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"Il voulait voyager dans les étoiles, et l’humus l'a rappelé"
Dans un monde idéal tout le monde passe une journée par semaine avec les mains dans la terre. Ce sont les mots de Nicolas Bourdeaud, ingénieur en aéronautique de 26 ans ayant bifurqué pour s’impliquer dans le mouvement La Bascule, puis en se passionnant pour le Vivant et notamment l’agriculture syntropique Ce qui m’a attirée dans la vision de Nicolas, c’est qu’il part de la situation planétaire en regardant tout ce qui la dégrade et la rend de moins en moins habitable, pour étudier comment l’agroforesterie syntropique permet tout simplement, pour reprendre les mots de Ernst Götsch, de recréer un paradis sur terre, en agissant sur tous les aspects dont Nicolas parle dans son mémoire sur la syntropie. J’ai été impressionné par la capacité de Nicolas, en seulement 6 mois d’étude de la syntropie, à adopter une vision systémique de cette pratique et retranscrire dans son mémoire des informations d’une grande qualité, utilité et objectivité.
Dans cette première partie, Nicolas nous raconte son histoire, ses premières expériences pratique en syntropie, sa compréhension de la puissance des forêts pour réharmoniser les cycles de l’eau. Nicolas témoigne aussi des émotions très fortes qu’il vit en lien avec la destruction du Vivant, et sa manière de les accueillir.
Dans la deuxième partie, Nicolas va vous pitcher la syntropie en quelques minutes, en intégrant notamment des notions de thermodynamique, et nous parler de son envie de planter, plus présente que jamais après cette formation en agriculture syntropique à la ferme du Bosquet. Voici les questions qui guident notre échange :
✨ Raconte-moi la dernière fois que tu as été émerveillé ?
✨ Est-ce que tu te souviens de la première fois où tu as mis les mains dans la terre?
✨ Qui es-tu Nicolas ? D’où tu parles ?
✨ Comment tu te sens en ce moment, pendant cette formation?
✨ Qu’est-ce qui t’a appelé vers l’agriculture syntropique ?
✨ Tu comprends la syntropie avec ta tête ? Ton cœur ? Tes tripes ? Tes mains ?
✨ Ta première expérience, c’était à l’EARL Syntropique. Si je te dis « théorie » et « pratique » ça génère quoi en toi ? Peux tu nous parler un peu de cette ferme ?
✨ Quel est ta compréhension de l’état de la planète et de comment la syntropie est proposée comme solution ?
✨ Comment prends-tu soin des tes émotions en lien avec la situation globale ?
✨ Comment est organisé ton mémoire ? Quelles en sont les grandes parties?
✨ Qu’est ce que tu as découvert sur la place des arbres en écrivant ce mémoire ?
~~~~~~ Pour aller plus loin ~~~~~~
🪐 Le...
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Rediffusion du reportage "Champs Libres" paru sur France Culture en 2021.
Cet été, il s’est passé un truc incroyable : j’ai retrouvé Sophia Marchesin, journaliste que j’avais rencontrée à Tokyo en 2018, en plein milieu du Gers, à la Ferme des Mawagits. Quelques jours avant, j’échangeai avec Léa, alors étudiante à l’EAV, en service civique à la ferme. Pour l’organisation d’un festival sur les paysannes, elle souhaitait mettre en lumière le travail d’une certaine Sophia. Je n’avais pas réalisé qui elle était. En 2018, j’avais découvert le travail de Sophia sur la situation des femmes au Japon. Cette année, j’ai découvert le reportage « Champs Libres » signé de Sophia en 2021 et publié sur France Culture. Dans une ferme gersoise à côté de Condom, trois générations d’agricultrices vivent sous le même toit. Sophia a suivie pendant 2 ans l’installation de la jeune maraîchère et le lent retrait des champs de sa grand-mère nonagénaire. La question posée est : la terre est-elle un espace d’émancipation ou de restriction ? A travers cette histoire de transmission familiale, Sophia s’interroge sur cent ans de mutations des pratiques agricoles mais aussi sur l’épanouissement des femmes, leur rapport au temps, à la pénibilité du travail, au poids de la famille, dans un espace où leurs désirs personnels sont peu exprimés, leurs gestes rarement valorisés. Avant de diffuser cet épisode Bonus, j’ai demandé à Sophia si elle avait des nouvelles d’Elsa, Michèle et Alberte. Elle m’a répondu : « Malheureusement Alberte est décédée il y a un an, mais Elsa est toujours maraîchère et Michèle jamais très loin! »
Je remercie Sophia Marchesin de m'avoir permis de rediffuser ce reportage dans le podcast agroécologie Voyageuse.
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Dans la première partie, nous échangions avec Jean-Yves Ruelloux, installés dans sa cabane au dessus de la salle de traite, sur le fonctionnement de la lactation continue, sa vision de l’agroécologie et de l’organisation du temps dans une journée de paysan comme lui. Ici, Jean-Yves nous emmène dans une balade à travers la forêt qu’il a plantée pendant les 30 dernières années. Forêt où il promène ses chèvres tous les jours. C’est évident : Jean-Yves aime sa famille de chèvres, d’arbres et tous les êtres avec lesquels il cohabite. Cet amour s’est traduit en actes de semis, plantation et soin de plus de 7000 arbres en 30 ans, en passant entre 1 et 3 heures par jour à cette « besogne » comme il dit et qui contrairement à la définition communément admise, est pour lui quelque chose de choisi et non imposé. Il le fait avec joie. Ça me fait penser à la notion de plaisir interne en agriculture syntropique: on pourrait le définir comme le mouvement intérieur qui va nous amener à réaliser ce pour quoi nous sommes faits. Ouvrez grand votre coeur, et c’est parti pour un voyage dans la forêt de Jean-Yves Ruelloux.
~~~~~~ Pour aller plus loin ~~~~~~
🐐 Le reportage d'Inès Léraud sur France Inter, "Un chevrier qui fait des émules".
🐐 Un autre exemple de petit élevage : Noémie Calais, éleveuse de porcs noirs dans le Gers.
La thèse de Léo Bretonelle : https://drive.google.com/file/d/1hlG-COIUw02iySDYDkiWxdI4IAHQfs4w/view?usp=drive_link
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Je remercie l'artiste Mose qui m'a offert la possibilité d'utiliser sa musique pour habiller les épisodes !
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Il y a un peu plus d’un an, une amie m’a envoyé un reportage sur Jean-Yves Ruelloux, réalisé par Inès Léraud. Je découvre la lactation continue, une pratique qui consiste à maintenir les chèvres en lactation sans qu’elles aient besoin de faire de petit. Je n’en avait jamais entendu parler avant. Pourtant, je suis ingénieur agronome, passionnée d’agroécologie. Cela a éveillé en moi l’envie de la rencontre.
Début 2023, Agnès Poirier, alors marraine de la promo 3 de l’Ecole d’Agroécologie Voyageuse (épisode 65), évoque lors d’un atelier la thématique de la lactation continue comme une des manières de limiter la mort et les souffrances inutiles des animaux. Elle m’invite à venir voir Jean-Yves avec elle. Je découvre alors cet éleveur, une manière d’être paysan, de prendre soin de sa famille de chèvres et d’arbres. Après la rencontre de Noémie Calais (épisode 74) Jean Yves achève de me montrer que vivre d’un petit troupeau de chèvres, c’est possible, et sans doute plus viable et inspirant pour toutes les personnes qui souhaitent devenir paysan.
Alors je suis retournée voir Jean-Yves mi-novembre, juste après la tempête qui a particulièrement sévi en Bretagne. Avec ses 28 hectares de forêt, une grande partie plantée par lui-même, Jean-Yves a quelques troncs à dégager. A 68 ans, il réalise une grande partie de ses tâches seul, tranquillement, jour après jour. Pas tout à fait seul, car accompagné par le végétal et l’animal.
Dans cette première partie de mon reportage chez Jean-Yves, nous nous sommes installés dans sa cabane réchauffée par le poêle, au dessus de la salle de traite. Dans la seconde partie, plus longue, j’ai tenté d’extraire les meilleurs moments d’une balade de 3 heures dans la forêt, avec Jean-Yves, après la traite.
Voici les questions qui guident notre échange :
🐐 On a une petite heure devant nous, ce serait quoi le message clé à transmette ?
🐐 Comment tu te sens en cette fin de matinée ?
🐐 Quel chemin t’a amené à faire de la lactation continue ?
🐐 Comment fonctionne la lactation continue ?
🐐 Pourquoi on dit que ce n’est pas possible partout ?
🐐 Comment tu te sens quand tu te promène en forêt avec des chèvres ?
🐐 Comment tu organises le pâturage en fonction des saisons ?
🐐 C’est pas trop à gérer tout ça pour un paysan de 68 ans ?
🐐 Que penses-tu du mot agroécologie ?
🐐 Quel message as tu envie de passer à un.e jeune qui se pose la question de devenir paysan.ne ?
🐐 As-tu envie de profiter de cette interview pour remercier quelqu’un?
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🐐 Le reportage d'Inès Léraud sur France Inter, "Un chevrier qui fait des émules".
🐐 Un autre exemple de petit élevage :
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~~~~~~ Pour aller plus loin ~~~~~~
🦫 L'intervention de Baptiste Morizot sur le castor à la Manufacture d'Idées
🦉 Le replay de l'intervention de Melvyn au Festival des Jardins-Forêts
🦉 Mon article "Si un oiseau devenait paysan il créerait cette ferme"
🦉 Les 3 épisodes du podcast Relations sur l'initiative Réensauvager la Ferme
🦉 L'Atlas des espèces recensées sur la Ferme du Grand Laval
🦉 Le site de la ferme du Grand Laval et de Réensauvager la Ferme
🦉 Le webinaire Réensauvager la Ferme par Terres de Liens
🦉 Le replay de l'intervention de Melvyn au Festival des Jardins-Forêts
🦫 L'article de la Relève et la Peste sur la construction de l'ouvrage Castor de la Ferme
🦫 La vidéo "Médecine Castor, restauration low tech inspirée du castor"
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A la fin de l’épisode précédent, nous étions arrivés à un moment de la visite de la Ferme du Grand Laval où Melvyn présente l’incroyable effet des haies sèches : ces haies constituées de bois mort glané sur la ferme et qui représentent des habitats pour un grand nombre d’espèces et notamment les reptiles. Melvyn va continuer de parler des mares - il y en a quand même 17 sur la ferme et chacune est unique - et de toutes les manières de favoriser la nidification de certaines espèces d’oiseaux et de reptiles. On va découvrir ensemble les haies spontanées, et voir les différences de diversité entre les 25 hectares repris il y a 5 ans, les 5 hectares repris il y a 1 an et les parties de la ferme réensauvagées depuis 17 ans. Préparez vous à une petite surprise à 6 minutes !
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3 mois après avoir été découvrir la Ferme du Grand Laval, je prend enfin le temps de faire le montage. Sébastien Blache et Elsa Gärtner, les paysans - gardiens de la ferme, sont très sollicités depuis le début de l’aventure Réensauvager la Ferme. La mission de visite de ferme a donc été déléguée à Melvyn Guillot-Jonard, jeune naturaliste de 23 ans en stage à la ferme, qui m’a emmené dans une balade de 2 heures 30 à travers la ferme, qui m’a vraiment émerveillée. J’en parle sur mon blog Médium, les liens sont en description. De cet enregistrement, j’ai tenté d’extraire la substantifique moelle pour réaliser 2 petits épisodes…. Même si rien ne vaut l’expérience directe de l’immersion dans la ferme, j’espère vous transporter un peu dans l’univers de la ferme du Grand Laval.
Je remercie Melvyn pour sa passion, sa pédagogie, son enthousiasme inspirant, et d’avoir pris ce temps pour me transmettre, vous transmettre, avec son regard de naturaliste et son expérience de plusieurs mois au Grand Laval, comment une ferme peut très rapidement devenir hospitalière pour le Vivant. Les passionnés d’ornithologie seront servis !
Pour ce premier épisode, Melvyn présente la philosophie de la ferme, son modèle économique dans les grandes lignes, les grands types de pratiques qui permettent ce réensauvagement paysan, et quels mécanismes permettent aux êtres vivants de coloniser un nouvel espace ?
Dans la 2ème partie, on découvrira la diversité des mares et des haies, les espèces qui ont commencé à les habiter, et la particularité de la ferme du Grand Laval comme ferme pionnière de la création d’ouvrages castor mimétiques.
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Bruno Cabrol est paysan-éleveur en agriculture de conservation des sols sur le tracé de l’A69. Avec son frère Cédric, agroécoclimatologue, ils racontent leur lutte pour faire tomber la pluie, contre le macadam, pour le Vivant.
1 - Parce que l’agroécologie c’est avant tout l’agriculture, elle n’est possible que si nous avons des terres.
2 - Parce que bitumer modifie le climat et donc les possibilités de cultiver. On verra dans cet épisode que certaines pratiques agricoles peuvent rapidement faire tomber la pluie.
3 - Parce que dans agroécologie il y a écologie, et que toutes les autoroutes détruisent des écosystèmes entiers et mettent à mal les équilibres globaux.
4 - Vous le savez, ma vision de l’agroécologie est très holistique. La pratiquer avec succès est la phase émergée de l’iceberg. Sous la surface, cela demande une écologie intérieure et une grande intelligence collective, celle que, par exemple, l’état - s’il n’était pas corrompu - pourrait mettre en oeuvre pour discuter des alternatives à cette autoroute.
5 - Enfin, juste parce que l’A69 passe sur les terres d’un agriculteur que je connais, bruno cabrol.
🟢 Cet épisode me tenait à coeur car il raconte une histoire terrifiante. Oui, la destruction du vivant a lieu sous nos yeux, menée et catalysée par des hommes déconnectés du Vivant. Et en même temps, il raconte une histoire inspirante. Un nouveau récit, celui qui font se rencontrer, sur le champ de bataille, des naturalistes « écolo » et un agriculteur passionné par le Vivant qui, oui, utilise un peu de glyphosate. Cette rencontre a lieu autour de la découverte du diablotin des prairies, un insecte assez rare qui atteste de la qualité du milieu. Ce champ de bataille écologiquement riche, c’est le champ que Bruno a régénéré pendant 21 ans. Il est menacé par le tracé d’autoroute. Ces terres ont été brûlées par les grenades lacrymo lors de la manifestation du 21 octobre dernier.
🟢 Vous entendrez aussi Cédric CABROL, le frère de Bruno, géotrouvetou de l’agroécoclimatologie, raconter à la fois sa colère de ne pas avoir pu écouter les scientifiques de l’Atecopol lors de la manifestation, et son enthousiasme, celui qui lui donne l’élan de continuer à tisser des liens avec citoyens et élus, pour essaimer les mécanismes du climat, et analyser les données satellites des terres de son frère pour mieux voir quelles pratiques peuvent créer une autoroute de la pluie.
Rencontre avec Antoine Talin, fondateur des Alvéoles, à la veille du démarrage du Festival des Jardins Forêts, 3ème édition.
🌳 Pour s'inscrire : https://alveoles.fr/festival-jardin-foret-des-alveoles
L’an dernier, j’ai eu la joie et l’honneur d’être intervenante pendant le premier festival en ligne des Jardins Forêts organisé par l’Université des Alvéoles. Pendant l’intervention, j’ai ressenti une grande bienveillance à la fois de l’équipe d’animation, et aussi des participant.e.s au festival à travers les questions posées dans le tchat. C’est pourquoi cette année, j’avais envie de faire cet épisode « publicitaire » du latin « publicité » qui est de notoriété publique.
- Quel est le thème de cette année?
- On va parler du rôle des castors dans la régénération des cycles de l’eau, de toilettes sèches, de différents modèles de forêts jardins… Quel est le programme ? Peux tu me parler un peu des savoirs clé qui vont être transmis ?
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