Club 44 | notre monde en tête-à-têtes

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Club 44 | notre monde en tête-à-têtes episodes

  • Parler du suicide avec les jeunes | Stéphane Saillant et Raphaël Thélin
    Le suicide demeure la première cause de mortalité chez les jeunes de 15 à 29 ans en Suisse. Malgré cette situation alarmante, le suicide reste un sujet tabou, autour duquel circulent de nombreuses idées reçues qui peuvent interférer avec la prévention. Celle-ci est pourtant réalisable, et efficace. Grâce à l’accompagnement psychiatrique des personnes concernées, mais aussi au travers de la sensibilisation du public, des familles ou des encadrant.e.s, il est possible de briser l’isolement et le désarroi des personnes en souffrance ou de leurs proches. Tel est l’objectif de cette conférence.
    Après l’obtention de son titre de médecin à l’Université de Genève en 2002, Stéphane Saillant a d’abord effectué deux ans et demi de formation en médecine interne générale avant de débuter sa formation post-graduée en psychiatrie et psychothérapie à Genève. Ayant occupé successivement des postes de médecin assistant puis de chef de clinique, il a notamment travaillé aux urgences psychiatriques du département de psychiatrie des Hôpitaux Universitaires de Genève, puis a exercé principalement au sein du service de psychiatrie de liaison, ayant un grand intérêt dans l’interface entre médecine physique et médecine psychique. Après avoir obtenu son titre FMH de spécialiste en psychiatrie et psychothérapie en 2010, Stéphane Saillant se spécialise dans le domaine de la psychiatrie de liaison. Engagé comme médecin responsable des urgences psychiatriques et de la psychiatrie de liaison depuis la fin de l’année 2012 au Centre Neuchâtelois de Psychiatrie (CNP ), Stéphane Saillant se concentre principalement dans ces deux domaines et plus particulièrement dans celui de la prévention du suicide, domaine dans lequel il est actif au sein du Groupe Romand de Prévention du Suicide (GRPS).
    Raphaël Thélin est le coordinateur de l’Association STOP SUICIDE. Créée à Genève en 2000, son objectif est de parler et faire parler du suicide dans un but de prévention. Elle conduit des campagnes de sensibilisation, réalise des ateliers avec les jeunes en milieu scolaire et extrascolaire. STOP SUICIDE conseille également les professionnel.le.s de l’éducation et des médias qui font face à cette thématique.
    En partenariat avec le Rotary Club des Montagnes neuchâteloises et en collaboration avec STOP SUICIDE.
    https://stopsuicide.ch/
    En collaboration avec la librairie La Méridienne.
    Conférence enregistrée au Club 44 le 20 septembre 2018
    1 hr 53 min
  • Monstres 2.0 | Pauline Escande-Gauquié et Bertrand Naivin
    À leurs débuts, les réseaux sociaux nous offraient de concrétiser un vieux rêve : au sein de ces espaces numériques, le partage et l’échange devaient fournir les armes d’un nouvel eldorado démocratique. Mais force est de constater que sur Twitter, Facebook ou Instagram, des contenus violents circulent désormais sans fin ; les internautes s’insultent ; les fake news fleurissent, comme autant de monstres 2.0 qui nous interrogent sur les dérives de notre époque. Pour rester dans la course, il faut à tout prix « twitter », « liker », « partager ». Voilà révélé l’autre visage des réseaux sociaux : un espace du tag et du tacle, du cash et du clash, du clic et du choc, qui semble ne connaître aucun obstacle, aucune loi. Si le monstre, traditionnellement, permet en négatif de penser les normes d’une époque, qui sont ces nouveaux monstres qui émergent sur la toile ? Pourquoi nous attirent-ils et à quelles limites nous confrontent-ils ? Une autre utilisation des réseaux, plus humaniste et responsable, est-elle possible ? C’est à ces questions brûlantes que répondent deux spécialistes des médias. Si le constat qu’ils dressent est sans appel, ils nous permettent pourtant d’envisager un autre avenir 2.0.
    Pauline Escande-Gauquié est sémiologue, maître de conférences à Paris-Sorbonne-CELSA. Elle a notamment publié Tous selfie ! Pourquoi tous accros ? (François Bourin, 2015). Elle publie avec Bertrand Naivin Monstres 2.0. L’autre visage des réseaux sociaux (François Bourin, 2018).
    Bertrand Naivin est théoricien de l’art et des médias, chercheur associé au laboratoire AIAC (Arts des Images et Art Contemporain). Il enseigne à l’Université Paris 8. Il a récemment publié Selfie, un nouveau regard photographique (L’Harmattan, 2016). Il publie avec Pauline Escande-Gauquié Monstres 2.0. L’autre visage des réseaux sociaux (François Bourin, 2018).
    En collaboration avec Payot Libraire.
    Enregistré le 13 septembre 2018 au Club 44.
    1 hr 57 min
  • Une brève histoire de l'alpinisme | Benoît Aymon
    Les sports, dans leur très grande majorité, suivent des règles immuables: le football, le tennis, l’athlétisme, le golf, ronronnent dans le même moule depuis qu’ils existent. On se contente d’améliorer les performances. Rien à voir avec l’histoire de l’alpinisme qui n’est faite que de transgressions, de révolutions iconoclastes. Car les alpinistes sont des rebelles ! Ils sont allergiques aux règlements et contrairement à ce que pourrait laisser croire le mythe de la cordée - transcendant une virile amitié entre deux hommes qui partent à l’assaut des sommets - les alpinistes ont souvent fait preuve d’un égoïsme forcené pour assouvir leur ambition. Folle ambition des hommes pour aller plus haut et plus vite que les autres… Et les femmes dans ce monde de brutes ?
    Historien de formation, Benoît Aymon a fait toute sa carrière de journaliste à la Radio Télévision Suisse. Valaisan d’origine, il connaît la montagne de l’intérieur. Il est le co-créateur de « Passe-Moi les Jumelles », une émission phare de la RTS qu’il produit depuis… 25 ans ! Avec son complice Pierre-Antoine Hiroz, il a également réalisé de nombreuses séries documentaires sur la montagne, notamment sur la Haute Route, les Secours en Montagne, la Formation des Guides, le Tour du Cervin et la Grande Traversée des Alpes. Il vient d’être nommé directeur artistique du Festival international du film alpin des Diablerets qui fêtera l’année prochaine son 50ème anniversaire.
    En collaboration avec Payot Libraire.
    Conférence enregistrée le 6 septembre 2018 au Club 44.
    1 hr 45 min
  • L'avenir de la vie sur Terre | Hubert Reeves
    Près de l’étang de Malicorne, face au grand saule pleureur qui se reflète dans l’eau calme, se trouve un banc de bois : « Le banc du temps qui passe ». Je m’y assois pour tenter de sentir ce mince filet du temps qui nous porte tout au long de notre existence. Après un long moment de silence, me viennent à l’esprit des pensées qui prolongent ma constante interrogation sur le monde. Méditer sur ce monde qui m’émerveille, me fascine et m’inquiète à la fois, c’est aussi chercher à me rassurer. Cette conférence est destinée à tous ceux qui se posent des questions sur le grand mystère de la réalité dans laquelle nous sommes projetés pour un temps. Je veux partager mes réflexions sur des thèmes qui me tiennent à cœur. Je cherche à exprimer ce qui se dégage de mes expériences de vie et de mon métier d’astrophysicien, pour livrer à ceux qui me font l’honneur de s’y intéresser mes convictions intimes, celles qui jouent pour chacun un rôle majeur quand nous avons à juger d’une situation ou à prendre une décision concrète. Mais rien dans ces réflexions n’est définitif. Tout y est provisoire et à remettre à jour – indéfiniment. Hubert Reeves
    Hubert Reeves est astrophysicien ; il a enseigné la cosmologie à Montréal et à Paris. Il a publié au Seuil de nombreux ouvrages dont Le Banc du temps qui passe. Méditations cosmiques (2017), L’Univers expliqué à mes petits-enfants (2011), Chroniques des atomes et des galaxies (2007), Poussières d’étoiles (1984), Patience dans l'azur (1981), qui ont rencontré la faveur d’un très large public, tout comme la BD Hubert Reeves explique … la biodiversité. En mars 2015, il est devenu président d’honneur de l’association Humanité et Biodiversité qu’il présidait depuis 2001.
    Conférence organisée en partenariat avec UBS et l’AIP (Association industrielle et patronale) et en collaboration avec Payot Libraire. Enregistrée au Club 44 le 20 juin 2018.
    1 hr 45 min
  • La Science face à la production des ignorances | Richard-Emmanuel Eastes
    Si l’épistémologie étudie la production des connaissances, l’agnotologie s’intéresse à la production des ignorances. Partant de cette idée, la conférence de Richard-Emmanuel Eastes proposera quelques réflexions sur la connaissance, la science et la vérité en explorant systématiquement leurs contraires, interrogeant notamment leurs articulations et influences réciproques. L’ignorance est-elle l’exact contraire de la connaissance ? La science produit-elle des vérités et, réciproquement, la vérité ne peut-elle être établie que scientifiquement ? Autant de questions qui nous conduiront progressivement à interroger la place de la science dans le monde actuel et les raisons qui nous poussent à rechercher des réponses existentielles dans les parasciences, ésotérismes, créationnismes et autres conspirationismes.
    Agrégé de chimie, docteur en sciences de l’éducation et en philosophie, Richard-Emmanuel Eastes est chercheur associé au Muséum d’Histoire Naturelle de Neuchâtel, conseiller académique de la société Creaholic (Bienne), conférencier, formateur, chroniqueur, essayiste et consultant en communication publique de la science et en ingénierie cognitive auprès de la société SEGALLIS (Porrentruy). Il dirige également le centre de soutien à l’enseignement (SADAP) de la HES-SO.
    http://www.richard-emmanuel.eastes.eu
    Cette conférence a été enregistrée au Club 44 le 12 juin 2018.
    1 hr 46 min
  • Les miels contaminés | Alex Aebi
    Trois quarts des miels produits à travers le monde contiennent des néonicotinoïdes, une famille de pesticides connue pour son rôle dans le déclin des abeilles. C’est le constat d’une étude publiée par la prestigieuse revue Science par un groupe interdisciplinaire de l’Université de Neuchâtel (UniNE) et du Jardin Botanique de la Ville de Neuchâtel. Tandis que les concentrations en néonicotinoïdes restent en-dessous des normes maximales autorisées pour la consommation humaine, ces niveaux se révèlent alarmants pour les abeilles. Leurs recherches ont eu un énorme écho médiatique. En mobilisant les outils des sciences humaines, ils ont décrit les jeux d’acteurs entre scientifiques, journalistes, ONG environnementales, apiculteurs et politiciens pouvant mener à des prises de décisions politiques concernant l’interdiction de ces pesticides.
    Alex Aebi est Maître d’Enseignement et de Recherche en agroécologie à l’Université de Neuchâtel. Après une thèse de doctorat en entomologie, il s'est tourné vers une recherche plus appliquée en dirigeant un groupe travaillant sur la lutte biologique et les insectes invasifs à l'Agroscope. Il y a 6 ans, il a pris ses fonctions à l'Université de Neuchâtel où il est responsable d'un bachelor en biologie ethnologie. Il s'est formé en sciences sociales en menant des projets de recherche, au côté de professeurs de l'Institut d'ethnologie. Il utilise actuellement des outils de la biologie et des sciences sociales pour cerner et, pourquoi pas, pour appréhender des problématiques environnementales actuelles.
    En collaboration avec les Instituts de biologie et d'ethnologie de l'Université de Neuchâtel.
    1 hr 49 min
  • 1968 - De grands soirs en petits matins | Ludivine Bantigny
    À partir d’un travail dans les archives de toute la France, pour beaucoup inédites, Ludivine Bantigny restitue dans son livre 1968 - De grands soirs en petits matins l’énergie des luttes, des débats, des émotions et des espoirs portés par les acteurs de 68 : toutes celles et tous ceux – ouvriers, étudiants, militants, mais aussi danseurs, médecins, paysans, artisans, poètes d’un jour, et les femmes à parts égales avec les hommes – qui ont participé au mouvement. Elle s’intéresse aussi à "l’autre côté" : la police, le pouvoir et les oppositions à la contestation. Son livre s’attache au vif des événements, à la diversité de leurs protagonistes plus qu’aux seuls porte-parole désignés, à leurs pratiques plus qu’à la rhétorique dont on les a ensuite enveloppés, à la grève qui met le temps en suspens. "Les événements" : si la formule est restée vague faute de pouvoir à coup sûr qualifier ce qui s’était passé, du moins a-t-elle le mérite de revenir précisément aux faits, aux projets, à l’inventivité, à tout ce qui a été imaginé, de grand et de petit, pour réellement "changer la vie".
    Ludivine Bantigny est historienne, maîtresse de conférences à l’Université de Rouen Normandie. Ses recherches portent sur les engagements politiques et la conscience historique au XXe siècle. Elle a notamment publié La France à l’heure du monde. De 1981 à nos jours (Seuil, 2013 ; "Points Histoire", 2018) et 1968 - De grands soirs en petits matins (Seuil, 2018).
    Conférence enregistrée au Club 44 le 5 juin 2018
    1 hr 53 min
  • La Balade des Perdus | Thomas Sandoz et Jean Kaempfer
    On rit beaucoup tout au long de La balade des perdus, roman qui met en scène le voyage rocambolesque de quatre handicapés et de leur éducatrice bougonne. On rit, mais quelque chose de plus grave se fait jour simultanément. Car l’intrigue épingle sous son apparente légèreté des enjeux centraux de notre société, en particulier l'obsession de la performance. Il sera question de ce nouveau titre et des précédents, mais également de la place de l’écrivain dans le monde contemporain.
    Écrivain, épistémologue, docteur en psychologie, Thomas Sandoz, né en 1967, a notamment publié de la prose - aux éditions Grasset La balade des perdus (2018), Croix de bois, croix de fer (2016), Malenfance (2014), Les temps ébréchés (2013), Même en terre (2012) - et chez d’autres éditeurs La Fanée (G d’Encre, 2008), Gerb (L’Âge d’Homme, 2000), 99 minimes (L’Âge d’Homme, 1997). Il est également l’auteur d’essais dont Histoires parallèles de la médecine (Le Seuil, 2005), et de monographies dont notamment Allain Leprest - Je viens vous voir (Christian Pirot, 2003) et Derrick - L'ordre des choses (L’Hèbe, 1999). Parallèlement à ses projets personnels, il anime des ateliers d'écriture (en particulier Roman d'école) et travaille sur mandat comme médiateur culturel. Il a reçu plusieurs distinctions, dont le Prix Schiller 2011.
    La rencontre sera animée par Jean Kaempfer, professeur honoraire de littérature à l’Université de Lausanne.
    En collaboration avec Payot Libraire.
    1 hr 42 min
  • L'éthique ou la science du vivre juste | Jacques Dubochet
    La technologie, fille de la connaissance scientifique, est globalement le principal déterminant de nos vies. Pensons à la communication mondiale, l'informatique, la médecine, en attendant la biotechnologie et l'intelligence artificielle. Malheureusement, si nous sommes bons à créer la connaissance, nous ne le sommes guère à l'utiliser "pour le bien commun de l'humanité" comme le demandait Alfred Nobel. Nous allons préciser le diagnostic et, ensemble, nous allons tenter de trouver comment faire mieux.
    Né en 1941, Jacques Dubochet a effectué ses premières expériences scientifiques en Valais et à Lausanne. Après avoir obtenu son diplôme à l’EPFL en 1967, il obtient son certificat de biologie moléculaire à l’Université de Genève et devient biophysicien. Il commence alors à étudier la microscopie électronique de l’ADN, ce qui restera son champ d’étude principal. En 1973, il achève sa thèse en biophysique à Genève, puis à Bâle avec Eduard Kellenberger qui lui enseigne non seulement la biophysique, mais aussi la responsabilité éthique et une amitié durable. Les années 1970 à 1976 lui permettent d’introduire l’eau dans la microscopie électronique et il découvre la vitrification par l’eau et le développement de la cryo-microscopie électronique. Il en développe les bases avec ses collaborateurs Alasdair McDowall et Marc Adrian. A partir de 1987, il est nommé professeur à l’Université de Lausanne, au département d’analyse ultrastructurale. Outre ses activités de recherche, il contribue à développer le curriculum biologie et société, dont le but est de faire de chaque étudiant un aussi bon citoyen que biologiste. Le 4 octobre 2017, il reçoit avec l'Américain Joachim Frank et le Britannique Richard Henderson, le prix Nobel de chimie pour leurs travaux en cryo-microscopie électronique.
    1 hr 48 min
  • L'éthique ou la science du vivre juste | Jacques Dubochet
    La technologie, fille de la connaissance scientifique, est globalement le principal déterminant de nos vies. Pensons à la communication mondiale, l'informatique, la médecine, en attendant la biotechnologie et l'intelligence artificielle. Malheureusement, si nous sommes bons à créer la connaissance, nous ne le sommes guère à l'utiliser "pour le bien commun de l'humanité" comme le demandait Alfred Nobel. Nous allons préciser le diagnostic et, ensemble, nous allons tenter de trouver comment faire mieux.
    Né en 1941, Jacques Dubochet a effectué ses premières expériences scientifiques en Valais et à Lausanne. Après avoir obtenu son diplôme à l’EPFL en 1967, il obtient son certificat de biologie moléculaire à l’Université de Genève et devient biophysicien. Il commence alors à étudier la microscopie électronique de l’ADN, ce qui restera son champ d’étude principal. En 1973, il achève sa thèse en biophysique à Genève, puis à Bâle avec Eduard Kellenberger qui lui enseigne non seulement la biophysique, mais aussi la responsabilité éthique et une amitié durable. Les années 1970 à 1976 lui permettent d’introduire l’eau dans la microscopie électronique et il découvre la vitrification par l’eau et le développement de la cryo-microscopie électronique. Il en développe les bases avec ses collaborateurs Alasdair McDowall et Marc Adrian. A partir de 1987, il est nommé professeur à l’Université de Lausanne, au département d’analyse ultrastructurale. Outre ses activités de recherche, il contribue à développer le curriculum biologie et société, dont le but est de faire de chaque étudiant un aussi bon citoyen que biologiste. Le 4 octobre 2017, il reçoit avec l'Américain Joachim Frank et le Britannique Richard Henderson, le prix Nobel de chimie pour leurs travaux en cryo-microscopie électronique.
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