
Sign up to save your podcasts
Or


Le vélo, son industrie, est comme les autres. Comme les autres ? Pas tout à fait. Il y a indéniablement une quête de sens dans nos vies professionnelles. De plus en plus. Tenter de bosser dans un univers qui est plus local. Promouvoir, à son échelle, une vie, une ville, un territoire plus calme, un environnement plus apaisé. Ne nous bouchons pas le nez, bien sûr le vélo cristallise aussi les opinions. Bien sûr parfois il clive, il est un prétexte pour monter les uns (ou les unes) contre les autres.
Aujourd’hui, je reçois Caroline Diot, elle va allonger la liste d’invités à cette émission qui ont décidé un jour de changer de vie, de partir dans l’aventure du vélo. Caroline est fraîchement diplômée, d’un CQP mécanicienne vélo. Pourquoi le vélo ? Pourquoi mécano ? Qu’a t-elle abandonné ? qu’espère-t-elle trouver ? C’est ce type de questions que nous allons aborder avec Caroline aujourd’hui. Peut-être, en l’écoutant, allez-vous vous dire “mais bien sûr, moi aussi je suis prêt, ou prête, à changer de vie et de métier pour aller dans le monde du vélo“.
Pourquoi les cyclistes ne respectent pas les feux tricolores ? et les sens-interdits ? Et pourquoi les automobilistes les respectent ? Mention du film, “Why we cycle” si vous ne le connaissez pas.
L’aménagement de la ville pour favoriser le transit à vélo est un sujet, s’il n’est pas encore pris complètement en compte par tous nos élus, il est quand même sur la table. Concernant les lieux de destinations, on est très loin du compte. Souvent les bâtisseurs, les architectes, les maitres d’œuvres et maitres d’ouvrages s’en tiennent à la loi. Et la loi est d’une part peu contraignante, d’autre part, si on a bon, complètement dépassée. La dernière mise à jour de la CCH (Code Construction et Habitation) date de 2015.
Aujourd’hui, quand on construit (ou réhabilite) des bureaux. Sachez par exemple, le CCH impose qu’ 1,5% de la surface de plancher du parking soit consacré au vélo… Donc 300m² de parking = 3m² pour glisser péniblement 5 ou 6 vélos… En général, cet espace est au 3ème sous-sol, accessible uniquement par les escaliers, souvent placé derrière les poubelles. Et tant pis si c’est mal fichu “c’est bon, on coche les contraintes légales” peut annoncer fièrement Jean-Michel, architecte en chef. Notre invité du jour, Pascal Martin, est directeur Général du Groupe Legendre. Trois métiers Construction, immobilier et énergie. Il semblerait qu’aujourd’hui l’accueil des publics se déplaçant à vélo (ou trottinette ou skateboard) est de mieux en mieux intégré dans ses groupes qui bâtissent nos villes (et bureaux et établissements publics). Le chemin est encore long, discutons-en avec un bâtisseur !
Répond, à sa manière à sa question du jour, est-ce que Don Quichotte pissait dans un violon en se battant contre les moulins à vent ? Pour être moins sibyllin, Abel annonce la mort lente et prochaine du vélo. Et ce n’est pas rien. Les articles mentionnés dans sa chronique sont là pour le billet sur le blog Isabelle et le vélo et là pour Maxou.
Envie d’en savoir plus sur le Groupe Legendre, filez là.
Ce lundi 4 avril dans Liberté sur paroles, opération décryptage des propositions des candidats à l’élection présidentielle concernant l’immigration et les droits des étrangers. Avec Geneviève Jacques, présidente de La Cimade de 2013 à 2018, et toujours très active à La Cimade et Anouck Soubeyran, juriste spécialisée en droits humains et membre du Conseil régional de La Cimade.
Vladimir Fédorovski, influent diplomate sous Gorbatchev, porte-parole de la perestroïka, l’écrivain désormais français, de mère russe et de père ukrainien, publie L’Ukraine. Les faces cachées aux éditions Balland.
Ancien diplomate, Vladimir Fédorovski a fait partie de l’équipe de Gorbatchev ayant négocié la fin de la Guerre froide. Il observe avec consternation et horreur que tout le sens de sa vie diplomatique en tant que fossoyeur de la Guerre froide a été anéanti ! Qui plus est, ce gâchis diplomatique pourrait bien nous conduire à la troisième guerre mondiale, dit-il. Une occasion unique a été manquée de construire un vrai partenariat avec la Russie au sortir de la Guerre froide et de réorganiser un espace de paix et de sécurité de l’Atlantique à l’Oural. Les torts sont partagés de part et d’autre, convient-il, mais la plus grande erreur de l’Occident depuis Jésus Christ, c’est de ne pas avoir saisi cette chance historique d’arrimer la Russie au monde libre, et celle de l’Europe, en particulier, est, à ses yeux, d’avoir contribué, consciemment ou non, au projet américain qui visait en réalité non pas tant à la destruction du communisme qu’à l’affaiblissement de la Russie.
La guerre en Ukraine est en train de consommer définitivement une rupture civilisationnelle entre l’Occident et la Russie. Les sanctions ne porteront les effets escomptés par les Européens et les Américains, car les Russes en souffriront certes, mais bien moins que ce qu’ils ont connu sous Eltsine lorsque l’inflation atteignait les 2500%, rappelle Vladimir Fédorovski. En revanche, les Européens vont connaître de graves détériorations de leurs conditions de vie avec la flambée du prix des hydrocarbures, l’inflation du cours des matières premières en général, un nouveau choc pétrolier, une insécurité alimentaire à l’échelle de la planète : ils seront dans cette histoire « les dindons de la farce », dit-il. On n’avait encore jamais atteint de tels excès de langage, une telle hystérie, dans les relations avec la Russie : vouloir mettre à genou la Russie ! La traiter comme un paria ! Ne plus écouter Tchaïkovski, ne plus lire Tolstoï et Dostoïevski ! Tant pis pour l’Occident, les Russes continueront de lire leur littérature et de jouer ou écouter les œuvres des leurs compositeurs russes ou russo-ukrainiens. Non seulement dans leur grande majorité, ils continueront de soutenir Poutine, mais ils se tourneront vers l’Asie, construiront une alliance avec la Chine, tournant le dos à une Europe sous influence américaine qui les a rejetés, ostracisés, une Europe condamnée, qui s’islamise, qui déclinera.
La Chine ne souhaite-t-elle pas aussi l’affaiblissement de la Russie ? Serait-elle vraiment bénéficiaire du conflit en cours ? Pour le diplomate et écrivain, Vladimir Fédorovski c’est un effet de la propagande américaine que de croire que la Chine souhaite l’affaiblissement de la Russie, qu’elle prendra de plus en plus ses distances vis-à-vis de son partenaire russe, ou encore qu’il n’y aurait qu’un mariage de convenance entre les deux pays. Unis dans un front anti-occidental, les deux pays veulent ou peuvent incarner un autre versant de la mondialisation : avec l’Inde, avec le Brésil, avec des États d’Afrique. De même, c’est une vue de l’esprit que d’imaginer les oligarques se retourner contre Poutine ou que Poutine, c’est fini, car il s’est engagé dans la guerre de trop !
Vladimir Poutine, voilà un dirigeant qu’il a connu, et sur lequel il a beaucoup écrit. Parmi les différentes faces du leader russe, si on parle souvent de l’espion du KGB, on oublie celle de l’enfant meurtri qui a grandi dans les rues de Leningrad, ville alors tenue par la pègre dont il a intégré les règles : ne jamais pardonner à ceux qui les transgressent. On oublie aussi qu’il est un excellent judoka, sportif tacticien sachant se servir de la force de son adversaire pour le déstabiliser et le mettre à terre. Enfin, son ascension politique révèle le pragmatisme d’un homme politique blessé qui, choisi d’abord comme marionnette pour succéder à Eltsine, deviendra le marionnettiste, celui qui tire toutes les ficelles et auquel les oligarques feront allégeance. Enfin, l’homme a choisi l’ancrage historique dans lequel il veut inscrire son action, avec un droit d’inventaire, retenant Staline plutôt que Lénine, détestant Gorbatchev et Khroutchev pour leur faiblesse, renouant plus sûrement avec la figure fantasmée du Tsar dont la mission est de restaurer la grandeur perdue de la Russie impériale.
Est-il trop tard pour renouer le dialogue avec la Russie ? Non, estime Vladimir Fédorovski qui se réjouit de la détermination du président Macron dans sa volonté de travailler à la désescalade et qui, dans cette perspective, a appelé 18 fois le président Poutine. Pour quel résultat ? Un corridor humanitaire à Marioupol sous protection de la Croix-Rouge internationale sans cesse reporté, les civils fuyant par leurs propres moyens dès qu’une possibilité s’offre à eux ? C’est à Istanbul que les négociations s’engagent sous l’égide du président Erdoğan, avec quelques avancées apparemment puisque le président Zelinsky aurait accepté une neutralité de l’Ukraine sous réserve de véritables garanties internationales, la signature du mémorandum de Budapest en 1994 n’ayant pas protégé l’Ukraine d’une remise en cause de son intégrité territoriale par la Russie. Sous l’impulsion de Volodymyr Zelinsky, l’Europe n’est-elle pas en train de repenser son architecture de sécurité ? Vladimir Fédorovski veut arrêter la guerre, en tant que combattant de la paix, lui dont le père ukrainien est un héros de la Grande Guerre patriotique. Pour cela, il faut se placer dans une perspective de gagnant/gagnant, en prenant en compte l’équilibre des intérêts. Mais encore ? Quels intérêts ? Sont-ils fixés de toute éternité ? Par qui et sur quelles bases ? Négocier, n’est-ce pas participer à la définition et l’élaboration d’intérêts mutuels et respectifs des humains et des peuples habitant l’espace de paix durable à construire ?
Ana Sandrea, auteure, thérapeute, chaman, ou plus exactement curandera (guérisseuse) est vénézuélienne. Ana est arrivée en France à 27 ans et en 2012, elle a fondé le Sommet de la Conscience, un événement 100 % en ligne, qui nous propose de suivre les conférences de 40 expert.es pendant 10 jours, du 1er au 10 avril 2022, chacune restant accessible gratuitement pendant 48 heures. C’est la dixième édition et le thème du sommet cette année est l’ÉCLOSION… Il fait résonner le printemps quoiqu’il soit sous-titré par un « le Retour de l’espoir » qui induit bien que par ailleurs il s’en est allé !
Dans cet épisode vous (re)découvrirez RYOTA, artiste originaire du Japon arrivé en France en 2014 dans la zone du Havre et dont la passion du Hip Hop ne l’a plus quittée depuis ses 15 ans.
RYOTA vient nous présenter son dernier album écris intégralement en japonais avec des prods dont les fans de boom bap et funk seront ravis.
Une phrase pour définir le projet dont quelques titres seront interprétés en fin d’émission « du vrai hip-hop japonais ! »
Ce soir, Parole de métaleux tend son micro à Maxime, frontman et chanteur du groupe de brutal death metal Dawohl.
Le groupe va dépeindre, à travers ses paroles et illustrations, une dystopie amorale où les individus sont façonnés dans leur chair ainsi que dans leur esprit pour servir les objectifs d’une entité supérieure qu’ils ont créée : l’État.
Excursion dans le monde (très) brutal de Dawohl qui puise sa puissance et sa noirceur dans des formations historiques tels qu’Hate Eternal, Arkhon Infaustus, Mercyless ou encore Zyklon.
Cette semaine, on parle du morceau Shadrach des Beastie Boys sorti en 1989, quatrième et dernier volet d’un cycle en quatre temps consacré aux Beastie Boys.
Du punk, du rap, du pétage de câbles, du talent, de l’ego, de l’irrévérence et de l’introspection pour ce cycle consacré aux Beastie Boys, des influences du groupe à leurs retentissements dans la musique actuelle.
Les invité.es étaient Mame-Fatou Niang et Julien Suaudeau auteurs de l’ouvrage Universalisme publié aux éditions Anamosa.
Mame-Fatou Niang est maîtresse de conférence à Carnegie Mellon University en Pennsylvanie, elle s’intéresse aux questions urbaines, raciales et à l’universalisme en France.
Julien Suaudeau est cinéaste et écrivain. Il enseigne à Bryn Mawr College à côté de Philadelphie. Ses travaux porte sur le refoulement des questions coloniales dans les discours politique en France et dans l’histoire culturelle.
Tout deux nous invite à repenser l’Universalisme. Le concept étant brandit contre toutes celle et ceux qui questionnent l’héritage de l’esclavage et de la colonisation en France, il résonne comme un terme conservateur et excluant.
Comment se réapproprier ce mot et lui donner un souffle émancipateur ? En dessinant un humanisme à la mesure du monde qui intègre l’histoire mosaïque de la France sans occulter son impérialisme et les discriminations raciales enracinées de siècles en siècles.
From the publisher's feed
Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.