
Sign up to save your podcasts
Or


Dans cet épisode, Guillaume et Emile discutent avec Josianne Poirier autour du récent livre Montréal fantasmagorique, ou la part d’ombre des animations lumineuses urbaines (Lux Éditeur).
On apprendra au fil de l’échange que Josianne porte plusieurs chapeaux : historienne de l’art, chargée de cours en histoire de l’art et commissaire, son travail est au confluent des études urbaines et de l’art public.
Depuis quelques années, plusieurs grandes (et moins grandes) villes du monde se sont dotées de plans lumière. L’idée à la base du livre, tiré des constats de sa thèse de doctorat, consistait à interroger les discours sur la mise en lumière de certains espaces urbains à Montréal, discours dont on peut dire qu’ils étaient marqués par un enthousiasme très consensuel.
La lumière apparaît ainsi comme une force motrice pour réenchanter les espaces urbains et asseoir l’identité de Montréal comme ville créative — on peut penser ici à la mise en lumière du pont Jacques-Cartier visant à faire du pont une icône montréalaise.
Que nous disent ces mises en lumière vis-à-vis d’une vie nocturne urbaine déjà riche et abondante, mais aussi essentielle pour certaines sous-cultures et certains groupes marginalisés dont les pratiques se font plutôt dans l’obscurité ? N’y a-t-il pas là un regard moralisateur sur la nuit urbaine ?Cet épisode, comme le livre de Josianne, aborde de manière dialectique et nuancée la question de la nuit urbaine et des animations lumineuses, la lumière étant en fin de compte un excellent prétexte pour parler de la ville au XXIe siècle.
On avait bien hâte de rencontrer Bochra Manaï, la toute première commissaire au Bureau de la lutte contre le racisme et les discriminations systémiques à la Ville de Montréal. Nul besoin de préciser, s’il fallait encore s’en convaincre, que Bochra n’a pas grand-chose à voir avec la figure polarisante qu’on a bien voulu dépeindre au détour de sa nomination.
Géographe de cœur (et d’action), docteure en études urbaines de l’INRS (une autre !), Bochra nous livre son parcours au fil des lieux traversés : son enfance en Tunisie, ses années de jeunesse à Paris, sa découverte et son amour pour Montréal. De ses migrations jusqu’à la recherche en études urbaines, elle nous parle du fait de devenir l’Autre, de conjuguer des identités multiples, de cohabiter sur un territoire et de faire cohabiter intérieurement ses identités.Bochra nous livre ici à une géographie de l’intime, à une réflexion sur ces lieux traversés qui nous transforment et nous révèlent à nous-mêmes. Que peut bien vouloir dire quitter son chez-soi, puis arriver dans un nouveau lieu et expérimenter l’altérité ?
Cet épisode est aussi l’occasion d’explorer comment la recherche transforme la chercheuse ou le chercheur, comment cela nous force à nous situer — et dans le cas de Bochra, à « situer sa propre intersectionnalité » à travers l’étude de réalités autres.
Au fil de la discussion, les morceaux du casse-tête se mettent en place et on en vient à comprendre ce qui l’anime dans son poste de commissaire, soit le fait de maintenir une « saine tension utile » pour que survienne un changement nécessaire à la Ville de Montréal. Bochra nous donne accès à son quotidien de commissaire : comment localiser les angles morts, identifier les acteurs de la transformation et les soutenir pour, à terme, faire de Montréal une administration — et une ville — inclusive. Devenir l’autre pour mieux revenir à soi : voilà le parcours qui est proposé ici.
N’attendez pas de cet épisode d’apprendre beaucoup de choses sur la ville ! Il s’agit d’un épisode non conventionnel, enregistré pour le simple plaisir de célébrer le premier anniversaire de Cadre bâti. L’équipe se retrouve début février à Métis, et le voyage pour s’y rendre est l’occasion de se raconter des histoires de route. Profitant du fait que les micros sont installés, Maude, Emile et Guillaume se mettent à table, hormis David notre monteur, pour se raconter des souvenirs de route, une manière de considérer le chemin parcouru avec Cadre bâti.
Les histoires de route sont d’authentiques huis clos en mouvement, des moments de mise en tension avec le territoire, d’incertitudes liées aux trajets. Ce sont aussi des parenthèses hors du temps où notre moyen de transport, à deux ou à quatre roues, devient notre seul allié face aux épreuves. On apprend quelque chose de soi quand on teste les limites de sa résilience, et c’est ce qui fait de ces souvenirs épiques des histoires drôles, inquiétantes ou touchantes. Des histoires à partager.
Pour cet épisode tout en lumière et en neige, l’équipe de Cadre bâti a pris la route vers l’Est afin de rencontrer Alexander Reford, le directeur général des Jardins de Métis.
Enregistré à l’Espace Ville Autrement, cet épisode nous transporte dans une discussion complice et animée entre Emile, Guillaume, Philémon et Marie-Josée. Ces deux derniers nous présentent d’abord leur entreprise d’économie sociale, Entremise, qui est spécialisée dans l’occupation transitoire des bâtiments. C’est le problème de la vacance — tous ces bâtiments inoccupés dans la ville — qui a servi d’élément déclencheur à ce qu’est devenu aujourd’hui Entremise.
Florence Paulhiac Scherrer est professeure au département d’études urbaines et touristiques de l’UQAM et titulaire de la Chaire internationale sur les usages et pratiques de la ville intelligente. Elle s’intéresse à la mobilité, sous un angle qui dépasse largement les questions de temps de transport, de flux et des infrastructures.
Premier épisode “hors les murs”, cet épisode est aussi le premier de la seconde saison de Cadre bâti. Pour l’occasion, Guillaume et Maude visitent l’atelier de l’artiste en arts visuels et sculpteur Michel de Broin. Artiste reconnu mondialement, il a œuvré abondamment dans l’espace public avec des œuvres d’art public à Montréal (Dendrites, Révolutions, etc.) et dans plusieurs villes canadiennes et européennes. Plusieurs rétrospectives sur son œuvre ont été organisées au cours des années, dont une exposition en solo au Musée d’art contemporain de Montréal.
Mélissa Mongiat a co-fondé Daily tous les jours avec Mouna Andraos en 2010, année au cours de laquelle elles ont également été lauréates de la bourse Phyllis-Lambert Design Montréal. Ce studio d’art et de design est à l’origine de plusieurs projets interactifs dans l’espace public — le plus connu à Montréal étant sûrement les 21 balançoires musicales du Quartier des spectacles.
Cet épisode s’intéresse à la notion de « placemaking » au-delà du « buzzword ». La rencontre avec l’autre est l’un des thèmes porteurs de la discussion entre Mélissa, Emile et Guillaume. Comment le design des espaces publics peut-il contribuer à créer des conditions de convivialité qui mènent à plus d’interactions entre les gens ?
L’avenue explorée par Mélissa est celle de la musique et de la danse, avec tout le pouvoir transformateur qui vient avec le fait de créer (ensemble) de la musique et de faire l’expérience de son corps dans l’espace. Le tout s’incarne dans divers dispositifs et installations, ludiques certes, mais qui encouragent l’écoute, la collaboration, la connexion avec l’autre.
La somme de ces petits moments anodins de rencontre contribue, selon Mélissa, à une plus grande cohésion sociale.
Vous voulez faire parler Olivier Niquet pendant plus d’une heure ? Parlez-lui d’urbanisme. C’est « l’exploit » accompli par Emile et Guillaume dans cet épisode de Cadre bâti.
Fier urbanologue de formation (et non pas urbaniste !), Olivier Niquet est l’une des rares personnalités publiques qui parlent d’enjeux urbanistiques dans les médias québécois. La trajectoire qui l’a mené à La soirée est (encore) jeune sur les ondes d’ICI Radio-Canada Première est somme toute assez inattendue : elle part du baccalauréat en urbanisme, passe par une recherche sur la participation publique à la maîtrise pour le mener à la radio par la porte de côté.
Les questions urbaines sont souvent polarisantes ; elles touchent les gens de près dans leur quotidien et ont trait à leur environnement immédiat, ce qui fait en sorte qu’il est parfois difficile de dépasser les premières impressions pour envisager le problème dans son ensemble. C’est un peu le travail que fait Olivier — avec humour, bien sûr — dans sa prise de parole publique : celui de déboulonner quelques mythes, de rectifier les faits quand ses chroniqueurs préférés s’emballent et s’enfargent.
Cet épisode est aussi une réflexion sur la prise de parole publique et la posture presque radicale consistant à prendre son temps avant de se forger une opinion, voire d’admettre ne pas avoir d’avis sur un dossier particulier. Dans un espace public qui valorise les grandes gueules, il manque peut-être de place pour tout.es ces introverti·e·s qui, comme Olivier, sont plus à l’aise dans la nuance et l’ambivalence que dans les slam-dunks rhétoriques.
C’est d’abord par la littérature que Taïka Baillargeon s’est intéressée aux questions urbaines. Plus précisément, c’est après avoir fait une analyse typo-morphologique par hasard (!) dans son mémoire de maîtrise en littérature qu’elle a basculé vers les études urbaines au doctorat. Depuis peu Directrice adjointe aux politiques chez Héritage Montréal, Taïka s’est jointe à Guillaume et Emile pour une discussion vibrante sur le patrimoine et son ancrage social.
Pour elle, le patrimoine est beaucoup plus que le simple bâtiment : c’est quelque chose de vivant, d’ancré dans le territoire et entretenant une relation de proximité avec les gens. Ce sont aussi des artisans, des savoir-faire et des techniques qui le font vivre. Le patrimoine se révèle en ce sens comme un pont entre le passé et l’avenir. Il témoigne de façons de penser et de construire la ville, un répertoire de pratiques dont on peut s’inspirer pour penser les enjeux urbains de demain.
Ce sont souvent des barèmes, lois, et inventaires qui balisent la sélection patrimoniale, laissant à l’arrière-plan tout ce qui ne rentre pas dans les cases : patrimoine industriel, vernaculaire ou moderne, par exemple. Ces oublis importants nous invitent à revoir nos catégories et à penser plutôt le patrimoine comme des verbes d’action : garder, prendre soin, léguer. En ce sens, par delà la sauvegarde, les bâtiments patrimoniaux constituent autant d’opportunités d’expérimenter la ville aujourd’hui et de donner une voix à ceux qui n’en ont pas.
Cet épisode est donc une invitation à penser autrement la mémoire patrimoniale, mais surtout — verbe d’action — à faire-ensemble la ville.
From the publisher's feed

79 Listeners

17 Listeners

15 Listeners

5 Listeners

2 Listeners

31 Listeners

46 Listeners

20 Listeners

20 Listeners

13 Listeners

3 Listeners

12 Listeners

5 Listeners

8 Listeners

3 Listeners