qui a juré de nous émerveiller - et de nous inquiéter - en proposant à notre regard un monde en perpétuel désaccord.
ESSENTIEL, les rendez-vous du jeudi – Un monde de livres présenté par Josyane Savigneau qui reçoit Alain Bentolila, professeur de linguistique à l'université de Paris- Descartes, Il a consacré sa carrière à décrire le langage en général et le français en particulier et à lutter contre l'illettrisme. Il parlera de son livre « Nous ne sommes pas des bonobos – créateurs et créatures » paru aux éditions Odile Jacob .
Le langage fait de nous tous, êtres humains, des créateurs, et non des créatures, en privilégiant l’audace de la pensée contre la banalité de l’évidence.
Il nous élève vers une spiritualité lucide en repoussant la soumission servile. Il nous incite à franchir les fossés, à accepter les différences. Il diffère la violence et déjoue la manipulation. Il nous exhorte à regarder vers le haut, même et surtout s’il n’y a personne…
Bref, le langage est ce bien précieux, que nous devons chérir et protéger, et qui nous distingue fondamentalement de toutes les autres espèces animales. Parler, lire et écrire ne sont pas des activités parmi d’autres, mais ce qui constitue notre singularité fondamentale dans tout le règne du vivant.
Tout ce que vous avez voulu savoir sur le langage sans jamais oser le demander !
Alain Bentolila est professeur de linguistique à l’Université de Paris. Ses recherches l’ont conduit de la description des langues de tradition orale à l’analyse de l’apprentissage du langage et de la lecture. Il est l’auteur de nombreux ouvrages qui ont été de grands succès, parmi lesquels Le Verbe contre la barbarie, Parle à ceux que tu n’aimes pas ou encore Tout sur l’école.
ESSENTIEL, les rendez-vous du jeudi – Un monde de livres présenté par Josyane Savigneau qui reçoit Elisabeth de Feydeau, auteur du « Dictionnaire amoureux du parfum » chez Plon et Dominique Roques, auteur de « Cueilleur d'essences » chez Grasset
Dans ce Dictionnaire amoureux du parfum, Elisabeth de Feydeau met en valeur tout le romanesque qu'il contient. Un parfum raconte une histoire, celle des êtres et de leur époque. Il touche les sensibilités et il unit les cultures, en restant une douce ou violente constante dans l'amour
Écrire un Dictionnaire amoureux du Parfum a toujours été un rêve pour moi. Grande admiratrice et lectrice de cette collection, j'étais amoureuse de cette idée de pouvoir déclarer un jour ma flamme au parfum, l'objet de tous mes agréables tourments. Enchanteur, conteur, séducteur, le parfum m'attire depuis bien des années le nez et l'esprit.
Il m'a prise un jour sans crier gare et depuis je ne me lasse pas d'essayer de comprendre et d'entrer dans " cette haute puanteur ", ainsi que le nommait Michel de Montaigne, qui donne naissance à un espace voluptueux.
Le parfum ne peut se résumer à une simple marchandise. Il est bien davantage. " Le parfum, c'est l'odeur plus l'homme ", disait Jean Giono, soulignant cette nécessaire rencontre entre la peau et l'effluve, pour que s'exprime un parfum, en s'animant sur l'être qui le porte et même en le prolongeant. Le parfum fait parler le silence. Il habite l'absence.
C'est pour cela qu'au travers d'un dictionnaire amoureux du parfum, j'ai à cœur de mettre en valeur tout le romanesque qu'il contient. Un parfum raconte une histoire, celle des êtres et de leur époque. Il touche les sensibilités et il unit les cultures, en restant une douce ou violente constante dans l'amour.
Historienne et experte en parfum, Élisabeth de Feydeau est également auteure de nombreux ouvrages, souvent récompensés par des prix ( Les Parfums, Bouquins Robert Laffont ; Le roman des Guerlain, Flammarion ; La grande histoire du parfum, Larousse). Elle travaille en tant que consultante avec les marques de parfumerie de luxe, en France et à l'international, et a fondé sa propre marque de bougies parfumées et parfums. Elle intervient régulièrement à la TV dans les émissions " Sous les jupons de l'Histoire " et " Secrets d'Histoire ".
Le parfum : raffinement ultime, magique et sophistiqué, associé à des marques prestigieuses au marketing puissant. Mais le vrai luxe de cette industrie mondialisée est un secret bien gardé, celui des produits naturels qui composent ses plus belles fragrances. Certains parfums associent jusqu’à 80 essences différentes : issues de fleurs, de fruits ou d’écorces, elles sont cultivées, récoltées et distillées selon des techniques souvent artisanales. Au cœur de cet univers, le sourceur assure la fiabilité des ressources, la qualité des produits, et met en contact petits producteurs et grandes entreprises.
Depuis trente ans, Dominique Roques approvisionne la palette des parfumeurs en extraits de plus de 150 matières premières, venues de près de 50 pays. Passionné, il nous entraîne dans un tour du monde à la recherche des essences les plus rares, de l’Andalousie au Somaliland en passant par la Bulgarie, le Laos, le Salvador, l’Indonésie ou encore l'Egypte... Une senteur, un pays, des hommes : chaque chapitre raconte l’histoire d’une essence, met en lumière les cueilleurs au savoir-faire ancestral et les parfumeurs stars venus observer la beauté des plantations et comprendre les processus d’extraction. Au fil de ses voyages, Dominique Roques décrit l’extraordinaire chaîne du parfum, puissante mais fragile par sa dépendance aux intempéries, aux fluctuations économiques et même aux circuits criminels. Et il prouve que les bonnes pratiques sont possibles : amélioration des conditions de vie des petits producteurs, prix justes, qualité des extraits.
Nous rencontrons ainsi les exploitants du Bangladesh, plantant des clous dans les arbres à parfum pour accélérer la formation du mystérieux bois de oud, et les récolteurs du baume Pérou, suspendus aux branches dans le vide, une torche en feu à la main. Nous apprenons qu’en 1840, plus d’un siècle après l’importation de la vanille en Europe, c’est un garçon de 11 ans qui comprend enfin le principe de la pollinisation et lui fait donner des fruits. Nous découvrons la technique de l’enfleurage, les circuits mafieux du patchouli, le rapt de l’hévéa amazonien par les Anglais au début du XXème siècle, les meurtres commis en Inde pour du santal et les replantations de champs entiers au fond de l’Australie, dans l’incroyable région des diamants roses… Et mille autres anecdotes qui tissent l’extraordinaire kaléidoscope des senteurs du monde.
À l’heure où, pour la première fois depuis les collectes d’encens de l’Antiquité, la pérennité des parfums de la nature n’est plus une évidence, ce livre à l’écriture vive et subtile nous fait vivre au plus près la fascinante et magnifique aventure du parfum.
Dominique Roques est sourceur pour une des plus grandes entreprises mondiales de création de fragrances et d'arômes, Firmenich.
ESSENTIEL, les rendez-vous du jeudi – Un monde de livres présenté par Josyane Savigneau qui reçoit Perrine Simon Nahum, Directrice de recherches au CNRS, Professeure attachée au département de philosophie française contemporaine, philosophie de l’histoire et Marc Crépon, Directeur du département de Philosophie de l’ENS. Normalien, philosophe, Directeur de recherche au CNRS
Contre les déraisons modernes — collapsologie, cancel culture, essentialisme, identitarisme… —, Perrine Simon-Nahum prône une « dé-sidération » urgente grâce à la philosophie.
La philosophie a-t-elle encore quelque chose à nous apprendre pour nous préparer à affronter le monde qui vient ? Oui, affirme Perrine Simon-Nahum, si l’on rompt avec les pensées apocalyptiques et la guerre des identités qui nous ont exclus de l’histoire. Les premières en faisant de nous les spectateurs passifs d’un futur qui nous accable, les secondes en nous décrivant comme les victimes impuissantes d’un passé qui nous hante. Contre ces déterminismes, l’auteure nous appelle à la « dé-sidération », à reprendre pied dans le monde actuel, à « refaire histoire ».
Comment ? En renouant avec un sujet acteur de sa propre vie. C’est à partir de la relation que la philosophie doit trouver à se redéfinir. Les liens qui nous unissent les uns aux autres, l’amour, l’amitié, mais aussi le deuil ou la perte : ces expériences intimes ne se comprennent que si elles sont vécues dans l’épaisseur d’un présent qu’elles permettent d’infléchir. Elles ne donnent sens à nos vies que si elles trouvent à se prolonger dans des institutions qui traduisent au niveau collectif l’importance que nous donnons à nos engagements individuels. Nous ne sommes pas condamnés à subir le sort que nous réservent les déraisons modernes. Les relations que nous tissons au monde, parce qu’elles sont nécessairement plurielles, parce qu’elles engagent, même au niveau le plus modeste, notre liberté, nous montrent le chemin à suivre.
Docteure en histoire et spécialiste de philosophie française contemporaine, Perrine Simon-Nahum est directrice de recherches au CNRS et professeure attachée au département de philosophie de l’École normale supérieure. Elle est notamment l’auteure des Juifs et la modernité (Albin Michel).
Les « affaires de mœurs », comme celles qui touchent au harcèlement et à la pédophilie, déplacent le seuil de tolérance pour ces mêmes souffrances et ces mêmes humiliations. Il était grand temps que la honte change de camp.
Les responsables des violations ne se sentent plus protégés par le silence de la société, de sa complaisance ou de son indifférence. Mais jusqu’où doit s’étendre leur mise en accusation ? Quelle est la part de l’hypocrisie d’une société qui s’achète une vertu rétrospective ?
Ces « affaires » constituent une épreuve pour la société, non seulement parce qu’elles la mettent en face de son silence passé, mais parce qu’elles l’exposent, en guise d’expiation, à un empiètement de la vertu sur les libertés fondamentales, à commencer par celles de l’expression et de la création.
Plus jamais ça ! Comment expliquer qu’à un moment nous ne supportons plus ce qui nous paraissait encore acceptable peu de temps auparavant ?
Pourquoi ce qui était considéré comme normal devient-il soudainement intolérable au point que nous décidions de nous y opposer ?
Cela tient au fait que ce qui nous était invisible, imperceptible, pris dans un ensemble d’habitudes et de lâches concessions, devient à nos yeux indigne de ce que nous nous représentons comme la condition humaine.
Ce sont ces prises de conscience brutales qui expliquent les progrès accomplis par nos sociétés vers une condition plus douce et plus juste faite aux individus et notre engagement pour que les choses changent. Comment alors faire reculer la violence ?
D’abord en l’exposant partout où elle se manifeste, en la rendant visible autour de nous, dit le philosophe Marc Crépon : dans le monde du travail, de la justice, dans notre relation à nos proches ou aux animaux…
En montrant ensuite ce qu’elle a d’intolérable dans la manière dont elle détruit l’image que les individus ont d’eux-mêmes tout comme les relations qu’ils entretiennent entre eux. Tel est l’unique ressort d’une lutte contre la violence.
Car il ne suffit pas d’en avoir conscience. Si la violence doit être combattue, c’est parce qu’elle détruit à chaque instant le monde dans lequel nous vivons en le rendant, au sens propre, du mot inhabitable, inhumain.
Marc Crépon est philosophe, directeur du département de philosophie de l’École normale supérieure (Paris). Il est l’auteur de La Vocation de l’écriture (Odile Jacob, 2015) et de L’Épreuve de la haine (Odile Jacob, 2016). --Ce texte fait référence à l'édition paperback.
ESSENTIEL, les rendez-vous du jeudi – Un monde de livres présenté par Josyane Savigneau qui reçoit Colette Fellous, écrivaine, Philippe Sollers, écrivain et Vincent Roy, éditeur et écrivain pour "Agent secret" publié chez Mercure de France
« Contrairement aux apparences, je suis plutôt un homme sauvage, fleurs, papillons, arbres, îles. Ma vie est dans les marais, les vignes, les vagues. Qu’importe ici qui dit je. Écrire à la main, nager dans l’encre bleue, voir le liquide s’écouler sont des expériences fondamentales.
Je vis à la limite d’une réserve d’oiseaux, mouettes rieuses, goélands, faucons, sternes, bécasseaux, canards colverts, hérons.
Ah être un oiseau !
Dans la maison, tous les matins, je laisse Richter jouer Haydn, on pourrait l’écouter sans cesse, ré mineur, concert public de Mantoue, notes vives et détachées, j’aime le futur immédiat, je ne crains pas la répétition, jeu enfantin, cercle qui ne va nulle part, on écrit toujours pour une voix disait Beckett, pas de voix, pas de notes ni de mots.
Le bonheur est possible. Je répète. Le bonheur est possible. »
Il y a de la magie dans la vie et dans l’œuvre de Philippe Sollers, écrivain, éditeur, critique, solitaire, paradoxal, et merveilleux visionnaire. Une magie née de sa passion pour la littérature, la poésie, la nature et la musique, pour la rencontre amoureuse, pour l’art du secret et de l’intime.
Philippe Sollers, en agent secret ? Tel est le pari de ce singulier et bouleversant autoportrait.
Philippe Sollers est né à Bordeaux. Il fonde, en 1960, la revue et la collection « Tel quel » ; puis, en 1983, la revue et la collection « L’Infini ».
ESSENTIEL, les rendez-vous du jeudi – Un monde de livres présenté par Josyane Savigneau qui reçoit Samuel Brussel, éditeur et écrivain, Thierry Clermont, journaliste et écrivain et Aurélie Serfaty-Bercoff, attachée de presse
J’ai découvert Trieste en faisant mon premier voyage comme employé de la Compagnie Internationale des Wagons-Lits, au début des années 1980. Au fil des années, j’y retournerai souvent. Je fréquentais pendant mes haltes la Libreria Internazionale Italo Svevo, où je rencontrai Bruno Maier, grand lettré italien, qui m’ouvrit sa bibliothèque et me fit découvrir de précieux trésors oubliés du monde triestin et istrien.
Au mois de mars 2017, je tombai sur une dépêche de l’Agence de Presse italienne ANSA, qui annonçait la découverte d’une dizaine de lettres échangées entre le mythique Roberto (Bobi) Bazlen et Anita Pittoni. Anita s’apprêtait, en 1949, à lancer une maison d’édition, le Zibaldone, et demandait à son ami Bobi d’y participer.
Je connaissais Anita Pittoni comme éditrice d’un des catalogues les plus raffinés de l’Europe de l’après-guerre et voilà que je découvrais l’écrivaine, avec ses lettres et son Journal, que venait de publier le libraire Volpato. C’est alors que j’eus une vision : libraires et éditeurs, artistes, écrivains et poètes : tous ces artisans ne formaient qu’un seul monde, le monde de la beauté et de la connaissance qui révèle à chacun son identité.
Pendant quelques mois, j’écumais les librairies et les Archives de Trieste, dans une enquête qui me porta de rencontre en rencontre. Ce fut le début d’Alphabet triestin.
Samuel Brussell a fondé et dirigé les Editions Anatolia de 1992 à 2011. Il est l’auteur d’une douzaine de récits romanesques, publiés principalement chez Grasset et à la Baconnière. Continent’ Italia, son prochain livre, paraîtra chez Stock en 2021.
Samuel Brussell est l'auteur de nombreux essais et récits romanesques. Il a fondé et dirigé les éditions Anotalia de 1992 à 2011. Il collabore aux pages littéraires du journal Le Temps. Alphabet triestin est son douzième livre.
Un ciel qui bouge, comme l'océan instable, au-dessus du vert tendre et lumineux des prés à l'herbe courte.
Nous sommes à Galway, l'une des pointes les plus occidentales de l'Irlande.
Jamais fantômes n'auront été plus sereins dans un paysage. L'Irlande est une terre habitée par les vivants et les morts. La Balade de Galway leur rend hommage, et Thierry Clermont s'y promène avec les ombres familières de Joyce, Beckett et W.B. Yeats, ou la belle Maeve Brennan jusque sur les îles d'Aran.
Après la pluie, se faufile, malicieux, un peut rongeur curieux dans le vert enchanté et infini des
Thierry Clermont est journaliste et écrivain. Ses derniers livres, San Michele et Barroco bordello ont
ESSENTIEL, les rendez-vous du jeudi – Un monde de livres présenté par Josyane Savigneau qui reçoit Éric Fottorino, journaliste et écrivain et Sylvain Prudhomme, écrivain.
A l'approche de Noël 2018, le docteur Paul Gachet emmène sa femme et sa fille à la découverte de Florence. Alors qu'il brûle de leur faire découvrir les Botticelli, les charmes de la vieille ville et du fleuve Arno, leur séjour est perturbé par l'apparition d'une performeuse serbe, Marina Abramovic, à travers les rues de la cité jusqu'aux salles du Palazzo Strozzi.
Qui est cette femme soudain omniprésente qui bouleverse tous les repères de Paul Gachet et des siens, malmenant son propre corps pour parler à une humanité sourde et défaillante ?
Chirurgien-orthopédiste, Paul Gachet répugne aux mutilations de l'artiste. Mais il est malgré lui envoûté par son univers qui, s'éloignant peu à peu d'une violence gratuite en apparence, exprime une recherche d'harmonie avec l'autre, en particulier avec son compagnon Ulay qu'elle enlace à l'étouffer avant de nouer sa chevelure à la sienne ou d'exposer son coeur à la flèche de son arc. Deux ans après cette apparition florentine, Paul Gachet tombe par hasard sur une photo ancienne de Marina A et d'Ulay intitulée L'impossible rapprochement.
Prise en 1983 à Bangkok, elle montre deux êtres qui voudraient se toucher mais en sont mystérieusement empêchés et doivent rester à distance l'un de l'autre.
Alors qu'éclate la pandémie planétaire, Paul Gachet comprend que les manifestations de cet art étaient une forme d'alerte dont il saisit enfin toute l'importance. Une incitation à protéger l'autre, à refonder nos sociétés sur ces deux petits mots : "après vous".
Éric Fottorino est un journaliste et écrivain.
Il est le fils d'une infirmière, Monique Chabrerie, enceinte à 16 ans d'un juif marocain qu'elle ne pourra pas épouser. Elle épousera plus tard un kinésithérapeute, Michel Fottorino, qui donnera son nom au petit Éric Bruno. Il passe son enfance à Bordeaux et suit ses études à La Rochelle, d'abord au Lycée Fénelon puis à Faculté de Droit d'où il sort avec une Licence, envisageant un temps de s'engager dans une carrière d'avocat ou de magistrat. Après La Rochelle, Éric Fottorino intègre l'Institut d'Études Politiques (IEP) de Paris et s'intéresse dès lors au journalisme.
En 1981, il envoie au journal Le Monde une tribune sur l'article 16 de la Constitution qui sera aussitôt publiée. L'année suivante il commence à travailler comme journaliste pigiste pour Libération puis à La Tribune de l'Économie (1984-85). En 1986 il entre au Monde où il effectuera dès lors toute sa carrière. Au sein du quotidien du soir, il est d'abord journaliste spécialisé sur les matières premières et le continent africain tout en étant parallèlement Chargé de conférences à l'IEP de Paris de 1992 à 1995. Il devient Grand reporter (1995-1997), Rédacteur en chef (1998-2003) puis Chroniqueur (2003-2006).
En 2005, il est chargé de préparer la nouvelle formule du quotidien puis est nommé Directeur de la rédaction en mars 2006, remplaçant à ce poste Edwy Plenel qui a démissionné du journal.
En juin 2007, Eric Fottorino est élu Directeur du Monde. En raison de désaccords d'ordre financier avec la Société des rédacteurs, il annonce en décembre sa démission, mais revient finalement sur sa décision. Il décide de se porter candidat au poste de président du directoire du groupe La Vie-Le Monde et est élu à l'unanimité le 25 janvier 2008 par les membres du Conseil de surveillance. Il dirigea "Le monde" de 2007 à février 2011. Peu après son renvoi du Monde, Éric Fottorino déclare que « Le Monde a rejoint la cohorte de ces titres renommés dont le sort est désormais lié au capital et au bon vouloir des capitaines d’industrie ou de finance ».
Il est le cofondateur avec Laurent Greilsamer et Natalie Thiriez de l'hebdomadaire Le 1 lancé en avril 2014.
Source : http://www.republique-des-lettres.fr/10277-eric-fottorino.php
"Lorsque j'ai rencontré Ehlmann, il était debout sur le bord de la route, sa voiture garée en catastrophe sur la bande d'arrêt d'urgence, feux de détresse allumés.
J'ai vu qu'il souriait, que tout son visage était tordu de larmes et de rires à la fois, j'ai pensé qu'il était fou." Avec Les orages, Sylvain Prudhomme explore ces moments où un être vacille, où tout à coup il est à nu. Heures de vérité.
Bouleversements parfois infimes, presque invisibles du dehors. Tourmentes après lesquelles reviennent le calme, le soleil, la lumière.
Sylvain Prudhomme est un écrivain français.
Il grandit à l’étranger (Niger, Burundi, Île Maurice) avant de venir étudier les Lettres à Paris. Après trois ans d’enseignement à l’université, il anime des ateliers d’écriture. Il est agrégé de lettres modernes.
"Là, avait dit Bahi" a reçu le prix Louis Guilloux 2012.
Il publie en 2014 "Les grands" qui a été élu "Révélation française de l'année 2014" par le magazine Lire.
Paru en 2016, "Légende" a été finaliste du Grand prix de l’Académie française. Ce roman a également reçu le prix François-Billetdoux de la Société civile des auteurs multimédia (SCAM) et le prix Révélation de la Société des Gens de Lettres.
Il collabore chaque mois, depuis 2015, à la chronique "Ecritures" du quotidien Libération
Source : http://www.leoscheer.com/
Les mensuelles - Un monde de livres présenté par Josyane Savigneau qui reçoit Philippine Cruse, éditrice et Nathalie George, auteure pour son livre "La cuisine du 6ème étage" paru chez Herodios.
Que raconte La Cuisine du 6e étage ?
Sous la forme d’une pièce montée en trois actes, trois lieux et trois temps qui forment une existence, Nathalie George nous livre un message : la cuisine est une école de la vie !
Au début des années 2000, un séisme du destin la propulse dans une chambre de bonne au 6e étage.
Et voici les personnages d’âges et d’horizons divers qui empruntent l’escalier pour venir dîner et partager des plats concoctés sur le réchaud à un feu.
Du piano de Gilberte au couloir du 6e étage, ce livre truffé d’humour nous transmet des recettes simples et authentiques, véritable retour aux sources, dont Nathalie a le secret.
Loin d’être un livre de cuisine comme les autres, on y trouvera des conseils, des astuces pour cuisiner avec peu, mais surtout on sera le témoin d’une formidable force de vie.
Directrice artistique dans les domaines de la maison, de la culture et des voyages, Nathalie George nous offre une philosophie de l'existence en trois actes et quelques recettes intemporelles.
From the publisher's feed
Une émission littéraire proposée et animée par Josyane Savigneau, tous les 2 e jeudis du mois de 11h00 à 12h00
Josyane Savigneau écrivaine et journaliste. Responsable du Monde des Livres, supplément hebdomadaire du Monde, de 1991 à 2005. Auteur de plusieurs livres, dont deux biographies, de Marguerite Yourcenar et de Carson McCullers, d’un livre autobiographique, « Point de côté », où elle évoque sa vie, son parcours et sa « destitution de la direction du Monde des livres ».
En 2014, elle publie chez Gallimard Avec Philip Roth. Le 17 janvier de la même année, elle est élue membre du jury du prix Femina. Elle publie en 2016 toujours chez Gallimard La passion des écrivains: Rencontres et portraits.
Depuis janvier 2015, elle anime sur RCJ l’émission mensuelle: « Un monde de livres » le dernier jeudi du mois de 11h05 à 11h55 ainsi qu’une chronique littéraire tous les quinze jours le lundi dans le 12/13.

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