WikiMixx

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By DJ Miss KlaxNewsEntertainment News
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WikiMixx episodes

  • Pas bon, pas bon, pas bon… Juste excellent !
    S’il est un des titres emblématiques des années 90 qui ne perd aucun de ses effets et qui continue à être remixé, bootlegué et adulé… C’est bien « No Good (start the dance) » de Prodigy.

    The Prodigy tout d’abord, c’est Liam Howlett, compositeur et claviériste. Ensuite viennent les performeurs : l’inoubliable chanteur et danseur Keith Flint (qui a mis fin à ses jours, à 49 ans, le 4 mars 2019.) ainsi que Maxim Reality (Keith Palmer de son vrai nom), MC et chanteur.
    Présenté à sa sortie le 16 mai 1994 sur XL Recordings avec le slogan "Hard dance with attitude", No good est composé et produit par Liam Howlett. Il s’agit du second single du second album du groupe « Music for the Jilted Generation ».
    Mélange captivant de beats hardcore et d’un sample accrocheur extrait de la chanson « You’re no good for me » (1987) d’une chanteuse américaine dénommée Kelly Charles. Un refrain qui a été mainte fois utilisé par d’autres mais c’est clairement The Prodigy qui l’a rendu populaire. Loin des beats hardcore, plutôt house, sympa, gentil… trop peut-être pour Liam Howlett qui a hésité à l’utiliser tant il était trop pop à son goût.
    …
    Revenons à Prodigy… ou plutôt à "Funky Nassau" titre sorti en 1971 par le groupe ‘The Beginning of the End’. Époque funky et disco oblige… Liam Howlett a également utilisé un extrait de cette chanson, précisément la ligne de basse.
    Deux remixes officiels sont sortis sur le single, le Bad For You Mix réalisé par Liam Howlett lui-même et celui signé par le DJ belge CJ Bolland, le CJ Bolland Museum mix.
    Depuis, une kyrielle de versions, toutes les plus non officielles que les autres, fleurissent sur la toile et dont le style est essentiellement hardcore, drum & bass ou encore techno hardstyle.
    « No good » a connu un succès non négligeable en Europe. Numéro UN en Finlande et en Grèce, numéro deux aux Pays-Bas. Dans le top 10 dans 7 pays : 6e en Autriche, 4e en Allemagne et en Islande (4), 7e en Belgique, en Norvège, en Écosse et au Royaume-Uni où le single a remporté un disque d'or avec une vente de 400 000 exemplaires. Certifié disque d’or en Allemagne avec 250.000 copies vendues.
    Dans le top 20 au Danemark (19) et en Espagne (12), ainsi que sur l'Eurochart Hot 100, où il a atteint la dixième place. En Suède, "No Good (Start the Dance)" a figuré dans le top 30, allant jusqu’à la 22e place.
    En 2012, le journal musical anglais NME a classé le titre en 33e place de sa liste des 100 meilleures chansons des années 90.
    Côté critiques musicales, certains ont salué la chanson, la définissant comme excellente.
    Gareth Grundy de Select a déclaré que « les racines de la jungle et du hardcore de Liam Howlett sont toujours présentes, mais il injecte un peu d'espace et une mélodie gracieuse entre le rythme envoûtant ». En 2012, NME l'a nommé comme étant l'un des « meilleurs singles » de The Prodigy, avec son « euphorie scuzzy (crasseuse et déplaisante) et ses basses percutantes. Tommy Udo du NME, justement, écrivait : « Il s'agit de pop bubblegum des années 90 dont on se souviendra avec tendresse pendant des décennies. [...] C’est essentiellement du ‘Chipmunks montés au maximum’, ayant le même effet que d'être assis sur une machine à laver pendant le cycle d'essorage ». Paul Evans du Rolling Stone déclarait que « Avec des extraits vocaux extatiques, la chanson est un hymne aussi entêtant que n'importe quel autre dans un genre qui exulte dans les déclarations sur les panneaux d'affichage ».

    Là où d’autres l’ont quelque peu descendue... Le Britannique James Masterton notait qu'il « utilise une formule auparavant réussie consistant à combiner leur mélange de rythmes rave hardcore avec un crochet échantillonné commercialement ennuyeux », en ajoutant : « L'échantillon en question va m'ennuyer pendant des mois ».
    Richard Proplesch du St. Petersburg Times le considérait comme « Un remake énergique » de la chanson de Kelly Charles, qui « souffre d'une surabondance de percussions électroniques absurdes et de contre-rythmes au lieu de laisser le groove se développer naturellement ».

    Quand je disais qu’une une kyrielle de remixes non officiels fleurissent sur la toile, je termine ce WikiMixx avec l’un des derniers en date, il s’agit du Lucas N. bootleg. The Prodigy - No Good
    14 min
  • Le DJ Mag nous apprend la sortie d’un remix inédit d’Avicii
    Marquant la première sortie posthume en près de cinq ans, après la sortie en 2019 de son dernier album studio « Tim », son remix du single « Beautiful Drug » du groupe country Zac Brown Band en 2015 était resté « dans le coffre-fort depuis longtemps ». » a déclaré Zac Brown lors de sa sortie cette semaine.
    "Avant le décès d'Avicii, nous avons travaillé ensemble sur une chanson intitulée 'Broken Arrows'", a ajouté Brown. "Et en retour, il m'a promis de faire un remix sur une de mes chansons" ('Beautiful Drug').

    Plus tôt cette année, les membres du Avicii subreddit ont confirmé qu'ils prévoyaient de lancer un podcast sur l’artiste regretté qui serait sous forme d’un hommage "des fans, pour les fans".
    Cette nouvelle est arrivée peu de temps après qu'un concert hommage à Avicii, organisé par la Fondation Tim Bergling ait eu lieu à l'Avicii Arena de Stockholm.
    La Fondation Tim Bergling est une organisation de prévention du suicide et de santé mentale fondée par les parents d'Avicii après son décès par suicide en 2018. En 2020, l'organisation a lancé « For A Better Day », une campagne explorant les mesures préventives liées au suicide et favorisant les conversations avec les jeunes sur le bien-être psychologique.
    5 min
  • Saint Valentin est passé… Reste ce beau cadeau pour les amoureux de la « Trance »
    TheTranceHistorian, de son vrai nom Dávid Koncz est semble-t-il un amoureux de la Trance. A tel point qu’il vient de compiler 150.000 morceaux de ce genre musical (et dérivés) dans une base de données.
    Il explique au départ de son post sur le forum www.trancefix.nl : « Au départ, cela fait un certain temps que j’écris un livre sur la musique Trance mais la portée et les objectifs du projet ont considérablement changé (et grandi) depuis. Cette base de données est le résultat direct de ce processus. Mon intention initiale était de faciliter mes recherches pour le livre et d'accélérer le traitement de grandes quantités de données (ainsi que l'écriture). Mais j’ai rapidement réalisé que cela pouvait être une source d’informations utile et précieuse pour tous les amateurs de Trance, c’est pourquoi j’ai décidé de la rendre accessible à tous ».
    Son objectif était de compiler tous les morceaux réalisés entre 1988 et 2009 et de les rendre disponibles dans une seule base de données avec des détails de base tels que les noms des artistes, la durée des morceaux et des liens vers leurs téléchargements YouTube. « Discogs.com a été utilisé pour obtenir les informations les plus précises et les plus complètes possibles. La base de données est considérée comme pratiquement terminée et contient presque tous les morceaux de trance classiques jamais créés. Je dis « principalement » parce que j'ai dû faire quelques compromis mineurs pour gagner beaucoup de temps de travail », poursuit-il.
    Quels sont ces compromis ?
    Tout d'abord, la base de données ne contient aucun titre inférieur à 4 minutes. « Les morceaux de transe ont généralement tendance à durer environ 6min30 et même les classiques les plus courts que je connais durent environ 4min30. Je pense que 4 minutes est un juste compromis - la plupart des morceaux en-dessous de cette durée ne sont de toute façon que des coupures radio ou des morceaux étiquetés à tort comme Trance sur Discogs. De cette façon, je peux filtrer au moins 5 000 à 10 000 (probablement) pistes inutiles que je n'ai pas besoin d'écouter. »
    Deuxièmement, pour créer la base de données, il a uniquement utilisé les versions de vinyle comme référence, donc aucune donnée venant de supports sur CD, cassette ou bande audio numérique. « J'ai choisi les sorties vinyles car d'après mes recherches, à l'époque classique, à peu près tout sortait sur vinyle, des hymnes bien connus jusqu'aux morceaux les plus obscurs dont personne n'a jamais entendu parler. Obtenir des listes de pistes à partir de CD, etc. aurait entraîné beaucoup plus de données à traiter, mais en fin de compte, cela aurait abouti à des tonnes de doublons supplémentaires et à peine des pistes supplémentaires, réellement nouvelles (sans parler des tonnes d'autres pistes d'autres genres, car les CD ont tendance à contenir de nombreux albums de compilation de styles mixtes) ».
    Diverses sorties d'artistes - du moins pour l'instant - ne sont pas dans la base de données. La plupart des albums VA (various artists) ont tendance à contenir des morceaux d'une grande variété de genres, même s'ils contiennent quelques morceaux de trance. « Je ne voulais pas polluer davantage la base de données avec des données pour la plupart non pertinentes. De plus, la plupart des morceaux de Trance de ces albums ont probablement eu leur sortie vinyle dédiée de toute façon ».
    « C'est une estimation approximative, mais cette base de données contient au moins 90 à 95 % de tous les morceaux de trance classiques jamais produits ».
    Par ailleurs, il prévient tout de même que la base de données principale a du mal à se charger complètement, même sur les PC haut de gamme, car elle contient plus de 150 000 pistes dans une seule feuille de calcul. Il est préférable d'utiliser la deuxième base de données qui contient des fiches individuelles pour toutes les années.
    Alternativement, si vous souhaitez télécharger la ou les bases de données, cliquez sur Fichier en haut à gauche, puis sur Télécharger, puis choisissez votre format de fichier préféré.
    La base de données complète : https://docs.google.com/spreadsheets/d/1juNzJJjp0GEJoxNa3ubiLGqBzq2CsJRVLZ2U7Ofakuw/edit?usp=sharing
    Les liens vers les bases annuelles : https://docs.google.com/spreadsheets/d/1EPpF3T4wm_PzFbfjKaWzkQXJRxK-Rj6X56qx4SO1vNc/edit?usp=sharing
    Les infos et la discussion sur le forum Trancefix https://www.trancefix.nl/index.php?threads/complete-database-of-every-classic-trance-track-150-000-status-100.6561/#post-60482
    13 min
  • "IL ÉTAIT TEMPS" nous dit le Baron de la Techno
    Davec Clarke, surnommé de cette façon par John Peel, DJ de la BBC Radio, a publié sur ses réseaux ses prochaines sorties musicales qui nous ramènent 30 ans en arrière.
    « Ceux d'entre vous qui me suivent depuis un moment ont déjà vu « Red 1 » sortir en version digitale (y compris une refonte magistrale de Mark Broom). La plupart d'entre vous ont certainement réalisé que ce ne serait pas un cas isolé, alors permettez-moi de m’étendre un peu sur le sujet. Aujourd'hui, pour la première fois, les remasters de « Red 2 » ("Wisdom to the Wise" et "Gonk") sortent également sous forme numérique, alors profitez-en... mais c'est un précurseur de Red 3 qui arrive bientôt et... Oui... Enfin « Archive One ».
    « Mon tout premier album était resté en suspens, comme beaucoup d'autres artistes qui ont dû surmonter des "obstacles" historiques similaires pour récupérer leurs droits. J'espérais qu'il sortirait à l'occasion du 25e anniversaire, mais la "politique" s'est étendue, mais je suis heureux de dire qu'à l'occasion du 30e anniversaire de sa sortie, il arrivera glorieusement remastérisée dans un superbe coffret, sur vinyle, avec un livret sympa, des notes de pochette que j’ai écrites, de superbes photos de Rankin, Martyn Goodacre et Bastiaan Woudt et quelques autres extras que vous pourrez découvrir d’ici peu... Je tiens à remercier mon équipe qui a travaillé dur pour briser la « politique » et y parvenir avec enthousiasme. »
    « Je suis vraiment aux anges que cela se produise enfin, je suis aussi exceptionnellement fier ».

    Dave Clarke est né et a grandi à Brighton, en Angleterre, mais réside actuellement à Amsterdam, une ville qui a revitalisé sa vie et son travail. Issu d'un père passionné de technologie et d'une mère passionnée de disco-soul, il a toujours été évident que Clarke se taillerait une place dans la musique. Dans sa jeunesse, il s'est enfui de chez lui, dormant dans les parkings et sur les plages. Il a accepté de mauvais boulots dans des magasins de chaussures, vivant avec 5 £ par jour, pour subventionner ses revenus provenant de concerts de DJ locaux mal payés – n'importe quoi pour renforcer son implication dans la musique.
    "Je ne m'engageais pas du tout avec le monde extérieur", se souvient-il, "j'étais le jeune adulte typique, privé de ses droits, inspiré de JD Salinger, qui avait l'habitude de se cacher dans et derrière la musique."
    Ses débuts se sont faits en 1990 sous le nom de Hardcore. Un premier album sort chez XL, plusieurs EP sous ce nom et d’autres pour le label belge R&S. Il crée son propre label « Magnetic North » en 1992. Mais c’est clairement la trilogie « Red » sortie chez Bush Records en 1994 qui le consacre. S’en suit des demandes de remixes pour Inner City de Kevin Saunderson, The Chemical Brothers, New Order, Depeche Mode, Moby, Leftfield et Underworld.
    La série « Red » figure d’ailleurs dans la liste « All Time Techno Top 100 » du DJ Mag.
    Signé sur le label de-Construction, il sort son premier album nommé « Archive One » en 1996, parsemé de notes de breakbeat et d'électro, une nouveauté dans la scène techno puritaine de l'époque.
    Par après, Il signe chez Skint Records, label de Fatboy Slim aka Norman Cook, sur lequel sortira l’album « Devil’s Advocate » en 2004, bourré d’énergie techno sombre mais mêlé de rythmes hip hop.
    Archive One et The Red Series sont tous deux salués comme étant LES albums techno déterminants. Ils ont ouvert la voie à tout ce qui a suivi et sont utilisés comme modèle pour le niveau de qualité, le style et le niveau de production musicale. Ils sont tout aussi pertinents aujourd'hui qu'ils l'étaient lors de leur sortie initiale.

    30 ans après le début de cette œuvre et après que l'album et la série soient indisponibles en vinyle dans le commerce pendant plus de vingt ans (des copies ont été échangées sur Discogs entre-temps pour un montant allant jusqu’à 250 £, environ 290€ ), les versions originales remastérisées et les remix bonus sont publiés dans une édition limitée et numérotée dans un coffret exclusif de 6 vinyles avec photo signée et un livret de 16 pages écrit par Dave Clarke lui-même ainsi qu’un CD bonus gratuit. Sortie prévue le 5 avril 2024 au prix de 142,41 €.
    L’album « Archive One » peut être précommandé via le label Skint : https://skint.lnk.to/archiveone
    Écouter Red 2 : https://skint.lnk.to/red2
    12 min
  • KNTXT VS EPOQUE, nouveau label dédié à l'histoire de la dance music belge
    "Époque est un label belge et une archive de la vie nocturne de KNTXT et Charlotte de Witte", peut-on lire sur le post Instagram publié le 15 janvier par la DJ gantoise.
    Ce sera une plate-forme de remix de titres emblématiques de la riche histoire de la musique électronique de notre pays, en particulier dans les années 90 et au début des années 2000. Le label est le fruit direct d'un projet de recherche sur la culture et le patrimoine de la vie nocturne en Belgique.
    "En collaboration avec des clubs et des labels, passés et présents, nous capturons l'esprit et le style de vie de notre culture discothèque d'antan. Le label Époque remixe des morceaux emblématiques, ramène des classiques de la danse et utilise les souvenirs et l'esthétique du club pour les traduire en de nouveaux morceaux uniques produits par la scène électronique actuelle."
    Les posts Insta du label montrent ce que représentait le Cherry Moon, l'une des discothèques les plus anciennes et les plus connues du pays. Elle a accueilli entre 1991 et 2013 bon nombre de raveurs, fêtards ou fan du lieu. Au point où ce n’était pas que des autocollants à son effigie, mais également des sorties disques, une gamme de vêtements. Charlotte de Witte a d’ailleurs enregistré un mix en hommage au « House of house », disponible via Apple Music.
    Ils évoquent également le Fuse, l’Extreme, le Boccaccio.
    « La première sortie de @epoque.archive est en route ! Je suis incroyablement honoré d'avoir pu retravailler l'un des morceaux les plus emblématiques jamais réalisés. Venant de Belgique moi-même, cela signifie beaucoup pour moi et mon but était d'honorer et de respecter l'original tout en lui donnant une touche contemporaine. Cela m'a apporté beaucoup de joie de le jouer sur les scènes du monde au cours de ces derniers mois, j'espère que vous l'apprécierez autant que moi. Celui-ci vient tout droit de Belgique et a beaucoup de sens pour les clubbers du monde entier. Universal Nation est avec moi depuis le tout début ».
    En effet, la première sortie, disponible depuis le 25 janvier sur le label, est un remix de l'hymne trance de Push, sorti à l’origine en 1998 par DJ Mike Dierickx (aka Push, M.I.K.E., Plastic Boy) comme face B pour un projet différent. Avec sa mélodie euphorique et ses rythmes entraînants qui ont laissé une marque durable. Avec de nombreux remix, une large reconnaissance et un attrait intemporel, « Universal Nation » continue d'inspirer tous les genres de musique électronique, prenant place dans les mix de DJ, les célébrations d'anniversaire et les playlists de festivals.
    C’est Charlotte de Witte elle-même qui l’a réalisé. Durant Rock Werchter 2017, elle termine son set par ce titre. « La réaction du public était juste dingue » dit-elle. « C’était de la pure folie. Il y a une vidéo où on voit que je me retourne vers la caméra, l’air de dire ‘mais qu’est-ce qui arrive !’. C’était fou ! »
    Elle ajoute « Je tiens à remercier vivement M.I.K.E./Push et Bonzai de m'avoir permis de toucher à un track aussi historique »

    Côté actu, Le mois prochain, la DJ réunira la crème de son label KNTXT : Alignment, Chris Liebing, Nico Moreno et bien d'autres pour mixer toute la nuit au Flanders Expo de Gand avec 20 000 personnes attendues.
    11 min
  • Les étoiles avaient rendez-vous avec LA lune
    Nous avons appris dimanche 21 janvier dernier, le décès de Delphine Volant, alias Mademoiselle Luna.

    Delphine se destinait au métier de photographe. Pourtant, c’est la musique qui emportera ses suffrages que ce soit en tant que DJ, artiste ou animatrice radio et télé.
    Sa première approche du monde de la nuit se fait à l’âge de 18 ans au Fuse, en tant que barmaid. Par la suite, elle fonde un groupe de danse avec des amis. Ça durera 10 ans. Elle prendra ensuite la gérance d’un club à Bruxelles où elle débutera son apprentissage du mix, avec un ami, en 2001. Et c’est là que tout s’enchaine pour elle. Des résidences dans des clubs de Bruxelles, des bookings, la plupart en Belgique mais aussi à l’international (France, Portugal Algérie ou encore Maroc).
    La radio arrive en 2012 via l’émission Party Fun tous les samedis. Avec le DJ Olivier Gosseries

    Coté production, citons, entre autres, en 2007 « Shining on my own » avec Linda Lee Hopkins (Airplay music), Forever DJ en 2008, « Want you to be mine » en 2009, “Summer Legend” Avec Kid Noize feat. Evee G en 2015.
    En 2021 « Your smile » avec Ron Carroll. Même année, avec l’artiste flamand Regi, “Now's the Time” (Official Team Belgium Anthem), hymne officiel de la Belgique pour les jeux olympique.
    Mademoiselle Luna feat LAUD- Live It Up en 2023 qui concluera ce WikiMixx.

    Son regret ? Encore trop peu de filles qui mixent.

    Face à la maladie, la musique lui apportait du répis : « La radio et mes mixes en soirée me font énormément de bien. J’ai la chance de vivre de ma passion. Être derrière un micro m’oblige à penser à autre chose. Lorsque je suis derrière mes platines, je suis dans ma bulle et la musique me procure une énergie folle. Les gens m’envoient beaucoup d’amour. Cela montre également que, malgré tout cela, nous sommes capables de continuer à vivre ».

    L’ensemble de la presse belge mais également luxembourgeoise ou française parle de cette disparition. « La voix du nord » écrit « L’annonce de son décès a provoqué une vague de tristesse en Belgique, où depuis dimanche, les hommages affluent sur les réseaux sociaux pour honorer la femme, la Djette et battante qu’elle a été ».

    D’un « simple » cœur brisé affiché par Kid Noize à des déclarations plus longues. Tant de la famille RTL que du côté de la RTBF ou des radios privées comme Mixx Fm. Toutes et tous s’accordent à souligner le côté solaire et positif de la DJ.

    Daddy K : « Tu étais ma partenaire dans le crime, ma sœur de soirée, ma sœur de radio.
    Je t’ai vu grandir et devenir l’incroyable femme talentueuse et battante que tu étais.
    On a partagé tellement de choses ensemble , un parcours de vie incroyable à tes cotés
    Ce soir le monde de la musique est en deuil car on a perdu plus qu’une artiste on a perdu une amie, une sœur, une belle personne qui nous accompagnait tous dans nos vies ..
    Merci Tellement Delphine pour toutes ces joies, tous ces fous rires, tous ces moments privilégiés que tu nous as donnés …tu te seras battue avec un courage incroyable jusqu’au bout contre ce maudit cancer …là où tu vas, continue à les faire danser et chanter on viendra tous tôt ou tard te rejoindre.

    Henri PFR : « Aujourd’hui, la scène électro Belge vient de perdre un pilier, une âme irremplaçable... Delphine @mademoiselleluna
    C’est avec le cœur lourd que je partage ces quelques mots.
    Delphine n’était pas seulement une artiste exceptionnelle, mais une source inépuisable de positivité et de force. C’était le genre de personne qui avait cette capacité unique à nous pousser pour dépasser nos limites, à affronter les épreuves avec le sourire, à ne jamais renoncer à nos rêves. C’était le genre de personne à ne jamais montrer un signe de faiblesse ou de fatigue, en restant forte et déterminée jusqu’au bout.
    Delphine a été la première personne à me soutenir dans mes rêves, dès mes débuts et tout du long de ma carrière.
    Plus qu’une artiste, plus qu’une collègue, Delphine était une amie, un exemple à suivre.
    Merci Delphine, merci pour tout ♡

    DJ Furax : ”Elle n’était pas au top ces dernières semaines. Nous avions plusieurs dates de prévues ensemble et je sentais bien que quelque chose n’allait pas, explique le Hutois DJ Furax. Cela fait 25 ans qu’on se connaissait. On a mixé des centaines de fois ensemble. Même si j’étais un peu préparé, cela va vraiment me faire bizarre de ne plus pouvoir lui parler. En décembre dernier, nous devions jouer dans le même endroit. Elle n’est pas venue et je lui ai directement envoyé un message. Mais ces derniers temps, elle était de plus en plus discrète concernant sa maladie… C’est horrible qu’elle disparaisse maintenant. Elle avait encore tellement de choses à apporter à la musique.” Concluant par « Je t'envoie la lumière pour ton dernier voyage »

    Ophélie Fontana, sa complice de combat pour Think Pink : « Je n’ai pas les mots. Tu vas nous manquer. On continuera le combat pour toi ».

    Think Pink Belgique : Delphine, tu es entrée dans la vie de Think Pink il y a de cela deux ans, au moment où le cancer est entré dans la tienne. Tu voulais devenir ambassadrice de notre association pour transmettre un message : « Le cancer ne s’attaque pas qu’aux autres. Faites-vous dépister et prenez soin de vous ».
    ???? Merci d’avoir été durant ces deux années, avec force et courage, aux côtés de Think Pink. Merci d’avoir donné de ton temps et ton énergie positive à toutes ces personnes qui comme toi, devaient faire face à cette foutue maladie. Merci pour ta bienveillance et ta générosité. ????
    Tu étais notre rayon de soleil, la joie incarnée. Nous avons créé beaucoup de merveilleux souvenirs ensemble et nous les garderons à jamais précieusement dans notre cœur. Tu resteras un exemple de combativité pour nous toutes et tous.
    Aujourd’hui, nous te faisons une promesse : celle de continuer notre travail de sensibilisation et d’aide aux personnes touchées par un cancer du sein mais également de soutien à la recherche scientifique pour qu’un jour, cette maladie ne puisse plus emporter personne.
    Nous t’aimons très fort. Repose en paix, Delphine. ❤????
    Toute l’équipe Think Pink adresse à sa famille et ses proches, ses plus sincères condoléances.

    Christophe Dechavanne, qui lui avait consacré un « Orage de la vie », a réagi auprès de Ciné-Télé-Revue : « J’ai appris sa disparition avec une immense tristesse, cela m’a fait un choc. J’ai été si heureux de la connaître, de faire cette émission avec elle. Je ne suis pas très fort pour les déclarations dans ces cas-là. La vie n’est pas juste. J’ai beaucoup de peine, je pense très fort à ses proches, sa famille, et à elle. Je la serre bien fort dans mes bras, là où elle est. »


    Gaetan Bartosz sur son facebook : « Je t’aime ! On était ensemble jusqu’au bout ma chérie… Je ne t’oublierai jamais, tu seras à jamais dans mon cœur et dans mon âme !
    Je n’ai tellement pas de mots, j’ai encore tellement de choses à dire… »
    Son collègue et ami proche s’est confié récemment à Sudinfo :
    « Je savais que ça n’allait pas, je savais que c’était très dur, mais je ne pensais pas que cela irait si vite », glisse-t-il.
    « J’ai pu lui dire au revoir, hier (NDLR : samedi)… J’allais avec elle à ses examens. Elle, si battante, demandait aux médecins de ne plus lui dire où on en était. Elle avait peur de baisser les bras, elle voulait garder sa force. Quand on lui a appris qu’elle subissait une récidive, la première phrase qu’elle m’ait dite, au sortir de ce rendez-vous, c’est : « Qu’est-ce que je vais dire aux femmes ? ». Qu’est-ce qu’elle allait dire à ces femmes elles aussi malades, leur dire qu’elles aussi, elles pouvaient subir une récidive ? Je n’ai jamais vu ça chez personne : penser aux autres avant de penser à soi ! C’est Delphine, ça… On dit qu’elle est solaire, gentille avec tout le monde. Pour moi, elle est plus que ça. Elle est un exemple pour la Belgique, je le dis, qu’on soit Wallon ou Flamand ! »

    Les visites de condoléance auront lieu les samedi 27 et dimanche 28 janvier de 14 heures à 19 heures au funérarium Fostier à Montigny-le-Tilleul. Le 29 janvier à 12h30, les funérailles civiles se dérouleront là-bas dans la plus stricte intimité.

    Les derniers mots, je les laisse à Delphine, le 27 septembre 2023 sur son Instagram. Investie dans le combat contre ce foutu crabe, elle écrit :
    « Dans notre pays, 1 femme sur 8 est aujourd’hui encore touchée par un cancer du sein. Tout le monde connait malheureusement dans son entourage une personne qui est ou a été touchée par cette maladie.

    C'est pourquoi il est important d'unir nos forces afin de sensibiliser un maximum de personnes et d'agir ensemble pour lutter contre le cancer le plus fréquent chez la femme en Belgique. Porter le ruban rose est une façon de signifier aux autres que vous êtes investi(e) et conscient(e) de l'importance de se faire dépister mais également d'exprimer votre soutien à toutes les personnes touchées par la maladie. »
    Et surtout faites ce que vous avez envie de faire ! Profitez de la vie !
    13 min
  • No reason to stop WikiMixx !
    Effectivement pas de raison de stopper les WikiMixx qui étaient en vacances prolongées. Et quoi de plus beau retour à l’antenne de cette rubrique que de vous parler du titre « No reason »…
    En effet, les Chemical Brothers ont publié le nouveau remix de ce titre épique sorti l’année dernière et qui annonçait le dernier album en date du groupe « For That Beautiful Feeling ».
    Ce remix est signé Chris Lake et est déjà un hit dans les clubs.
    Il déconstruit la mélodie tout en gardant l’essence même du titre et des instruments utilisés.
    Acclamé par la critique en septembre 2023, le dixième album des Chemical Brothers a récemment été élu album de l’année par le magazine anglais Rolling stone et nominé pour la catégorie meilleur album de musique dance/électronique aux Grammys. La tournée qu’ils ont fait en Angleterre et en Amérique du nord était à guichets fermés.
    Côté actu, un nouveau livre retraçant l'ascension du duo est récemment sorti. « Paused In Cosmic Reflection » raconte le parcours du groupe, depuis l’époque où ils étaient étudiants à l'Université de Manchester jusqu'à ce partenariat le plus célèbre de la musique moderne. Un livre qui fait lui aussi un carton.
    Quant à Chris Lake qui officie depuis plus de 20 ans déjà, sa notoriété a explosé ces dernières années, dépassant le cap du milliard de streams. En plus de contribuer, via son label Black Book Records, au lancement des carrières d'étoiles montantes telles que Miane, HoneyLuv, Cloonee et Mochakk.
    8 min
  • 50 ans d’évolution dans le Hip-Hop et un double vinyle pour célébrer cela
    Le label Sony Music sortira le 29 juillet prochain un double vinyle reprenant des artistes majeurs de la scène Hip-Hop américaine. Cette compilation fait partie du projet « Certified », pour lequel le label utilise ses archives de longue date.
    2023 célèbre les 50 ans du Hip-Hop, cette compile « Raised by Rap, 50 years of Hip-Hop » est un parfait mélange entre anciens titres tels que Run DMC (ici sous ma voix), A tribe called quest, DJ Jazzy Jeff & The Fresh Prince, Cypress Hill, Wu-Tang Clan, les Fugees, NAS et scène plus contemporaine illustrée par des artistes tels que M.I.A., Future, Doja Cat, Lil Nas X feat. Billy Ray Cyrus et 21 Savage.
    Sony décrit l'album comme destiné à tracer l'évolution du rap en tant que genre tout en reconnaissant sa vaste portée et prévoit de sortir plus de vinyles tout au long de l'année, pour célébrer le Hip-Hop, via ce projet « Certified ».
    Raised By Rap: 50 Years of Hip Hop est disponible en précommande maintenant : https://certified.lnk.to/RaisedByRapPR

    ‘Rap: 50 Years Of Hip Hop’ tracklist:
    Side A:
    1. Dr Jeckyll & Mr. Hyde  – ‘Genius Rap’ (7” single version)
    2. Run DMC – ‘It’s Tricky’
    3. Rob Base & DJ EZ Rock – ‘It Takes Two’
    4. A Tribe Called Quest – ‘Can I Kick It?’
    5. DJ Jazzy Jeff & The Fresh Prince – ‘Summertime’ (single edit)
    6. Da Brat – ‘Funkdafied’
    Side B:
    1. Cypress Hill – ‘Insane In The Brain’
    2. Wu-Tang Clan – ‘C.R.E.A.M. (Cash Rules Everything Around Me)’ feat. Method Man, Raekwon, Inspectah Deck & Buddha Monk
    3. Mobb Deep – ‘Shook Ones, Pt. II’
    4. Fugees – ‘Ready Or Not’
    5. NAS – ‘N.Y. State Of Mind’
    6. The Beatnuts – ‘Watch Out Now’ feat. Yellaklaw
    Side C:
    1. Outkast – ‘Ms. Jackson’
    2. Clipse – ‘Grindin’’
    3. Dead Prez – ‘Hip-Hop’
    4. Three 6 Mafia – ‘Poppin’ My Collar’
    5. Too $hort – ‘Blow The Whistle’
    6. UGK (Underground Kingz) – ‘Int’l Players Anthem (I Choose You)’ feat. Outkast

    Side D:
    1. Travis Scott – ‘Goosebumps’
    2. 21 Savage – ‘A Lot’
    3. Doja Cat – ‘Streets’
    4. Future  – ‘Mask Off’
    5. Skepta – ‘Praise The Lord (Da Shine)’ feat. A$AP Rocky feat. Skepta
    6. Lil Nas X feat. Billy Ray Cyrus – ‘Old Town Road’ feat. Billy Ray Cyrus (Remix)
    7. MIA – ‘Whole Lotta Money’
    8 min
  • La musique actuelle n’en finit pas avec le passé, épisode 5 : Music is the Answer
    Reinier Zonneveld, déclaré par le DJ Mag comme étant la meilleure entrée du classement 2022 des DJs sort un premier titre de son nouvel album.
    « Je dirais que cet album est ma plus grande évolution en tant qu'artiste » a déclaré Reinier Zonneveld au DJ Mag, annonçant par la même occasion la sortie de son nouvel album sur son label « Filth On Acid ».
    Le premier qu’il sort depuis "Church of Clubmusic" en 2019 et qui fait suite à l'EP "Rampage" sorti en février. Zonneveld a également sorti une série de singles cette année sur son label. Notamment «Keine Liebe, Kein Rave», «Dance With The Devil» et «Inferno (Space 92 Remix)», avec Carl Cox et Space 92.
    Partageant la nouvelle de la sortie sur Instagram, Zonneveld a écrit : « Music is the Answer – et ça l'a toujours été pour moi. Depuis les concerts de piano que j’ai fait quand j'étais jeune, ou avoir dépensé mon dernier prêt étudiant pour acheter le synthé que je voulais… Ce morceau est le premier single de mon nouvel album, qui sortira bientôt. J’ai hâte. Ce single signifie tellement pour moi. Je le joue sur presque tous mes live depuis 2 ans et je l'écoute moi aussi presque tous les jours. J'espère qu'il vous donnera autant de puissance qu'il m'en donne ! Je vous aime les amis, merci pour tout ».
    Cette version décrite comme « euphorique et rapide, avec des arpèges envoûtants et un rythme entraînant », est au départ un morceau house, j’en reparle par après. Le DJ hollandais s’est d’abord inspiré ici de la version que Joe Goddard (crédité d’ailleurs ici) feat. SLO avait sorti en 2017…
    D’autres chansons ont également repris ce célèbre vocal, notamment Oliver Heldens avec son projet HI-LO devenu « The Answer (Oliver Heldens Edit) » en 2017
    Et l’original de ces reprises ou samples, c’est la chanson House de Danny Tenaglia and Celeda, sortie en 1998.
    Danny Tenaglia a commencé en tant que DJ en 1985 et a, par la suite, réalisé ses premiers remixes pour des artistes tels que Right Said Fred (I’m too sexy), Jamiroquai (Emergency on planet earth), Madonna (Human nature) ou encore Depeche Mode (I feel Loved) pour lequel il a été nominé aux Grammy Awards an tant que meilleure remixe non classique enregistré.
    Il a également réalisé des compilations pour certains labels et par la suite, a sorti ses propres compositions.
    En 1998, Tenaglia sort « Tourism », un album où on retrouve la chanson "Elements", n°1 au Billboard Dance Chart pendant deux semaines en 1998. "Music Is The Answer" avec Celeda figure sur cet album Tourism.
    Pour revenir à la version de Renier Zonneveld, je conclus en citant le webzine « technoairlines.com » qui décrit ce single comme « une tranche tonitruante de techno vocale canalisant des sons intemporels inspirés des années 90, mais avec une nouvelle perspective. Des basses palpitantes et décalées sous-tendent les tambours percutants, tandis que des sons acides déformés contrastent fortement avec la douce voix. Un break, construit de façon lente canalise la transe classique alors que la voix taquine le refrain, explosant de manière sourde mais discrète. Des pads obsédants flottent au-dessus des 303, avec un arrangement clairsemé permettant à la voix de vraiment briller ».
    13 min
  • Une appli qui réduit le DJ à un simple juke box
    La technologie ne cesse d’évoluer ces derniers temps et clairement elle remet en question la position de l’être humain dans son quotidien.
    Evidemment, je ne parle pas de tout ce qu’elle peut apporter de positif au monde mais actuellement, c’est surtout le domaine de la technologie informatique qui pose question.
    Et dans le cas qui me préoccupe aujourd’hui, c’est la position du DJ qui pourrait être remise en jeu. Si même, au début, le DJ de discothèque était loin d’être une star, placé dans une pièce à l’écart du public où on ne le voyait pas, cette appli pourrait carrément – mais restons positifs, ça m’étonnerait – faire disparaître la profession.
    L’appli en question se nomme « One28 » et son but est de faire payer le public pour qu’il puisse envoyer des demandes de chansons au DJ qui joue à ce moment.
    Imaginons, vous faites partie du public, vous avez cette appli et elle est également installée sur le smartphone du DJ. Vous pouvez encoder sur l’appli la chanson précise que vous souhaitez ou encore vous laissez guider par les suggestions. Ensuite, vous payez un minimum de 5€ pour votre demande.
    Côté DJ, ce dernier reçoit votre demande et peut, tout de même, la refuser ou l’accepter. Evidemment, accepter va engendrer le fait qu’il est rétribué pour chaque demande. Même si, on peut se demander si une partie ne serait pas réclamée par le patron de la boite ou si, déjà, ce dernier n’imposerait pas cette appli au DJ sous peine d’être viré. Rassurez-vous, si le DJ ne joue pas votre demande musicale, vous êtes remboursés.
    L’appli est présentée sur son site Web comme « The ultimate DJ tool »… « La musique évoque des émotions fortes, des souvenirs et enflamme des sentiments puissants. 128 battements par minute est le rythme cardiaque de l'adrénaline et du plaisir. Emmenez votre public là-bas avec One28 » ou encore comme une « opportunité. Laissez votre audience atteindre son apogée et générez des revenus envoyés directement sur le compte bancaire de votre choix ». En déduisant tout de même 20% qui vont dans les poches des concepteurs de cette appli.
    Elle n’est actuellement disponible que dans 46 pays dont l’Australie, l’Autriche, le Danemark, le Mexique, le Brésil, le Japon ou encore Hong Kong ou Singapour.
    Cette appli remet aussi en question tout l’aspect créatif du DJ set et sa capacité à faire découvrir des titres qui vous chambouleront le corps et l’esprit. De ce fait, cette idée de payer pour entendre un titre déjà connu, à l’heure d’internet, des plateformes de streaming et de shazam, me semble fort saugrenue.
    Et comme l’évoque une maxime qui traine sur les réseaux sociaux : « Good DJs play music you want to hear. Great DJs play music you even didn't know you wanted to hear ». Traduction : “Les bons DJs jouent la musique que vous voulez entendre. Les grands DJs jouent la musique que vous ne saviez même pas que vous vouliez entendre ».
    Dans un article qui lui est consacré, le magazine « Tsugi » écrit : « Si certains y voient une manière plus efficace de suggérer son envie de danser sur un certain morceau, on y voit une invention susceptible de dénaturer le métier de DJ ... Un coup de massue supplémentaire, qui réduirait les DJs à de simples juke-boxes humains… Avec l’apparition de ce genre d’application, on nous véhicule sans vergogne l’idée que l’argent l’emporte sur l’art. Et le plus affligeant dans tout ça : ce sont les DJs eux-mêmes qui en font la promotion. ».
    11 min

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Le rendez-vous d'information sur le monde de la musique électro au sens large. Présenté par DJ Miss Klax (Le Megadance), elle y parle de celles et ceux qui font la House, la Tech-House, la Techno, la Melodic-House, la Deep-House, la Progressive, le Nu-Disco, la Trance, l'EDM, etc. ou même le Hip-Hop. Bref, tout ce qui contient un beat dansant. De temps à autre, la technologie, le matos sont également abordés.