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Alice Taglioni a dévoilé son premier album, ADN, le 5 juin. Dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro, l’actrice et musicienne est revenue sur le processus de création de ce projet. Un disque personnel et expérimental, qui reflète ses choix, ses doutes et ses envies. Elle y chante sur fond de piano, un instrument qui l’accompagne depuis l’enfance. «Chanter derrière un piano, c’est super parce que je suis assise, je suis protégée. Se mettre debout sur une scène avec juste un micro, il y a toujours cette notion du corps, un langage que je ne maîtrise pas».
Malgré l’aspect rassurant du piano, Alice Taglioni souligne également la part de souffrance liée à cet instrument. «Le piano, c’est aussi un instrument de torture, un instrument un peu violent. D’abord, il peut faire beaucoup de mal physiquement : on a mal au dos, les tendinites... C’est une torture au niveau de la technique. Il faut répéter, répéter, répéter. Il y a aussi la torture mentale, en ce qui me concerne, par rapport à la composition», explique-t-elle. La musicienne reconnaît traverser des phases de remise en question permanente, jugeant parfois son travail excellent un jour, puis «nul» le lendemain.
Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À 38 ans, Niels Schneider emble s’épanouir pleinement dans sa carrière. À l’affiche du film La Bataille de Gaulle, il a évoqué dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro son rapport au jeu et la manière dont il a appris, au fil des années, à se laisser davantage porter. «Je crains moins le lâcher-prise, ne pas connaître exactement mes répliques, me laisser surprendre par mon partenaire… Je me rends compte qu’il ne faut pas chercher à tout comprendre, il est important de garder une part d’ombre dans la fiction», explique l’acteur.
Une liberté de jeu acquise avec l’expérience, mais aussi affinée par une plus grande exigence dans ses choix de projets. «Le plaisir de jouer ne va qu’en augmentant», confie-t-il à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction. Avant d’ajouter : «Quand on est un jeune comédien, on accepte les projets quand ils arrivent. En avançant, on travail davantage avec des personnes qu’on considère comme intéressantes. »
Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV.
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En incarnant le général Leclerc dans La Bataille de Gaulle - L’âge de fer, Niels Schneider s’est plongé dans le destin d’une figure majeure de la France libre. Invité de l’émission «Conversations» de Madame Figaro, l’acteur s’est confié sur ce rôle qui l’a profondément marqué, mais aussi sur son rapport à son métier et à l’inattendu. «J’ai beaucoup d’admiration pour le général Leclerc, déclare-t-il. J’étais très attaché à lui. J’ai adoré tenter de me mettre dans sa peau pendant quelques mois, avec beaucoup d’humilité. C’était vraiment un honneur de le jouer.»
Le comédien, qui partage la vie de Virginie Efira, a eu un véritable coup de cœur pour ce scénario qui explore les années les plus sombres de Charles de Gaulle. «Pour moi, Leclerc incarne l’homme d’action», explique-t-il à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction. Avant d’ajouter : «Alors que de Gaulle était en Angleterre, il était son prolongement sur le terrain. Il représente tout le contraire de ce que l’on attend d’un militaire classique.» Héros de la France libre, le général Leclerc s’est en effet imposé par un tempérament fougueux et une forte capacité d’initiative.
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Flore Benguigui sort son nouvel album, I-330, aux influences jazz, l’occasion pour la chanteuse de revenir sur les débuts de sa carrière musicale dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro. «Comme mes parents n’étaient pas dans le milieu artistique et que je viens d’un tout petit village de 400 habitants dans le sud de la France, je n’imaginais pas du tout faire carrière dans la musique, explique-t-elle. Pour moi, c’était impossible.» L’artiste a néanmoins tenté sa chance à Paris, se produisant dans des clubs de jazz comme Le Baiser Salé. «C’était vraiment très précaire, confie-t-elle. Mais aussi très fun, et insouciant. J’avais 21 ans, j’étais à un stade où tout me paraissait possible et génial.»
À cette période, la chanteuse enchaîne les petits boulots, notamment dans la restauration, en parallèle de ses concerts. Sa rencontre avec L’Impératrice marque un tournant. «Quand je suis arrivée dans L’Impératrice, le groupe avait déjà un manager, un tourneur et un label, explique-t-elle à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction. J’ai très vite compris que je franchissais un cap dans la professionnalisation.» Dès lors, Flore Benguigui a commencé à vivre de sa musique.
Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV.
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Chanteuse à la voix douce et pénétrante, Flore Benguigui s’est confiée sur son nouvel album, «i-330», dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro. Un projet jazz nourri par des influences qu’elle cultive depuis l’enfance, elle qui collectionnait déjà les albums des P’tits Loups du jazz. Sa première véritable rencontre avec ce genre musical s’est faite à travers Chet Baker. «Quand j’avais 15 ans, j’avais cette petite voix qui ne portait pas beaucoup, confie-t-elle à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction. Et je me disais que je n’aurais jamais ma place en tant que chanteuse. Et Chet Baker, avec sa voix vraiment sur le fil, m’a ouvert cette possibilité.»
Sa sensibilité grandit ensuite au contact d’amis musiciens avec lesquels elle s’est initiée au jazz. Avec «i-330», Flore Benguigui renoue ainsi avec cette passion adolescente. La chanteuse souhaite désormais trouver sa place dans un milieu encore dominé par les hommes, où les femmes restent peu représentées. «Les figures féminines dans le jazz ont été invisibilisées, effacées de l’histoire du fait de leur genre, explique-t-elle. Et je ne parle même pas encore des femmes racisées, qui ont eu beaucoup plus de difficultés à exercer leur métier.»
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Partenaires dans la vie privée comme dans la vie professionnelle, Jean-Louis et Perla Servan-Schreiber ont vécu trente-quatre années d'amour véritable. Dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro, la veuve et femme de lettres s’est confiée à cœur ouvert sur leur rencontre, un moment gravée dans sa mémoire. Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction, évoque même un coup de foudre. «De son côté, ça a été un coup de cœur, lui répond Perla Servan-Schreiber. Mais pas du mien, malheureusement.»
Lorsque Jean-Louis Servan-Schreiber entre dans sa vie, l'écrivaine voit son quotidien et ses habitudes complètement bouleversés. «J’avais 43 ans, et je n’avais jamais vécu avec aucun de mes anciens partenaires, et je ne voulais pas avoir d’enfant», explique-t-elle. Cette rencontre a bouleversé sa manière de vivre. Très vite, son compagnon la convainc d’aménager ensemble. «Nous étions deux solitaires nécessaires l’un à l’autre», résume-t-elle. Avant d’ajouter, avec humour : «Heureusement, il avait eu la bonne idée de faire quatre enfants avant !»
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Invitée dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro, Perla Servan-Schreiber s’est confié sur le décès de son époux Jean-Louis Servan-Schreiber en 2020. Une épreuve difficile que l’écrivaine a racontée dans son nouveau livre Vivre après toi. «Ce projet est né d’un journal que j’ai tenu dès le lendemain de la mort de Jean-Louis, confie-t-elle. Je l’ai écrit pendant deux ans et puis, je l’ai mis de côté.» Une collaboratrice, qui a conservé ses textes, l’a encouragée à publier cet essai. «J’ai pensé que si cela pouvait aider quelqu’un qui traverse la même chose que moi, ça valait la peine d’essayer.»
L'autrice a désormais fait son deuil , aidée par sa famille et par sa nature profonde. «Par chance, je suis née joyeuse, et cette joie a toujours réussi à percer le chagrin», explique Perla Servan-Schreiber à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction. À 82 ans, elle se sent plus accomplie que jamais, libérée de tout questionnement. «La vie est pour moi devenue quelque chose de plus simple, qui alterne entre des mystères et des miracles.»
Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV.
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Invités dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro, Arthur Teboul et Sébastien Wolf, les musiciens de Feu ! Chatterton ont interprété en live leur dernier titre, Allons voir. Une musique à l’image du groupe, à la fois mélancolique et porteuse d’espoir. «On a essayé de faire une chanson parfaite, explique Sébastien Wolf, guitariste du groupe. C’est un peu le défi de tous les chansonniers, d’aller à l’essentiel, de raconter des émotions et des idées en très peu de mots et très peu d’accords.» Pour les membres de Feu ! Chatterton, le processus de création est un moment de partage, presque suspendu.
À leur discographie s’ajoutent également des adaptations de poèmes mis en musique, comme L’Affiche Rouge et Zone libre, tirés de l’œuvre de Louis Aragon. «C’est notre amour pour les textes d’Aragon et le coup de foudre pour ses poèmes qui nous pousse à les mettre en chanson», confie Arthur Teboul à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction. «C’est le génie des plus grands poètes de continuer à nous parler au présent. On est heureux de se sentir les passeurs d’une histoire, d’un patrimoine, d’une langue.»
Si leurs titres rencontrent aujourd’hui un large succès, la reconnaissance a mis du temps à s’installer pour Feu ! Chatterton. Sébastien Wolf évoque leurs débuts sur de petites scènes, dans des bars, avant d’atteindre des salles comme Bercy, un travail qui a mis une dizaine d’années à porter ses fruits. «Tu espères tellement quand tu débutes, confie Arthur Teboul. Personne ne croit en toi. Mes parents m’ont fait faire de longues études et se demandaient : “Qu’est-ce que tu vas faire de ta vie ?” Quand tu débutes, il y a cette obsession d’exister socialement, de vivre de ton métier.»
Cette ascension progressive a permis au groupe de se consolider en se construisant à son rythme. «On pense que le succès rapide est une bénédiction, explique Arthur Teboul à Joseph Ghosn. Pour nous, ça a été une chance que les choses s’établissent dans le temps et mûrissent lentement. Sinon, on n’aurait sans doute pas tenu tous les cinq, ensemble.» Une patience qui a fini par payer : Feu ! Chatterton s’impose aujourd’hui comme l’une des voix les plus singulières de la scène française.
Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV.
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Arthur Teboul et Sébastien Wolf, membres du groupe Feu ! Chatterton, se sont rencontrés sur les bancs du lycée Louis-le-Grand. «Le jour de la rentrée en première, Arthur s’est retrouvé à côté de moi par hasard, et on est tout de suite devenus des amis», confie Sébastien Wolf. Un souvenir marqué par une entrée en matière singulière : «II m’a posé une question étrange : “Est-ce que tu es plutôt ou carnavalesque ?”» Un jeu de mots qui intrigue immédiatement le jeune guitariste. Près de vingt ans plus tard, leur complicité est intacte. Ensemble, ils ont dévoilé leur quatrième album, Labyrinthe, sorti en septembre 2025.
Invités dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro, les deux musiciens sont revenus sur leurs souvenirs d’adolescence et sur les influences qui nourrissent leur processus créatif. «Quand on compose et qu’on écrit, c’est au fond une discussion, une conversation», explique Sébastien Wolf à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction. «Moi, j’utilise les instruments. Et Arthur, lui, utilise les mots. Et cette conversation nous mène vers une réflexion qui peut être politique ou très intime.»
Au fil de l’entretien, les artistes évoquent les figures majeures qui ont façonné leur univers. Arthur Teboul livre notamment une déclaration d’amour à Jacques Brel : «J’aime ses chansons de toute mon âme depuis que je suis adolescent. Il y a une simplicité dans le choix des mots. C’est à l’os, presque nu. Et pourtant, on accède à une profondeur, à une sensation de la vie. Il arrive à capture tellement d’émotions.»
Tous deux citent également Alain Bashung, qu’ils considèrent comme «l’un des premiers maîtres du groupe». «Écouter ses albums a toujours été une boussole pour nous, pour comprendre comment il faisait, car c’est ce qu’on cherche à accomplir», confie Sébastien Wolf à Joseph Ghosn. Avant d’ajouter : «Parfois, il faut aussi savoir l’oublier, sinon on pourrait avoir tendance à avoir envie de le plagier.» Le guitariste rappelle que le nom Feu ! Chatterton ne rend pas seulement hommage au poète Thomas Chatterton, mais fait aussi écho au neuvième album studio d’Alain Bashung.
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«Les années 1980 étaient d’une richesse culturelle, que ce soit sur le plan cinématographique, musical, et même littéraire, si dense que chacun pouvait y trouver son compte.» Invité dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro aux côtés de son copilote Éric Toledano, Olivier Nakache s’est laissé porter par un vent de nostalgie en évoquant ses souvenirs d’adolescence. «On était en tribu, en tribu vestimentaire et en tribu musicale, a-t-il confié à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction. Avant d’ajouter : «J’ai été dans ce qu’on appelait le New Wave, Cold Wave, à fond la caisse, et pendant 4-5 ans, je m’habillais en noir, comme Robert Smith. Éric, lui, était plus funk.» Dans leur neuvième film, Juste une illusion, les deux cinéastes et amis d’enfance disent ainsi s’être nourris des réminiscences de leurs jeunesses pour construire leurs personnages.
Comme un miroir de leur propre vie, le long-métrage puise également dans l’héritage de leurs parents, venus s’installer en France lorsqu’ils étaient encore enfants. Une histoire qui résonne avec la leur, comme l’évoque Éric Toledano : «On raconte la figure d’un père nord-africain, arrivé avec beaucoup de certitudes, et qui, dans un autre pays, sur un autre continent et face à une autre culture a dû se confronter à d’autres croyances». Et Olivier Nakache d’ajouter quant à lui : «On a grandi dans un environnement nostalgique, avec des images au mur du Maroc ou de l’Algérie».
Une nostalgie qui semble tout de même avoir un temps pesé sur eux. «Quand on est jeune, on s’en fout. On n’a pas envie d’entendre la nostalgie. On a envie de regarder devant», a renchéri Toledano, confiant cependant qu’avec l’âge, il comprend mieux ses parents, et leur pardonne sa mélancolie.
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