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By Nature sans frontières – Fréquence TerreScienceNature
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  • L’homme irrespectueux de l’Environnement et la rose sauvage

    En voyant l’état désastreux de notre environnement, je me suis dit qu’Albert Camus était un fameux visionnaire quand, en 1947, il y a donc juste soixante-dix ans, dans son « Carnet V », il écrivait déjà :

    « À mesure que les œuvres humaines ont fini par recouvrir peu à peu les immenses espaces où le monde sommeillait, à tel point que l’idée même de la nature vierge participe aujourd’hui au mythe de l’Éden, peuplant les déserts, lotissant les plages, et raturant jusqu’au ciel à grands traits d’avions, ne laissant plus intactes que ces régions où justement l’homme ne peut vivre (…)

    On peut envisager le jour où la silencieuse création naturelle sera tout entière remplacée par la création humaine, hideuse et fulgurante (…), bruissante d’usines et de trains, définitive enfin et triomphante dans la course de l’histoire, ayant achevé sa tâche sur cette terre qui était peut-être de démontrer que tout ce qu’elle pouvait faire de grandiose et d’ahurissant pendant des milliers d’années ne valait pas le parfum fugitif de la rose sauvage, la vallée d’oliviers, le chien favori. »

    2 min
  • Pourquoi Charles Baudelaire détestait les Belges !

    Jusqu’au 11 mars 2018, se tient une étonnante et époustouflante exposition à la Maison du Roi, musée situé sur la Grand Place de Bruxelles et consacrée à l’illustre Charles Baudelaire (1821-1867) sous le titre « Pauvre Belgique ! »

    Ayant séjourné de 1864 à 1866 dans la capitale belge, l’auteur des « Fleurs du Mal » a écrit un virulent pamphlet à son sujet, dont quelques extraits guident le visiteur à travers peintures, photographies et témoignages de Bruxelles des années 1860 :

    La Senne.

    « Tous les Belges, sans exception, ont le crâne vide. Dois-je remercier Dieu de m’avoir fait Français et non Belge ? Peuple siffleur, signe de crétinisme. Bruxelles est un trou, une grotesque capitale. La capitale des singes. Allez en Belgique et vous deviendrez moins sévères pour votre pays. Ce peuple ne se bat pas pour des idées, il ne les aime pas. L’aspect de la femelle belge repousse toute idée de plaisir. »  (La totalité des citations de ce reportage au musée est reprise dans le podcast ci-dessous).

    Mais, pourquoi, donc, Baudelaire détestait-il autant Bruxelles et les Belges ? Parce que, explique-t-on au musée, Baudelaire était dans une période d’amertume, de maladie et de dénuement. De plus, il était habité par un esprit de vengeance envers les Belges qui ne reconnaissaient pas son talent, par ses ressources misérables et par les maux qui le tourmentaient.

    La Maison du Roi, l’un des plus beaux musées de la capitale de l’Europe.

    Ironie ou leçon de l’Histoire, cent cinquante ans après sa mort, il est mis à l’honneur dans l’un des plus beaux musées de la capitale de l’Europe !

    6 min
  • Exclusif : Poignant et courageux témoignage d’une jeune Tibétaine

    Au 8e Festival culturel du Tibet organisé dans la capitale de l’Europe au profit de projets éducatifs dans cette partie de l’Himalaya,  une jeune exilée tibétaine de 20 ans accepta de parler au micro de « Fréquence Terre ». Ayant quitté sa terre natale à l’âge de 8 ans, elle transita par l’Inde avant d’aboutir en Europe pour y suivre des études. Déjà dépouillée de sa culture et de sa personnalité, elle y est admise comme une… Chinoise ! Si ce courageux témoignage est le reflet d’un drame humain, il démontre à suffisance que la lutte citoyenne pour un « Tibet libre » n’est pas une simple vue de l’esprit et qu’il serait grand temps que les décideurs et politiques occidentaux agissent pour éviter que soit radiée de l’humanité la culture tibétaine, sans parler, bien sûr, de s’opposer à la répression qui s’abat depuis des décennies sur six millions d’habitants.

    Voici quelques extraits de ce témoignage, la totalité de l’interview se trouvant sur le podcast ci-dessous :

    « À l’âge de 8 ans, certes, je voyais la cohabitation entre les Chinois et les Tibétains, après, j’ai su qu’il y avait l’oppression. Si on possédait une photo du Dalaï-Lama, on risquait jusqu’à quinze ans de prison. C’est en Inde, que j’ai appris que nous ne pouvions pas avoir une liberté d’expression et une culture à nous. »

     « J’ai dû m’adapter. Au Tibet, il y avait l’Himalaya et la neige et, tout d’un coup, 34 à 40 degrés en Inde… Je n’avais plus mon pays natal, je n’étais plus reconnue… »

     « Je suis étudiante en 1ère année d’ergothérapie à la Haute École de Bruxelles et je parle encore une autre lange… C’était soit le français soit le néerlandais, et puis je suis seule… Ma maman et ma petite soeur, avec qui j’avais quitté le Tibet, sont restées en Inde. Ma mère voulait que je fasse des études pour un meilleur avenir. »

    « Comme j’avais 15 ans en arrivant en Europe, j’ai été accueillie dans un centre pour mineurs. C’était dur, car il y avait plein de gens différents, alors qu’en Inde, j’étais avec des Tibétains. Et puis, il y avait le changement d’environnement. »

    « À l’âge de 15 ans, j’avais déjà vécu au Tibet, en Inde et en Belgique ! »

    « Au centre d’accueil, je me suis fait une amie, une Rwandaise. Elle est restée ma meilleure amie. J’ai aussi un cousin en Belgique, cela m’a un peu aidée… »

    « Quand je contacte ma famille au Tibet, mes grands-parents, mes tantes…, je n’évoque pas le Dalaï-Lama ou tout ce qui est politique, pour ne pas les mettre en difficulté ou être interdite de retour dans mon pays, car les Chinois surveillent tout ! »

    « J’ai accepté de vous témoigner, car cela me fait de la peine de ne pouvoir dire qui je suis réellement dans la vie courante. À côté de mon lieu de naissance, il est indiqué « Chine » au lieu de « Tibet »… »

    « On enlève quelque chose de moi quand on dit que je suis née en Chine, que je suis Chinoise… »

    « J’ai beaucoup d’espoir de retourner au Tibet, mais il faut être réaliste : la Chine est puissante et les autres pays ne vont pas se pencher sur le Tibet et cela ne va pas arriver de si tôt… »

     

     

     

    10 min
  • Comment vivre 100 ans

    Non, le titre de cette chronique « Comment vivre 100 ans » n’est pas une blague de potache ou une affirmation d’un quelconque gourou scotché à une groupe pharmaceutique vantant « le » produit qui rend centenaire… à coups de centaines d’euros la boîte de dix pilules !

    Il s’agit de la très sérieuse « Méthode japonaise pour vivre 100 ans », une enquête sociologique menée par Junko Takahashi, journaliste dans des médias japonais, à la BCC, à CNN, à la RAI, à Discovery Channel…, dont le livre vient de paraître à la non moins sérieuse maison d’édition française, Albin Michel.

    Une importante enquête effectuée auprès de « super seniors » japonais au sujet de leurs habitudes alimentaires, du nombre d’heures de sommeil nocturne, de leurs croyances, convictions profondes, de leur vie professionnelle et activités actuelles, de leurs projets, préférences, amours et de ce qu’ils détestent le plus…

    L’auteure a interrogé des centaines de personnes et elle a établi des comparaisons avec un recordman de natation centenaire, un athlète de 104 ans, une sorte de Bolt du sprint, un photographe, âgé de dix décennies et qui est considéré comme « le centenaire le plus occupé au Japon », une dame de 104 ans qui, dès potron-minet, s’en va promener par monts et par vaux, une nageuse de 102 ans, détentrice de 25 records nationaux et 28 internationaux, la reporter de télévision la plus âgée du monde, elle a 111 ans et reste pleine de tempérament, même devant son Premier ministre, un fervent adepte des poids et haltères à 102 ans…

    Le tout en 300 pages de témoignages et d’avis autorisés (gérontologue, personnel de centres pour personnes âgées…) rehaussées de photos de centenaires élégants, optimistes en l’avenir, heureux de vivre.

    Outre tout cela, l’ouvrage offre les clés de cette longévité et des conseils empreints d’un humour et d’une sagesse communicatifs. Du bon sens, quoi !

    Il y a aussi une sorte de poème ou d’hymne, que l’on retrouve sur divers objets usuels et même dans de nombreux temples bouddhistes :

    « Si la mort vient te chercher à tes 60 ans, dis-lui que tu n’est pas là.

    Si la mort vient te chercher à tes 70 ans, dis-lui qu’il est encore un peu tôt pour partir avec elle.

    Si la mort vient te chercher à tes 77 ans, dis-lui qu’elle reste tranquille, que la vieillesse vient juste de commencer.

    Si la mort vient te chercher à tes 80 ans, dis-lui que tu te sens encore très utile.

    Si la mort vient te chercher à tes 88 ans, dis-lui que tu veux encore manger un peu de riz avant de l’accompagner.

    Si la mort vient te chercher à tes 90 ans, dis-lui que ce n’est pas la peine de se presser.

    Si la mort vient de chercher à tes 99 ans, dis-lui que tu iras quand le moment sera venu. »

    Néanmoins, si le niveau sanitaire s’est amplement amélioré, si, aujourd’hui, il y a quatre cents fois plus de centenaires japonais que dans les années 1960, les scientifiques attirent l’attention sur le fait qu’il n’y a pas une recette miracle et unique, mais autant de façons de vivre que de centenaires. Sauf sur un point commun à tous : un esprit ouvert et une attitude combative.

    5 min
  • Arrêtons de croire n’importe quoi !

    La misère, la peur, les affres de la guerre des « autres » nous intéressent-elles encore dans cette société hyper médiatisée où les morts, les atrocités, les déportés et les réfugiés, sont devenus le lot quotidien ?

    Comme me le rappelait récemment Matthieu Ricard, auteur, scientifique et traducteur du dalaï-lama, « À l’heure actuelle, un jeune de 20 ans a déjà vu 40 000 morts à la télévision ! »

    Amnesty International, par l’organisation d’une information ciblée sous forme d’exposition itinérante (à l’hôtel de ville de Woluwe-Saint-Pierre, commune bruxelloise, jusqu’au 22 septembre, par exemple), tente de briser une banalisation ambiante et, une fois de plus, sensibiliser le citoyen face à la réalité dramatique de statistiques et à divers préjugés.

    Certes, une responsable d’Amnesty International évoque une évolution des mentalités dans la population, et c’est heureux, mais, hélas, il reste tant d’autorités à convaincre et, ces derniers temps, d’actions humanitaires à développer davantage, tout en n’oubliant pas les accusations farfelues et non fondées à l’encontre de défenseurs des droits humains en Turquie, autre exemple récent.

     

    (propos dans le podcast ci-dessous)

     

    Amnesty International s’érige vigoureusement au sujet des préjugés sur la migration et clame : « Arrêtons de croire n’importe quoi ! »

    Ce « n’importe quoi », c’est, pêle-mêle, ces migrants qui viennent dans le seul but de percevoir des allocations sociales et prendre le travail des Occidentaux, qui ruinent les finances publiques de ces derniers, que l’Europe est envahie par des criminels et des terroristes…

    Contre ces idées reçues, Amnesty International apporte des réponses claires et nettes : ce sont des guerres et des persécutions qui forcent les migrants à se déplacer, aucune aide n’est accordée d’office du simple fait d’être étranger, le coût de l’immigration serait nul. Que du contraire ! selon l’OCDE, de nombreux migrants consomment, paient des impôts, contribuent à l’activité économique du pays qui les accueillent. Quant aux criminels et terroristes, il faut faire la distinction entre eux et les demandeurs d’asile. Les premières victimes d’actes horribles et inhumains, ne sont-ils pas, justement, des gens qui tentent de fuir leur pays ?

    En d’autres termes, le « n’importe quoi » peut aisément se transformer en arguments crédibles et tellement plus fraternels !

    5 min
  • Témoins de l’Histoire : de la tradition orale à l’écriture
    Stéphanie Boale

    Stéphanie Boale est une bien belle personne sur le plan humain. Décrite comme écrivaine-sans-frontières ou écrivaine-hors-frontières, cette auteure, poétesse ayant la nostalgie des Anciens et du terroir, me confia en commentant son livre « L’Envol » et sous-titré : « Anthologie d’élèves écrivains de la République du Congo », ouvrage publié aux Éditions Panubula :

    • Les Anciens, sont des témoins  de l’Histoire et des événements et j’ai été émue de voir des jeunes gens goûter à pareil héritage inestimable et  transformer cette tradition orale en écriture.
    • Pour ce faire, Stéphanie Boale créa l’association « Buku » ou « Espace culturel pour la promotion de la littérature Nord-Sud » (www.buku-litterature.com) à Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Équateur et là, avec des étudiants de 13 à 18 ans, est né un petit, mais ô combien poignant, recueil de trente-quatre textes inédits aux sujets aussi variés que leur pays, l’instruction, le travail, le vivre-ensemble, l’amour, la liberté, la violence, la nature…

      Plutôt que de longs discours, j’ai extrait un court texte de ce dernier sujet sous le titre « Ma belle fleur rose » :

      « Ma belle fleur,

      Comme tu es jolie et attirante !

      Tu illumines mon jardin

      Et éclaires mon chemin.

      Belle rose,

      Tu répands un parfum irrésistible

      Que j’aime respirer.

      Jolie rose,

      Tu me redonnes le sourire

      Quand la morosité envahit ma journée. »

      3 min
    • Parcours d’eau et retour à la nature

      « Nature Sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

      Dans le cadre de « Nature sans Frontières », « Fréquence Terre » est allée à Seneffe, dans le Hainaut. C’est un vaste domaine et un château du XVIIIe siècle, un musée de l’orfèvrerie, un parc et ses jardins situés dans un cadre de verdure magnifique.

      Et, jusqu’au 12 novembre 2017, une exposition temporaire à l’accès gratuit en plein air sur le thème : « Parcours d’eau ».

      Des histoires d’eau, une balade où l’on entend le murmure du courant sans le discerner, puis, au détour d’une allée, un bassin où s’ébattent des volatiles, alors que le ciel et la façade du théâtre aux allures de petit temple avec un décor magique dédié aux muses et aux loisirs, se reflètent dans un miroir naturel…, que de sensations visuelles, auditives et esthétiques non loin d’un étang, d’une île romantique ou d’endroits plus secrets de cette splendide nature.

      Également, dans cette nature tant aimée, une statue de « Quelqu’un », un bronze de Jean-Michel Folon.

      Assurément, un moment privilégié à vivre en dehors du tumulte d’une société parfois trop en proie à la violence, aux catastrophes, voire à l’indifférence.

       

      Le tout est à une cinquantaine de kilomètres de la frontière franco-belge et, pour rappel, d’accès gratuit.

      Plus d’infos concernant le jardin dans notre podcast repris ci-dessous.

      4 min
    • « Il est tellement facile de prendre des risques avec la vie des autres » !

       

      Dans son ouvrage « Sable mouvant », Henning Mankell, auteur suédois mondialement connu, confie des pans entiers de son existence. Surtout, celui quand, en janvier 2014, il apprenait qu’il souffrait d’un cancer. En octobre 2015, il décéda.

      Entre ces deux moments, « Sable mouvant » évoque « des fragments de vie ». Un livre touchant, un témoignage sensible et dramatique à la fois.

      Écologiste et humaniste, voici quelques-unes de ses pensées :

      « Le vie des humains est lisible à travers leurs déchets. Là (en ce XXIe siècle), nous sommes uniques. Absolument les seuls dans l’Histoire à laisser derrière elle des déchets (nucléaires) qui resteront mortellement dangereux pendant des millénaires. Il est essentiel de réduire le recours aux énergies fossiles. Tout le monde le sait, hormis peut-être les menteurs les plus invétérés et les plus corrompus parmi les « experts du climat » travaillant pour le compte des entreprises qui en vivent. »

      Au sujet d’industriels, de militaires gradés, de décideurs politiques…, Henning Mankell déclara : « Il est tellement facile de prendre des risques avec la vie des autres. »

      Quant à l’aspect sociétal, il était assez convaincu de plusieurs choses :

      « Parfois, la vérité doit être mise à l’envers pour être vue à l’endroit. Nous avons beau être assaillis en permanence par une tempête d’informations, nous en savons de moins en moins. Vieillir, c’est regarder en arrière. Les souvenirs des événements et des personnes peut être vécu de différentes manières. Comme quand on reprend un livre qu’on a déjà lu plusieurs fois. On découvre toujours de nouveaux éléments. Le chagrin doit vivre en nous pour que son contraire puisse devenir visible. »

      Et, cette parole, certainement prémonitoire : « Le courage et la peur sont inextricablement liés. Il faut du courage pour vivre, et du courage pour mourir. »

      3 min
    • Bruxelles entre (enfin) en résistance : appel urgent de scientifiques pour la Terre !

      Le quotidien « Le Soir » publie un appel urgent de scientifiques (des physiciens, biologistes, agronomes, anthropologues, climatologues…) de réputation internationale en faveur de la Terre et pour venir manifester, le 22 avril 2017, dans la capitale de l’Europe.

      En cause : la politique environnementale mise en place par Donald Trump, sous prétexte de relancer l’emploi américain, qui balaye toutes les mises en garde face au réchauffement climatique. L’avenir de la planète est plus que jamais en danger, souligne-t-on à Bruxelles. D’ailleurs, le 22 avril, une manifestation initiée par des scientifiques et activistes sociaux sera organisée près du siège de la Communauté européenne, de l’OTAN et de nombreuses multinationales.

      « Alors que nous sommes au bord d’un basculement climatique irréversible, alors que l’accumulation des richesses n’a jamais été aussi grande et aussi inégalitaire, alors qu’une politique écologique et sociale devrait partager le travail et donner un revenu décent à tous et à toutes, la protection de l’emploi sert de prétexte pour une politique insensée de soutien aux énergies fossiles.

      C’est le moment d’entrer en résistance. Aux États-Unis, dans le sillage de l’énorme succès de la Marche des femmes, deux marches seront organisées en avril 2017 : le 22 pour les sciences et le 29 pour le climat. »

      Le 22 avril, un rassemblement à Bruxelles se déroulera en solidarité avec ceux qui résistent aux Etats-Unis. Les principaux slogans seront :

      « Non au déni climatique », « Laissons les fossiles dans le sol » et « Changeons le système, pas le climat »

      3 min
    • Le souci du Patrimoine à travers le… hochet !

       

      « Nature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

      Dans la capitale de l’Europe, le Musée des Arts du Livre et de la Reliure (Bibliotheca Wittockiana, www.wittockiana.org), fait partie intégrante de ces « hauts lieux culturels » où le souci de défendre le Patrimoine est ancré depuis des décennies.

      Toutes les semaines, des centaines de milliers de Français partagent le quotidien de la Belgique en tant que touristes et dans le cadre de leur profession, mais quelque 250 000 d’entre eux y résident de manière régulière, soit la population d’une ville de l’importance de Bordeaux ou de Lille.

      La présente rubrique se veut aussi faire découvrir l’un ou l’autre endroit culturel, artistique, artisanal, environnemental, telle notre visite au Musée des Arts du Livre et de la Reliure situé dans un faubourg de la Capitale de l’Europe, facilement accessible et érigé non loin d’un splendide parc.

      Particularité de ce musée consacré aux arts du livre et possédant des ouvrages d’une rare ou spéciale beauté esthétique, une salle est dévolue au… hochet !

      Il s’agit bien de ce petit instrument ou jouet connu depuis l’Antiquité et qui est toujours utilisé sous toutes les latitudes.

      Néanmoins, question primordiale que nous avons posée à Madame Godin, attachée de presse dudit musée : mais pourquoi le hochet se trouve-t-il en pareil endroit dévolu à la littérature ?

      – La vocation du Musée Wittock, du nom de son fondateur, un bibliophile passionné et un collectionneur montrant l’évolution des styles, est aussi pédagogique avec notre atelier de reliure et de dorure. Le musée est accessible au grand public comme aux spécialistes.

      Mme Godin, attachée de presse du Musée des Arts du Livre, au micro de Fréquence Terre.

      – Et le hochet ?

      – C’est une donation du cousin de M.Wittock et comme ces hochets sont très beaux et fabriqués en matériaux nobles, pourquoi ne pas les exposer ici, surtout que la collection présente des objets datant de 1500 avant Jésus-Christ, de l’époque précolombienne, au XIXe siècle. Le hochet était surtout utilisé comme amulette, des objets protecteurs pour faire fuir les mauvais esprits…

       

      La totalité de cette intéressante interview se trouve en podcast, ci-dessous.

      Musée des Arts du Livre et de la Reliure

      23 rue du Bemel

      1150 Bruxelles.

       

      7 min

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