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Or


Dominique Missika "L'affaire Bernard Natan; les années sombres du cinéma français" (Denoël)
À la tête de la firme Pathé-Natan, Bernard Natan règne sur le cinéma français des années 1930. Victime d’une campagne de presse, il est lynché, lâché, emprisonné et disparaît en 1942.
Qui était Bernard Natan ? Un capitaine d’industrie, un visionnaire, un fou de cinéma ? En 1929, il succède à Charles Pathé à la tête de la firme qu’il fait prospérer. Moderniser, produire, distribuer, rien ne lui résiste. Bernard Natan est de toutes les révolutions du septième art : le parlant, la couleur, les premiers dessins animés de Walt Disney…
Mais dans la France des années 1930, l’extrême droite se déchaîne contre ce Juif roumain né Nahum Tanenzaph. Sous l’Occupation, l’ancien combattant de la Grande Guerre est la cible de la presse collaborationniste. Emprisonné pour une affaire financière, il est déchu de sa nationalité par Vichy à la suite d’un procès fantoche, déporté et assassiné à Auschwitz.
Celui qui fut l’un des pionniers du septième art a été effacé. En puisant dans les archives, Dominique Missika braque les projecteurs sur celui qui est devenu une « légende noire ». Elle en tire un récit poignant qui remet le nom de Bernard Natan à sa juste place au générique de l’histoire du cinéma français.
Une légende oubliée du cinéma français enfin réhabilitée.
Musique : Glenn Miller « In the Mood »
« Le pêcheur de perles » de Bizet
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Virginie Linhart "Une sale affaire" (Flammarion)
Ce livre est le récit d’un procès littéraire et des interrogations qu’il a fait naître en moi. Intentée par ma mère et mon ex-compagnon, la procédure visait à empêcher la parution de mon précédent ouvrage, L’Effet maternel.
Depuis le jugement et la publication de L’Effet maternel, quatre ans se sont écoulés. Et je n’ai cessé de m’interroger sur l’écriture autobiographique.
À qui appartient l’histoire ?
C’est à cette question que tente de répondre Une sale affaire.
Musique : "Tant de nuits" Alain Bashung et "Sympathy for the devil" Rolling Stones
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Charles Dantzig "Paris dans tous ses siècles" (Grasset)
Que peuvent avoir en commun Victor, écrivain vieillissant qui ne publie plus et devient un commentateur d’actualité grincheux, son amie Gabrielle, galeriste quinquagénaire éprise d’un homme beaucoup plus jeune, le fils de Victor, la mère et la fille de Gabrielle, des étudiants qui tentent de devenir artistes, des provinciaux qui rêvent de se faire une place, un escort brésilien, le chat Xanax et le teckel Guillaume, un cadavre qui disparaît, un éléphant qui s’échappe et tant d’autres personnages de cette ronde qui efface les frontières entre les espèces, les espaces et les temps ?
Tous vivent à Paris, cette scène du jugement perpétuel. Or, « Paris est un combat ». Certains cherchent la clef pour conquérir la capitale, d’autres croient l’avoir, d’autres l’espèrent, d’autres pensent qu’elle n’existe pas. Qu’adviendra-t-il des ambitions de chacun ?
Parmi les mille inventions de ce roman qui fourmille de trouvailles, de traits d’esprit, de brio et de profondeur, soulignons quelques surprises :
Au début de chaque chapitre, un animal parle, animal domestique ou symbolique du personnage qui va suivre, et traité à égalité avec lui. De temps à autre, les rues de Paris se complètent de « déroulés historiques »: leur bitume est retiré, des rambardes s’élèvent et les passants assistent, comme du balcon d’un théâtre, à des scènes du passé, celles de la Libération aussi bien que des conversations des «précieuses» de l’hôtel de Rambouillet.
En bas de page, quand les personnages se trouvent dans la rue, sont notées des bribes de phrases qui forment la bande passante de conversations saisies au vol en marchant. On n’est pas plus obligé de les lire que de les écouter, mais elles contribuent à donner sa tonalité à la capitale.
Une façon nouvelle de raconter des vies nouvelles, dans un Paris désordonné, vivace, imprévisible, créatif. Sous les auspices de l'Ulysse de Joyce, du Berlin Alexanderplatz de Döblin et du Petersbourg de Biély, une histoire à la fois contemporaine et mythologique, un grand roman de la ville.
LECTURE : Thibault de Montalembert
Musique : Juniore "A la plage" et Miley Cyrus "Flowers"
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Jean-Louis du Roy "Fais descendre le Polonais" (Le Cri)
Trois condisciples d'université aux parcours de vie contrastés se retrouvent mêlés, quelques dizaines d'années plus tard, à un crime survenu dans un bar montant bruxellois.Quels sont les liens entre le riche et célèbre pénaliste, le patron pervers de la boîte de nuit et l'auteur de fiction en mal de succès ?
À la veille de sa mort, l'avocat confie à l'écrivain le manuscrit de ses mémoires. Il y manque une cinquantaine de pages. Étrangement, celles-ci parviennent au romancier au compte-gouttes et dans le désordre. Peu à peu, en y lisant les témoignages d'un nain au passé douteux, homme lige du propriétaire du bar, du voyou recruteur et de la tenancière, l'écrivain découvre des informations sur le crime. Pris au jeu, il mène l'enquête, accompagné par une jeune entraîneuse qui travaille dans la boîte depuis peu et le séduit. Profitant de l'aubaine, l'écrivain se saisit de l'histoire pour la transformer en fiction. Il comprend alors avec effroi qu'il est lui-même lié de très près au cold case qu'il raconte. De fictionnel, son roman dérive vers la chronique d'une réalité à laquelle il ne pourra échapper.
Roman noir haletant qui embarque le lecteur dans l'univers glauque de la nuit, "Fais descendre le Polonais" tient le lecteur en haleine et ne le lâche qu'une fois l'affaire élucidée.
Musique : Bach "Variations Goldberg"
Mozart "La flûte enchantée" (La Reine de la nuit)
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Stéphanie Hochet « William » (Rivages)
Que s’est-il passé dans la vie de William Shakespeare entre 1585 et 1592, de ses vingt et un à vingt-huit ans ? Personne ne le sait. Ce sont ces « années perdues » que Stéphanie Hochet se plaît ici à imaginer.
William, marié prématurément et père de trois enfants, étouffe dans le carcan familial. Il ne rêve que d’une chose: devenir acteur. Il se joint alors aux Comédiens de la Reine qui cherchent un remplaçant. Dans une Angleterre où sévit la peste, son sort bascule et sa vocation de dramaturge s’affirme. Ses rencontres avec le ténébreux Richard Burbage, qui lui inspirera le personnage de Richard III, et le fascinant Marlowe seront décisives. Elles dicteront son destin.
Avec un art subtil du portrait, l’autrice évoque aussi en écho les thématiques et les passages de sa propre vie qui justifient son attachement à la figure de Shakespeare : l’androgynie, l’emprise des aînés, le désir de fuite, l’idée du suicide… Une forme inédite du roman d’apprentissage.
Musique : « My funny Valentine » Chet Baker
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Corine Jamar "Les aimantes" (Zellige)
Avoir un ami et penser que c'est pour la vie, nous avons tous connu cela...
Delphine, Anne, Noémie et Eléonore ont toujours cru que le lien qui les unissait était indestructible.
La mort brutale du fils de l'une d'entre elles, dont Delphine se sent coupable, va faire vaciller leur amitié, exacerbant les tensions et alimentant les incompréhensions.
Et puis, il y a les aléas de la vie, et le temps qui passe, tout simplement. Delphine, prête à tout pour préserver l'unité de leur petit groupe, jusqu'à sacrifier l'amour.
Un roman poignant sur l'amitié et sa vulnérabilité. On y parle aussi d'amour; de sororité et de mort.
Musique : Louis Amstrong « Saint James infirmary »
Georges Brassens « Les passantes »
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Bernard Werber "Le temps des chimères" (Albin Michel)
Que deviendrait le monde si l’être humain changeait de forme ?
C’est le projet fou d’Alice Kammerer, jeune et brillante scientifique, qui parvient, au lendemain de la troisième guerre mondiale, à inventer de nouvelles espèces hybrides : des chimères, mi-homme mi-animal.
Tandis qu’elle assiste, fascinée, à l’évolution de ces bébés pourvus d’ailes, de griffes ou de nageoires, un monde différent se construit.
Il est à la fois porteur d’alliances et de conflits, de passion et d’espoir…
Mais quelle place l’ancienne humanité pourra-t-elle conserver face à ces nouveaux « voisins » ?
Avec ce roman d’aventures haletant, Bernard Werber nous entraîne dans un monde où les frontières de la réalité sont repoussées, vers un avenir peut-être pas si lointain.
Musique : Maurane « Pour les âmes et pour les hommes » Richard Gotainer « Halleluya »
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Aysegul Savas « Transparence de la umière » Traduit de l'anglais par Ana Samaka (Bouquins)
L'art dévoile-t-il ou dissimule-t-il le créateur ?Une étudiante en histoire de l'art loue la maison d'un professeur dont elle suit les travaux de recherche. Il la prévient simplement que sa femme Agnes, qui est peintre, viendra occuper quelques jours l'atelier du premier étage.
Musique: Bach: Concerto for 4 pianos BWV 1065
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Natasha Fraser "Harold ! Ma jeunesse avec Harold Pinter" (Grasset) Traduit de l’anglais par François Rosso.
Harold Pinter (1930-2008), prix Nobel de littérature 2005, est un des plus grands dramaturges du XXe siècle. Né dans une famille juive de l’Est de Londres, fils d’un tailleur pour hommes, élevé dans un quartier pauvre et populaire, il est devenu une célébrité mondiale par la seule force de son talent. En janvier 1975, il rencontre la fameuse biographe Antonia Fraser, éminente membre de l’aristocratie britannique. Ce coup de foudre les entrainera en effet à quitter leurs conjoints respectifs.
A l’âge de onze ans, Natasha Fraser, voit sa vie bouleversée par l’arrivée dans sa famille de ce génie. Elevée dans « les meilleures écoles », apprenant à « bien se tenir », elle découvre qu’une autre vie existe, consacrée à l’art.
Musique : "Falling in love again" Marlène Dietrich
Mozart « Clarinet concerto en A major" K.622 adagio. Sabine Meyer 232
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Olivia Elkaïm: « Fille de Tunis » (Stock)
« D’elle, il me reste un foulard bleu, une bouteille vide de son parfum et ce cliché sépia, conservé dans un cadre rouge : la vingtaine resplendissante, chignon laqué, bustier soulignant le galbe de sa poitrine, Arlette trône sur la cheminée de mon salon. Mais je ne sais presque rien d’elle, quelques dates, mes souvenirs d’enfance. Je fouille ma mémoire, gratte le passé. Comment la saisir, elle qui ne s’est jamais laissé attraper par personne ? »
Musique :Eminem “Cleaning out my closet” et Dalida "Love in Porto Fino"
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