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La France pourrait-elle se passer de son outre-mer ? Emmanuel Macron entame ce lundi une visite de deux jours à 7 000 km de l’Élysée, en Guyane, un département en proie à de nombreuses difficultés et qui a massivement voté pour Marine Le Pen aux dernières élections. Si le président français ne s’est pas déplacé à Cayenne depuis 2017, 4 % de la population française — soit 2,2 millions d’habitants — vit pourtant dans un département éloigné de la métropole. L’outre-mer représenterait aussi 18 % du territoire français en superficie. Espace maritime, agriculture tropicale, pas de tir spatial : les avantages à garder ces anciennes colonies sont nombreux mais se heurtent à d’autres difficultés. Plusieurs territoires comme Mayotte ou la Nouvelle-Calédonie réclament leur indépendance territoriale, sur fond de coût de la vie exorbitant — sujet sensible pour le gouvernement —, de tensions sociales et d’impression d’être abandonnés par la Métropole. D’abord DOM-TOM, puis DROM-COM, le statut politique de ces territoires semble tout aussi instable. La France pourrait-elle se passer de son outre-mer ? L’Hexagone fait-il exception en Europe avec ces « confettis » de l’Empire colonial ? Nos invités en débattent. 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio.
Rafle des enfants juifs d'Izieu : le dernier survivant témoigne “Ma mère a dû se battre pour que nous puissions survivre.” Samuel Pintel n’a que six ans lorsqu’il échappe au chef de la Gestapo Klaus Barbie. Trente ans après le procès de celui que l’on surnommait “le Boucher de Lyon”, cet ancien enfant de la colonie d’Izieu — qui a mis à l’abri, de mai 1943 à avril 1944, des centaines de jeunes juifs, en pleine Occupation — se souvient du jour où sa mère lui a ordonné, le jour de la rafle de l’Hôtel des Marquisats à Annecy, de suivre la seule femme non juive. Une maman alors déportée, un papa détenu dans un stalag en Bavière… Elle, l'amènera se réfugier à Chambéry, avant de rejoindre la Maison d’Izieu en novembre 1943. Son autre grand souvenir est celui du jour de son départ, en février 1944 : Samuel Pintel laisse alors derrière lui les 44 enfants victimes de la rafle ordonnée par Klaus Barbie deux mois plus tard. “Le dernier gamin à quitter la maison sauf, c’est moi.” C’est cette histoire qu’il raconte dans son livre “L’enfant d’Izieu”, “une occasion supplémentaire de leur rendre un modeste hommage”, écrit avec la collaboration de Grégoire Mabille. La France pourrait-elle se passer de son outre-mer ? Emmanuel Macron entame ce lundi une visite de deux jours à 7 000 km de l’Élysée, en Guyane, un département en proie à de nombreuses difficultés et qui a massivement voté pour Marine Le Pen aux dernières élections. Si le président français ne s’est pas déplacé à Cayenne depuis 2017, 4 % de la population française — soit 2,2 millions d’habitants — vit pourtant dans un département éloigné de la métropole. L’outre-mer représenterait aussi 18 % du territoire français en superficie. Espace maritime, agriculture tropicale, pas de tir spatial : les avantages à garder ces anciennes colonies sont nombreux mais se heurtent à d’autres difficultés. Plusieurs territoires comme Mayotte ou la Nouvelle-Calédonie réclament leur indépendance territoriale, sur fond de coût de la vie exorbitant — sujet sensible pour le gouvernement —, de tensions sociales et d’impression d’être abandonnés par la Métropole. D’abord DOM-TOM, puis DROM-COM, le statut politique de ces territoires semble tout aussi instable. La France pourrait-elle se passer de son outre-mer ? L’Hexagone fait-il exception en Europe avec ces « confettis » de l’Empire colonial ? Nos invités en débattent. Enfin, retrouvez également les chroniques de Xavier Mauduit et Marie Bonnisseau ! 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio.
Le samedi, Renaud Dély décrypte l’actualité avec un regard international, en compagnie de nos clubistes : Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien suisse "Blick" — Michela Marzano, philosophe et écrivaine — Aysegul Sert, journaliste turco-américaine et enseignante à Sciences Po, et le dessinateur de presse Nicolas Vadot. Pas de cérémonie, bannière neutre... : fallait-il exclure les Russes des JO ? Le Comité international olympique a annoncé que les athlètes russes et biélorusses ne pourront pas défiler à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris. Par ailleurs, les équipes de sports collectifs ont été écartées : au total, seulement une trentaine d'athlètes pourra participer aux épreuves, dans des disciplines individuelles et sous bannière "neutre". Alors que le Comité avance son intransigeance concernant "ceux qui ont violé la charte olympique", Moscou dénonce des mesures "discriminatoires, illégales, injustes et inacceptables". Toutes ces mesures à l’encontre de la Russie sont-elles légitimes ? Est-il justifié de s'en prendre aux sportifs ? "Cessez-le-feu immédiat à Gaza" : le jour où les État-Unis ont lâché Israël ? Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a annoncé avoir soumis une résolution appelant à "un cessez-le-feu immédiat lié à la libération des otages" à Gaza. Un changement dans la politique de Washington, longtemps alliée d'Israël et soutien militaire vital depuis les attaques du 7 octobre. Cela pourrait changer puisque Joe Biden exige désormais que les pays recevant un soutien militaire s’engagent à respecter le droit international, notamment vis-à-vis de l'aggravation de la situation humanitaire à Gaza. Cette résolution américaine est-elle un tournant dans la guerre ? Valérie Brochard nous donne des nouvelles de nos très chers voisins européens : ce week-end, direction la Suisse. Le mouvement politique souverainiste Pro Suisse a obtenu le nombre de voix nécessaire à l'organisation d'un référendum d'importance, puisqu'il pourra consacrer la neutralité militaire dans la Constitution. Un principe qui fait débat, alors que la Suisse a adopté les sanctions de Bruxelles contre la Russie, face à la guerre en Ukraine. Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision américaine qui diffuse un procès inédit : des parents ont été condamnés pour des homicides… commis par leur enfant. Dans le Michigan, les parents d'un adolescent ont été jugés coupables d'homicide involontaire. Leur fils avait commis une tuerie dans son lycée en 2021, assassinant quatre de ses camarades et blessant sept autres. Un verdict légitime ou dérangeant ? Ce week-end, Olivier Boucreux décerne le titre d’employée de la semaine à Ioulia Navalnaïa. Après une élection truquée qui a consacré la victoire de Vladimir Poutine à 87 % des voix, la veuve d'Alexeï Navalny peut-elle reprendre le flambeau de l'opposition ? Elles sont femmes au foyer et fières de l'être. La tendance des "tradwives", les "épouses traditionnelles", s'est emparée des réseaux sociaux depuis 2016. Dans de courtes vidéos alléchantes, au style vintage, elles prônent le modèle des femmes au foyer des années 1950 : s'occuper de la maison, faire la cuisine, garder une apparence impeccable et, surtout, rendre son mari heureux... Alix Van Pée nous explique. "Martine à la ferme", "Martine en voyage", "Martine fait la cuisine"… Ces livres trônaient peut-être sur les étagères de votre chambre d’enfant, ou dans la bibliothèque de votre école. Née en 1954, l’éternelle petite fille curieuse fête ses soixante-dix ans cette année. Pas une ride de plus, mais de nouvelles aventures pour l’héroïne qui est devenue un phénomène éditorial au fil des années, avec ses soixante albums vendus à 120 millions d’exemplaires et traduits en langues étrangères. Loin d’être restée cantonnée à son personnage de petite fille modèle, Martine a traversé les époques en s’adaptant aux évolutions de la société, jusqu’à devenir une figure de la culture populaire. Lectrice assidue depuis l’enfance, la directrice des Archives et Musée de la Littérature à Bruxelles Laurence Boudart lui rend hommage dans son livre "Martine, l’éternelle jeunesse d’une icône". Enfin, ne manquez pas la une hexagonale de la semaine et la question très intéressante de David Castello-Lopes. 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio.
Ce vendredi, l’historien Pascal Blanchard, l’écrivain et philosophe Nathan Devers, la rédactrice en chef au “Point” Géraldine Woessner et le dessinateur Pascal Gros reviennent sur l'actualité de la semaine. Souvenez-vous : on est en octobre 2016, lors de la Fashion Week. La star de la téléréalité Kim Kardashian est de passage à Paris pour l’occasion. Alors qu’elle se trouve à l’hôtel, cinq voleurs séniors en gilet fluo forcent la porte de sa chambre, dérobent sa bague de fiançailles et une flopée de bijoux, puis repartent à vélo avec le butin de neuf millions d’euros. Le braquage improbable du siècle, la rencontre entre des gangsters pépères tout droit sortis des films de Michel Audiard et une influenceuse planétaire. C’est ce que raconte la journaliste indépendante Patricia Tourancheau dans son livre-enquête “Kim et les papys braqueurs. Main basse sur les bijoux de la Kardashian”. Elle est notre invitée. Retour sur deux actualités de la semaine : Brandir ou bannir le drapeau européen : tout un programme politique ? “C’est la France d’abord, l’Europe ensuite, le drapeau européen passera toujours au second plan”. Voilà les mots de Jordan Bardella, qui, lors de son premier meeting à Marseille, est apparu avec le seul drapeau tricolore. Un choix partagé par Manon Aubry de LFI, qui a décidé de se passer du drapeau bleu étoilé en meeting. Une façon de “rompre” avec l’Europe telle qu’elle est aujourd’hui : “Le drapeau européen, ça a un sens historique. J’assume de dire qu’il faut rompre avec le tout austérité, avec les accords de libre-échange (...) J’assume de dire que ces dogmes-là conduisent au chaos”. Quel est le poids politique et symbolique de cette absence du drapeau européen ? Les émissions de CO2 ont baissé de 4,8 % en France en 2023 : cocorico ? C’est un chiffre dont le gouvernement se félicite : il représente une baisse deux fois plus importante qu’en 2022 (-2,7 %), et la plus forte diminution annuelle depuis 2015. Tous les secteurs sont concernés par cette baisse : l’énergie grâce à la montée en puissance du nucléaire, l’industrie avec le recul de la production, et les transports avec le recul des voitures diesel et la montée de l’électrique… Pour Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique, “c’est la preuve que la planification écologique commence à produire des effets” mais pour certaines ONG, ce serait davantage liée à une sobriété “non choisie”, et à une baisse des émissions de CO2 “subie”. Faut-il crier victoire ? Ou cette baisse de 4,8 % est-elle encore trop faible ? Dans son duel de la semaine, Frédéric Says oppose le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau à la sénatrice Cécile Cukierman. Cinq ans après son adoption à l’Assemblée, l’accord de libre-échange CETA avec le Canada va être voté au Sénat. Un vote négatif serait un coup dur pour le gouvernement, en pleine campagne des européennes et en pleine crise agricole. La une du "Gorafi" ? Une photo générée par intelligence artificielle ? Oui, l’ancien ministre de la Santé Olivier Véran souhaite se reconvertir à la chirurgie esthétique et Emmanuel Macron s’essaye effectivement à la boxe. Deux nouvelles qui n’ont pas manqué d’amuser les internautes, nous raconte Alix Van Pée ! “On n'est pas bien ? paisibles, à la fraîche, décontractés du gland... et on bandera quand on aura envie de bander.” En 1974, Gérard Depardieu et Patrick Dewaere se donnaient la réplique, en inoubliable duo du film de Bertrand Blier “Les Valseuses”, qui fête ses cinquante ans cette année. Une œuvre autant mythique que problématique, tant elle regorge de scènes et de dialogues sexistes et violents. Un tel film pourrait-il sortir aujourd’hui ? Claude Askolovitch se le demande. Notre Une internationale est celle du quotidien suédois “Svenska Dagbladet”, qui titrait lundi : “Tout le monde sait qu’il va gagner” à propos de la prochaine élection présidentielle russe. Pas moins de vingt-deux millions de faux bulletins auraient été comptabilisés pour permettre à Vladimir Poutine d’obtenir une réélection “record” selon Golos, une ONG spécialisée dans la défense des droits des électeurs. Une élection truquée mais le chef du Kremlin renforcé ? Retrouvez enfin les photos de la semaine sélectionnées avec soin par nos clubistes et la Dérive des continents de Benoît Forgeard !
Face aux trafiquants de drogue, faut-il faire parler la poudre ? Lors d'une visite surprise à Marseille, Emmanuel Macron a annoncé le lancement de l'opération "place nette XXL". L'objectif : "détruire les réseaux et les trafiquants" de drogue, véritable fléau dans la cité phocéenne. Rien qu'en 2023, la guerre des territoires pour le contrôle des points de deal a coûté la vie à 49 personnes et en a blessé 123. Pour remédier à cette situation, 900 gendarmes et policiers ont été déployés dans la ville, mais le bilan est contrasté : près de 100 arrestations pour une saisie de 8,7 kilogrammes de cannabis et… 339 grammes de cocaïne. Marseille n'est d'ailleurs pas la seule agglomération concernée par le phénomène, puisque plus de 3 000 points de deal seraient répartis sur tout le territoire national, investissant jusqu'aux petits villages. Il faut dire que la demande est forte : plus de cinq millions de consommateurs réguliers pour un marché estimé à trois milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel. Les pouvoirs publics entendent donc multiplier les opérations "place nette" en harcelant les trafiquants, mais pour beaucoup de spécialistes, cette méthode spectaculaire n’a jamais vraiment démontré son efficacité. Si le trafic s'arrête momentanément, il reprend en l'absence des forces de l'ordre. Cette guerre contre la drogue peut-elle être gagnée ? On en débat. 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio.
"Une famille", le film choc de Christine Angot sur les ravages de l’inceste "Je me suis tournée vers le cinéma pour que l’on voie enfin la même chose que moi." Christine Angot a 13 ans lorsqu’elle rencontre son père pour la première fois. Jusqu'à ses 26 ans, il la viole. Elle ne parlera pas de cette relation incestueuse au cours de son adolescence, mais elle la racontera plus tard, pudiquement, dans ses romans — "L'Inceste", "Un amour impossible", "Le Voyage dans l'Est" — qui seront un exutoire. Au silence intra-familial s'ajoute parfois la violence des plateaux de télévision, empreints de misogynie, bien avant la vague #MeToo. Après de longues années de psychanalyse, Christine Angot refait surface. Avec "Une famille", son premier film, l'auteure interroge ce silence destructeur et engage un dialogue sur l’indicible — le viol, l’inceste — avec des membres de la famille, notamment sa belle-mère, "l'épouse de son bourreau" qui a refusé de voir la réalité en face. Christine Angot est notre invitée. Face aux trafiquants de drogue, faut-il faire parler la poudre ? Lors d'une visite surprise à Marseille, Emmanuel Macron a annoncé le lancement de l'opération "place nette XXL". L'objectif : "détruire les réseaux et les trafiquants" de drogue, véritable fléau dans la cité phocéenne. Rien qu'en 2023, la guerre des territoires pour le contrôle des points de deal a coûté la vie à 49 personnes et en a blessé 123. Pour remédier à cette situation, 900 gendarmes et policiers ont été déployés dans la ville, mais le bilan est contrasté : près de 100 arrestations pour une saisie de 8,7 kilogrammes de cannabis et… 339 grammes de cocaïne. Marseille n'est d'ailleurs pas la seule agglomération concernée par le phénomène, puisque plus de 3 000 points de deal seraient répartis sur tout le territoire national, investissant jusqu'aux petits villages. Il faut dire que la demande est forte : plus de cinq millions de consommateurs réguliers pour un marché estimé à trois milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel. Les pouvoirs publics entendent donc multiplier les opérations "place nette" en harcelant les trafiquants, mais pour beaucoup de spécialistes, cette méthode spectaculaire n’a jamais vraiment démontré son efficacité. Si le trafic s'arrête momentanément, il reprend en l'absence des forces de l'ordre. Cette guerre contre la drogue peut-elle être gagnée ? On en débat. Enfin, retrouvez également les chroniques de Xavier Mauduit et Marie Bonnisseau ! 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio.
Faut-il "rationner internet" pour lutter contre notre addiction aux écrans ? Lundi dernier, Najat Vallaud-Belkacem publiait une tribune dans “Le Figaro” intitulée “Libérons-nous des écrans, rationnons internet !”. L'ancienne ministre de l'Éducation nationale y fait une proposition choc : un rationnement d’internet, en limitant la connexion individuelle à trois giga par semaine. Cette contrainte externe, qui serait imposée par l'État, devrait compenser notre incapacité à "nous poser des limites" et inciterait "à la sagesse" dans notre consommation d'écran. Si cette idée est présentée comme "progressiste" car bénéfique pour la santé physique et mentale des utilisateurs, elle n'a pourtant pas manqué de faire réagir, celle-ci étant perçue comme une dérive étatique similaire à la Chine. Pourtant, la question se pose alors que depuis janvier, une commission d’experts étudie la question de la régulation face à l’addiction des écrans chez les jeunes. Internet et les réseaux sociaux sont-ils un fléau ou une richesse ? La contrainte doit-elle prendre le pas sur l’éducation ? Nos invités en débattent.
28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio.
Mike Berners-Lee : "mangez des bananes, c'est bon pour la planète !" « La situation est la suivante : nous devons réduire considérablement nos émissions de carbone. » Professeur à l'Université de Lancaster, Mike Berners-Lee est souvent présenté comme un pionnier de la quantification carbone. Après avoir élaboré un tour d'horizon des plus grands défis de notre siècle et prodigué des conseils pour y faire face dans son essai "There Is No Planet B", le chercheur réactualise le sujet des émissions carbone dans "Peut-on encore manger des bananes ? - L'empreinte carbone de tout" aux éditions L'arbre qui marche. Sur ce sujet, notre intuition peut être trompeuse : si consommer des bananes paraît inapproprié pour réduire notre empreinte carbone, elles sont en réalité bien plus vertueuses que la viande ou le lait. Un manuel pédagogique pour aider à prendre les bonnes décisions dans la lutte contre le changement climatique. Faut-il "rationner internet" pour lutter contre notre addiction aux écrans ? Lundi dernier, Najat Vallaud-Belkacem publiait une tribune dans “Le Figaro” intitulée “Libérons-nous des écrans, rationnons internet !”. L'ancienne ministre de l'Éducation nationale y fait une proposition choc : un rationnement d’internet, en limitant la connexion individuelle à trois giga par semaine. Cette contrainte externe, qui serait imposée par l'État, devrait compenser notre incapacité à "nous poser des limites" et inciterait "à la sagesse" dans notre consommation d'écran. Si cette idée est présentée comme "progressiste" car bénéfique pour la santé physique et mentale des utilisateurs, elle n'a pourtant pas manqué de faire réagir, celle-ci étant perçue comme une dérive étatique similaire à la Chine. Pourtant, la question se pose alors que depuis janvier, une commission d’experts étudie la question de la régulation face à l’addiction des écrans chez les jeunes. Internet et les réseaux sociaux sont-ils un fléau ou une richesse ? La contrainte doit-elle prendre le pas sur l’éducation ? Nos invités en débattent. Enfin, retrouvez également les chroniques de Xavier Mauduit et Marie Bonnisseau ! 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio.
Crise à Sciences Po : y a-t-il une dérive idéologique à l’université ? Sciences Po Paris se retrouve en pleine tourmente médiatique après que des étudiants pro-palestiniens ont occupé, mardi dernier, un amphithéâtre et empêché une élève membre de l’UEJF — l'Union des étudiants juifs de France — d’assister aux discussions. L'association a annoncé son intention de porter plainte pour provocation à la haine raciale et à la discrimination. Si toute la lumière n'a pas été établie sur ces évènements, la récupération politique ne s'est pas faite attendre : les plus hautes personnalités de l'État se sont exprimées, tantôt pour dénoncer des propos "inqualifiables et intolérables" — selon Emmanuel Macron —, tantôt pour s'inquiéter que la grande école ne devienne "un bunker islamo-gauchiste" — comme l'a exprimé le président du Sénat Gérard Larcher. Cette situation fait écho à celle des campus universitaires américains, lieux où se concentrent les tensions autour du conflit israélo-palestinien depuis le 7 octobre. Si le cas français reste très différent, les critiques dénoncent volontiers des universités gangrenées par le "wokisme", caractérisé par la théorie du genre, les études postcoloniales et la "cancel culture". Pourtant, l’université française a toujours été traversée par des combats politiques plus ou moins radicaux. Le "wokisme", réalité ou fantasme ? Nos invités en débattent. 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio.
Mory Sacko, l’assiette étoilée qui célèbre le multiculturalisme "Manger la culture de l’autre est sans doute la plus simple des manières de créer des liens." C'est d'abord la télévision qui ouvre Mory Sacko au monde de la cuisine et lui fait découvrir par les mangas, le Japon — sa deuxième passion. Formé aux saveurs de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale par sa mère d'origine sénégalaise, il s'initie à la cuisine française au cours de sa formation en école hôtelière. À l'âge de 25 ans, il devient le second de Thierry Marx, auprès de qui il restera trois ans. Après sa participation à la onzième saison de “Top Chef”, qui lui donnera une grande notoriété, tout s'enchaîne : un premier restaurant en septembre 2020 de cuisine fusion africano-japonaise, une première étoile au Michelin en 2021, la une du "Time" et MoSugo, un restaurant de "street food", inauguré en 2023… Et une participation en tant qu'égérie de la marque Ralph Lauren. Mory Sacko nous raconte son parcours. Crise à Sciences Po : y a-t-il une dérive idéologique à l’université ? Sciences Po Paris se retrouve en pleine tourmente médiatique après que des étudiants pro-palestiniens ont occupé, mardi dernier, un amphithéâtre et empêché une élève membre de l’UEJF — l'Union des étudiants juifs de France — d’assister aux discussions. L'association a annoncé son intention de porter plainte pour provocation à la haine raciale et à la discrimination. Si toute la lumière n'a pas été établie sur ces évènements, la récupération politique ne s'est pas faite attendre : les plus hautes personnalités de l'État se sont exprimées, tantôt pour dénoncer des propos "inqualifiables et intolérables" — selon Emmanuel Macron —, tantôt pour s'inquiéter que la grande école ne devienne "un bunker islamo-gauchiste" — comme l'a exprimé le président du Sénat Gérard Larcher. Cette situation fait écho à celle des campus universitaires américains, lieux où se concentrent les tensions autour du conflit israélo-palestinien depuis le 7 octobre. Si le cas français reste très différent, les critiques dénoncent volontiers des universités gangrenées par le "wokisme", caractérisé par la théorie du genre, les études postcoloniales et la "cancel culture". Pourtant, l’université française a toujours été traversée par des combats politiques plus ou moins radicaux. Le "wokisme", réalité ou fantasme ? Nos invités en débattent. Enfin, retrouvez également les chroniques de Xavier Mauduit et Marie Bonnisseau ! 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio.
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