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Dans cet épisode vous découvrirez JAJA DE LA PUENTA, artiste complète au parcours riche autour de la culture hip-hop. D’abord danseuse, elle nous racontera ses différentes expériences depuis Gennevilliers où elle a grandit et a été influencée par la musique hip-hop, jusqu’à ses premiers spectacles et scènes de danse.
Aujourd’hui elle s’impose sur la scène Rap underground parisienne et explique comment elle s’est notamment retrouvée sélectionnée au tremplin Buzz Booster de Paris! Une expérience et un récit sincère à écouter sans modération.
Ce soir Dory reçoit Émilien, des éditions Les flammes noires.
Depuis plus de 30 ans, le management de projet est au cœur des activités des organisations. Autrefois l’apanage des ingénieurs, le management de projet se développe aussi dans les secteurs de produits et des services, des industries et du secteur public.
Gilles Garel, Professeur titulaire de la chaire de gestion de l’innovation du CNAM.
Le peuple de l’herbe (2005) Mission (feat. JC 001)
Les pratiques dites somatiques se trouvent ici et ailleurs, dans divers espaces et lieux d’ateliers. Accords aux corps est ici consacré à l’enseignement de Jean-Claude Athané, maître et sculpteur né en 1930 et décédé voilà déjà plus d’un an, en décembre 2020. L’approche de Jean-Claude a profondément touché nombre de ses élèves, comme Stéphane, Ulrike, Emmanuelle, Sylvie, Jérôme et moi-même en témoignons ici.
Dans les années 80, Jean-Claude est sollicité pour faire cours dans un atelier de dessin d’après modèle vivant. Très embarrassé de devoir enseigner donc corriger, il entre dans un questionnement et une quête qui ne vont plus cesser durant 40 ans. Son enseignement va se révéler être une voix créatrice ouvrant des voies propres à chacun de celleux qui le rencontrent, puisque d’abord pour lui-même. Jusqu’à la fin de sa vie, les séances vont se succéder d’une intensité extrême alors qu’il parvient à créer les conditions d’une recherche sans phare, renouant les liens et le dialogue des corps et de la perception, de ce qui prime et nous imprime.
Emmanuelle Ducrocq n’est pas que plasticienne, elle suit l’enseignement de Jean-Claude en dessin et en sculpture sur ces trois dernières décennies, et trouve à cet endroit, L’ESPACE, un dénominateur commun quand elle pose, elle joue, elle gratte, elle habite, elle éclot, elle dit, elle installe, elle transmet, elle écrit… elle relie.
Quant à moi, Corinne Leconte, j’ai aussi été élève de Jean-Claude Athané, que je ne me lasse pas de lire, me renforçant de sa voix qu’il est si agréable de laisser revenir à l’oreille des souvenirs. Je dessinais souvent et posais parfois dans les ateliers de Monsieur Athané… Et je ne me souvenais pas l’avoir fait en duo avec Emmanuelle !
Le dessin comme matière enseignante, découverte régénératrice au même titre qu’une gymnastique de la perception, de l’écriture, ici signe graphique (dessiner à vue) ou gestuelle (modeler ou sculpter d’après modèle) peut me permettre de te connaître.
Le BEAU n’est pas ‹ D’ABORD › dans le SUJET, mais bien dans l’écriture, dans la marque propre de l’artiste, dans le souffle qu’il insuffle.
« Je dédie ce livre à tous mes élèves chacun d’eux me l’a patiemment dicté ». Nous lisons ici des extraits de Corps et graphie (2012) et de Réflexions en vrac et au fil de l’eau (1992). Nous entendons la voix de Jean-Claude car son enseignement était essentiellement oral, et nous remercions Claire Comte pour cette contribution, grâce à deux archives qu’elle nous a transmises, enregistrées en début de séance alors que le maître donne ses consignes; et nous écoutons des musiques, clin d’œil aux atmosphères de ses stages et ateliers, ou exprimant nos souvenirs d’élèves et/ou de modèles réunis ici pour les évoquer.
Que ces trois émissions nous donnent à nous toustes auditeurices, envie de prendre le crayon, de dessiner, de modeler, de sculpter aussi, mais plus largement encore le désir d’ouvrir une porte car en fin de compte c’est ce que cherchait Jean-Claude comme il l’écrit lui-même, « Je souhaiterais en dessin parvenir à ouvrir en chacun la porte de son rêve… » — « Le regard est un vertige… et c’est là que tu vas commencer à dessiner… »
Sitographie
Metin Arditi, écrivain francophone d’origine turque, auteur d’essais et de romans, parmi lesquels Le Turquetto (Actes Sud, 2011, prix Jean Giono) et L’enfant qui mesurait le monde (Grasset, 2016, prix Méditerranée), publie le Dictionnaire amoureux d’Istanbul aux éditions Plon-Grasset.
L’écrivain Metin Arditi a pris l’habitude de déclarer sa flamme sous forme de dictionnaire. Avec la publication du Dictionnaire amoureux d’Istanbul, il signe en effet son troisième de la série, après Dictionnaire amoureux de la Suisse et Dictionnaire amoureux de l’esprit français. Il considère du reste que ces trois volumes forment une trilogie, se complètent harmonieusement et contribuent à saisir sur le vif et dans le détail sa manière d’être au monde. Avec amour. Et bonheur. Un fil rouge relie entre eux Istanbul, l’esprit français et la Suisse. Il naît à Istanbul, vit en Suisse et écrit en français.
J’ai passé à Istanbul une petite enfance tendre et douce, comme seule, sans doute, une ville aussi riche et cosmopolite pouvait me l’offrir ». Une ville éblouissante, à ses yeux d’enfant, déjà, et qui continue de le bouleverser à chacun de ses retours. « Il fallait cligner des paupières plusieurs fois pour se retrouver au milieu de multitudes de toutes sortes, les gens que l’on croisait dans la rue – Turcs, évidemment, mais aussi Grecs, juifs sépharades, juifs ashkénazes, Arméniens, Russes, Levantins -, les langues que l’on y entendait – grec, judéo-espagnol, allemand, arménien, russe, français, italien et naturellement le turc, si différent à l’oreille selon qu’il est parlé par un homme ou une femme, guttural et imposant dans le premier cas, délicat et chantant dans le second […].
La ville cosmopolite aux racines plurielles s’est construite par strates et par intégration. Byzance, Constantinople et Istanbul. Mais, comment en parler ? C’est par le biais du discours amoureux que Metin Arditi part à la conquête de la ville qui fut par trois fois capitale d’empire, et demeure sa ville natale. Sur les traces de deux mille ans d’histoire comme sur celles de sa famille descendant des juifs chassés d’Espagne au XVème siècle et qui trouvèrent refuge dans l’Empire ottoman. De l’antiquité païenne au christianisme grec puis latin, puis de nouveau grec, jusqu’à l’islam. Du sac de Byzance à la prise de Constantinople. Il souligne le pragmatisme de l’Empire ottoman à son apogée, avant son lent déclin. L’avènement de la République. A la géographie exceptionnelle d’une ville située en Europe et en Asie, position stratégique et militaire du détroit, il mêle une géographie du cœur nous faisant cheminer du quartier de Makça où il est né, jusqu’aux 7 collines, en longeant le Bosphore, la rive gauche et la rive droite de la Corne d’Or, la mer Noire, la mer de Marmara, les îles des Princes. Sans oublier le quartier de Pera, devenu Beyoğlu dès 1925, ni la rue des Fabricants d’encre ! Pourquoi Sainte-Sophie fascine ? Qui est l’architecte Sinan ? Pluralité des musiques, des parfums, des saveurs stambouliotes, raffinement de sa cuisine, palette chromatique aux couleurs éclatantes et nuances de gris feutré, tout attire le flâneur à la recherche du hüzün, cette forme de mélancolie qui pourrait bien être à Istanbul ce que la madeleine est à Proust. Qui habite qui ? A Istanbul, Metin Arditi est dans son élément, chez lui, dans sa demeure, dans son œuvre et son univers romanesque.
Pas d’amour sans chagrin, dit aussi Metin Arditi. Le pogrom de septembre 1955. Le Varlık Vergisi. On n’esquivera pas certains des sujets qui fâchent et que l’on retrouvera sous formes d’entrées ou bien dispersés çà et là, au gré des pages, dans le dédale des rues et ruelles d’Istanbul et le labyrinthe de nos vies.
Vous pouvez retrouvez toutes les références citées pendant l’émission (vous trouverez également sur cette page les podcasts par sujet traité ainsi qu’une transcription lorsqu’elle sera disponible).
Vous pouvez nous rejoindre sur le salon de discussion de l’émission (salon #libreavous, mais nous n’y sommes pas forcément tout le temps) pour participer à notre discussion en direct, nous contacter ou nous laisser un commentaire.
Les podcasts et les photos, sauf indication contraires, sont diffusés selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure et licence GNU FDL version 1.3 ou ultérieure. Les musiques sont diffusées sous leur propre licence, voir la page consacrée à chaque émission pour les licences précises.
La sociologue Julie Ancian, qui publie « Les violences inaudibles », ed. Seuil.
Il s’agit d’une enquête fouillée sur les « néonaticides », c’est-à-dire les femmes qui tuent l’être duquel elles viennent d’accoucher. L’auteure a rencontré, en prison, plusieurs femmes ayant commis cet acte et les a interrogées sur leurs parcours. Elle pointe le rôle déterminant de la précarité et des violences subies par les femmes qui ont commis ces crimes. Un aspect souvent éludé par la justice et l’opinion publique qui, empreintes de préjugés de classe et profondément patriarcales, essentialisent ou diabolisent ces femmes et refusent de considérer qu’elles ont commis cet acte dans une tentative ultime de maitriser leur fécondité.
Le réalisateur Emmanuel Gras, présente son film « Un peuple » (sortie nationale le 23 février)
Ce documentaire retrace la vie d’un groupe de Gilets jaunes de Chartres que le réalisateur a suivi à la fois sur les ronds-points qu’ils occupaient, lors de différentes actions et aussi lors de manifestations parisiennes entre fin 2018 et le printemps 2019. Il donne la parole à ces femmes et ces hommes aux parcours difficiles, voire chaotiques, souvent abîmés physiquement, qui retrouvent une raison d’agir, pour certains de vivre, et qui ont le sentiment, pour la première fois de leur existence, d’avoir un rôle à jouer dans ce monde. Révoltés contre ce qu’ils voyaient comme une confiscation de leur pouvoir, du pouvoir du peuple, par leurs représentants officiels, ils découvrent qu’ils ont une voix à faire entendre et s’engagent à corps perdu dans la lutte collective.
Alors que les précédentes émissions se focalisaient sur l’idéologie favorisant l’aveuglement sur le sens et l’originalité de la révolution burkinabe entre 1983 et 1987, il est nécessaire de s’appesantir sur les réalisations concrètes de cette révolution.
Comment penser l’impérialisme économique et les milliards de tonnes de difficultés qui attendaient les révolutionnaires ? En 1984 sévissait une famine !
Une fois encore, il est important de commencer par détruire l’évidence – ah oui on sait tous qu’il a voulu faire cela – afin d’imprimer dans la tête de l’auditeur qu’à aucun moment la françafrique n’a rendu possible la prise en compte de ce nouvel édifice débutant par la misère et la faim.
On tentera (1) de poser quelques jalons sur les principaux obstacles “économiques” dont devait s’affranchir ce pays parmi les plus pauvres de la planète.
L’impérialisme économique (2) se focalisera sur la machine impérialiste centrée sur l’exploitation du coton.
L’impérialisme économique (3) insistera alors sur les projets et les réformes qui ont jalonné ces quatre années de répit dans la dictature actuelle du capitalisme impérial.
L’essentiel étant non seulement de supprimer la faim, quand ce n’est pas la famine, et surtout de favoriser un recentrement sur une économie vivrière, une économie locale, une économie autorisant l’indépendance et la justice sociale.
Dans ce dixième épisode de Villes, Vivants, on enfile nos cuissardes de pêcheurs, direction les cours d’eau.
Largement simplifiés et artificialisés depuis le XIXème siècle, les cours d’eau et les milieux aquatiques sont aujourd’hui investis par des politiques et des aménagements de restauration. Mais que veut dire exactement restaurer un cours d’eau ? Nicolas Debiais nous explique comment depuis une trentaine d’années, le bureau d’études en génie écologique Biotec s’emploie à restaurer les cours d’eau.
Nicolas Debiais, co-gérant du bureau d’études techniques en génie écologique Biotec, spécialisé dans les domaines de la restauration, l’aménagement et la gestion des milieux aquatiques.
Thomé de Gamond, Aimé, 1871, Mémoire sur le régime général des eaux courantes. Plan d’ensemble pour la transformation de l’appareil hydraulique de la France, Paris, Dunod, PP. 11-12.
Dans le studio Suisse de Nightshade, découvrez un groupe teinté de death/industrial metal. Voyage métallique avec deux passionnés qui dévoilent une musique puissante et complexe.
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.