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By DJ Miss KlaxNewsEntertainment News
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WikiMixx episodes

  • Exposition… exposant 3
    Envie de remporter un système DJ tout-en-un OMNIS-DUO de chez AlphaTheta et un casque HDJ-CX ?
    Tomorrowland Academy, We Rave You et Bootshaus s'associent pour un concours DJ d'un nouveau genre dénommé NEW ERA.
    Chers collègues DJs, il est peut-être temps de booster notre carrière ! Et quoi de mieux pour cela que la structure de Tomorrowland pour le faire.
    Evidemment, le contrôleur et le casque de chez AlphaTheta n’est qu’une infime partie de ce cadeau.
    Ce DJ Contest vous offrira l’opportunité de vous produire dans un club de renommée mondiale, une visibilité médiatique internationale, un set sur One World Radio et une formation professionnelle intensive lors du Bootcamp de Tomorrowland Academy !
    Via le magazine ‘We rave you’, ce concours vous permet de gagner un pack média consistant en une interview, une promotion sur les réseaux sociaux et un article dans les éditions papier et numérique de We Rave You. Une promo d’une valeur de 5000$US.
    Le Bootshaus à Cologne, l'un des clubs les plus prestigieux d'Allemagne vous accueillera le 13 mai 2026 dans ses murs pour votre DJ set où vous partagerez l'affiche avec Oliver Heldens.
    Votre DJ set sera diffusé dans le monde entier grâce à Tomorrowland One World Radio.
    Et enfin, vous serez accueilli du 20 au 23 juillet 2026 au Bootcamp de la Tomorrowland Academy pour une formation intensive pour DJ et producteur, conçue pour perfectionner vos compétences.

    Et comment devient-on le nouveau talent de la « Tomorrowland company » ?
    Très simple : Vous faites votre DJ set d’une durée minimale de 30 minutes. Tous les genres sont acceptés. A vous de faire preuve de créativité, compétences techniques et personnalité.
    Vous téléchargez votre mix sur Soundcloud avec le titre « New Era DJ Contest 2026 - Nom de l’artiste ». Vous ajoutez l’illustration officielle en couverture.
    Vous remplissez le formulaire d’inscription qui se trouve sur le site de la Tomorrowland academy, en y ajoutant une petite vidéo de vous (maximum 500Mo) expliquant pourquoi vous saisissez cette opportunité.
    Le tout avant le 20 avril 2026 à 23h59 (heure d’Europe centrale).
    Vous patientez, patientez, patientez jusqu’au 11 mai 2026, jour où le gagnant ou la gagnante sera connu.e
    Sur ce, vous pourrez donc me retrouver prochainement dans le magazine ‘We rave you’, sur scène avec Oliver Heldens au Bootshaus et sur une nouvelle petite radio.
    Et comme le dit l’illustration de ce concours « Never stop dreaming »…
    https://platform.academy.tomorrowland.com/news-and-events/new-era

    Rendez-vous sur Mixx Fm Charleroi (107,6 fm et DAB+ - https://mixxradio.be/) :
    - le mercredi à 9h00 et 14h00,
    - le samedi à 11h15.

    Le WikiMixx est également diffusé sur Vibration Bruxelles (107,2fm et DAB+ https://vibration.fm/).
    10 min
  • Séparation, remixes et sorties
    Le 13 février dernier, le duo Cosmic Gate sortait l’album dénommé « Perspectives ». Un album mélangeant Trance, House Progressive et musique électronique mélodique, il reprend les trois EP sortis précédemment ainsi que des bonus track et remixes exclusifs et est vu comme une ferme intention de montrer comment la Trance continue d’évoluer.
    Pourtant, ce 22 février, le duo allemand composé de Claus Terhoeven (alias Nic Chagall) et de Stefan Bossems (alias Bossi) annonce, sur ses réseaux, le départ de l’un des deux.
    « Chers amis, Cosmic Gate entre dans un nouveau chapitre.
    Après 27 ans de collaboration, Bossi a décidé de mettre un terme aux tournées, ce qui signifie son départ définitif de Cosmic Gate.
    Cette décision est prise avec un profond respect, une immense gratitude et une grande amitié. Ce que nous avons construit ensemble, côte à côte, et que nous avons eu le privilège de partager avec vous tous à travers le monde, est quelque chose de vraiment rare et précieux, dont nous sommes extrêmement fiers.
    Parallèlement, cela marque le début d'une nouvelle ère. Nic poursuivra son chemin en solo, menant Cosmic Gate vers une nouvelle étape. De nouvelles compositions sont déjà en cours, prêtes à être dévoilées et à façonner l'avenir.
    L'enthousiasme est palpable, et Nic a hâte de poursuivre l'aventure Cosmic Gate avec vous tous ensemble à Manchester et à A State Of Trance Rotterdam ce week-end ! »
    Signé Nic + Bossi
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    Roger Sanchez a sorti un nouveau single. Il se nomme ‘Come My Way’. Après, c’est vous qui voyez…
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    Angèle a annoncé sur ses réseaux sa collaboration avec le duo français Justice pour un titre qui n’a pas encore de titre… On en saura plus dès le 27 février…
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    A l’origine, en 1965, c’était ceci…
    Solomun revisite un titre d’une des plus puissante et des belles voix de la soul, du blues et du jazz.
    Des remixes de titres tels que ‘Sinnerman’ ou ‘Feeling Good’ ont permis à la génération précédente de (re) faire connaissance avec Nina Simone. Nul doute que ce remix signé par le DJ permettra à une nouvelle génération de la connaître également.
    Car, comme l’a déclaré le producteur bosno-allemand dans un communiqué de presse concernant le single : « Il existe très peu d'artistes comme Nina Simone qui traversent véritablement le temps ». Ajoutant : « Ce remix est né d'un profond respect pour son œuvre et sa voix, et du plaisir de me les approprier. »
    Sorti sur ‘Verve Records’, label historique qui a signé la chanteuse, « Take Care of Business » est le premier d’une série qui commémore cette année, les 70 ans du label, encore actif aujourd’hui.
    D’autres remixes suivront jusqu’à l’automne et les noms de Mochakk, DESIREE, Austin Millz, dublon, Supershy et Antdot apparaissent dans la tracklist de ces remixes.

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    10 min
  • Vier februari, een beetje vlaamse en zo voort…
    Le 4 février dernier se déroulait la cérémonie des MIA (Music Industry Awards). Certains diront que c’est une cérémonie belge mais il s’agit des principales récompenses musicales de la Flandre, organisées annuellement par la VRT (Vlaamse Radio Televisie) et le centre musical flamand VI.BE. Une cérémonie qui a pourtant vu passer des artistes francophones, comme Stromae, Angele, Lost Frequencies, Mentissa ou encore Baloji.
    Cette année encore, Lost Frequencies était parmi les nommés dans la catégorie « Dance » aux côtés de Milk Inc., DJ Licious, Amélie Lens et… en…de winnaar is…
    Charlotte de Witte a donc reçu – ENFIN, après 6 nominations - son premier MIA. Elle a déclaré lors de la soirée : « J'ai été nominée pendant plusieurs années pour cela. Je l'ai eu, je suis très contente. Je suis très honorée d'être ici. Je vois des artistes merveilleusement talentueux autour de moi. Donc félicitations à tous ceux qui sont ici et à la scène belge. Je vais fêter ça très fort, très intensément ce weekend au Flanders Expo et vendredi aussi à midi sur le Kouter pour un set gratuit. Belgique, merci. Merci, merci. Protégez les clubs. ». Ainsi que sur ses réseaux : « Ç’est finalement arrivé ! Je suis tellement heureuse et honorée d'avoir remporté le prix de la catégorie « dance » aux MIA cette année ! Merci à tous ceux qui ont voté, à mon mari, ma famille et à mon équipe pour leur soutien indéfectible ces 15 dernières années ».
    Ce mois de février est plutôt parfait, jusqu’à maintenant, pour la DJ gantoise qui fêtait ses 15 ans de carrière au Flanders expo les 6 et 7 février, entourée d’autres DJs de renommée tels que Richie Hawtin, Armin van Buuren, Enrico Sangiuliano et avec près de 40.000 fans. « Gand, que dire… Le week-end dernier était un rêve absolu. La foule, l’énergie étaient uniques. Nous avons réuni une équipe de choc et mis le paquet sur la production. Un nouveau spectacle est né et ce n’est que le début. Merci à tous ceux qui sont venus danser avec moi et les fantastiques artistes à l’affiche. Ensemble, nous avons créé quelque chose de vraiment unique. Je suis comblée d’amour ❤️ »
    Ils étaient un peu moins nombreux sur la place Kouter le vendredi 6 février à midi pour une free party qui a tout de même rassemblé 12.000 personnes entourant la reine de la techno.
    Le 2 février dernier, les brasseurs de Jupille lui offraient sa frimousse sur les canettes houblonnées, réalisées exclusivement pour les soirées du Flanders Expo. Photo sur Insta à l’appui, elle a déclaré : « En tant que Belge fière de mes origines, j'ai du mal à exprimer à quel point c'est extraordinaire d'avoir mes propres canettes de ‘Jupille’ personnalisées. Les rêves deviennent réalité ❤️???? »
    Ce 5 février, elle sortait un nouveau single composé de trois pistes. « A Prayer for the Dancefloor », ft Conduit et son remix signé Avalon & GMS ainsi que le titre Malina.
    Le premier est une ode au dancefloor, le cœur du concept. Elle explique à ce sujet : « “A Prayer for the Dancefloor” résume tout. Toute la philosophie de l'album est capturée dans ce seul morceau, car les paroles ont été écrites et interprétées par Conduit, que j'ai rencontré sur le pont de Williamsburg en 2024. Ce fut le début d'une toute autre histoire et d'une collaboration qui m'a permis de jouer sur ce même pont en 2025. Le morceau met en avant le spoken word de Conduit, sur une structure techno percutante marquée par des sonorités acid et une tension croissante. ». Ce dernier souligne sa dimension émotionnelle : « Ce morceau est l’espoir incarné. C’est une prière née d’une rencontre fortuite, concrétisée par l’amour que Charlotte et moi partageons pour l’énergie vibrante du dancefloor ».
    « Malina » quant à lui s’oriente vers une autre habitude de la productrice de mêler chants, je dirai ethniques, bulgares précisément ici et beats techno : « un parfait équilibre entre acid et émotion. J’adore le jouer et je suis ravie qu’il sorte enfin », comme elle le décrit.
    Quant au remix signé Avalon & GMS, « il fait le lien entre les influences techno et psytrance, renforçant le dialogue intergenre qui a de plus en plus façonné le son de KNTXT », précise la Gantoise.
    Arrêtons là les gentillesses… S’il y a bien une chose qui me fâche globalement, ce sont ces ressorties d’albums agrémenté de bonus. Et Charlotte de Witte n’échappe donc pas aux règles du marketing en proposant une version ‘deluxe’ de son premier album, attendu en vinyle pour le 3 avril prochain, sur son label KNTXT.
    « Toutes les bonnes choses ont une fin, mais pas celle-ci », a-t-elle posté sur son Instagram. « Je suis très fière d'annoncer les titres bonus qui complètent l'édition Deluxe de l'album ».
    Objectivement, que peut-on attendre de cette nouvelle édition ? Pour sa version physique, un coffret soigneusement conçu incluant trois disques transparent dont un comprenant les quatre titres bonus : « A prayer for the dancefloor » et « Malina » ainsi que deux versions inédites de titres précédents : « The Heads That Know (They Know Acid) » et « No Division (Instrumental Mix) ».
    Le coffret inclut également plusieurs bonus soigneusement sélectionnés, comme une carte SD personnalisée contenant tous les titres de l'album, un mix continu de l’album réalisé par Charlotte de Witte ainsi qu'un livret avec les photos officielles de la pochette.
    L'édition numérique propose en plus le remix de « A Prayer for the Dancefloor » par Avalon et GMS.
    Un projet pensé, dit-on, pour étendre le concept de l'album au-delà de sa première sortie. Tellement bien pensé qu’il vous en coûtera 125€, sans compter les frais de port, pour l’obtenir.


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    15 min
  • Intro et série
    Deux infos, aux racines communes, qui se recoupent pour n’en faire qu’une ! C’est tout le bonheur de ce wikimixx !
    Il y a 25 ans, et on va donc parler d’anniversaire, Alan Braxe et Fred Falke sortait ce titre emblématique d’un courant musical français né au milieu des années 1990.
    C’est donc le 20 mars prochain que le label Smugglers Way sortira une nouvelle édition du titre « Intro » des deux français.
    Sorti à l’origine sur le label Vulture qu’Alan Braxe a fondé en 2000, cette édition ‘25e anniversaire’ comprendra bien sur la version originale mais également deux remixes signés par chacun des deux comparses.
    Si la version vinyle sera en édition limitée, une version numérique est tout à fait logiquement prévue.
    Peut-être moins « connus » que leurs amis de Daft Punk, il n’en reste pas moins qu’Alan Braxe et Fred Falke ont façonné le son de la French Touch et façonnent toujours la house music actuelle.
    Musicien et producteur parisien, né en 1971, Alan Braxe (de son vrai nom Alain Quême) a commencé en tant que DJ avant de produire ses propres morceaux. Thomas Bangalter (moitié de Daft Punk) remarque la musique de Braxe et l’aide à sortir ses premières productions.
    C’est d’ailleurs ensemble et accompagné de Benjamin Diamond, qu’ils forment Stardust et signent, en 1998, le tube planétaire Music Sounds Better With You. Autre Tube de la French Touch.

    Fred Falke, né en 1973 et avec qui Braxe collabore régulièrement, débute la musique en étant bassiste avant de se tourner, fin des années 1990, vers la production. ‘Intro’ est sa première sortie importante pour laquelle il ne renie certainement pas son instrument de musique fétiche, vu la ligne de basse très marquée, ce son groovy basé sur un sample d’un groupe américain dénommé The Jets qui, en 1986, sortait ‘Crush On You’.

    Le duo va, dans les années 2000, être reconnu pour ses titres house mais aussi pour ses talents de remixeurs, que ce soit pour Kelis, Jamiroquai, Röyksopp, Goldfrapp ou encore Justice.
    ‘Intro’ est repris sur leur album commun ‘The Upper Cuts’, sorti en 2005 et qui a, lui aussi, connu une réédition en 2023 (ce fut d’ailleurs l’objet d’un WikiMixx en février de cette année-là). C’est d’ailleurs cette version remasterisée qui figure sur la nouvelle édition.
    « Le remix de Falke transporte « Intro » dans une nouvelle dimension, cosmique et étrangement dub, grâce à une ligne de basse inédite qui donne une nouvelle dimension au morceau » indique le label. « Une approche psychédélique. Le remix de Braxe est brut et percutant, un « hotel room edit » comme il le décrit lui-même, qui rend hommage à l'histoire de la French House tout en vous donnant des frissons. Ces deux morceaux prouvent qu'il est possible de remixer l'inremixable, pourvu que ce soit fait avec passion et un talent exceptionnel. »
    Si vous comptez acheter le vinyle, accompagné d’un t-shirt, inutile de vous rendre sur le site du label, que ce soit Smugglers Way ou Domino, puisqu’il y est annoncé comme déjà sold-out.
    Par contre, en fouillant un peu le Web, vous trouverez des disquaires indépendants qui pourront vous le garder de côté en attendant sa sortie, le 20 mars prochain. Comptez une trentaine d’euros, plus les frais de port, pour vous procurer ce qui est déjà un collector.
    Reste plus qu’à savoir si les deux comparses feront partie d’une prochaine série consacrée à la French Touch.
    Suite au succès du documentaire de Thibaut de Longeville “DJ Mehdi : Made in France”, consacrée à l’histoire de son ami d’enfance DJ Mehdi où le réalisateur mettait le focus sur la scène rap et lorgnait déjà sur la French Touch via l’évocation du label Ed Banger et certains de ses protagonistes, comme Pedro Winter, Justice, Boombass ou encore Philippe Zdar, Thibaut de Longeville plonge complètement dans le son de la French Touch.
    Les trois épisodes de « Une histoire de la French Touch », attendu pour 2027 sera disponible via Disney+. Quelques noms sont déjà cités pour figurer dans ce documentaire : Pedro Winter, fondateur du label Ed Banger et ancien manager des Daft Punk ainsi que la moitié du duo Cassius, Hubert Boombass.
    Images d’archives et interviews “inédites” sont au programme qui devrait certainement ne pas passer à côté des Daft Punk, Cassius, Étienne de Crécy, DJ Falcon… ou Alan Braxe et Fred Falke. Des musiciens et producteurs qui ont réussi à placer la France sur la carte de la house music et de la scène électronique mondiale.
    Un son typique dont la nomenclature agaçait même ses protagonistes. Les principaux intéressés n’adhèrent pas vraiment à cette étiquette. Daft Punk, Étienne de Crécy ou Philippe Zdar rappellent qu’il n’existe ni manifeste, ni règles, ni volonté de créer un genre à part.
    En effet le terme French Touch existait déjà bien avant les années 90 puisque c’est une expression anglaise qui désigne le côté raffiné de ce qui vient de France. L’expression est citée pour la mode, le cinéma ou la gastronomie.
    Dans les années 90, la France ne se situe pas sur la carte de la musique électronique. Chicago a sa House, Detroit sa Techno, Berlin son électro industrielle et la Belgique sa Techno-Trance ou son Euro dance.
    Même si les prémisses de la French Touch sont attribuées à Motorbass, c’est sans conteste le duo Daft Punk qui fera pointer les boussoles sur Paris.
    On peut considérer ‘Da Funk’ (1995) comme le premier morceau clairement identifié comme French Touch par la presse internationale. Le morceau circule dans les clubs, traverse la Manche et attire l’attention de la presse britannique. En 1996, des magazines musicaux comme ‘Melody Maker’, ‘The Face’ ou le ‘NME’ commencent à évoquer « this new French touch in house music ». L’expression n’a alors rien d’officiel : elle sert simplement à désigner une vague d’artistes français partageant une culture DJ commune.
    Parmi les autres producteurs, citons Étienne de Crécy et son ‘Prix Choc’ (1996), pilier du son house filtrée. Bob Sinclar & Dimitri From Paris avec ce ‘Gym Tonic’ (1996), souvent cité comme le premier hit French Touch dans les clubs (avant sa censure). Evidemment Stardust ‘Music Sounds Better With You’ (1998) qui a fait exploser la French Touch mondialement. Cassius et ‘1999’, Modjo avec ‘Lady’, Superfunk et ‘Lucky star’, St Germain et son électrojazz ou encore Alex Gopher.
    Tous développent une musique héritée de la house américaine, mais profondément marquée par l’usage de samples disco et funk, de filtres très appuyés et d’un groove répétitif, sensuel, taillé pour les clubs.
    S’en suit la création de labels par certains de ces artistes : Vulture, Ed Banger mais aussi Roulé, Crydamoure, Yellow ou F-Com.
    Cette French Touch a engendré d’autres générations de DJ et producteurs français comme Justice ou Vitalic.
    La French Touch, ce n’est pas un mouvement organisé, mais un réseau d’artistes, de labels et de collaborations qui, entre 1995 et 2000, ont donné à la house française une identité mondiale.
    Et comme l’écrit Bob Sinclar s’interrogeant sur son compte instagram : « French touch is back in 2026 ? »


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    15 min
  • 30 ans d’excellence Techno
    Focus dans ce wikimixx sur le label suédois fondé par Adam Beyer et qui fête en 2026, ses trente ans d’existence.
    Fondé en 1996, Drumcode Records avait l’ambition initiale de permettre aux artistes scandinaves orienté Techno de sortir leurs productions. C’est au fur et à mesure de sa reconnaissance à l’international, que le label s’est diversifié en signant des artistes d’autres pays parmi lesquels Joseph Capriati, Alan Fitzpatrick, Nicole Moudaber, Layton Giordani, Enrico Sanguliano, Amélie Lens ou encore Charlotte De Witte.
    Parmi les scandinaves et précisément des artistes suédois, on peut citer Cari Lekebusch, Joel Mull, ami d’école d’Adam Beyer ou encore Ida Engberg, qui fut l’épouse d’Adam Beyer et avec qui il a eu trois filles.
    Par ailleurs, Adam Beyer avait sorti quelques titres sur des labels tels que Planet Rhythm mais le rythme des sorties était insuffisant pour lui. Il composait tellement de morceaux qu’il a décidé de créer son propre label pour accélérer les choses. Il investit l’équivalent de 4400€ de ses propres deniers et Drumcode est né avec un premier vinyl de sa composition. Quatre pistes sans noms ou plutôt dénommées « Untitled ». Les deux pistes de la face A étant signées par Adam Beyer & Lenk. C’est alors une techno qui découle du style de Détroit et de ce que fait Jeff Mills. Il s’écoule rapidement et est vite épuisé. Dans une interview accordée au journaliste indépendant Ben Jolley, il dit : « Je me souviens qu'on a donné à Jeff Mills une boîte de nouveaux disques et qu'il les a immédiatement passés dans son set ce soir-là », se souvient Adam. « À 20 ans, en tant que raver, je pensais avoir déjà réussi, que ma carrière avait atteint son apogée ».
    S'ensuit une série de sorties en édition limitée. La seconde étant une production du boss, Adam Beyer et le titre « Compressed ». Quant à la troisième, elle se nomme « Codebase », et est la première production signée d’un autre artiste qu’Adam Beyer. Il s’agit de RND, derrière lequel se cache Fredrik Almquist. « Les gens ont commencé à les acheter, elles sont devenues populaires et le label a connu une croissance rapide ».
    Le leitmotiv d’Adam Beyer pour son label est : promouvoir un son hypnotique, puissant et avant-gardiste, tout en privilégiant la qualité. Une techno percutante, hypnotique, énergétique et mélodique.
    Les artistes figurant dans la liste des collaborateurs de Drumcode sont actuellement au nombre de 81, ce qui garantit aussi une diversité de tons. Le label emblématique est donc une vraie mine d’or pour les amateurs de Techno.
    Drumcode compte deux sous-labels : Truesoul et Mad Eye, produisant des sonorités moins techno. Un troisième sous-label, dénommé ‘Code Red’ verra le jour de façon éphémère puisqu’il se terminera après seulement dix sorties.
    En 2012, le label fête sa centième sortie avec le duo Adam Beyer & Ida Engberg : « The colour out of space » et sa face B « Lovecraft ». Une techno moins industrielle et qui se veut plus mélodique encore. C’est également cette année-là que sort la première compilation nommée « A-Sides ».
    Le cap des 250 sorties, en 2021, sera marquée par une collaboration historique avec Kevin Saunderson, de retour sous son pseudonyme E-Dancer, pour « E-Dancer Re:Generate », compilation de 17 titres comprenant des remixes du projet E-Dancer et d’artistes tels que Robert Hood, DJ Bone, DJ Minx, Dantiez - le fils de Kevin Saunderson - aux côtés d'Adam Beyer, Amelie Lens, Layton Giordani, Bart Skils, Paul Woolford, rRoxymore et Wehbba, parmi d’autres.
    Un hommage majeur aux racines de la Techno qui célèbre également l'influence de Drumcode.
    Lors de la sortie, Kevin Saunderson a déclaré à elecrtonicgroove.com que : « C’est un projet vraiment spécial pour moi car il relie des artistes de toutes les générations dont E-Dancer tout en donnant à une nouvelle génération un peu d'histoire. Unifier les gens à travers la musique et rappeler aux gens où tout a commencé sont deux missions toujours au premier plan de mes projets. Je suis heureux que toutes ces années plus tard, E-Dancer soit respecté par les producteurs qui viennent après moi, et une nouvelle approche de la musique que j'ai faite au début de mon voyage est là pour porter la prochaine vague d'enfants sur la piste de danse. Je suis honoré de faire cela avec Adam, unissant Drumcode et Detroit ».
    Comme il est écrit sur la présentation de sa page YouTube : « Drumcode est plus qu’un label, c’est un mouvement ».
    Adam Beyer se souvient : « J'ai toujours su ce que je voulais et je me suis lancé. À l'époque, on était surtout entre potes, on faisait ce qu'on aimait. C'était un collectif où l'entraide était de mise ».
    Joel Mull qui a collaboré dès le début avec Adam dit d’ailleurs : « Je vois à quel point il est concentré, il est toujours en train d'aller de l'avant. Drumcode est devenu une entité à part entière, un peu comme voir son enfant grandir et ce qu'il est devenu. C'est bien plus qu'un simple label ».
    Adam Beyer se donne pour son label et pour les artistes qu’il signe, toujours prêt à les aider. « Je connais des labels où le DJ principal se prend pour une star et où personne n'arrive à son niveau, ni même à se faire remarquer ou à jouer aux heures de pointe », explique-t-il au journaliste Ben Jolley. « Mais pour que le label perdure, j'ai toujours pensé qu'il était important de pousser les autres et de les aider. Même si certains artistes du label me dépassent et prennent ma place, ça m'est égal. Je suis reconnaissant de ce que j'ai eu et je n'aurais pas pu rêver d'un meilleur travail ; c'est très gratifiant de pouvoir aider les nouveaux talents ».
    Poursuivons avec la présentation de sa page YouTube : « Drumcode est le label techno le plus vendu et le plus influent, à l'origine d'une émission de radio écoutée par des millions de personnes chaque semaine et d'une marque événementielle internationale organisant des festivals et des événements en Europe, en Amérique du Nord et en Amérique du Sud. L'engagement indéfectible d'Adam Beyer envers la qualité, associé à une vision tournée vers l'avenir, est la clé du succès de la marque. Sa définition de la techno est ouverte et éclectique, et il refuse catégoriquement de faire le moindre compromis sur chaque aspect de la production Drumcode ».
    Le tout premier festival Drumcode s’est déroulé en août 2018, dans le quartier NDSM Docklands d’Amsterdam avec une programmation exclusivement composée d'artistes ayant sorti des titres sur le label ou y étant affiliés. Une réussite !
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    Pause musique avec HI-LO, dont on va reparler dans quelques minutes. Extrait de la compil Drumcode Presents 2025, on écoute Reese, un titre groovy comme je les aime !
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    Forcément, on ne peut donc pas parler de Drumcode sans parler de son fondateur.
    Né à Stockholm le 15 mai 1976, Adam Beyer fait ses débuts de DJ, fin des années 80, à l’âge de 12 ans, en mixant hip-hop, hip-house et acid-house. « Pour moi », dit-il, « entendre le son d'une 909 était révolutionnaire. Ce que je mixais au début, c'était sympa, amusant et branché, mais j'ai finalement découvert la techno en 1993 ».
    Tout s’est mis en mouvement pour lui lorsqu’il a entendu les premiers disques de Jeff Mills chez Hard Wax, un disquaire berlinois. Il explique à Ben Jolley que ce genre musical lui parlait davantage car « il y avait un message auquel s'identifier et surtout une attitude sans faux-semblants et une vibe brute, authentique. Rien n'était kitsch, et ça me correspondait bien ».
    Le DJ est l’un des rares pionniers de la techno à avoir pu rester au sommet depuis les années 90.
    Il s'est produit de nombreuses fois dans la quasi-totalité des clubs et festivals du monde entier. Premier artiste à avoir cumulé 100 apparitions au célèbre festival hollandais « Awakenings », il a participé à deux reprises à l'émission « Essential Mix » de Radio 1 et à la série de mix du club « Fabric ».
    A son actif, 5 albums studio : Decoded (1996), Recoded (1997), Protechtion (1999), Ignition Key (2002) et 23 ans plus tard, « Explorer Vol. 1 » sorti en juillet 2025.
    Il réalise également une émission de radio hebdomadaire « Drumcode Live » présentant ses propres DJ set live ou ceux d’artistes invités, le dernier étant Oliver Heldens avec son projet Techno HI-LO, « Live from Dockyard Festival, Amsterdam ».
    Diffusée dans plus de 50 pays, elle compte une audience hebdomadaire de 11 millions d'auditeurs, ce qui en fait l'une des émissions Techno les plus écoutées au monde.

    Comme l’écrit parfaitement le webzine www.theacidmind.com : « Adam Beyer n'est pas qu'un simple DJ ou producteur ; c'est un visionnaire qui a consacré sa vie à bâtir un univers sonore fédérant les gens du monde entier. Son héritage ne se mesure pas seulement en chiffres ou en succès, mais aussi à l'énergie et à l'émotion qu'il suscite à chaque fois que sa musique résonne sur la piste de danse.
    Dans un monde où la musique électronique continue d'évoluer, Adam Beyer reste une figure emblématique, nous rappelant que la techno est plus qu'un genre : c'est un langage universel qui unit les cœurs et les esprits ».
    « De plus », continue le webzine, « Sa capacité à se réinventer sans jamais perdre son essence, à rester fidèle à sa vision artistique tout en collaborant avec d'autres grands noms a fait de lui un pont entre différents styles et communautés au sein de la musique électronique. À la tête de Drumcode, il a façonné l'évolution de la techno, il a fait de son label un espace où les talents émergents et confirmés les plus prometteurs peuvent expérimenter, collaborer et réinventer la techno ».
    Début janvier, sur les réseaux, Adam Beyer poste : « Cette année, nous célébrons trente ans de musique, de moments inoubliables sur les pistes de danse et de la famille Drumcode. Au programme : événements exclusifs, produits dérivés en édition limitée et une sélection de sorties rendant hommage aux 30 ans du label. Fêtons ces 30 ans ensemble ! ⚡️ »
    Terminons ce wikimixx special Drumcode avec la dernière sortie du boss. Adam Beyer nous en dit ceci : « Mon premier titre de 2026 parle de se déchaîner sur la piste de danse, de lâcher prise et de se laisser emporter par la musique. ‘Close Your Eyes’ est fait pour ces moments où tout s'efface et où il ne reste plus que vous, la musique et le sol sous vos pieds ».


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    21 min
  • Mais tout fout le camp !
    Si le 31 décembre 2025 marquait la fin de la partie Music de MTV (je vous en parlais dans le précédent Wikimixx), cette date a également été choisie par un DJ de référence de la culture électro pour stopper son émission radio après 18 ans.
    C’est par ses mots que le DJ a débuté son 978e show radio : « Vous écoutez Clublife. C’est une émission spéciale cette semaine. C’est la dernière de 2025 mais c’est aussi la dernière à jamais. Nous clôturons l'ère CLUBLIFE », a déclaré Tiësto. « J'ai lancé CLUBLIFE, l'émission radio, en 2007. Dix-huit ans se sont écoulés, et durant tout ce temps, nous avons vu émerger de nombreux artistes. Les styles ont évolué, la musique électronique a pris une ampleur sans précédent et les festivals sont devenus des événements majeurs. Je suis tellement reconnaissant de pouvoir encore jouer partout dans le monde, rencontrer de nouveaux talents et ressentir ce lien indéfectible et chaleureux avec le public. »
    « Club Nouveau », nom que portait l’émission pour ses cinq premiers shows avant de devenir « Clublife », était diffusée chaque vendredi de 22h à minuit sur Radio 538 au Pays-Bas. L’émission débutée le 6 avril 2007 avait également été diffusée sur 3FM avant de revenir dès 2015 sur Radio 538. Pour ensuite être présente sur les ondes de 350 autres stations radio dans 77 pays.
    Jusqu’en 2019, l’émission comportait deux parties, la première heure étant un mix des nouveautés du moments et dans la seconde partie, un mélange de divers genres électro incluant la Minimale, la House et la Trance.
    L’émission est depuis réduite à une heure.
    Entre 2012 et 2017, le DJ hollandais proposait également une chaine dénommée « Tiësto's Club Life Radio » diffusant 24h/24 et 7j/7, sa sélection de titres tant en progressive House, en Trance, en électro qu’en downtempo. D’autres DJs sont également apparus sur la chaine.
    « Clublife » a quant à elle continué, proposant au fur et à mesure des 978 épisodes, des mixes de Tiësto enregistrés en live que ce soit de ses résidences à Ibiza ou de ses prestations en festival, des sessions spéciales « In search of sunrise », des best of annuels, des mixes d’autres DJs tels que Dimitri Vegas & Like Mike, Firebeatz, Nari & Milani ou des B2B avec entre autres Eelke Kleijn, The Chainsmokers, Oliver Heldens, Avicii, Nervo, et beaucoup d’autres.
    Diffusé le soir du Nouvel An, le 978e épisode a proposé une sélection de 30 des plus grands tubes depuis le lancement de l'émission en 2007 jusqu'à aujourd'hui, parmi lesquels « Levels » d'Avicii, « Animals » de Martin Garrix, « Clarity » de Zedd mais également Pjanoo d’Eric Prydz, Marea de Fred Again.. & The Blessed Madonna. On y retrouve également Fisher, Otto knows, Alesso, Sebastian Ingrosso, Swedish House Mafia, AFROJACK, Kygo, Calvin Harris et deux titres de Tiësto.
    Je vous place le lien Youtube dans la version podcast de ce wikimixx, à retrouver sur vodio.fr.
    Depuis son lancement en 2007, CLUBLIFE a été à l'avant-garde des grandes évolutions de la musique dance, comme la popularisation de l'EDM et l'essor des festivals à l'échelle mondiale.
    Pourquoi cet arrêt ? Serait-ce pour se consacrer au successeur de l’album « Drive » sorti en 2023 ?
    Pas de précisions à ce sujet mais ce que dit Tiësto en fin d’émission devrait rassurer tous ses fans puisqu’il annonce : « Mais ce n’est pas un au revoir. Nous clôturons une ère mais nous en commençons une autre. Et de cela, je vous en parlerai la semaine prochaine. Nous commercerons à nous faire de nouveaux souvenirs. Mais pour l’instant, je voudrais vous remercier tous pour le soutien infini. Je suis réellement reconnaissant pour cela et pour les 18 ans de ‘Clublife’. J’espère que vous passerez un joyeux réveillon et que vous serez branché la semaine prochaine pour quelque chose de spécial ».

    Un album où il renoue avec la Trance, devrait effectivement sortir en 2026. Un premier aperçu de cet album est sorti fin 2025, il se nomme « Bring Me To Life » et c’est avec cela que se termine votre wikimixx.

    https://www.youtube.com/watch?v=DLBgzR9keo8


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    10 min
  • La boucle est bouclée
    Internet a tué la vidéo… alors que la vidéo avait tué la star de radio…
    Eh bien non ! La radio est toujours là alors que MTV vient de baisser le rideau. Enfin, pas pour tout le monde puisque les résidents des Etats-Unis et du Royaume-Uni auront encore la ‘chance’ de bénéficier des shows de téléréalité proposés par la chaine originelle.
    Par contre, ailleurs dans le monde, depuis ce 31 décembre 2025, Paramount Global, société mère de MTV, a éteint les signaux vitaux de cinq de ses canaux : MTV Music, MTV 80s, MTV 90s, Club MTV, and MTV Live.
    Certains disent que cette disparition est due à l’émergence, dès 2005, de plateformes telles que YouTube et TikTok ou du streaming, pourtant cette « Music Television » avait déjà, dès le début des années 2000, abandonné son cœur de business : la musique au profit de la téléréalité. Apparaissent alors des programmes tels que Beavis and Butthead, Pimp my ride, Next, The real world ou encore The Osbournes. Effectivement, la vérité est qu’acquérir les droits de diffusion de clips vidéo était devenu bien plus couteux que de mettre 7 jeunes dans un loft avec de l’alcool et attendre qu’ils se tapent dessus… Ne laissant alors la partie ‘music’ qu’à la cérémonie annuelle des MTV Video Music Awards.
    Le constat financier était donc qu’il fallait réduire les coûts de 500 millions de dollars à l’échelle mondiale.
    En août, la fusion de Paramount Global avec Skydance Media pour un montant de 8 milliards de dollars a eu comme conséquence de devoir revoir l’addition. Les rumeurs évoquaient pourtant que le PDG, David Ellison, avait envisagé de mettre les moyens pour revitaliser MTV et en faire un service de streaming, à l’instar de YouTube et Spotify.
    On sait désormais qu’il n’en sera rien.
    Mais revenons aussi à ce 1e août 1981 à 00h01, dans un studio du New Jersey aux Etats-Unis, avec ces mots : “Ladies and gentlemen, Rock and roll”, ce premier générique où l’on voit une fusée décoller et un drapeau planté sur la lune. Il est aux couleurs de MTV. L’idée d’une révolution.
    C’était bien le cas. « Le meilleur de la TV combiné au meilleur de la radio », annonçait son premier présentateur, Mark Goodman.
    Si MTV est évidemment la première chaine musicale à diffuser 24h/24h des clips vidéo en stéréo, elle a, dès lors, créé un lien entre le public et les artistes via l’image. Elle a permis aux fans de voir et d’être informés de l’actualité de leurs stars favorites tout au long de la journée et de la nuit.
    MTV, c’est même une triple révolution : culturelle, économique et sociétale. La façon d’appréhender la musique, l’adaptation nécessaire de l’industrie musicale et la création d’une communauté.
    « MTV, c’était plus qu’une chaîne : c’était la façon de vivre la musique ensemble » peut-on lire sur une vidéo YouTube relatant la fin de la station TV. « MTV a défini la culture des jeunes allant jusqu’à influencer en plus des tendances musicales, le design, la mode et le cinéma », explique à l’AFP, Kirsty Fairclough, professeure spécialisée en culture populaire à l’université de Manchester Metropolitan.
    Une révolution douce pourtant. Les débuts de MTV n’ont été disponibles que pour peu d’Américains, essentiellement ceux du New Jersey. Le câble était un luxe pour la majorité des ménages. MTV a dès lors lancé une campagne de promotion qui réunissait les artistes les plus populaires de l’époque : The Police, Pat Benatar, Billy Idol, Cyndi Lauper, David Bowie… Tous scandant le slogan « I want my MTV », afin de convier le public à demander que la chaîne soit disponible plus largement.
    Après les DJs est venu l’ère des VJs. Ces Video Jockey qui présentaient les clips et les artistes comme le font les animateurs radio : Mark Goodman, Alan Hunter, Martha Quinn, J.J. Jackson et Nina Blackwood.
    Parmi les moments clés de MTV, citons évidemment le premier clip programmé, celui des Buggles « Video killed the radio stars » qui a aussi clôturé MTV Music, ce 31 décembre 2025.
    La première mondiale du clip "Thriller" de Michael Jackson, le 2 décembre 1983, à minuit. Véritable court métrage de 14 minutes qui a fait de l’artiste, une icône pop.
    La réalisation du clip a d’abord été refusée par la firme de disque de Jackson, estimant que la promo pour l’album du même nom avait été suffisante et surtout que le coût de 900.000$ était faramineux. Jackson s’entête, met du cash sur la table et arrive ainsi à convaincre son label de dénouer les cordons, et MTV du participe r également.
    En 1985, la diffusion de 16 heures des concerts du Live Aid.
    En 1987, la création de MTV Europe avec en ouverture le groupe pop-rock Dire Straits et son titre de 1985 "Money For Nothing" qui débute par ces mots chantés par Sting, chanteur de The Police : « I want my MTV ».
    En 1988, Yo MTV Rap débarque sur la chaîne. Jusqu’alors, la programmation musicale était plutôt pop, rock ou heavy metal.
    En 1989, MTV Unplugged voit le jour. Concerts live et acoustique dont on retiendra surtout ceux de Nirvana, Eric Clapton ou encore Lauryn Hill.
    Jusque-là, je ne vous parle que de musiques pop ou rock…
    Là où MTV fut aussi révolutionnaire, du moins pour MTV Europe, c’est en proposant, dès août 1987, une émission qui allait mettre en avant la musique électronique, émergente à cette époque et les clubs axés sur la techno, la house ou la trance : Party Zone.
    Produite par James Hyman et présentée, entre 1991 et 1998 par Simone Angel, une néerlandaise exilée à Londres, Party Zone proposait un mélange de clips de dance music et des interviews d’artistes qui faisaient l’actualité. On a pu y voir The Prodigy, Aphex Twin, Sven Väth, Laurent Garnier, 2 Unlimited, Rozalla, Norman Cook ou encore Miss Djax.
    Une émission déclinée aussi sous format CD, et ce dès 1998 pour des compilations où on y retrouve ce qui fait la dance music à l’époque : Run-DMC vs. Jason Nevins, Jungle Brothers, Fatboy Slim, Wildchild, Ultra Naté, Byron Stingily, Crystal Waters, Roni Size, Stretch & Vern, Sash!, Wamdue Project, Basement Jaxx, Phats & Small, Paul Johnson, Moby, Sophie Ellis Bextor, Modjo, Jamiroquai ou encore Timo Maas.
    Simone Angel et James Hyman ont quitté MTV début 2000, au moment où MTV Europe a été scindée en antennes régionales et surtout au moment où sa programmation s’est tournée vers des émissions de téléréalité.
    Les derniers à diffuser l’émission chaque vendredi et samedi soir étaient MTV Adria (qui couvrait le sud-est de l’Europe) où le show s’est arrêté le 17 septembre 2017.
    « Au départ, MTV Europe ne visait pas seulement le profit », déclare l'ancienne VJ. « C'est la notion d'expérimentation qui rendait la chaîne passionnante ».
    Dans l'acronyme MTV, « le ‘M’ signifiait musique, et elle a disparu », déplore Hyman, qui a soigneusement conservé des cassettes VHS des émissions qu'il a produites pour Party Zone.
    Simone Angel a partagé sa déception face à cette décision, même si elle était attendue.
    « Le fait que MTV worldwide se ferme complètement à la musique est évidemment déchirant. De voir la chaîne délaisser de plus en plus la musique au fur et à mesure des années était déjà déchirant mais que tout soit complètement coupé, c’est triste. Qu’est-ce que le ‘M’ signifie dès lors, si ce n’est plus le mot musique ? Même les MTV Video Music Awards ont été déplacées ou vont être déplacée sur CBS. C’est fou. Oui, ça me fend le cœur ! Je suis juste heureuse d’avoir fait partie de MTV dans les années 90 quand c’était la chaîne la plus excitante au monde, quand nous réunissions les jeunes d’Europe. C'est dommage que ce n’est plus le cas. C’était déjà le cas quand MTV Europe s’est régionalisée parce que pour nous, les VJs, il était fortement question de créer une identité européenne unie pour les jeunes. Nous étions tous ensemble, nous construisions des ponts pour permettre aux gens d’écouter la musique des autres pays. Nous étions UNE Europe. Bien sûr, de moins en moins de musique, au moment où nous avons besoin d’espoir, où nous avons besoins d’union et de chanter et de danser. Les clubs ferment les uns après les autres, les festivals sont très chers et chacun est dans sa petite bulle, je trouve cela dommage » a-t-elle déclaré, ajoutant « Pendant ce temps, je vais continuer à regarder certaines des vieilles vidéos que nous avons enregistrées. Je vais en numériser le plus possible et j'essaierai de partager un maximum de pépites de l'âge d'or de MTV ».
    Pour la présentatrice, la chaîne reste encore pertinente aujourd’hui, même à côté de YouTube ou des réseaux sociaux. « À ce jour, MTV reste l’une des marques les plus reconnues au monde. Pourquoi la jeter ? Ce n’est pas complètement perdu, mais maintenant, c’est surtout de la téléréalité. Ce n’est pas ce que MTV est, ni ce qu’elle devrait être », a-t-elle plaidé.
    Tous deux demandent à Paramount de rendre leurs archives accessibles au public. Un public qui, selon eux, veut toujours regarder MTV…
    Les 2 premières heures de MTV : https://www.youtube.com/watch?v=PJtiPRDIqtI

    Simone Angel, de son vrai nom Simone Engeln, a aussi eu l’occasion, dès 1991, de toucher à la ‘dance music’ puisqu’elle a co-écrit le titre qui clôture ce wikimixx.
    Produit par l’un des groupe et producteur phare de l’eurodance, Cappella, « Let This Feeling » est sorti en 1993 et s’est très bien classé en Europe.



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    17 min
  • Tout à fait satisfaisant !
    D’un côté, ce titre
    … sorti le 27 mai 1965 aux Etats-Unis tout d’abord où le groupe sera numéro un des ventes dès le 10 juillet 1965 et ce durant un mois. Ce ne sera que quelques mois plus tard qu’elle sortira au Royaume-Uni, du fait que les paroles soient considérées comme suggestives pour l’époque.
    Il s’agit de "(I Can’t Get No) Satisfaction", des Rolling Stones, cinq jeunes anglais qui ont à l’époque une vingtaine d’années. Ce qui est étonnant, c’est que la chanson ne devait pas sortir en single car le guitariste du groupe, Keith Richards qui a créé ce riff mythique, le trouvait trop ressemblant à celui de « Dancing in the Street » de Martha & the Vandellas. La maison de disque américaine n’en tiendra pas compte et sortira « Satisfaction » et ils eurent bien raison. Mick Jagger, chanteur du groupe, ne pensait pourtant pas que ce serait un grand morceau. Cela lui paraissait assez simple, presque banal, il n’imaginait pas qu’elle deviendrait l’un de leurs plus grands succès. Par la suite, il en dira : « C'est la chanson qui a vraiment fait les Rolling Stones, nous sommes passés d'un simple groupe de plus à un groupe énorme, monstrueux... Il a un titre captivant. Il a un riff de guitare captivant. Il a un super son de guitare, ce qui était original à l'époque. Et ça capture l'esprit de l'époque, ce qui est très important dans ce genre de chansons... c'était l'aliénation ».
    De l’autre côté, vous avez ceci…
    « Rockafeller skank », sorti en 1998 et paru sur le second album de Fatboy Slim « You’ve come a long way baby ».
    Combinaison de plusieurs samples. On y retrouve la voix de Vinyl Dogs FT Lord Finesse et son titre « Vinyl Dogs Vibe», sorti en 1992 ainsi que le collage de différentes musiques : « I Fought The Law » de The Bobby Fuller Four (1965), « Join The Gang » de David Bowie (1967), « Sliced Tomatoes » par The Just Brothers (1972), « Soup » de JJ All Stars (1970), « Beat Girl Main Theme » de John Barry (1960).
    Dans une interview à retrouver sur la chaine YouTube du DJ Mag, Norman Cook explique que dès qu’il a créé ce titre, il en a fait un vinyle démo : « Et dès que j’ai eu ce vinyle démo, je l'ai joué au « Big Beat Boutique ». Dès que je l'ai joué là-bas, j'ai su qu'on tenait quelque chose d'important. J’ai mis cette voix sur ce groove et directement, ça sonnait comme une bonne chanson. Ça sonnait vraiment entraînant et pop mais aussi complètement faux. Mais c’était tellement faux que c’était bon et je savais que c’était entraînant. C'est bizarre parce que c'est probablement l'album le plus réussi de toute ma carrière, et pourtant il a été si facile à réaliser. C'était comme une introspection totale. Juste une question d'instinct, d'être au bon endroit au bon moment musicalement. J’ai fait « Praise you », « Right here, right now », « Rockafeller Skank » et « Always read the label », successivement en deux trois jours.
    Le mix des deux est « Satisfaction Skank », un bootleg créé, il y a 25 ans, après que le DJ et producteur se soit lassé de jouer la version originale de son titre.
    « C'était mon arme secrète », a confié Fatboy Slim à la BBC. « J'avais ce morceau que personne d'autre ne possédait, et c'était un excellent titre de rappel ». « J'ai reçu un appel de Mick Jagger. Il m'a dit qu'il l'avait entendu et qu'il aimait le mix », poursuit-il. « Mais son manager a été catégorique : ‘Non, même pas négociable’. On s'est heurtés à un refus catégorique pendant 20 ans… Je crois qu'on a demandé quatre fois, et je n'aurais pas osé insister ».
    La position du management et du groupe de rock légendaire sur le sampling s’est assouplie ces dernières années et l’approbation de « Satisfaction Skank » fait suite à leur décision de 2019 de restituer les droits à Richard Ashcroft concernant « Bitter Sweet Symphony » de The Verve, qui reprenait une version orchestrale de « The Last Time ».
    Sans compter l'engouement croissant pour le morceau… Norman Cook a donc reçu les pistes originales de 1965 dans un fourgon blindé, soulignant ainsi leur importance culturelle afin de reconstruire le mix avec une qualité sonore supérieure.
    « Pendant des années, j'ai rêvé d'une sortie officielle pour ce mashup. », indique Norman Cook. « C’est un de mes morceaux préférés depuis plus de vingt-cinq ans, je peux vous assurer qu’il a fait ses preuves sur scène et qu’il est parfaitement adapté à son usage… ».
    Ce mashup qui fusionne rock et dance réunit les générations avec une énergie entraînante. Construit autour de riffs répétitifs, Norman Cook transpose subtilement « Satisfaction » dans un tempo dancefloor contemporain sans en altérer le punch originel et le caractère intemporel des deux enregistrements.
    Le DJ Mag précise qu’au début des années 2000, le titre est devenu un phénomène avant même d'être viral, et il est aujourd'hui considéré comme l'un des morceaux les plus piratés de tous les temps. Des versions numériques ont circulé massivement sur des plateformes de partage de fichiers comme Napster et Kazaa, tandis que des sorties physiques non officielles ont été rendues possibles par l'enregistrement des émissions de Fatboy Slim sur BBC Radio 1, puis leur pressage sur vinyle. L'artiste lui-même en a même acheté des exemplaires.
    Une vidéo, réalisée par Tom Furse, accompagne la sortie. Elle combine des photos issues des archives iconiques de Michael Spencer Jones avec une technologie d'intelligence artificielle de pointe. Ce qui donne un clip résolument inspiré des années 1960.
    Un autre visuel a été réalisé par le vidéaste londonien Elliot Gonzo, connu pour son style hyperréaliste unique. Il a imaginé son clip en visualisant Norman propulsé dans un monde fantastique et surréaliste où il pourrait enfin apparaître aux côtés des Stones. Il a visualisé le cadre idéal : la dernière soirée du Big Beat Boutique, et s'est fortement inspiré de l'esthétique du clip de « Build It Up, Tear It Down », qui a servi de point de départ à sa vision créative.
    Deux monstres sacrés de la musique britannique réunis en un seul titre. Si vous souhaitez vous procure le superbe vinyle rouge en édition limitée, rendez-vous sur la page Bandcamp du label Southern Fried Records au prix de 28,55€ auquel il faudra ajouter 17,07€ de frais d’expédition pour la Belgique. Il vous faudra patienter jusqu’au 2 février 2026 pour l’envoi de ce bijou.

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    14 min
  • Orlane en interview
    Wikimixx un peu particulier et également plus long que d’habitude cette fois-ci puisque je vous propose l’interview que j’ai réalisée d’Orlane vendredi 28 novembre à l’occasion de son concert au Belvédère de Namur.
    Et une fois n’est pas coutume, commençons par de la musique et précisément Orlane et Namski pour Happy City.



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  • Mia Lena et Orlane, ce vendredi 28 au Belvédère de Namur
    Comme l’adage le dit : « on n’est jamais mieux servi que par soi-même » et c’est aussi par la liberté qu’offre les radios indépendantes que je peux faire de la promo pour cette soirée. En fait, je mets les disques après ces deux concerts. Une orientation qui sera légèrement différente de ce que je mixe dans Le Megadance, même si on y retrouvera cette touche nouveauté tech-house et dérivés.
    Mais venons-en aux deux artistes de la soirée.
    La première partie est assurée par Mia Lena, auteure-compositrice-interprète bruxelloise de R'n'B / Hip-hop / Soul / Pop / Rap (trap, mélodie, chanson, trap melodic…). Bref une artiste indépendante, qui s’auto-produit et qui refuse les étiquettes.
    Son univers est empreint d’émotions humaines et leur complexité, entre douceur du chant et paroles incisives, entre tristesse, humour et amour, et authenticité touchante des textes inspirés par son quotidien.
    Un premier EP, ‘Ptit Ange’ en octobre 2023 qu’elle présente sur de nombreuses scènes belges : Les Nuits Botanique à Bruxelles, le showcase festival flamand We Are Open au Trix à Anvers, ainsi que des premières parties remarquées, notamment celles d’Adèle Castillon (à l’Orangerie) et d’Adé (au Reflektor à Liège).
    Après deux ans de travail en studio, Mia revient avec de nouveaux singles, prélude à un projet plus ambitieux dont la sortie est prévue pour le printemps 2026.
    A voir au Belvédère de Namur ce vendredi 28 novembre dès 20h. Titre : …questions

    Ensuite, Orlane, auteure-compositrice-interprète de 25 ans, originaire de Philippeville. Elle joue de la musique dès l’enfance (piano, guitare) et depuis peu, le saxophone.
    Orlane a cette particularité d’être synesthète et précisément de voir des couleurs selon les sons qu’elle entend.
    Son premier projet musical se fait avec Felix Schipman sous le nom d’Orlane et Namski et propose de l’électro trap en anglais. Le duo se crée officiellement après avoir sorti son premier titre "Advice". Suite à ça, il décide de sortir un EP de 4 titres (dispo sur Spotify, Youtube etc..) et de créer un SET Live pour faire découvrir leur univers au public.
    Ils écrivent sur leur page Soundcloud qu’ils n’ont pas de style particulier et qu’ils aiment juste les cookies et le muesli. Petit extrait de « Happy City » qui arrive tout de même à 199.192 vues sur Youtube.
    Le duo se sépare fin 2020 par divergence musicales. Par la suite, elle entame des études de médecine tout en continuant la musique. Diplôme de Médecine avec mention et participation en 2021 à The Voice Belgique où elle arrive en finale. Elle ne remporte pas le show télé mais ca ne l’empêche pas de continuer.
    En 2023, elle sort son premier EP « Prisme » de cinq titres,

    Son premier album sort le 2 mai 2025. A voir au Belvédère de Namur ce vendredi 28 novembre dès 20h.
    Elle remporte récemment le NRJ Music Award de la révélation belge de l’année.


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Le rendez-vous d'information sur le monde de la musique électro au sens large. Présenté par DJ Miss Klax (Le Megadance), elle y parle de celles et ceux qui font la House, la Tech-House, la Techno, la Melodic-House, la Deep-House, la Progressive, le Nu-Disco, la Trance, l'EDM, etc. ou même le Hip-Hop. Bref, tout ce qui contient un beat dansant. De temps à autre, la technologie, le matos sont également abordés.