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Chaque semaine, j'analyse dans une chronique de quelques minutes un fait d'actualité internationale ou une tendance géopolitique. Au programme cette semaine, suite aux déclarations de l'Ambassadeur chinois en France sur le statut de la Crimée, et au-delà, celui des pays de l'ex-Union soviétique, qu'en est-il concrètement sur le terrain ? Kiev ira-t-elle jusqu'à reprendre la Crimée ? Et jusqu'où les Occidentaux la soutiendront-ils ?
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En 1999, l’intervention de l’OTAN au Kosovo met fin à l’illusion de la "globalisation heureuse" qui prévalait depuis la fin de la Guerre froide. À Moscou, les hauts responsables du Kremlin réalisent que l’Occident représente ce qu'ils interprètent comme un autre impérialisme, et tentent de trouver une nouvelle forme d’équilibre avec ce dernier. La rupture a lieu en 2008 lors du sommet de Bucarest où, un an après la déclaration lors de la conférence sur la sécurité de Munich de Vladimir Poutine, l’Alliance atlantique s’ouvre à une intégration future pour l’Ukraine et la Géorgie. Durant les années suivantes, l'Occident semble refuser de regarder en face ce qui se déroule pourtant sous ses yeux en réaction à cette décision : la Russie, décidée à neutraliser l’Ukraine et récupérer la Crimée, se prépare à un conflit ouvert.
Alors, l'Occident a-t-il commis une erreur en refusant d'envisager et de se préparer à la guerre ? Comment la guerre en Ukraine confirme-t-elle sa perte d'influence dans le monde et le retour de la realpolitik ? Alors que le conflit s’enlise, doit-on s’attendre à un scenario "à la coréenne" se terminant par un épuisement généralisé des protagonistes ?
Autant de questions auxquelles Alain Bauer, professeur titulaire de la Chaire de Criminologie du Conservatoire national des arts et métiers, tente de répondre à l’occasion de la parution de l’ouvrage "Au commencement était la guerre" aux Éditions Fayard.
Pour aller plus loin :
📘 Alain Bauer, "Au commencement était la guerre", Fayard (2023) : https://www.fayard.fr/documents-temoignages/au-commencement-etait-la-guerre-9782213725802
🎙️ "Bakhmout : un tournant stratégique ? Avec le Général Vincent Desportes | Entretiens géopo", par Pascal Boniface : https://youtu.be/JsHrDm87PYA
🎙️ "Poutine : l'échec final ? Avec Hélène Carrère d'Encausse | Entretiens géopo", par Pascal Boniface : https://youtu.be/iiz1xYfUVgo
🎙️ "La guerre en Ukraine vue par les non Occidentaux. Avec Michel Duclos | Entretiens géopo", par Pascal Boniface : https://youtu.be/dv81o7vW7Sw
📽️ "Expliquez-moi... Les guerres de Vladimir Poutine dans son environnement proche", par Pascal Boniface : https://youtu.be/yfS5e36fwMQ
📽️ "Poutine/Ukraine : de la crise à la guerre", par Pascal Boniface : https://youtu.be/J9sK2I6dG5o
📽️ "Guerre en Ukraine 1 an après : que faire ?", par Pascal Boniface : https://youtu.be/xVI_3BVJ4XE
➡️ Retrouvez les analyses de l’IRIS sur la guerre russo-ukrainienne : https://www.iris-france.org/russie-ukraine/
➡️ Consultez la playlist « Focus guerre Russie-Ukraine » de l’IRIS : https://www.youtube.com/playlist?list=PL3c38cSa3wcCDvm_K_kLTV4vdpeDHEHxj
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Chaque semaine, j'analyse dans une chronique de quelques minutes un fait d'actualité internationale ou une tendance géopolitique. Au programme cette semaine, retour les déclarations d'Emmanuel Macron après sa visite en Chine, qui ont de nouveau soulevé des débats sur l' "autonomie stratégique européenne" et le non-alignement à l'égard de Washington. Dans un contexte de compétition sino-américaine pour la suprématie mondiale, et de renforcement de l’atlantisme du fait de la guerre en Ukraine, n’est-il pas plus nécessaire que jamais d’affirmer la volonté d'autonomie stratégique européenne ?
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Depuis la fin du XXe siècle, nous assistons à la redéfinition des relations sino-américaines. Dès le milieu des années 1990, la montée de la puissance chinoise s’impose comme un sujet stratégique majeur, notamment pour Washington. Mais elle ne se traduit dans un premier temps par une montée des tensions entre les deux géants. Bill Clinton propose un partenariat stratégique constructif avec Pékin et entretient l’espoir de voir la Chine se socialiser au sein des organisations internationales. L’ascension chinoise n’est alors pas perçue comme une menace par Washington, qui au contraire s’en rapproche au début des années 2000. Véritable coup de massue, la crise économique mondiale de 2008 dévoile la fragilité de Washington, déjà affaiblie par sa lutte contre le terrorisme. L’expansionnisme chinois en mer de Chine méridionale, région où Washington entretient des partenariats et une présence stratégiques de longue date, vient également rebattre les cartes. Dans ce contexte, Barack Obama proclame le pivot asiatique des États-Unis, c’est-à-dire la réorientation stratégique américaine vers la région indopacifique, sans pour autant entrer directement dans une relation de confrontation avec la Chine. C’est à l’ère Donald Trump que les tensions sino-américaines se font plus vives, période marquée par « l’arsenalisation de l’interdépendance économique » entre les deux pays ; en d’autres termes, la guerre commerciale et technologique que se mènent les deux pays. Désormais, la rivalité entre les deux pays apparait comme une thématique transversale qui touche tous les secteurs de la vie internationale et qui fait l’objet d’un consensus bipartisan aux États-Unis, Joe Biden s’activant, à sa manière, pour contenir la montée en puissance multisectorielle de la Chine.
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Chaque semaine, j'analyse dans une chronique de quelques minutes un fait d'actualité internationale ou une tendance géopolitique. Au programme cette semaine, retour sur la reprise du cycle attentat-répression entre Israéliens et Palestiniens dans un contexte de droitisation et de radicalisation du gouvernement de Netanyahou, et de manifestations à son encontre. Alors qu'il semble désormais inconcevable d'ignorer la violence du conflit et la poursuite de la politique de colonisation, les puissances étrangères pourront-elles continuer à défendre une solution à deux États qu'elles savent pourtant impossible depuis longtemps ?
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Nous assistons depuis plus de trente ans à une guerre sourde sur le statut de l’Ukraine. Considérée comme une extension de son territoire pour Moscou et comme indépendante par les Occidentaux, alliés de Kiev, l’Ukraine est (ré)apparu au cœur des tensions géopolitiques en 2014 après l’annexion de la Crimée et avec le déclenchement de la guerre dans le Donbass. Depuis le 24 février 2022, le conflit russo-ukrainien s’est progressivement transformé en guerre civilisationnelle, opposant l’Ouest à l’Est, ici l’Occident à la Russie. Cette escalade des tensions engendre de lourdes conséquences géoéconomiques que ce soit en matière d’approvisionnements alimentaires (céréales) ou énergétiques (gaz). Elle laisse par ailleurs place à une surenchère de part et d’autre du fait de l’accroissement de la mobilisation de soldats russes et de la hausse des budgets de défense depuis un an en Europe et aux États-Unis.
Dans ce contexte, qui laisse difficilement entrevoir la fin de la guerre, quelles sont les perspectives stratégiques des différentes parties prenantes ? La question de la poursuite de l’aide américaine à l’Ukraine demeure ouverte. Washington a-t-elle intérêt à continuer de financer cette guerre alors que les États-Unis cherchent depuis plusieurs années déjà à enclencher un virage stratégique vers l'Asie, pour contenir la montée en puissance de la Chine ? Du côté russe, l’armée a-t-elle les moyens de tenir face au soutien occidental à Kiev ? L’Ukraine devrait-elle et pourrait-elle rejoindre l’OTAN ? Enfin, en quoi l’Europe doit-elle, de son côté, questionner sa dépendance stratégique à l’égard de Washington ?
Autant d’enjeux que Pierre Lellouche, ancien ministre, aborde dans ce podcast.
🎙️ "Guerre en Ukraine : quelles leçons et perspectives militaires ? Avec Nicolas Richoux" : https://youtu.be/bLRoXT_EorU
🎙️ "Retour de Russie : regard sur une société en guerre. Avec Anne Nivat | Entretiens géopo" : https://youtu.be/B8tSj7YJDwc
📄 "Guerre en Ukraine : se dirige-t-on vers des négociations ?", par Pascal Boniface : https://www.iris-france.org/172037-guerre-en-ukraine-se-dirige-t-on-vers-des-negociations/
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Chaque semaine, j'analyse dans une chronique de quelques minutes un fait d'actualité internationale ou une tendance géopolitique. Au programme cette semaine, retour sur la potentielle exclusion, souhaitée par les pays occidentaux, des athlètes russes et biélorusses des Jeux olympiques et paralympiques 2024, face au Comité international olympique (CIO) qui souhaite leur participation à titre individuel sous bannière neutre. Quelle position la France, tiraillée entre son statut de pays hôte qui devrait la pousser à ne pas s'opposer aux décisions du CIO et son statut de pays occidental, décidera-t-elle d'adopter ?
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Dans quelle mesure la guerre en Ukraine est-elle un catalyseur d'un phénomène de "désoccidentalisation" du monde ? La guerre en Ukraine a accentué des dynamiques déjà en place dans les rapports de forces internationaux et c'est notamment le cas de celle du déclin de l’influence occidentale. Le 2 mars 2022, quelques jours après le déclenchement du conflit, la majorité des pays du "Sud global" a condamné l’invasion de l’Ukraine par Moscou lors d’un vote à l'Assemblée générale des Nations unies (AGNU) sans pour autant s’aligner sur l’application des sanctions par les pays occidentaux. Une décision qui a pu surprendre certains au sein des pays occidentaux alors qu'elle n'était qu'une traduction d'un clivage préexistant à la guerre. De plus en plus critiques à l’égard de l’Occident, les pays du Sud n’acceptent plus, d’une part, la justification d’interventions militaires aux noms de valeurs occidentales et, d’autre part, le deux poids deux mesures dont les Occidentaux ont fait preuve à l’égard du conflit russo-ukrainien.
Comment la guerre en Ukraine est-elle vue par les pays non occidentaux ? Quelle sera la place du "Sud global" dans ce "nouvel" ordre mondial ? Quelles sont les critiques émises à l’égard des Occidentaux ? Quels seraient les dispositifs à mettre en place pour éviter de renforcer ce clivage entre les pays occidentaux et non occidentaux ?
Autant de questions auxquelles, Michel Duclos, ancien ambassadeur de France en Syrie et conseiller spécial à l'Institut Montaigne, tente de répondre à l’occasion de la parution de l’ouvrage « Guerre en Ukraine et nouvel ordre du monde ».
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Chaque semaine, j'analyse dans une chronique de quelques minutes un fait d'actualité internationale ou une tendance géopolitique. Au programme cette semaine, réflexion autour du positionnement stratégique de la Pologne vis-à-vis de la guerre en Ukraine et au sein de l'Union européenne. Depuis le déclenchement de la guerre, la Pologne est en première ligne dans le camp occidental s'agissant du soutien, notamment par la fourniture de matériel militaire à l’Ukraine. Le gouvernement polonais a par ailleurs étoffé son parc militaire et a annoncé vouloir consacrer 4 % de son PIB à la défense. La Pologne aura-t-elle les moyens d’entretenir cet immense parc militaire dont elle est en train de se doter ? Son positionnement stratégique va-t-il dans le sens ou à l'encontre des intérêts de l'Union européenne ?
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À l’échelle internationale, les féminismes sont pluriels. Ils ne constituent pas un mouvement de pensée uniforme. Les théories féministes et mouvements de mobilisations diffèrent selon les pays, et s’influencent les uns les autres. Accès à l’éducation et à la santé, féminisation de la vie politique, lutte contre les violences sexistes et sexuelles… l’agenda féministe est de plus en plus vaste et ses terrains d’expression de plus en plus nombreux. En recul dans certains pays, comme aux États-Unis, les droits des femmes demeurent à ce jour fragilisés et menacés par les conflits et crises sociales, économiques et sanitaires qui frappent la planète. Ainsi, aborder les féminismes sous un angle géopolitique permet de dresser un panorama des combats menés à travers le monde et d’établir un état des lieux des droits des femmes.
Observe-t-on un clivage entre les Occidentaux et le reste du monde sur la question des féminismes ? Quels reculs en matière de droits des femmes observe-t-on aux États-Unis ? Qu’en est-il du droit des femmes en Chine, en Afrique et dans le monde arabe ? Dans quelle mesure l’inégalité d’accès à l’éducation et à la santé constitue-t-elle un véritable problème structurel empêchant de tendre à une égalité femmes-hommes ? Qu’est-ce que le « feminism-washing » et quels en sont les exemples les plus criants ?
Tour d’horizon sur la géopolitique des féminismes dans le monde avec Marie-Cécile Naves, directrice de recherche à l’IRIS et directrice de l’Observatoire Genre et Géopolitique de l’IRIS.
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