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Les mensuelles - Un monde de livres – émission présentée par Josyane Savigneau qui reçoit trois écrivains, Yannick Haenel, François Meyronnis et Valentin Retz
« Vers 15 ans, j'ai rencontré l'objet de mon désir. C'était dans un livre consacré à la peinture italienne : une femme vêtue d'un corsage blanc se dressait sur un fond noir ; elle avait des boucles châtain clair, les sourcils froncés et de beaux seins moulés dans la transparence d'une étoffe. »
Ainsi commence ce récit d'apprentissage qui se métamorphose en quête de la peinture. En plongeant dans les tableaux du Caravage (1571-1610), en racontant la vie violente et passionnée de ce peintre génial, ce livre relate une initiation à l'absolu.
À notre époque d'épaississement de la sensibilité, regarder la peinture nous remet en vie. On entre dans le feu des nuances, on accède à la vérité du détail. C'est une aventure des sens et une odyssée de l'esprit. Aimer un peintre comme le Caravage élargit notre vie.
Yannick Haenel co-anime la revue Ligne de risque. Il est notamment l'auteur de Cercle (Gallimard, 2007, prix Décembre), Jan Karski (Gallimard, 2009, prix Interallié) et Tiens ferme ta couronne (Gallimard, 2017, prix Médicis)
« Dans quelle époque vivons-nous ? Tout indique que nous entrons dans l’âge de la fin : quand l’humanité vit entièrement sous la menace de sa disparition. De toutes parts, on sent croître l’emprise des réseaux numériques, l’intelligence artificielle décide pour nous et les transhumanistes promettent déjà les noces de la biologie et des algorithmes. La terreur nous saisit, de même que l’impossibilité d’agir.
Si ce livre nous fait voir la catastrophe qui vient, il ne nous laisse pas pour autant dans le désespoir. Devant cette nouvelle situation mondiale, il enseigne l’art de n’être ni sourd ni aveugle. Il ouvre une brèche où la plénitude devient accessible, car le sauf n’est pas hors d’atteinte. Et par là, surmonte le nihilisme de notre temps. »
Les Mensuelles – Un monde de livres – Emission présentée par Josyane Savigneau qui reçoit Olivier Rachet, essayiste et blogueur, Philippe Sollers écrivain et Vincent Roy éditeur et journaliste.
Ce livre est un roman. Nous sommes dans le sud-ouest de la France, vers Bordeaux et ses grands environs, d’où l’ensemble de l’Histoire, peu à peu, se dévoile. Personnages principaux : Henri (1850-1930), le navigateur. Edna (1854-1936), l’Irlandaise. Louis (1870-1956), l’escrimeur. Lena (1922-2007), la magicienne. Invité permanent : William Shakespeare (1564-1616).
Premier essai consacré à la peinture dans l'oeuvre foisonnante de Philippe Sollers, Sollers en peinture - Une contre-histoire de l'art interroge le discours iconoclaste qu'un romancier et théoricien de la littérature tient sur l'art le plus primitif qui soit.
Un discours qui alimente une pratique d'écriture toujours avant-gardiste et la relance, à l'infini.
À quelle expérience intérieure nous convient, d'ailleurs, les peintres?? Pourquoi faut-il abolir l'Histoire de l'Art?? Pour quelles raisons n'est-il pas de Salut en dehors de la figuration??
Quand le mouvement du pinceau rejoint celui de la plume et de la main branlante, c'est tout un art de vivre qui alors apparaît dans sa plus scandaleuse innocence...
Olivier Rachet est enseignant, en lettres modernes et cinéma-audiovisuel. Il collabore désormais à différents journaux, revues (Les Cahiers de Tinbad), magazines (Artpress, Diptyk) et sites en ligne consacrés à la littérature et à l art contemporain, notamment au Maghreb. Il réside au Maroc, depuis une dizaine d années. Son blog littéraire, « olrach.overblog.com », commence à être connu. Sollers en peinture est son premier livre. Il sera suivi d un deuxième livre chez le même éditeur, Mes Arabes un chant d amour postcolonial, en coll. « chant », livre très politique et « poétique » à la fois.
Les mensuelles - Un monde de livres – émission présentée par Josyane Savigneau qui reçoit Philippe Rey, éditeur ; Delphine Bouetard, libraire et Olivier Haralambon, écrivain
" Des danseurs, des marins, des écrivains, des toreros, des poètes, des artisans de l'effort, des mystiques, des ascètes, ce que vous voulez, mais pas des sportifs. Oubliez ça, le sport. "
Olivier Haralambon, écrivain à la puissance évocatrice singulière, ancien coureur et philosophe, livre un puissant chant d'amour à la course cycliste, à rebours des idées reçues.
" Le cyclisme, c'est Poulidor, Richard Virenque et Lance Armstrong, ça sent le camphre et la chicorée, les fautes de syntaxe et l'EPO. Le cyclisme, c'est le Tour de France, devant lequel vous ne cessez de vous ennuyer qu'en vous endormant.
À rebours de cette idée, j'aimerais ici embrasser la liste des enchantements par lesquels je suis passé, à ne fréquenter que des cyclistes pendants des années, à ne vivre que comme eux, au point d'en être devenu un, ad vitam. J'ai dû me rendre à l'évidence : les livres ne rendent pas plus malins, la course cycliste oui. La course cycliste a la vertu de vous détromper. Vous pensez sans doute que rien n'est plus simple, plus mécanique que pédaler, et qu'une course de vélo c'est Les Temps Modernes version aseptisée, clinique, sans Chaplin et sans la poésie. Vous ne soupçonnez pas qu'être fort et rouler vite sont deux choses absolument différentes. Que la pédale se recouvre, se caresse, bien plus qu'on n'y appuie. Vous les croyez des brutes, ils sont délicats comme des danseuses, subtils plus que bien des écrivains, faute de quoi ils n'avanceraient pas. "
Olivier Haralambon, écrivain à la puissance évocatrice exceptionnelle, philosophe et ancien coureur, offre ici un chant d'amour au cyclisme, dans la lignée des plus grands écrivains sportifs, Antoine Blondin en tête –; des plus grands écrivains tout court.
Un monde de livres – émission présentée par Josyane Savigneau qui reçoit Léonor de Recondo, violoniste et écrivaine et Valérie Zenatti, écrivaine, traductrice et scénariste
Leur relation n'était pas seulement celle d'un romancier et de sa traductrice, c'était aussi celle de deux amis qui se parlaient sans cesse.
D'écriture, de langues, d'amour, d'animalité, d'enfance. De la terreur d'être traqué.
Ils partageaient également quelques silences.
Lorsqu'il disparaît en janvier 2018, la jeune femme ne peut se résoudre à perdre cette voix dont l'écho résonne si puissamment en elle. Après un temps de sidération, elle cherche à la retrouver, par tous les moyens. Sa quête la conduira jusqu'en Ukraine, à Czernowitz, la ville natale de l'écrivain. Il pourra alors prendre sa place, dans le faisceau des vivants.
Aharon Appelfeld était l'un des grands écrivains de notre temps.
Née à Nice en 1970, Valérie Zenatti a vécu son adolescence en Israël, dans le désert du Néguev. De retour en France, elle étudie l'histoire, la langue et la littérature hébraïques aux Langues O'. Journaliste, puis professeur d'hébreu, elle se tourne vers l'écriture en 2000, et publie plusieurs livres destinés à la jeunesse dont Une bouteille dans la mer de Gaza, traduit en une quinzaine de langues, plusieurs fois primé en France et à l'étranger, adapté au cinéma et au théâtre. Son premier roman, En retard pour la guerre (L'Olivier, 2006) la fait connaître auprès d'un public adulte. Il est suivi par Les Âmes soeurs (L'Olivier, 2010) et Mensonges (L'Olivier, 2011), un récit intimiste où elle évoque déjà sa rencontre avec Aharon Appelfeld. Avec Jacob, Jacob (L'Olivier, 2014), elle se rapproche pour la première fois de l'Algérie d'où est originaire sa famille. Couronné par dix prix dont le prix du livre Inter, ce roman connaît un grand succès. Également scénariste, Valérie Zenatti achève actuellement l'écriture d'une série.
"Pour mourir libre, il faut vivre libre." La vie et la mort s'entrelacent au coeur de ce "Manifesto" pour un père bientôt disparu. Proche de son dernier souffle, le corps de Félix repose sur son lit d'hôpital.
A son chevet, sa fille Léonor se souvient de leur pas de deux artistique - les traits dessinés par Félix, peintre et sculpteur, venaient épouser les notes de la jeune apprentie violoniste, au milieu de l'atelier. L'art, la beauté et la quête de lumière pour conjurer les fantômes d'une enfance tôt interrompue.
Pendant cette longue veille, l'esprit de Félix s'est échappé vers l'Espagne de ses toutes premières années, avant la guerre civile, avant l'exil. Il y a rejoint l'ombre d'Ernest Hemingway. Aujourd'hui que la différence d'âge est abolie, les deux vieux se racontent les femmes, la guerre, I'oeuvre accomplie, leurs destinées devenues si parallèles par le malheur enduré et la mort omniprésente.
Les deux narrations, celle de Léonor et celle de Félix, transfigurent cette nuit de chagrin en un somptueux éloge de l'amour, de la joie partagée et de la force créatrice comme ultime refuge à la violence du monde.
Née en 1976, Léonor de Récondo vit à Paris. Violoniste baroque et écrivain, elle renoue ici avec la veine autobiographique de son premier roman publié par Sabine Wespieser éditeur, Rêves oubliés (2012), récit de l'exil familial pendant la guerre d'Espagne. Depuis lors, ont paru Pietra viva (2013), Amours (2015), prix RTL/Lire et prix des Libraires, et Point cardinal (2017), prix du Roman des étudiants France Culture/Télérama.
Les mensuelles - Un monde de livres – émission présentée par Josyane Savigneau qui reçoit Philippe-Jean Catinchi, journaliste au Monde.
Poétique ou imaginaire, laissez-vous séduire par une autre Venise, celle des chats de Nicolas Vial dont les dessins aux couleurs généreuses ont inspiré la plume de Didier Decoin.
La plupart des chats ont disparu des ruelles de Venise et beaucoup le regrettent. Depuis l’époque de la République, les habitants de la Sérénissime respectent ces félins, redoutables remparts contre les nuisibles à moustaches. Au fil des pages, le lecteur suivra le parcours d’une armada de chats déambulant dans le dédale des célèbres canaux. Le périple dans cette Venise pittoresque, parfois imaginaire, s’achève au crépuscule quand la silhouette de la ville se confond avec la ligne d’horizon.
Au fil des pages, Nicolas Vial met en scène des chats vagabondant dans les ruelles, pilotant un Riva ou somnolant au bord des canaux. Inspiré par cette vision ludique et poétique de Venise, le romancier Didier Decoin, accompagne de sa plume ces félins partis à la conquête de la ville.
Nicolas Vial est un illustrateur et peintre français. Il est notamment connu pour ses peintures marines.
Quand ils se rencontrent le 28 octobre 1958, elle a quarante-cinq ans, lui, vingt-deux.
Il est l'auteur d'un récit et d'un roman célébrés par Mauriac et Aragon, elle a publié en 1942 son premier roman salué par Cocteau et Max Jacob. Lattirance est immédiate et réciproque.
Tout va très vite. Cette différence d'âge, impensable, semble-t-il à l'époque, scelle entre les amants un pacte de clandestinité.
Ils ne se montreront jamais ensemble ; personne ne se doutera de la nature et de la force de leur relation. Dans ce deuxième volume, l'envers du premier qui présente les lettres de Philippe Sollers, nous donnons près du quart des 892 lettres écrites par Dominique Rolin à Philippe Sollers entre 1958 et 1980.
Cest le caractère romanesque de cette passion hors du commun qui a guidé notre choix. Nous avons tout simplement voulu raconter une grande histoire d'amour épistolaire.
Et si la France était devenu le pays où la haine s’exerce, se déploie, et parfois assassine ? Le cœur d’un brasier qui, depuis la fin de la guerre froide, d'Alger à Varsovie, de New York à Moscou et Istanbul, menace la planète ?
La France a été en 2002 le premier pays occidental à mettre un leader populiste aux portes du pouvoir. Dans les années 2010, elle est devenue le premier pays d'Europe en terme d'envoi de djihadistes vers l’Irak et la Syrie. Depuis 2015 enfin, avec près de 300 morts, elle est numéro 1 en terme de victimes d'attentats majeurs, tandis que les agressions antisémites ne faiblissent pas...
Marc Weitzmann nous livre la première grande enquête « totale », factuelle, intellectuelle, historique, littéraire, qui tente de dénouer ces différents fils. Fruit d'un travail de quatre années, Un Temps pour haïr est fondé sur des écoutes des services secrets; sur les compte-rendus de procès terroristes ; sur des rencontres avec les familles de djihadistes, des psychiatres, des enseignants ; sur l’analyse sémiotique des dialogues entre les équipes de tueurs ; mais aussi sur la reconstitution de chapitres méconnus de la colonisation et sur celle des réseaux d'extrême droite dans les années 1990.
Le livre, qui reconstitue le parcours de multiples personnages à l’épaisseur romanesque, frappe autant par l'ampleur du tableau qu'il brasse que par sa forme. Enquête sur la psychopathologie du djihad, plongée historique aux sources de la colonisation et réflexion personnelle se mêlent non pour apporter une explication dogmatique définitive mais pour guider le lecteur dans une méditation sur le rôle des images, de l’idéologie, la question de l’authenticité, des vérités simultanés. Aucune porte ne se tient devant nous – porte de la guerre ou de la paix qu’il suffirait de franchir ou de refermer – mais au moins serons-nous mieux armés pour comprendre…
Marc Weitzmann est romancier et collaborateur régulier de plusieurs grands supports, dont Le Monde et Tablet (NYC). Il est notamment l’auteur d’Une matière inflammable, Mariage mixte, Fraternité et Une place dans le monde.
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Une émission littéraire proposée et animée par Josyane Savigneau, tous les 2 e jeudis du mois de 11h00 à 12h00
Josyane Savigneau écrivaine et journaliste. Responsable du Monde des Livres, supplément hebdomadaire du Monde, de 1991 à 2005. Auteur de plusieurs livres, dont deux biographies, de Marguerite Yourcenar et de Carson McCullers, d’un livre autobiographique, « Point de côté », où elle évoque sa vie, son parcours et sa « destitution de la direction du Monde des livres ».
En 2014, elle publie chez Gallimard Avec Philip Roth. Le 17 janvier de la même année, elle est élue membre du jury du prix Femina. Elle publie en 2016 toujours chez Gallimard La passion des écrivains: Rencontres et portraits.
Depuis janvier 2015, elle anime sur RCJ l’émission mensuelle: « Un monde de livres » le dernier jeudi du mois de 11h05 à 11h55 ainsi qu’une chronique littéraire tous les quinze jours le lundi dans le 12/13.

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