Nous avions pris l’habitude que l’été soit propice au ressourcement. Or, au terme de celui qui s’achève, beaucoup d’entre nous se retrouvent abattus.
Les températures extrêmes ont ainsi affecté les plus fragiles, nos ainés d’abord, surtout lorsqu’ils étaient isolés, mais aussi tous ceux que notre société ne veut plus voir : les personnes handicapées, les familles à la rue, les détenus devant s’entasser dans des cellules exigües, où les températures excédaient 40° jour et nuit.
Nous avons dès lors beaucoup entendu ceux réclamant une climatisation à outrance des lieux de vie. Mais serait-ce sérieux de nous contenter de palliatifs, alors que ce sont nos modes de construction, de production et de consommation qu’il nous faut revoir en profondeur ?
La sécheresse qui en a découlé en montre bien l’urgence, affectant les terres et mettant à mal tout un pan de notre agriculture et donc de notre alimentation future.
Nous avons enfin assisté à la propagation de feux dévastateurs, que des pompiers épuisés peinaient à maîtriser, contraignant des milliers de personnes à quitter leurs domiciles.
Ce que les scientifiques annonçaient depuis des années s’est donc produit et nous ne pouvons plus faire preuve de cécité.
En même temps, la France paraît plus fracturée que jamais. Les marchands de haine et de violence nous fabriquent des ennemis supposés. D‘autres veulent nous faire croire que le pays est au bord de la déroute. D’autres encore n’ont d’autre proposition que de sortir de l’état de droit, c’est-à-dire d’un régime où les juges sanctionnent les manquements à la loi, que plus de deux siècles ont contribué à construire. Une trentaine de candidats se bousculent ainsi aux portes de l’élection présidentielle dans une cacophonie rendant tout discours censé pratiquement inaudible.
Pendant ce temps s’amplifie le chaos du monde. Drones et missiles s’abattent de plus en plus sur des populations terrifiées. En vertu de la loi du plus fort, des populations sont chassées de leurs terres. Des contrôles et des barrières s’élèvent partout au nom de peurs entretenues par les extrémistes et les réseaux sociaux.
Oui, mes amis, quel été que celui qui nous laisse ainsi effondrés ! Mais avons-nous perdu pour autant toute raison d’espérer ? Certes non ! L’été s’est d’abord ouvert avec la parution de l’encyclique « magnifique humanité », où notre pape Léon, s’appuyant sur la doctrine sociale de l’église, rappelle, de façon sublime, qu’à l’ère du numérique, il nous incombe de promouvoir la vérité, la dignité humaine, la justice sociale et la paix.
Puis, lors des épisodes caniculaires, nous avons vu se manifester une solidarité qu’à tort nous pensions perdue. Des milliers de personnes se sont ainsi mobilisées pour venir en aide aux pompiers, ainsi qu’aux personnes sinistrées, ne comptant ni leur temps, ni leur peine.
Cet été aussi ont été organisées 750 grandes tablées fêtant les 80 ans du Secours Catholique. 66000 bénévoles et personnes en précarité ont ainsi démontré les bienfaits que procure une fraternité en action au service du bien commun.
Enfin, nous voyons les foules affluer pour assister à l’un ou l’autre événement organisé à l’occasion de la venue du pape Léon en France, témoignant ainsi de l’actualité de l’Evangile dans nos vies.
Le dernier mot de cette chronique sera donc laissé à notre pontife qui, en mars dernier, souhaitait « que chaque parole bienveillante, chaque geste de réconciliation et chaque choix de dialogue soient les semences d’un monde nouveau !»
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.